Fawzia Koofi

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Fawzia Koofi
Fawzia Koofi en 2011.
Fawzia Koofi en 2011.
Fonctions
Vice-présidente de l'Assemblée nationale afghane
En fonction depuis le 2005
Président Hamid Karzai
Députée de la circonscription
du Badakhchan
En fonction depuis le 12 novembre 2005[1]
Élection 18 septembre 2005
Réélection 18 septembre 2010
Biographie
Date de naissance 1975 ou 1976
Nationalité afghane

Fawzia Koofi (parfois Fawzia Kofi), née en 1975 ou 1976[2],[3] est une femme politique et féministe afghane. Elle est actuellement députée de la circonscription du Badakhchan et vice-présidente de l'Assemblée nationale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

Issue d'une famille polygame de sept femmes, elle est d'abord rejetée par ses parents à cause de son sexe. Mais à force de conviction, elle parvient à persuader sa mère d'être envoyée à l'école : elle est alors la seule fille de la famille à suivre une scolarité. Son père a été député pendant 25 ans mais décède à la fin de la première guerre d'Afghanistan (1979-1989), tué par des moudjahids[2] alors que Fawzia était âgée de quatre ans. Elle souhaite d'abord devenir médecin, puis étudie les sciences politiques et devient membre de l'UNICEF.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

La secrétaire d'État américaine Condoleeza Rice (au centre), avec le président du Sénat afghan Sayed Ahmed Gailani (à gauche) et la vice-présidente de l'Assemblée nationale afghane, Fawzia Koofi (à droite), à Washington (États-Unis), en 2006.

Fawzia Koofi commence sa carrière politique en 2001, après la chute du régime taliban, où elle fait partie de la direction de la campagne « Back to school », promouvant la scolarisation des filles.

Aux élections législatives de 2005, elle est élue députée à l'Assemblée nationale, pour la circonscription Badakhchan (située non loin de la Chine et du Tadjkisitan) et en devient la vice-présidente : « Vous ne pouvez pas imaginer le regard que m'adressaient des ténors politiques ou des chefs de tribus quand ils voyaient une femme diriger les débats de la Chambre en l'absence de son président »[2]. Elle est réélue aux élections législatives de 2010 et est alors la députée la mieux élue parmi les 69 femmes membres de l'Assemblée. Elle échappe à un attentat le 8 mars 2010, près de la ville de Tora Bora.

Elle a déclaré être candidate aux prochaines élections présidentielles[2], en 2014.

Engagement féministe[modifier | modifier le code]

Défendant le droit des femmes, elle déclare ainsi dans une lettre à ses filles : « Après ma mort, vous devez absolument continuer vos études. L'éducation est la seule façon de s'en sortir pour les filles afghanes »[2].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Son époux s'appelle Hamid. Elle déclare qu'elle a « été la seule fille de la famille à pouvoir choisir mon mari »[2]. Sous le régime taliban, il est enlevé, relâché mais décède peu de temps après de maladie.

Ouvrage[modifier | modifier le code]

  • Lettres à mes filles, éditions Michel Lafon, 2011, 347 pages.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Annonce définitive des résultats.
  2. a, b, c, d, e et f Georges Malbrunot, « Fawzia, un défi aux talibans », in Le Figaro, samedi 26 juillet / dimanche 27 février 2011, page 18.
  3. L'article spécifiant seulement qu'elle a 35 ans en février 2011, il n'est pas possible de déterminer si elle est née en 1975 ou en 1976.