Federico C

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Federico C

Autres noms Royale (1983)
StarShip Royale (1983-1988)
Seabreeze (1988-2000)
Type Navire de croisière
Histoire
Lancement 1958
Mise en service 1958
Statut Coulé le 17 décembre 2000
Caractéristiques techniques
Longueur 184,1 m
Maître-bau 24,1 m
Tirant d'eau 8,6 m
Tonnage 21 000 t
Propulsion 2 × De Laval turbines à vapeur
Puissance 44 500 kW
Vitesse 21 nœuds
Ponts 9
Autres caractéristiques
Passagers 840
Équipage 400
Chantier naval Ansaldo Italie
Armateur Costa Croisières (1958-1983)
Première Croisière (1983-2000)
Affréteur Dolphin Cruise Lines (1983-1997)
Pavillon Drapeau du Panama Panama

Le Federico C (futur Royale, Starship Royale et Seabreeze) est un bateau de croisière construit en 1958 pour la compagnie Costa Croisières, pour laquelle il navigua jusqu'en 1983 avant d'être vendu à la compagnie Première Croisière.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Federico C a été construit en 1958 par les chantiers navals de Sestri Ponente Ansaldo de Gênes. C'était le premier navire à avoir été construit pour Costa Croisières. Il effectuait la liaison entre Gênes et Buenos Aires en passant par Rio de Janeiro. En 1966, il est placé sur la ligne entre Gênes, la Floride, les Caraïbes et le Venezuela.

Le navire est rénové en 1968, puis alterne entre les croisières dans les Caraïbes et les traversées transatlantiques. En 1972, il est affecté uniquement aux croisières. En 1983, il est vendu à la compagnie Premier Cruises et devient le Royale. La même année, il est renommé Starship Royale.

En 1988, il est affrété par Dolphin Cruise Lines et devient le SeaBreeze. L'année suivante, le navire est rénové. En 1997, la compagnie Premier Cruises prend possession du navire lorsqu'il achète la compagnie Dolphin Cruises Lines.

En septembre 2000, la compagnie Premier Cruises cesse ses activités. Le navire est immobilisé à Halifax.

Naufrage[modifier | modifier le code]

Le 17 décembre 2000, il a coulé au large au large du Cap Charles sur la côte de la Caroline du Nord et de la Virginie aux États-Unis[1] ; la chaudière du navire aurait rompu et endommagé la coque.

L'enquête sur le naufrage du Seabreeze a suscité l'inquiétude internationale, de fait de nombreux incidents suspects, y compris le fait que le navire était évalué entre seulement 5 et 6 millions de dollars pour la ferraille, alors qu'une police d'assurance le couvrait pour 20 millions de dollars. Le navire de croisière a coulé dans les eaux internationales battant pavillon panaméen, donnant à Panama la charge de l'enquête sur le naufrage.

Le capitaine a dit aux Garde-côte des États-Unis venus le secourir que son bateau était en danger imminent de couler à la suite de l'envahissement de sa salle des machines, avec des vents violents et des creux de 25 pieds (7,5 m). Sur le moment, les sauveteurs des Garde-côte ont estimé qu'il était hautement improbable pour un navire de cette dimension de couler aussi rapidement, et ont été étonnés lorsque le capitaine grec a exigé d'être évacué de son bateau, plutôt que de rester à bord et essayer de le conduire vers le rivage pour le sauver. Par la suite, tous les membres de l'équipage — 34 personnes — ont été secourus ; il n'y avait pas de passager à bord.

Au moment du naufrage, Cotton Steven de la Fédération internationale des ouvriers du transport de Londres a déclaré qu'il souhaitait que le navire, qui croisait à 225 milles nautiques (417 km) au large de la côte de Virginie, se rapproche de 25 milles nautiques (46 km) de la côte de façon à se mettre sous la juridiction des enquêteurs américains. Selon Cotton, « l'historique du Panama sur la conduite d'enquêtes exhaustives sur les naufrages de navires n'est pas très bon. »

Le navire venait d'être acheté par Ventures III Cruise, une filiale de DLJ Capital Funding basée à New York ; il était en route de Halifax, Nouvelle-Écosse, vers Charleston, en Caroline du Sud.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Cruise ship sinks day after crew rescued », sur cnn.com,‎ 18 décembre 2000 (consulté le 22 janvier 2012)

Sources[modifier | modifier le code]