Fasces

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Faisceau.
Fasces.jpg
Bas-relief d'un mètre et demi de hauteur. Musée des Thermes de Dioclétien, Rome.

Les faisceaux (en latin : fasces lictoriae) sont les objets portés par les licteurs devant certains magistrats romains, regroupant deux instruments de punition.

Il s'agirait d'un des nombreux apports des Étrusques aux Romains.

Les faisceaux antiques romains[modifier | modifier le code]

Licteur portant un faisceau.

Strabon situe Tarquinia comme l'origine des faisceaux et des ornements consulaires[1]. Selon Silius Italicus, l'usage viendrait de la cité de Vetulonia[2],[3].

Les faisceaux du licteur remontent au début de la République romaine, où ils étaient un symbole de l’imperium, le pouvoir de contraindre et de punir (les faisceaux pour la flagellation, la hache pour la peine de mort).

Ils se composaient de baguettes de bouleau ou d’orme, assemblées et liées tout autour avec des courroies en forme de fascine. Sous les rois et dans les premières années de la République, on plaçait aussi au milieu des baguettes une hache (securis) ; mais, après le consulat de Publicola, aucun magistrat, excepté le dictateur n'eut le droit d'avoir les faisceaux avec hache dans la ville de Rome, à l’intérieur du pomérium, d’où la peine de mort était exclue. Ils ne furent plus donnés qu'aux consuls à la tête de leurs armées et aux questeurs dans leurs provinces.

Reprise comme emblème politique[modifier | modifier le code]

Le faisceau romain a été repris comme emblème à certaines époques par divers mouvements ou régimes politiques.

Durant la Première République, surmonté du bonnet phrygien rouge, il est un hommage à la République romaine et signifie que le pouvoir appartient au peuple, et il symbolise l’union des 83 départements. En 1848, puis après 1870, il figure sur le sceau de la République française, tenu par la Liberté. On trouve toujours les faisceaux de licteurs dans les armoiries de la République française. Le président Valéry Giscard d'Estaing les a fait figurer également sur son drapeau présidentiel[4].
  • L'écu du Canton suisse de Saint-Gall représente lui aussi ce faisceau, sous une forme héraldique plus conventionnelle, et de façon officielle, au contraire de la France.
  • Le fascisme en tire son nom et reprend le symbole[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Strabon, Géographie, V, 2
  2. Silius Italicus, Punica, livre VIII et la Tombe du Licteur à Populonia
  3. Jacques Heurgon, La Vie quotidienne des Étrusques, Hachette, 1961 et 1989, p. 170
  4. Le faisceau de licteur Sur le site elysee.fr
  5. Salvatori Paola S., L’adozione del fascio littorio nella monetazione dell’Italia fascista, in «Rivista italiana di numismatica e scienze affini», CIX, 2008, pp. 333-352.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :