Farman F.222

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Farman F.222
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Un F.222 en Afrique durant la seconde guerre mondiale.
Un F.222 en Afrique durant la seconde guerre mondiale.

Constructeur Drapeau : France Farman
Rôle Bombardier
Statut Retiré
Premier vol 26 mai 1932 (F.220)
Mise en service Printemps 1937
Date de retrait 1942
Nombre construits 70
Équipage
5 à 7 hommes
Motorisation
Moteur Gnôme et Rhône K 14 Kdrs
Nombre 4
Type 2 moteurs tracteurs, 2 moteurs propulsifs
Puissance unitaire 860 ch
Dimensions
Envergure 36 00 m
Longueur 21 45 m
Hauteur 5 19 m
Surface alaire 186 m2
Masses
À vide 11 000 kg
Maximale 17 000 à 19 000 kg
Performances
Vitesse maximale 325 km/h (Mach 0,26)
Vitesse de décrochage 95/100 km/h
Plafond 8 500 m
Rayon d'action 1 500 à 2 000 km
Armement
Interne 4 200 kg Bombes
Externe 4 mitrailleuses (2 tourelles à l'avant, 2 à l'arrière)

Le Farman F.222 est un bombardier français quadrimoteur de la Seconde Guerre mondiale.

Description[modifier | modifier le code]

Le Farman Farman F-2200 «Centaure II » Ville de Mendoza réalisé depuis une cellule de bombardier Farman 221 utilisé par Charles de Gaulle en Afrique française du nord.

Construction et revêtement entièrement métalliques à l'exception du bord de fuite qui est entièrement entoilé. Aile en trois parties : Le caisson central formant la poutre maîtresse, un bord d'attaque et un bord de fuite démontables. Empennage du type normal en croix. Volets de compensation, de direction et de profondeurs. Train d'atterrissage rentrant s'escamotant à l'intérieur des fuseaux moteurs. Équipage de 5 à 7 hommes.

Prototypes et variantes[modifier | modifier le code]

  • F.220 - Prototype avec des moteurs Hispano-Suiza 12Lbr (1 exemplaire)
    • F.220B - Avion postal (conversion du F.220)
    • F.2200 - Version de production du F.220B (4 exemplaires réalisé depuis une cellule de bombardier Farman 221.)
  • F.221 - Version améliorée avec des positions de mitrailleurs (10 exemplaires plus le prototype F.221.01)
  • F.222 - Version définitive de production
    • F.222.1 - Version améliorée avec tourelles et trains escamotables (11 exemplaires, avec le prototype F.222.01converti du F.221.01)
    • F.222.2 - F.222.1 avec un nez redessiné (24 exemplaires)
    • F.2220 - Prototype d'avion de ligne pour Air France sous le nom de Ville de Dakar (1 exemplaire);
  • F.223 - Version avec un double empennage et une aérodynamique améliorée
    • NC.223.1 - Prototype, construit comme avion postal Laurent Guerrero (1 exemplaire)
    • NC.223.01 - Prototype de bombardier avec des moteurs Hispano-Suiza 12Xirs (en) (1 exemplaire)
    • NC.223.2 - Prototype de bombardier avec des moteurs Gnome et Rhône 14N (non construit)
    • NC.223.3 - Prototype de bombardier avec des moteurs Hispano-Suiza 12Y-29 (8 exemplaires)
    • NC.223.4 - Version avion postal (3 exemplaires: Camille Flammarion, Jules Verne, et Le Verrier)
  • F.224 - Avion de ligne de 40 places pour Air France mais rejeté (6 exemplaires)
    • F.224TT - F.224 convertis comme transport pour l'Armée de l'Air[1]

En service[modifier | modifier le code]

Les 3 F.223.4 d'Air France sont réquisitionnés en 1939 et incorporés dans l'aéronautique navale au sein de l'escadrille E5. L'un d'entre eux, le Jules Verne est converti en bombardier. Dans la nuit du 10 au 11 mai, lors du déclenchement de la Blitzkrieg, le Farman F.223 no 4 « Jules Verne » bombarde des ponts de Maastricht, et lors de son retour Aix-la-Chapelle. Les nuits suivantes, des missions sur Walcheren, Aix-la-Chapelle, Flessingue et Anvers sont effectuées. Le 3 juin, le F.223 escorte durant la journée le croiseur Émile Bertin qui transporte les réserves d’or de la Banque de France vers la Martinique. Le 7 juin, le F.223 sous le commandement du capitaine de corvette Henri Dailliére décolle de Mérignac, met le cap vers le Nord, survole ensuite les côtes néerlandaises et danoises à la nuit tombée et, aux environs de minuit, largue huit bombes de 250 kg et quatre-vingts autres de 10 kg sur les faubourgs de Berlin qui est pour la première fois bombardé. Cette opération avant tout psychologique sera recommencée trois jours plus tard. Ainsi les corsaires de l'air, comme s'appelait l'équipage du commandant Henri Daillière, renouvellera ses exploits au cours de ses 17 missions où le Jules Verne bombardera notamment les usines à Rostock et à Marghera, près de Venise, et parviendront à larguer des milliers de tracts antifascistes sur Rome .

Avant sa mort, en 1941 en défendant l'espace aérien de l'empire colonial français face aux Britanniques, le commandant Daillière avait demandé a un anonyme de le brûler pour éviter qu'il ne tombe aux mains des nazis ; c'est ce qui fut fait en 1942[2].

Répartitions dans les unités au 10 mai 1940[modifier | modifier le code]

  • G.B.I/15 (Reims-Courcy) : 11 F.222
  • G.B.II/15 (Reims-Courcy) : 9 F.222
  • 43e G.A.M. (Thiès, Sénégal) : 3 F.222
  • E.B.2/41 (Tong, Tonkin) : 4 F.221
  • G.I.A.I/601 (Avignon-Pujaut) : 4 F.224.
  • Les F.223.4 sont incorporés dans le Groupement Aérien de Transport.

Références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Gérard Hartmann, « Les derniers avions Farman » [PDF], sur Dossiers historiques et techniques aéronautique française,‎ 9 décembre 2003 (consulté le 19 septembre 2014).
  2. J. Maugard, « Quand les marins bombardaient Berlin », sur Amac du fumelois,‎ août-septembre 1983
  • (en) Traduction partielle des articles sur le Farman F.220 de WP:en.
  • Les Flottes de combat 1938 par le commandant de Balincourt.
  • la vidéo sur le Jules Verne et son équipage réalisé par leretourducajun sur Youtube