Famille de Vasselot

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Vasselot,
de Vasselot,
de Vasselot de Régné
Armoiries de la famille.
Armoiries de la famille : Vasselot,
de Vasselot,
de Vasselot de Régné
Blasonnement D'azur à trois guidons d'argent, la lance d'or ferrée d'argent, posés en pal, deux et un
Devise « In hoc signo vinces »
Branches Subsistante :
Vasselot de Régné (2°)
Eteintes :
Vasselot de La Chesnaye
Vasselot d'Annemarie
Vasselot de Régné (1°)
Vasselot des Lineaux
Période Depuis le XIVe siècle
Pays ou province d’origine Poitou
Fiefs tenus Bourgchemin
Le Breuil-Milon
Le Breuil de Prailles
Le Chasteigner
La Chesnaye (L'Aumône)
L'Eterpe
Gascougnolles
La Gracette
La Guierche
La Guillotière
Les Lineaux
Le Portault
Les Querreaux
La Raterie
Régné ou Reigné (Négron)
Saint-Mesmin, etc.
Fonction(s) militaire(s) De nombreux militaires depuis les origines de la famille
Preuves de noblesse
 - Admis aux honneurs de la Cour Honneurs de la Cour (1789)

La famille Vasselot est une famille de la noblesse française, originaire du Poitou, dont la seule branche subsistante est la famille de Vasselot de Régné. Cette famille est d'ancienne extraction[1].

Origine[modifier | modifier le code]

Les Vasselot sont originaires du Poitou[2]. Leurs fiefs se regroupaient principalement autour de Saint-Maixent-l'Ecole et de Niort, sur un territoire correspondant peu ou prou à l'actuel département des Deux-Sèvres, où la famille était solidement établie[3],[4].

La filiation prouvée de cette famille noble[5] d'ancienne extraction[6],[7] remonte au-delà de 1340[8],[9],[10].

Branches[modifier | modifier le code]

Branches issues d'Yvon Vasselot (?-1340)[modifier | modifier le code]

La famille Vasselot compte plusieurs branches[11] toutes issues d'Yvon Vasselot (?-1340)[12]. Chaque branche porte le nom de la principale terre dont son chef était seigneur :

  • Vasselot de La Chesnaye du Breuil Milon, branche éteinte avec Pauline Vasselot de La Chesnaye (1809-1882), épouse de Charles Ancelin de Saint-Quentin.
    • Vasselot d'Annemarie, issue de la branche de La Chesnaye. Cette branche s'est éteinte avec Marguerite Marie de Vasselot (1788-1844), épouse de Jean-Baptiste, comte de Machault d'Arnouville, seigneur de Thoiry et pair de France.
  • Vasselot de Régné (première branche du nom). Cette branche éteinte au XVe siècle fut la première connue à posséder le fief de Régné à partir de 1403[13].
  • Vasselot du Breuil de Prailles, d'où sont issues :
    • Vasselot du Portault. Devenue Vasselot de Régné (deuxième du nom), c'est la seule branche subsistant à ce jour.
    • Vasselot des Lineaux, branche éteinte au début du XVIe siècle.

1828-1836 : synthèse des branches[modifier | modifier le code]

Le 5 février 1828, Gabriel Vasselot de Régné (1782-1842) épousa sa cousine Sélima Vasselot de La Chesnaye (1807-1879), sœur aînée de Pauline. Le mariage est doté par leur cousin Marin de Vasselot d'Annemarie (1760-1836). À sa mort, Marin, dernier représentant mâle de la branche aînée, légua ses titres nobiliaires à Gabriel. L'héritage moral des trois branches de la famille fut ainsi rassemblé dans ce couple. Le ménage donna naissance à deux fils et trois filles. L'aîné, Marin Gabriel de Vasselot de Régné (1828-1904) est à l'origine de la branche aînée, dite de Régné, et le plus jeune, Médéric de Vasselot de Régné (1837-1919) de la branche cadette, dite de La Guillotière[14].

Devise[modifier | modifier le code]

« In hoc signo vinces »[15], qui se traduit « Par ce signe, tu vaincras ».

Armoiries[modifier | modifier le code]

"D'azur à trois guidons d'argent, à hampe d'or ferrée d'argent, posés en pal, deux et un"[1].

La Chesnaye-Desbois rapporte une tradition familiale qui veut « qu'avant 1200, un de Vasselot quitta ses armes propres et porta en place trois guidons que le Roi lui donna pour preuve d'une valeur reconnue, les ayant enlevés aux ennemis de l’État. »[16]

La plus ancienne représentation connue de ces armoiries est un bas-relief sculpté de la nef latérale nord de l'église de Londigny. Associées aux armes Goullard, elles commémorent le mariage de Louis Vasselot avec Anne de Goullard en 1340.

Aux XIXe et XXe siècles, les armes Vasselot étaient représentées avec des guidons dont les flammes flottent à sénestre (soit vers la droite pour le spectateur)[17]. Les plus anciennes représentations des armes Vasselot montrent au contraire des flammes flottant à dextre. Plus ancien et plus durable, cet usage semble devoir être retenu, et les armes devoir être précisées ainsi :

"D'azur à trois guidons d'argent flottant à dextre, la lance d'or ferrée d'argent, posés en pal, deux et un"[14].

Patronyme et titre[modifier | modifier le code]

Le patronyme "Vasselot" est probablement dérivé du terme "vassal" soit dans son sens féodal de « vassal (féal) d'un suzerain »[18], soit dans son sens de "vaillant"[19]. Une autre hypothèse étymologique fait dériver "Vasselot" de "vexillarius (en)" (porte-étendard)[20].

Le chef de famille porte usuellement le titre de marquis. Le 14 janvier 1786, Jacques Marie Alexis Vasselot (1758-1828) fit ses preuves de noblesse devant Chérin, pour être admis aux Honneurs de la Cour[1] le 27 mars 1789. Il fut présenté au roi sous le nom et le titre de "comte de Vasselot d'Annemarie"[21]. Sans descendance mâle, Jacques puis son frère Marin (1760-1836) lèguent à leur cousin Gabriel Vasselot de Régné (1782-1842) des titres incluant celui de marquis de Saint-Mesmin[22]. Il semble donc que l'usage de porter le titre de courtoisie de « marquis de Vasselot » date de cette époque, par contraction du patronyme (Vasselot) et du titre (marquis de Saint-Mesmin) et pour le distinguer des autres membres de la famille[23].

L'usage de la particule "de" devant le patronyme "Vasselot" s'est généralisé au XIXe siècle[14].

Depuis 1882[24], le seul nom de famille encore vivant est "de Vasselot de Régné"[25], à l'exclusion de tout autre.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Régis Valette, Catalogue de la noblesse française subsistante au XXIe siècle, 2002
  2. François-Alexandre de La Chesnaye Desbois (1699-1784), Dictionnaire de la noblesse, 2e édition, tome XII, 1778. Dans cet ouvrage, l'auteur introduit la notice sur la famille Vasselot par ces mots : « Maison originaire du Poitou, qui possède, sans interruption, depuis au moins 500 ans, les terres d'Annemarie et du Châtaigner, prérogatives dont jouit la branche aînée. »
  3. Alphonse de Beauchamp, Histoire de la guerre de la Vendée, ou tableau des guerres civiles de l'Ouest depuis 1792 jusqu'en 1815, Paris, 1820. Dans cet ouvrage, l'auteur précise : « [Joseph Amand] Vasselot, d'une des familles les plus anciennes et les plus riches du Poitou, était cousin de La Rochejaquelein et de Lescure. »
  4. Armand de La Porte, Armorial de la noblesse du Poitou convoquée pour les États Généraux en 1789, Poitiers, 1874. La famille Vasselot compte cinq électeurs aux élections des représentants de la noblesse du Poitou, signe de son fort ancrage local et de son influence.
  5. Familles subsistantes de la noblesse française (L à Z)
  6. Régis Valette, Catalogue de la noblesse française subsistante au XXIe siècle, 2002. Régis Valette mentionne l'année 1496 comme date de filiation prouvée. Cette date est issue de la grande enquête sur la noblesse de 1666, et voulue par le Roi pour des raisons fiscales. Pour être reconnue noble, une famille devait apporter les preuves de son anoblissement, ou celles de son appartenance à la noblesse immémoriale. Ces recherches généalogiques étant coûteuses, la plupart des familles faisaient le strict nécessaire. En l'occurrence, la filiation prouvée jusqu'en 1496 suffisait très largement à confirmer l'appartenance des Vasselot à la noblesse immémoriale. 1496 n'est donc pas la date de la plus ancienne filiation prouvée, mais simplement la date à laquelle remontaient les preuves apportées lors de la grande enquête.
  7. Maintenues de noblesse prononcées par Quentin de Richebourg entre 1714 et 1718 pour la généralité de Poitiers. BNF, Archives historiques du Poitou, année 1893, volume XXIII
  8. Abbé Charles-Joseph de Bévy, Histoire de la noblesse, Liège, 1791. L'abbé fit une copie manuscrite de ses travaux à Jacques de Vasselot d'Annemarie lors de leur rencontre en 1792 à Liège.
  9. Les armoiries de l'église de Londigny commémorent le mariage de Louis Vasselot avec Anne de Goullard en 1340.
  10. François-Alexandre de La Chesnaye Desbois (1699-1784), Dictionnaire de la noblesse, 2e édition, tome XII, 1778, p. 740 : "On peut remarquer, dans la filiation que nous venons de donner de cette maison, que depuis Sibille de Montmorency, mariée à René de Vasselot, Chevalier, Seigneur d’Annemarie, qui était mort en 1290, ses descendants n’ont point contracté une mésalliance, et que les filles en ont eu de très belles comme avec les maisons de Parthenay (fondue dans celle de Rohan), de Toustain, Brémond d’Ars, de l’Evêque, d’Aigues-de-la-Voute, et plusieurs autres illustres familles."
  11. Claude-André Fougeyrollas, Généalogie des Vasselot : Des Querreaux, de Régné, de la Chesnaye, d'Annemarie, de la Guillotière, de Bourgchenin, collection Les cahiers de généalogie, Soc. héraldique pictave, Niort, 2004
  12. E. du Pin de la Guérivière, Ascendants et alliés de la Maison du Pin de la Guérivière, 1894. Le plus ancien antécédent connu est René Vasselot qui aurait épousé Sybille de Montmorency vers 1250. Reconnue exacte dans les preuves de Malte des du Pin de la Guérivière, cette alliance avec la famille Montmorency aurait donné naissance à Paul Vasselot, marié avant 1330 avec Isabelle de Lusignan, eux-mêmes géniteurs d'Yvon Vasselot (?-1340). De si brillantes alliances avec les familles Montmorency et Lusignan seraient le signe d'un solide établissement de la famille Vasselot dès le XIIIe siècle. Mais les preuves insuffisantes ont conduit à la prudence les généalogistes Armand (1919-2003) et Philippe (1950-) de Vasselot de Régné, Une histoire de famille, 2003. C'est pourquoi le point de départ de la filiation prouvée est Yvon Vasselot (?-1340).
  13. Extraits du Grand Gautier, document coté R 1 217* 1, 2 et 3 aux Archives Nationales, Papiers des princes, apanage d'Artois. Par un acte daté du 20 novembre 1403, Jean Vasselot fait aveu pour son fief de Régné à son suzerain Jean, duc de Berry et comte de Poitou.
  14. a, b, c, d et e Armand (1919-2003) et Philippe (1950-) de Vasselot de Régné, Une histoire de famille, 2003
  15. Alphonse Chassant et Henri Tausin, Dictionnaire des devises historiques et héraldiques : avec figures et une table alphabétique des noms, Paris, 1878. Cette devise célèbre est originellement celle de l'empereur Constantin, qui vit un chrisme (ou une croix) dans le ciel à l'occasion de la bataille du pont Milvius. De nombreuses familles ou institutions ont repris cette devise. Chassant et Tausin citent les Chanoines de l'Ordre de Sainte-Croix de la Bretonnerie, la famille de Chantal, la famille du Mas de Peysac, la famille de Matharel, la famille de Matharel du Chery, l'Ordre militaire de Saint-Georges-de-La-Réunion fondé en 1819 par le roi Ferdinand IV des Deux-Siciles, la famille Taylor de Lysson, la famille de Vasselot, la famille Marescot, la famille Charpin de Fougerolles, la famille Jouenne d'Esgrigny, la famille Trimond de Puychimel, la famille de la Grée, la famille Tavignon. Cette liste est loin d'être exhaustive, car on peut citer en d'autres, comme les pénitents Blancs d'Aigues-Mortes, dont le labarum, visible sur un vitrail de leur chapelle, porte cette devise.
  16. François-Alexandre de La Chesnaye Desbois (1699-1784), Dictionnaire de la noblesse, 2e édition, tome XII, 1778
  17. En cela, les Vasselot reprenaient une représentation rare mais très visible : les armoiries figurant encore aujourd'hui sur le porche de Régné, et qui datent du XVIe siècle.
  18. À l'appui de cette hypothèse, les guidons figurant sur les armoiries Vasselot rapellent que la bannière d'un seigneur banneret était portée par un petit vassal (un « vasselot »). Voir Jean Delmas, « Bannière », Encyclopædia Universalis http://www.universalis.fr/encyclopedie/banniere/ On notera par ailleurs que c'est au XIIIe siècle que s'est opéré le glissement de sens du mot vassal qui se mit à désigner le « noble dépendant d’un seigneur dont il tient un fief. » Or c'est à cette époque qu'on trouve la trace des premiers porteurs du nom Vasselot rattachés à cette famille.
  19. A l'appui de cette hypothèse, La Chesnaye-Desbois rapporte une tradition familiale qui veut « qu'avant 1200, un de Vasselot quitta ses armes propres et porta en place trois guidons que le Roi lui donna pour preuve d'une valeur reconnue, les ayant enlevés aux ennemis de l’État. » François-Alexandre de La Chesnaye Desbois (1699-1784), Dictionnaire de la noblesse, 2de édition, Tome XII, 1778
  20. A l'appui de cette hypothèse, la présence des guidons (étendards ou vexillum) sur les armoiries Vasselot fait penser au labarum que Constantin se fit faire à l'occasion de la bataille du pont Milvius où il prit la devise "In hoc signo vinces". Or cette devise est celle qu'a reprise la famille Vasselot. Cependant, cette hypothèse ne semblait pas la plus probable aux yeux d'Armand de Vasselot de Régné (1919-2003) coauteur avec son fils Philippe (1950-) d'Une histoire de famille, 2003.
  21. Eric Thiou, Dictionnaire des titres et des terres titrées en France sous l’Ancien Régime, éditions Mémoire et Documents, Versailles, 2003. Dans cet ouvrage, Eric Thiou explique qu'à l'occasion des Honneurs de la Cour, si le présenté n'avait aucun titre, il s'en choisissait un, celui de duc excepté. On exigeait cette formalité pour donner plus d'éclat à la Cour de France. Ces qualifications ne devaient pas passer à la postérité masculine et directe de ceux qui les avaient portés.
  22. Eric Thiou, Dictionnaire des titres et des terres titrées en France sous l’Ancien Régime, éditions Mémoire et Documents, Versailles, 2003. L'auteur mentionne l'érection de Saint-Mesmin en marquisat en 1705. Il cite par ailleurs parmi les cas d'irrégularité dans le port des titre : les titres rattachés à une terre érigée en marquisat, comté, etc., pour une personne dont la postérité mâle s'éteignait, passant à une branche collatérale de la même famille ou à un descendant en ligne féminine nécessitaient une nouvelle création par lettre patente : mais généralement, on s'en exemptait.
  23. Armorial de la noblesse du Poitou convoquée pour les États Généraux en 1789, Poitiers, 1874. Le titre du chef de famille, marquis, est ensuite décliné : ses frères sont comte, vicomte et baron de Vasselot.
  24. Après la mort de Pauline Vasselot de La Chesnaye (1809-1882), il ne subsiste plus d'autre branche que celle de Régné.
  25. Tous les Vasselot actuels descendent en effet de Gabriel Vasselot de Régné (1782-1842).
  26. Courrier fait dans les années 1980-90 par Armand (1919-2003), marquis de Vasselot de Régné, à la municipalité de Rennes, à l'époque où la ville envisageait de débaptiser la rue Vasselot faute de connaître l'origine de son nom. La municipalité a pris la peine de répondre en remerciant, et en assurant que le nom de la rue Vasselot serait maintenu. Ces documents figurent dans les archives de la famille Vasselot et dans celles de la ville de Rennes.
  27. Alphonse de Beauchamp, Histoire de la Guerre de la Vendée, ou tableau des guerres civiles de l'Ouest depuis 1792 jusqu'en 1815, Paris, 1820. Dans cet ouvrage, l'auteur consacre un long passage à Joseph Amand Vasselot. Il conte notamment sa carrière, son parcours militaire, la chute du château de Saint-Mesmin qui tint tête à 2 000 soldats bleus avec seulement 50 défenseurs, la résistance de Vasselot après la mort de Charette, et son arrestation aussitôt suivie de son exécution. Beauchamp précise : « ce chef [Charette] alors aux abois, Vasselot et Grignon, qu'on peut nommer les derniers vendéens, eurent à soutenir tout le poids de la guerre. »