Faux-poivrier odorant

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Le Schinus molle, communément appelé « faux-poivrier » ou « poivrier sauvage », est un arbre de la famille des Anacardiaceae originaire d'Amérique du Sud.

Description[modifier | modifier le code]

Ses feuilles finement divisées sont persistantes. Froissées, elles dégagent une forte odeur de poivre. Son port est retombant, sa silhouette rappelle celle du saule pleureur.

Au printemps apparaissent des grappes de petites fleurs blanc-crème, suivies à l'automne de fruits secs, semblables à des grappes de raisin ou à des grains de poivre, de couleur rose à maturité (appelés « baies roses » dans le commerce). C'est d'ailleurs un Schinus d'une espèce côtière du Pérou qui donne le fameux « poivre rose » utilisé comme condiment.

De rusticité moyenne, il est défolié dès -5 °C et les parties aériennes ne résistent pas à un froid prolongé de -8 °C. Il pousse depuis la côte jusqu'à 3 200 mètres d'altitude maximum, dans les Andes sèches.

Utilisation[modifier | modifier le code]

Dans les Andes péruviennes, où il est nommé « molle » (prononcer « moyé »), il sert comme combustible, comme barrière dans les champs et les pâturages, il est planté le long des murets de pierre sèche pour les soutenir. Son écorce et sa résine ont des vertus médicinales très efficaces,[réf. nécessaire] connues depuis des temps reculés. Sa résine servait à embaumer les rois incas. Taillé, il rejette immédiatement sans dommage, c'est pourquoi il est utilisé comme le saule têtard d'Europe par les paysans andins, toujours à la recherche de bois et de combustible.

On fabrique encore de nos jours dans les Andes une chicha (bière) à partir des fruits du molle. L'espèce est également cultivée pour son caractère ornemental en Amérique du Sud et Centrale et dans les jardins méditerranéens.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre-Olivier Combelles et Katia Humala-Tasso. Flore et faune d'une vallée de la cordillère des Andes méridionales du Pérou. Le Courrier de la Nature N°288 (mai-juin 2006):24-31.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :