Famille de Ravinel

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Famille de Ravinel
Blasonnement D'azur au chevron d'or accompagné en pointe d'une gerbe du mesme, liée de gueules, et au chef d'argent chargé d'une lionceau passant de sable.
Période XVe siècle - XXIe siècle
Pays ou province d’origine Anjou, Lorraine
Allégeance Duché de Lorraine, Drapeau du Royaume de France Royaume de France


La famille de Ravinel est est une famille subsistante de la noblesse française, originaire d'Anjou, établie en Lorraine au XVe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

Selon les preuves de 1783 pour le service militaire faite par cette famille devant Chérin, elle remonte sa filiation prouvée à Arnoul de Ravinel, chevalier, seigneur de Charly et du Boccage, trouvé en 1455 [1].

Il fut le père de René de Ravinel, écuyer de Jean de Lorraine, duc de Calabre, qui s'établit à Nancy[1].

Cuny de Ravinel, natif de Bar, demeurant à Nancy fut anobli par lettres du duc Charles IV du 24 décembre 1663[2].

Hubert-Dieudonné de Ravinel fut créé baron du Saint-Empire par lettres patentes du 27 octobre 1755 de l'empereur François Ier[3].

Illustration familiales[modifier | modifier le code]

  • François-Dieudonné de Ravinel ( 1768-1848 ), baron du Saint-Empire.Il émigre en 1791, sert dans l'armée de Condé puis en Autriche. Il rentre en France sous le Directoire et épouse en 1805 Caroline Félix Charlotte Hélène Thibaut de Ménonville (1785-1850) fille de François Louis Thibaut de Ménonville (1738-1823) et Charlotte Hélène Félix, comtesse de Pardieu. La famille de Ménonville possède le château de Villé à Nossoncourt (voir François Thibault de Ménonville) . Il devient le maire de cette localité vosgienne sous l'Empire. Il est élu député en 1824 et siège parmi les ultras. Il n'est pas réélu en 1827 et se retire de la vie politique.
  • Louis-Félix-Dieudonné de Ravinel (1806-1867), baron du Saint-Empire. Il renonce à entrer dans la magistrature après la révolution de 1830, par fidélité aux Bourbons. Il est avocat de 1828 à 1833, puis se retire sur ses terres, dans le château familial de Villé. Il est maire de Nossoncourt en 1834, conseiller général du canton de Rambervillers à partir de 1848. Il est battu aux élections législatives de mai 1849. Mais il est élu député lors d'une partielle en juillet de cette année. Il siège à droite et proteste lors du coup d'État du 2 décembre 1851. Il est réélu député en 1852, dans la 3e circonscription des Vosges. Il siège au Corps législatif, s'intègre à la majorité, mais demeure de tendance légitimiste. Il est réélu en 1857 et en 1863.
  • Charles de Ravinel (1839-1905), baron du Saint-Empire, député des Vosges de 1871 à 1876. Il entre dans l'administration centrale des finances en 1862. Il est nommé adjoint à l'Inspection générale en 1865. Il épouse en 1866 Charlotte Guérin (1843-1919), fille d'un des propriétaires de la Faïencerie de Lunéville-Saint-Clément. En 1867, à la mort de son père, il se présente aux élections pour le remplacer. Mais il est battu par le candidat officiel, le manufacturier Nicolas Géliot . Il est battu à nouveau en 1869. En revanche, il remplace son père comme maire de Nossoncourt, jusqu’à sa mort en 1905, et comme conseiller général de Rambervillers, jusqu'en 1871, puis de 1873 à 1877 et enfin de 1889 à 1895. Il devient en janvier 1870 chef de cabinet de Louis Buffet, ministre des Finances originaire des Vosges. Mais le ministre démissionne en avril. Il est élu aux élections de 1871 et devient député des Vosges. il siège au centre-droit et s'oppose à l'amendement Wallon, qui officialise la République. Il n'est pas réélu en 1876, échoue en 1877, aux sénatoriales de 1882 et encore aux législatives de 1885. Il est alors le chef de l'opposition de droite dans les Vosges, face au camp républicain. Il est dministrateur de plusieurs entreprises : les Faienceries de Lunéville , la Société nancéiene de crédit industriel et de dépôts, dont il est un des fondateurs, la Soudière de la Meurthe, les Cristalleries de Saint-Louis, les verreries de Gironcourt et la Compagnie de Châtillon-Commentry.
  • Maurice de Ravinel (1843-1896), baron du Saint-Empire, marié à Anne Marie-Louise Génin (1845-1918), préfet des Deux-Sèvres de mai 1873 à avril 1875[4] puis de la Meuse d'avril à décembre 1875.
  • Baron François de Ravinel ( 1867-1944 ), maire de Nossoncourt et conseiller général de Rambervillers de 1919 à 1925.
  • Baron André de Ravinel (1868-1942), marié à Marie Mathieu de Vienne, officier, maire de Rehainviller en Meurthe-et-Moselle et conseiller général de ce département, pour le canton de Gerbéviller, depuis 1919. Il est membre de l'Action française en 1905 quand la Ligue s'implante en Lorraine cette année-là. Il est aussi délégué régional du duc de Guise. Il est battu aux cantonales en octobre 1931, des maires du canton ayant décidé de présenter un candidat contre lui, au nom du "drapeau républicain"[5].

Armes[modifier | modifier le code]

D'azur au chevron d'or accompagné en pointe d'une gerbe du mesme, liée de gueules, et au chef d'argent chargé d'une lionceau passant de sable.

Alliances[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gilles Grivel, "Charles de Ravinel", in Jean El Gammal (dir. ), "Les parlementaires lorrains de la IIIe République", Metz, Ed. Serpenoise, 2006, p. 401-403

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, tome 5, page 435.
  2. Ambroise Pelletier, Nobiliaire ou armorial général de la Lorraine et du Barrois, 1758, page 678.
  3. Annuaire de la noblesse de France, 1853, page 261 à 265.
  4. http://www.deux-sevres.pref.gouv.fr/fichiers/Prefecture/histoire_des_prefets.htm
  5. Leur adresse aux électeurs précise que l'élection se joue sur le terrain politique afin que le canton de Gerbéviller ne soit pas représenté par un "royaliste avéré". André de Ravinel ne revendiquait pas son appartenance à l'Action française mais ses opinions étaient connues de ses électeurs : "Vous connaissez mes opinions, je respecte les vôtres", lit-on dans sa progression de foi. Le candidat Adelin Thomas, radical indépendant, bat le baron au premier tour, par 739 voix contre 684. Le baron a déposé une protestation à la préfecture le 23 octobre mais elle a été rejetée par le Conseil d'Etat le 17 juin 1932. In Jean-François Colas, "Les droites nationales en Lorraine dans les années 1930 : acteurs, organisations, réseaux", thèse de doctorat, Université de Paris X-Nanterre, 2002

Articles connexes[modifier | modifier le code]