Famille de Meeûs d'Argenteuil

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Famille de Meeûs d'Argenteuil
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Armoiries
Blasonnement Un écu écartelé au 1er et 4ème d'argent à trois épis de blé de sinople, mouvement d'une terrasse du même,et accostés de deux chevreaux au naturel ; au 2ème et 3ème de sable à une chaudière à brasser d'or, accompagnée de trois étoiles de même ; l'écu timbré actuellement d'une couronne de comte et d'un casque d'argent grillé et liseré d'or, orné de ses lambrequins,cimier un corbeau sautant au naturel, tenant en son bec une branche de laurier de sinople.
Preuves de noblesse
 - Autres Concession du titre de comte pour tous les descendants mâles par lettres patentes du 10 décembre 1836.

La famille de Meeûs est à l'origine une famille bourgeoise de Bruxelles active dans le négoce et le monde de la banque.

La famille Meeûs, qui faisait déjà partie dans l'Ancien Régime des plus riches familles des Nations de Bruxelles (négociant en vin, brasseurs, banquiers, propriétaire du théâtre de la Monnaie pendant deux générations) a consolidé une partie de sa fortune grâce à l'acquisition, après l'indépendance de la Belgique, de bois de la forêt de Soignes confisqués par l'État belge au roi Guillaume Ier.

En 1836, Ferdinand de Meeûs banquier et homme politique est créé comte par le Roi. Il reçoit en même temps la particule devant son nom et reprend les armes concédées par Charles II d'Espagne en 1688 à Jean-Philippe Meeûs, officier à la compagnie du marquis de Westerloo et à son cousin Paul l'année suivante. Ferdinand de Meeûs s'est marié avec sa cousine, Anne Meeûs, qui lui donna onze enfants dont sept fils à l'origine des différentes branches de la famille.

La famille de Meeûs d'Argenteuil[notes 1] est une branche de la famille Meeûs. Elle a été anoblie en 1836 par le titre de comte en la personne de Ferdinand de Meeûs.

La famille de Meeûs d'Argenteuil fait partie de la noblesse belge.

Les origines et les anoblissements de la famille Meeûs[modifier | modifier le code]

Le premier personnage connu de cette famille est Nicolas Meeûs cité en 1363[1].

Frédéric et Gilles Meeus sont déjà cités dans le manuscrit sur parchemin (quittance AGR nº 2463) du 6 janvier 1367 muni du sceau sur simple queue de Thierry Van Gorinchem :

« Thierry Van Gorinchem, clerc de Godefroid de la Tour, Receveur de Brabant, donne quittance à Thierry Van Hodenpijl, Receveur de la Duchesse de Brabant en Hollande septentrionale de deux cent quarante moutons[notes 2] et demi [d'or] pour prix des anguilles livrées par le fils de Berthold Lottyns pour les besoins de l'hôtel du Duc [Venceslas] et de la Duchesse [Jeanne de Brabant] ainsi que pour ceux de Frédéric et Gilles Meeus[notes 3] de Bruxelles. 6 janvier 1367. »

Le 16 mai 1377, Jean Meeus est cité dans un parchemin faisant partie des archives ecclésiastiques du Brabant (Saint-Jacques-sur-Coudenberg à Bruxelles 6442-55, nº 181 et copie 6459 fº 68 vº).

On trouve d'autres traces de cette famille à Bruxelles dès 1588, date du mariage d'Antoine Meeus avec Pétronille Buys[2].

Les anoblissements[modifier | modifier le code]

Le 1er septembre 1688, une concession de noblesse fut accordée par le roi Charles II d'Espagne à Philippe Meeus, avec confirmation d'armoiries (branche éteinte au XVIIIe siècle).

Le 20 mars 1689, nouvelle concession par ce même roi à Paul Meeus (branche également éteinte au XVIIIe siècle)[3].

Une branche cadette de cette famille fut anoblie en 1836.

À partir de 1937 et 1938[4], deux arrêtés royaux permirent à plusieurs branches de porter le nom de Meeûs d'Argenteuil et également pour l'un de ses rameaux à partir de 1953 de devenir de Meeûs d'Argenteuil de Trannoy. Les barons de Trannoy étaient une famille française anoblie en 1830 par le roi Charles X confirmant une ordonnance du roi Louis XVIII datée de 1816. Elle fut admise dans la noblesse belge en 1883.

La famille Meeûs dans l'Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Divers membres de cette famille[modifier | modifier le code]

  • Marguerite Meeûs et son mari Henri Grimberghs du lignage Sleeus fondent, le 30 juillet 1479, quatre bourses (pour la syntaxe, la philosophie et la théologie) au Grand Collège de l'université de Louvain et donna "la Nation aux proviseurs de la Chambre du Saint-Esprit" et de la paroisse Sainte-Gudule de Bruxelles.
  • Waleran Meeûs (1593-1646), époux de Marie Kerremans, licencié-ès-lois, avocat près du Grand Conseil Souverain de Brabant, échevin juré dans la chambre des tonlieux de Bruxelles, lieutenant du receveur général des domaines du Roi au quartier de Bruxelles, portait, vers 1635, les armoiries écartelées[5].
  • Jacques Meeus[6], (° en 1589), maître-cordonnier[7], prévôt de la confrérie Saint-Jacques, époux d'Anne van Beughem, découvre dans la chapelle Saint-Jacques le Majeur de Bruxelles le 5 janvier 1625 une statue de la Vierge Marie, qui devient rapidement objet de vénération. On lui attribue un pouvoir miraculeux. Elle est à l'origine de la fondation de l'église Notre-Dame de Bon Secours de Bruxelles de style baroque. Jacques Meeus venait de faire sculpter à ses frais les statues de Saint-Roch et de Saint-Adrien[8]. Ces deux saints étaient reconnus comme protecteurs contre les maladies infectieuses. Il avait été également tuteur de l'hôpital annexé à la chapelle. Il eut cinq enfants dont la postérité n'est pas connue.
  • Michel Meeûs (1678-1731) est appelé au sacerdoce par son oncle Adrien Touron, prélat de l'abbaye de Coudenberg. Il étudie, durant son noviciat dans la propriété appelée le Triangle à Ixelles. Celle-ci avait été achetée par ses parents. Elle était située à l'emplacement de la maison communale actuelle. Avant son entrée à l'abbaye, il la vendit à sa sœur Anne-Françoise (1674-1708), l'épouse d'Augustin Charles Wautier (décédé à Bruxelles le 31 juillet 1727), "Conseiller et Maître général des Monnaies" (nommé par Charles II en 1694). Leur fille Barbe Wautier épouse en 1727 le luxembourgeois Henri Creskens, conseiller fiscal au Conseil des Finances décédé à Bruxelles le 7 janvier 1769, ils eurent une fille handicapée Anne Marie Josèphe Creskens baptisée à l'église de la Chapelle le 28 février 1733.
Il devient le chapelain de la Vénerie en la chapelle royale Saint Hubert à Boitsfort. Il y habitait une grande maison entourée d'eau. Le dessin de celle-ci figure dans l'Histoire illustrée de la Forêt de Soignes de Sander Pierron.
  • Jean-Baptiste Meeûs (1779-1856), cofondateur du Jardin botanique de Bruxelles et de la première usine à gaz du continent et de Bruxelles, située rue saint-Roch à Bruxelles. Propriétaire du Théâtre des Nouveautés à Molenbeek-Saint-Jean situé entre la rue du Théâtre et le bord de la Senne. Il fut également président de la Société d'Apollon. Il s'était marié trois fois (en premier avec Barbe Van Zieune, en second avec Marie-Françoise Wouters et en troisième avec Elisabeth Müller) mais n'eut pas de descendance. Vers 1832, il devient président de la Commission d'Agriculture de Bruxelles et plus tard président de la Commission provinciale d'agriculture du Brabant et constate en 1845 avec effroi l'existence en Belgique de la maladie de la pomme de terre qui allait, l'année suivante, ravager les champs irlandais et y provoquer une grande famine. Parmi cette première commission, figurait également son neveu Pierre-Joseph Meeûs, beau-frère du géographe Philippe Vandermaelen. Il meurt à Bruxelles en son hôtel du 43 boulevard du Jardin botanique. Il était chevalier de l'Ordre du Lion néerlandais. Sa veuve, Elisabeth Müller, lui survécut cinquante ans et épousa en secondes noces le lieutenant-général Jean Eglé Edouard Pouchin (1812-1883), chevalier puis commandeur de l'ordre russe de Saint-Vladimir et officier de l'ordre militaire portugais de la Tour et de l’Épée. Il avait été le chef de cabinet du ministre de la guerre, le baron Pierre Emmanuel Félix Chazal. Ce couple s'installa au Quartier Léopold, à Bruxelles. Son épouse continuait à diriger le Théâtre des Nouveautés qui brûla le 14 avril 1861. Il était heureusement isolé des quatre côtés, dont l'un longeait la Senne, mais il fut difficile de sauver tout le monde, car plusieurs petites et grandes loges, au nombre d'une quarantaine, étaient louées comme appartements à des ménages d'artistes. Le beau monument, avec son plafond peint par Deville Thiry et sa lune célèbre s'en alla en fumée et il ne resta à la propriétaire que les deux cents mille francs de ses polices d'assurances... Elle y reconstruisit un nouveau théâtre appelé Théâtre du Boulevard.
Elle fit un testament en faveur de ses cousins, le baron de Trannoy et ses deux frères Gaston et Jules.

Membres de cette famille ancêtres directs des Meeûs d'Argenteuil[modifier | modifier le code]

  • Robert Meeûs, époux de Barbe Van der Elst, prêta à la ville de Bruxelles par acte du 14 mars 1548 une grande partie de la somme de quinze mille florins du Rhin que celle-ci empruntait pour organiser les fêtes de Joyeuse entrée du prince Philippe d'Espagne qui ont lieu en présence de son père l'empereur Charles Quint. La ville allait rembourser cette somme à l'aide d'un impôt mis sur chaque brassin de bière[9]. Cette fête grandiose de 1549 est l'origine de l'Ommegang de Bruxelles actuel.
  • Jean-Baptiste Meeûs (1647-1694), négociant en vins[10], doyen de la Gilde drapière ou Lakengulde (Nom qu'avait la Chambre de Commerce de Bruxelles). Il a acheté le 8 avril 1690 l'ancienne brasserie du Moriaen à Neder-Over-Heembeek. Appelée le Marly, cette propriété est restée aux mains de cette famille jusqu'en 1832. Ce superbe domaine est situé à une lieue de Bruxelles le long du grand canal de Bruxelles à Anvers.
  • Jean-Baptiste Meeûs (1672-1734), maître général des Monnaies et deuxième propriétaire du Théâtre de la Monnaie par achat en vente publique avec son épouse devant le notaire De Potter le 5 novembre 1717 pour vingt mille florins[11]. Celle-ci, Catherine Van Cutsem, avait hérité de ses parents la brasserie France située près de l'église de l'hôpital Saint-Jean situé vers le haut du Marché au Fromage à Bruxelles. Celle-ci, après avoir été complètement détruite par le bombardement de Bruxelles de 1695 par le maréchal de Villeroy a été rebâtie en 1708 avec l'autorisation de la Chambre des Comptes. Ses propriétés sont nombreuses et de rapport. À la mort de son père, il reprend le Marly et cette phrase y est un jour prononcée : "ce Marly où la noblesse et le peuple viennent se divertir en été". En 1713, Jean-Baptiste Meeûs et son épouse achètent plusieurs autres propriétés à Bruxelles, rue Haute, près de l'hôpital Saint-Pierre et rue des Pigeons, près de l'église de la Chapelle; ceci devant le notaire P. Van Cutsem.
Le 20 juillet 1714, Jean-Baptiste souhaite obtenir de la Chambre des Comptes la concession jadis accordée le 8 novembre 1659 à Théodore de Ghistelles, seigneur de Thy pour pouvoir commencer l'exploitation d'une mine de plomb à Court-Saint-Étienne. Il précise même que Ghistelles en aurait extrait 5 570 livres. Le premier décembre 1714, il réitère sa demande au Souverain et présente une nouvelle requête au sujet de cette mine de plomb. Ce ne serait que vers 1726 qu'il aurait obtenu son octroi. Il obtient également un octroi pour créer un établissement de la teinture et imprimerie des toiles de "cotton".
  • Jean-François Meeûs (1717-1792), doyen de la corporation des brasseurs de Bruxelles. Il possédait une importante bibliothèque (composée d'environ 600 lots) qu'il fallut vendre publiquement (catalogue à l'UCL visible sur demande).
  • Ferdinand Jean Meeûs (1757-1808), maître-brasseur. Son nom est cité parmi les anciens maîtres de la fabrique d’église qui tous ensemble grâce à une collecte purent racheter l’église Saint-Nicolas (Bruxelles) qui avait été vendue par lots le 16 juin 1799 et était devenu une forge et le lieu de quelques industries. Par la suite en l’an XI il est encore cité avec Guillaume Vandenesse parmi un grand nombre de paroissiens qui présentèrent une requête au préfet pour que l’église soit transformée en tribunal et devienne une succursale du quatrième arrondissement de justice de paix[12]. Grâce à cela elle fut sauvée de la destruction et put redevenir lieu de culte après l’approbation du concordat par le pape en 1804. De son mariage avec Jeanne-Catherine Van Zieune, il eut sept enfants.
Le 31 juin 1792, il avait racheté à sa soeur Anne-Françoise-Barbe une maison située au coin de la rue des Paroissiens à deux pas de cette église.
  • Henri-Joseph Meeûs (1763-1849), maître brasseur et officier de Henri van der Noot, époux de Marie-Magdeleine van der Borcht (1771-1837). Il existe de lui un portrait par Ignace Brice. Il meurt à Laeken dans sa propriété. Celle-ci fut vendue par ses héritiers aux pouvoirs publics qui désiraient agrandir le cimetière de Laeken et y faire construire par l'architecte Joseph Poelaert la nouvelle église Notre-Dame de Laeken destinée à servir de sépulture grandiose à la Reine Louise-Marie et aux membres de notre famille royale. Il y est enterré non loin de la première église. Il était le père de Pierre-Joseph et d'Anne-Marie, l'épouse du comte Ferdinand de Meeûs. Son fils suit
  • Pierre-Joseph Meeûs (1793-1873). Membre fondateur de la Société Générale pour favoriser l'Industrie, puis bourgmestre de Neder-Over-Heembeek en 1830. Bien informé des événements bruxellois, il décide la même année de frapper un grand coup au Marly contre les troupes hollandaises : il s'efforça de rallier à la cause de la Révolution les habitants de sa commune. Le 27 septembre, au matin, il fit sonner le tocsin, réunit les villageois armés, leur fit arborer les couleurs nationales et invita les autorités des communes voisines à se joindre à lui. Il exécuta le même jour l'ordre des généraux Van Halen et van der Linden d'Hooghvorst d'occuper les postes principaux et la prison de Vilvorde. Ce qui lui valut la prestigieuse décoration de la croix de fer (Belgique), médaille créée pour honorer les citoyens ayant fait preuve d'une bravoure éclatante dans les combats soutenus pour l'indépendance nationale. Il devient alors greffier de la (toute nouvelle) Cour des comptes de 1831 à 1836, puis bourgmestre de Molenbeek-Saint-Jean de 1836 à 1842. Il était le patron de la Société encyclographique qui avait son siège au Quai au Foin à Bruxelles. Il a été un des fondateurs, comme son beau-frère Ferdinand de Meeûs, de l'université libre de Bruxelles.

Histoire de la branche de Meeûs d'Argenteuil[modifier | modifier le code]

Personnalités de la famille de Meeûs d'Argenteuil[modifier | modifier le code]

Ferdinand de Meeûs
  • Jacques, comte de Meeûs,(1893-1917), sous-lieutenant-aviateur mort en combat aérien en 1917 au dessus de Vladsloo. Il avait survolé le front en compagnie du roi Albert Ier. En remerciement le roi lui avait offert une montre-boussole à son chiffre et datée du 6 juillet 1917.
  • Francis, comte de Meeûs, (1867 -1918),capitaine-commandant et adjudant-major, héros de la charge de Burkel, mort à cheval en chargeant à la tête du régiment des Guides en 1918. Son frère suit :

Les châteaux[modifier | modifier le code]

Le château d'Argenteuil[modifier | modifier le code]

Le premier château des Meeûs à Argenteuil fut construit vers 1837 et achevé en 1847 par le comte Ferdinand de Meeûs, qui avait constitué un vaste domaine (de 265 hectares) en acquérant des terres dans cette partie de la forêt de Soignes[13]. Cette première demeure brûla en 1847, date de son achèvement, et un second château fut reconstruit de 1856 à 1858 par l'architecte Jean-Pierre Cluysenaar.

Fin des années 1920, les descendants du comte divisèrent le domaine en plusieurs parcelles, qu'ils revendirent. En 1929, un homme d'affaires américain, William Hallam Tuck, racheta en deux fois une partie du domaine (143 hectares 59 ares 11 centiares) non bâtie. Quant au deuxième château et à son parc, ils furent acquis par la S.A. Domaine d'Argenteuil appartenant à la famille Bernheim, ensuite passèrent entre les mains d'une congrégation de carmélites puis entre celles de la Compagnie mobilière et immobilière liégeoise (COMIL), dont les barons Paul et Arsène de Launoit étaient les principaux actionnaires. Après la Seconde Guerre mondiale, c'est l’État belge qui est propriétaire du château et le cède à la Scandinavian School Queen Astrid en 1992. Sur une autre parcelle du domaine, le baron de Launoit fit construire par l'architecte Yvan Renchon la chapelle musicale Reine Elisabeth.

Le comte Ludovic de Meeûs vendit en 1960 30 hectares du domaine d'Argenteuil au couvent des Dames de Berlaymont qui quittaient Bruxelles. Elles y établissent leur nouveau pensionnat pour jeunes filles. Aujourd'hui, malgré ces démembrements, la famille de Meeûs possède toujours des terres à Argenteuil.

Autres châteaux[modifier | modifier le code]

Armes, blasons, devise[modifier | modifier le code]

  • Blason : Écu écartelé au 1er et 4e d'argent à trois épis de blé de sinople mouvants d'une terrasse du même, et accostés de deux chevreaux au naturel ; au 2e et 3e de sable à une chaudière à brasser d'or, accompagnée de trois étoiles [à cinq rais] du même
  • Cimier : Corbeau essorant au naturel, tenant en son bec une branche de laurier de sinople
  • Supports : à dextre un chevreau d'or et à senestre un lion d'or.
  • L'écu est timbré d'une couronne de comte à neuf perles et d'un casque d'argent grillé et liseré d'or, orné de ses lambrequins
  • Devise : « Virtute et prudentia » de sable sur un listel de gueules.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

  • Le square de Meeûs à Bruxelles, près de la rue du Luxembourg, rend honneur à la famille de Meeûs, et par ailleurs le buste de Ferdinand de Meeûs (1798-1861) y figure sur la partie ixelloise.
  • Une rue comte Jacques de Meeûs existe à Lillois-Witterzée dans l'actuelle commune de Braine l'Alleud en souvenir du pilote d'aviation mort pendant la Première Guerre mondiale.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En ce qui concerne l'orthographe, « Meeûs » a l'accent circonflexe sur le u. Il s'agit d'un reste de l'ancienne calligraphie cursive médiévale où l'on mettait un accent sur le u afin d'éviter une confusion avec le n et qui est passé ici à l'état civil.[réf. nécessaire]
  2. Les moutons frappés en 1366 au nom de Wenceslas seul : (agneau nimbé, sur une croix grecque à laquelle est attachée une bannière, au bas et des deux côtés de la croix WEN-DUX; le tout dans un entourage de treize quarts de cercle, légende : + AGN'-DEI-QUI-TOLL'-PCCA'-MU-DI--MISERERE-NOB'-, l'autre face porte une croix fleuronnée à triples bandes, cantonnée de quatre fleurs de lys, au centre une rosette; le tout dans un entourage de quatre angles de quatre demi cercles, garnis à l'extérieur de huit fleurs de lys, légende : + XPC-VINCIT-REGNAT-XPC-IMPERAT ont été les plus grandes pièces d'or fabriquées aux Pays-Bas à Vilvorde (J. Nauwelaers, Histoire de la Ville de Vilvorde,Ed Jos Vermaut, PARIS - BRUXELLES - COURTRAI,1941,Tome 1, pp. 636-641). Elles avaient un diamètre de 3 cm.
  3. Les mots entre crochets ont été ajoutés. Voir Jeanne de Brabant

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les ancêtres de la famille de Meeûs d'Argenteuil.
  2. Jean-François Houtart, Anciennes Familles de Belgique, Recueil LXI de l’Office généalogique et héraldique de Belgique, Bruxelles, 2009, sub verbo.
  3. Voir : Armorial général de la noblesse belge (seconde édition revue et corrigée) du baron de Ryckman de Betz de 1957
  4. Adjonction pour certaines branches du nom d'Argenteuil en 1937 et 1938, puis adjonction pour l'une d'elles du nom de Trannoy en 1953. Voir: Jean-François Houtart, Anciennes familles de Belgique, Bruxelles, 2008, p. 241.
  5. Voir : J. Th De Raadt, Sceaux armoriés des Pays-Bas, tome II, 1899.
  6. Il est cité dans le livre de Jean-Joseph Thonissen, Vie du comte de Meeûs, Louvain, 1863, « Origine de la famille de Meeûs », (généalogie par Félix-Victor Goethals), p. 236 : Jacques Meeûs épousa en février 1612 à Bruxelles Anne van Beughen native d’Anvers. Dont cinq enfants.
  7. Guillaume Des Marez et A. Rousseau, Guide illustré de Bruxelles, Bruxelles, 1979, p. 160 : « En 1625, un cordonnier, Jacques Meeus, découvrit une statuette de la Vierge, à laquelle tout de suite le peuple attribua une vertu miraculeuse ».
  8. Voir : abbé H. Maho, La Belgique à Marie, Bieleveld,1930, pp. 90 à 91.
  9. Jean-Joseph Thonissen : Vie du comte Ferdinand de Meeûs, Bruxelles, 1863, p. 233 à 235.
  10. Jean-Louis Van Belle, Meeûs à de Meeûs, Bruxelles, 1997.
  11. Archives Générales du Royaume, Greffes Scabinaux de Bruxelles, no 9473.
  12. A. Henne et A. Wauters, Histoire de la Ville de Bruxelles, Bruxelles, 1969, p. 132.
  13. Voir Jean-Louis Van Belle, Meeûs à de Meeûs, Bruxelles, 1997, pp. 124 à 126 : « De 1825 à 1842, en huit phases, la Société Générale procèdera à la vente de 7 260 hectares. Ferdinand (Meeûs) profita de l'aubaine. Ce qu'en théorie il ne pouvait puisqu'un mandataire ne peut acquérir à titre personnel des biens qu'il est chargé de vendre à titre de gestionnaire. Il contourna la difficulté, c'est son beau-père Henri-Adrien-Joseph, et non son frère comme généralement affirmé, qui, en deux fois, acheta 265 hectares lors des ventes des 23 et 24 mai 1833 et du 7 juin 1836. En réalité le beau-père servait d'homme de paille comme le confirme l'arrangement passé entre Pierre Joseph Meeûs-Vandermaelen et Ferdinand Meeûs en 1849 lors du décès de Henri-Adrien. Ce projet d'acte déclare que tous ces achats l'ont été : « dans l'intérêt de Madame Anne Marie Meeûs et de son mari à la condition expresse exécutée de bonne foi que le prix de ces acquisitions serait payé par M. le Cte et la Ctesse Meeus ainsi que le tout se trouve établi par des actes en bonne forme. Il est reconnu que c'est par ces derniers exclusivement et à leurs frais qu'ont été faites toutes les constructions, plantations, améliorations quelconques opérées sur la terre d'Argenteuil dont ces acquisitions font partie... ». Il bénéficia en outre de prix très bas (de 589 à 911 florins l'hectare) alors que le prix moyen était de 1067, 46 Fl.. La grandeur des lots (de 31 à 57 hectares) - trop éloignés en plus de Bruxelles - exclut et les agriculteurs locaux parce que c'est trop cher et les amateurs bruxellois parce que c'est situé trop loin de la capitale. Tout cela peut expliquer ces conditions très avantageuses. Ces parcelles constituèrent le noyau du futur domaine - qu'il ne cessa d'accroître par la suite et de compléter tel un puzzle, et ce jusqu'à sa mort. À cette date il couvrait 611-44-66 hectares. Quelque temps après cette acquisition de base, sans que nous en connaissions la date précise, il fit ériger le premier château d'Argenteuil qui était achevé en 1847, époque pendant laquelle, comme nous l'avons vu, il brûla. Le nouveau fut reconstruit de 1856 à 1858 suivant les plans de l'architecte J.-P. Cluysenaar. »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Listes des titres de noblesse, et autres marques d'honneur accordées par les Souverains des Pays-Bas, depuis 1659 jusqu'en 1794, A. Vandale, Libraire-éditeur, Bruxelles, 1847, pp. 52 et 53.
  • Jean-Louis Van Belle, Meeûs à de Meeûs. Bruxelles-La Foi - Le feu, Braine-le-Château, éditions La Taille d'Aulme, 1997
  • Victor Horta, Étude objective sur les auteurs des serres du Jardin botanique de Bruxelles, Bruxelles 1935
  • Lionel Renieu, Histoire des Théâtres de Bruxelles, éd. Duchartre et Van Buggenhoudt à Paris, 1928
  • Henri Liebrecht, Histoire du Théâtre Français à Bruxelles, Soc. des Bibliophiles et iconophiles de Belgique, 1923
  • A. Verkooren, Inventaire des chartes et capitulaires des duchés de Brabant et de Limbourg et des Pays d'Outre-Meuse, tome IV, 1912
  • Bulletin du Conseil supérieur d'agriculture, tome I, Imprimerie J. Van Buggenhoudt, Bruxelles 1847
  • Jacques Logie, Les grands notables du premier empire dans le département de la Dyle, Fontes Bruxellae, 2013.(livre posthume)
  • Bulletins de l'Association familiale d'Argenteuil, documentation de la famille de Meeûs d'Argenteuil

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]