Faucigny (Haute-Savoie)

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Faucigny
Image illustrative de l'article Faucigny (Haute-Savoie)
Blason de Faucigny
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Bonneville
Canton Bonneville
Intercommunalité Communauté de communes des Quatre Rivières
Maire
Mandat
Bernard Chatel
2014-2020
Code postal 74130
Code commune 74122
Démographie
Population
municipale
502 hab. (2011)
Densité 102 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 07′ 06″ N 6° 21′ 30″ E / 46.118422, 6.35839846° 07′ 06″ Nord 6° 21′ 30″ Est / 46.118422, 6.358398  
Altitude Min. 477 m – Max. 1 002 m
Superficie 4,91 km2
Localisation

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Faucigny

Faucigny est une commune française, située dans le département de la Haute-Savoie en région Rhône-Alpes. Ses habitants se nomment les Faucignerands et les Faucignerandes.

Géographie[modifier | modifier le code]

C'est une commune située au nord-ouest de Bonneville, sur le versant nord de la vallée de l'Arve.

Toponyme[modifier | modifier le code]

Le toponyme "Faucigny" est attesté dès le XIe siècle sous la forme Focignacum, puis évoluant en Fulcignacum, Faucignacum (XIIe siècle-XIIIe siècles)[1]. Celui-ci proviendrait du nom d'un domaine d'origine gallo-romaine Falciniacum, dérivé avec le suffixe -i-acum du gentilice Falcinius[2].

Ce toponyme sera partagé par une puissante famille seigneuriale et à la vallée de l'Arve, Faucigny[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les romains s'installèrent dans la région de Faucigny après que les Helvètes partis vers la Saintonge,eurent été écrasés par Jules César et reconduits vers la rive nord du lac Léman.

Il semble qu'au Xe siècle, sur un promontoire de la paroisse, qu'un oppidum soit bâti. La première mention du château de Faucigny est faite en 1119[4]. Toutefois, les mentions des premiers seigneurs de Faucigny datent du XIe siècle, notamment avec un certain Aimerard au début du XIe siècle, dont les héritiers portent le nom de « dominus » (seigneur)[5] ou Guy de Faucigny, évêque de Genève, qui par un acte de 1083 fait la donation du prieuré de Contamine-sur-Arve à l'abbaye de Cluny[6]. Ces mentions tendraient à indiquer l'existence du château dés cette période. Faucigny est donc le siège d'une seigneurie importante de la région entre le XIe et le XIIIe siècle, qui contrôle le centre de la vallée de l'Arve et les vallées qui s'y déversent. Ces possessions lui permettront de jouer un rôle dans la politique de ces puissants voisins les comtes de Savoie et de Genève. Les Faucigny sont attachés aux comtes de Genève, tant du point de vue vassalique que familial[7].

À l'Est du château, sur une autre butte, une église primitive était installée, que l'on ne peut dater, mais dont des traces ont été retrouvées[3].

À partir de 1251, après avoir été l'une des principales capitales des sieurs de Faucigny, avec Châtillon et Sallanches[7], le château devient le siège d'une châtellenie. Il est supplanté par celui plus moderne de la ville voisine de Bonneville[5]. En 1560, il manque d'entretien[5].

Au temps de la réforme, le Faucigny passa sous l'influence militaire de Berne protestante-avant de redevenir catholique grâce à l'action de St François de Sales qui le « récupéra » pour la Savoie et l'église catholique. L'église paroissiale, qui porte le nom de saint Ymier, le change à partir de 1679 pour celui du saint savoyard[3].

Il redevint français après l'annexion de 1860, mais alors les populations souhaitaient devenir Suisse, ce que la confédération refusa craignant pour son équilibre religieux. Finalement on trouva un compromis, les savoyards voteraient « oui » et ceux du Faucigny (et vallée de l'Arve et Aravis)) voteraient « oui et zone » (exemption de taxes sur les produits alimentaires). Tous étant massivement français (99,99 % de oui et « oui et zone »), comme les 100 000 immigrés savoyards résidant alors en France. Par la suite au XIXe siècle, certaines familles du Faucigny profitèrent d'un départ collectif de Suisse pour l'Argentine (condition être catholique, avantage, des terres et un an de bétails et provisions pour s'installer).

Pendant l'occupation allemande, il faut signaler l'importance des maquis du Faucigny dont l'histoire globale reste à faire, ainsi que le massacre de frontaliers qui trouvèrent refuge en Suisse proche au bout du lac ainsi que la participation de nombre de curés - à l'insu de certaines hiérarchies civiles et religieuses - dans les filières de passages de juifs « clandestins » vers la Suisse.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de Faucigny se blasonnent ainsi : Palé d'or et de gueules de six pièces.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Maires élus

(liste non exhaustive)

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Bernard Chatel ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 502 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
219 257 257 290 324 359 423 337 354
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
394 423 410 395 414 402 372 379 342
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
300 251 250 230 204 197 194 172 201
1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011 - -
254 329 413 462 465 506 502 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Attractivité internationale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes 
  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références 
  1. Jean-Louis Grillet, Dictionnaire historique, littéraire et statistique des départements du Mont-Blanc et du Léman, contenant l'histoire ancienne et moderne de la Savoie, et spécialement celle des personnes qui y étant nées ou domiciliées, se sont distinguées par des actions dignes de mémoire, ou par leurs succès dans les lettres, les sciences et les arts, Puthod,‎ 1807, p. 258e.
  2. D'après Henry Suter, « Frasse », Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, sur henrysuter.ch, Henry Suter,‎ 2000-2009 (consulté le 1er août 2013).
  3. a, b et c Faucigny 1980, p. 64.
  4. Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du Moyen Âge en France, Strasbourg, Éditions Publitotal,‎ 1987, 28e éd., 1288 p. (ISBN 978-2-86535-070-4), p. 468.
  5. a, b et c Faucigny 1980, p. 64-65, « Le château ».
  6. Paul Guichonnet, Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie : Hier et aujourd'hui, La Fontaine de Siloé,‎ 2007, 399 p. (ISBN 978-2-8420-6374-0), p. 163.
  7. a et b Faucigny 1980, p. 12-17.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]