Federico Jiménez Losantos

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Federico Jiménez Losantos

Federico Jiménez Losantos, né à Orihuela del Tremedal, dans la province de Teruel, le 15 septembre 1951, est un journaliste et écrivain espagnol.

Il est actuellement directeur et présentateur du programme « Es la mañana de Federico », sur EsRadio, une radio créée le 7 septembre 2009 et éditorialiste pour le quotidien El Mundo.

Formation[modifier | modifier le code]

Federico Jiménez Losantos a étudié la philosophie et les lettres à Saragosse, avant d'obtenir une licence de philologie espagnole à l'Université de Barcelone. Il a également étudié la psychanalyse

Activité professionnelle[modifier | modifier le code]

Il fut l'un des fondateurs de la Bibliothèque freudienne de Barcelone, et a participé à la fondation des revues Revista de Literatura, et Diwan, spécialisée dans la pensée politique, philosophique et psychanalytique, en janvier 1978. Cette dernière fut consacrée par El País comme « la revue culturelle la plus importante, ouverte et vivante du moment ».

En 1980, il se présenta sur la liste du Parti socialiste andalou (PSA) aux élections au Parlement de Catalogne, sans toutefois être élu. Cette candidature lui valut un conflit avec l'équipe rédactionnelle de Diwan, entraînant la fin de sa collaboration avec El País et son entrée à Diario 16, dirigée par Pedro J. Ramírez.

Il est embauché comme éditorialiste par ABC en 1987, puis passe sur Antena 3 au début des années 1990. Le groupe propriétaire de la chaîne dut se dissoudre en 1992, et Federico Jiménez Losantos intégra la Cadena COPE. Il présenta le programme nocturne « La Lanterne » de 1998 à 2003, puis « La Matinée », entre 2003 et 2009. En avril de cette année, la direction de la radio lui propose de reprendre son émission nocturne, mais il préfère rejoindre EsRadio, la nouvelle station du groupe Libertad Digital.

Il est titulaire de nombreux prix journalistiques[réf. nécessaire].

Polémiques[modifier | modifier le code]

Du fait de ses interventions pamphlétaires, ses confrères le surnomme « le petit taliban des sacristies ». L'écrivain Javier Cercas parle de lui en ces termes : « Avec trois comme lui, on monte une guerre civile ! »[1].

Ses positions très dures ont néanmoins reçu l'appui de nombreux de ses collègues comme Carlos Herrero (Punto Radio) dès son premier jour de prise d'antenne à EsRadio.

Procès[modifier | modifier le code]

Son style journalistique extrêmement polémique l'a amené de nombreuses fois devant les tribunaux[1].

Il fut ainsi condamné à verser 36 000 euros au maire de Madrid Alberto Ruiz-Gallardón pour « injures graves »[2], 60 000 euros de dommages et intérêts, pour « injures », au parti Esquerra Republicana de Catalunya, pour avoir soutenu que ce dernier détenait « des armes et des munitions »[3] (il fut relaxé en appel de cette dernière condamnation), ou à 3 000 euros pour avoir traité un magistrat de « terroriste »[4].

Politiquement[modifier | modifier le code]

Sous le franquisme, il milita dans des organisations clandestines de gauche, l'Organisation communiste espagnole (Drapeau Rouge) (OCE-BR, d'obédience maoïste) puis le Parti socialiste unifié de Catalogne (PSUC, d'idéologie communiste).

En raison de son soutien au Manifeste des 2300, il fut séquestré pendant environ deux heures par le groupe terroriste catalan Terra Lliure le 21 mai 1981 et s'en tira avec une balle tirée dans une jambe[5].

Aujourd'hui, Federico Jiménez Losantos se définit comme un « libéral classique », mais ses détracteurs l'accusent de représenter l'extrême droite. De fait, il s'est montré extrêmement dur avec le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), affirmant que « Le PSOE a démontré qu'au gouvernement, il peut tuer, calomnier, ... », en référence aux négociations initiées avec l'ETA en 2006, ainsi qu'avec le Parti populaire (PP), qu'il surnomme « Partido P'ayudar » (en lieu et place de Partido Popular), jugeant son opposition à José Luis Rodríguez Zapatero trop conciliante. Mariano Rajoy lui-même, secrétaire général du parti, a fait l’objet d'une véritable campagne de dénigration de la part de Losantos, au cours de laquelle il le surnommait notamment « Maricomplejines »[6],[7],[8],[9]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]