Famille de La Garde de Chambonas

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Famille de La Garde de Chambonas
Armes de la famille.
Armes de la famille : Famille de La Garde de Chambonas
Blasonnement d'azur au chef d'argent
Devise « Deus Rex Amici »
Période XIIe siècle-XXe siècle
Pays ou province d’origine Auvergne, Gévaudan
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France France
Fiefs tenus La Garde, Chambonas (marquisat, 1683), La Sablière, comté de Saint-Thomé, La Garde- Guérin
Demeures La Garde, Chambonas, Valon
Charges ministre (1792)
ambassadeur (1989, 1997, 2003)
Fonction(s) militaire(s) Maréchal de camp, Amiral
Fonction(s) ecclésiastique(s) Évêque de Lodève (1292),de Mende (1375), de Viviés (1650), chanoine principal de Brioude (1714)
Récompense(s) civile(s) Ordre de Saint-Michel (1), Légion d'honneur (3) et Ordre national du Mérite (3),

La famille de La Garde de Chambonas est une ancienne famille française originaire d'Auvergne et du Gévaudan.

Elle est maintenue dans sa noblesse le 9 novembre 1668 sur filiation prouvée remontant au XIIIe siècle, et éteinte par filiation masculine à la mort de Charles, cinquième et dernier marquis de Chambonas, le 7 août 1927.

La terre de Chambonas a été érigée en marquisat en 1683 en faveur de Louis-François de La Garde.

Le nom a été relevé, par décret de 1996, par les fils aînés des deux filles de Guy de La Garde de Chambonas (1887-1918), dernier du nom, engagé volontaire lors de la mobilisation de 1914, sous-lieutenant du 8e cuirassiers à pieds, mort pour la France le 30 mai 1918 à l'âge de 30 ans. Il existe donc désormais de cette famille deux nouvelles branches issues par les femmes :

  • Rollin de La Garde de Chambonas
  • Azaïs de La Garde de Chambonas

Principales personnalités[modifier | modifier le code]

Histoire et généalogie[modifier | modifier le code]

La généalogie établie par Viton de Saint-Allais dans son le Nobiliaire universel de France et Louis de La Roque dans lArmorial de la noblesse du Languedoc mentionnent les faits suivants, à remettre dans le contexte de la parérie de La Garde, c'est-à-dire l'existence d'une confrérie d'hommes d'armes qui tenaient leur pouvoir local de l'évêque et qui s'étaient associés au sein du château de "La Garde - Guérin" pour contrôler la haute vallée de l'Allier. On voit encore de nos jours, dans la région de Langogne (50 km au sud du Puy en Velay), la tour restaurée et le village construit avec les pierres du Château.

  • Gaucelin de La Garde, (mort en 1411, seigneur de La Garde, qui épouse une demoiselle issue d'une famille très ancienne du Gévaudan[1], Philippe de Moulette, originaire de Pourcharesses, fille de Jean Molette, seigneur de Morangiès et de Jeanne de Peyrebesse[2]. On leur connaît deux fils : Guillaume, marié à Françoise de Malbosc, dont on ignore la postérité, et Pierre de La Garde, qui suit :
  • Pierre de La Garde, seigneur de La Garde, marié le 14 avril 1455 à Catherine de Fraissinet, fille d'Arnaud del Puech, seigneur du Fraissinet et de Chavagnac, originaire de Dienne ou de de Fontanes, selon les sources, et de Jeanne de Gironde. On leur connaît six enfants :
    • Raymond de La Garde, qui suit.
    • Armonde de La Garde, mariée avec Raymond de Monjou (ou Montjoie)
    • Guillaume de La Garde
    • Helix de La Garde
    • Claude de La Garde
    • Miracle de La Garde
  • Raymond de La Garde, seigneur de La Garde, épouse Anthelme de Castrevieille, qui lui donne un fils:
  • Baptiste de La Garde, seigneur de Chambonas, marié le 18 mai 1518 à Simone Héralh, fille de Jean Heralh, seigneur de Brisis (paroisse de Ponteils dans le diocèze d'Uzès), et de Louise de Merle (de Chazeaux), dame de Planzolles. On leur connaît trois enfants:
    • Claude Gabrielle de La Garde, mariée d'abord à Étienne du Champ, puis en secondes noces en 1573 à Jean d'Allègre.
    • Georges de La Garde marié en 1525 avec Claude de Langlade, dont une fille Marguerite mariée en 1577 avec Antoine de Sabran, seigneur de Beaudinar.
    • Nicole, mariée à Bernard de Chanaleilles.
    • Noël de La Garde, qui suit;
  • Noël de La Garde, épouse Louise Chastel de Condres, d'où
    • Henri, qui suit;
    • Jacqueline, mariée le 29 avril 1579 julien avec Jacques Chambon
  • Henri de La Garde se marie d'abord en 1577 avec Marguerite de La Borne, fille de Pierre, seigneur de Ligonès et de Chambonas, et de Louise d'Audibert de La Farelle, qui lui donne un fils, Jacques de La Garde, dont la postérité s'éteint au XIXe siècle ; et en secondes noces en 1579 Gabrielle de Molette, fille de Claude, seigneur de Morangiès, et de Françoise de Grimoard du Roure.D'où la branche éteinte en 1927. Il possédait une maison noble à Chambonas qu'il fit fortifier, et fut un adversaire impitoyable des cavinistes pendant le règne de Louis XIII qui le fit chevalier de l'Ordre de Saint-Michel.
  • Antoine II de La Garde de Chambonas, leur fils, parvient à acquérir la seigneurie de Chambonas, de la famille de Borne, pour le prix de 1156 livres et 19 sols. Il acheta aussi la seigneurie de la Sablière de Jacques du Roure le 4 mars 1632[3]. Il eut pour fils :
    • Louis-François, qui suit;
    • Henri-Joseph, qui suit son aîné;
    • Claude, seigneur de Malbosc, dont branche secondaire[réf. nécessaire]
  • Louis-François de La Garde qui épousa le 19 août 1629 Charlotte de La Baume, sœur de l'évêque de Viviers, fille de Rostang, comte de La Suze et de Catherine de Grolée. Ils eurent trois autres fils :
    • Louis-François II de La Garde de Chambonas, premier marquis de Chambonas, par lettres patentes de Louis XIV datées de 1683, marque l'apogée de la famille. Selon une lettre qu'il écrivit en 1672, le château actuel avait déjà ses quatre tours. Il mourut sans postérité en 1710, et ce sont son neveu et son frère qui lui succèdent.
    • Charles-Antoine de La Garde, (1636-1713) grand-vicaire de son oncle de La Baume, puis évêque de Lodève et coadjuteur, puis évêque de Viviers (1692-1713)[4],[5]
    • Charles de La Garde, comte de Saint-Thomé, qui épouse Marie-Victoire de Rochefort d'Ailly, meurt en 1686 en laissant deux fils, Louis-Anet de La Garde, qui hérite en 1710 de son oncle le Marquis de Chambonas, et Charles-Auguste. Le premier épouse en 1720 à Lyon Françoise des Gentils. Leur fils Antoine-Astorg de La Garde de Chambonas, épouse en 1751 à Allanche en Haute-Auvergne Marie-Madeleine de Dienne, fille et héritière de François de Dienne, comte de Cheyladet, d'Allanche, du Cheylard et d'Ally, et de Marie-Rose-Philippe de La Vaissière de Cantoinet. De cette nouvelle alliance avec la famille de Dienne, seules trois filles auront une descendance, ce qui met fin à la branche aînée de la famille de La Garde.
  • Henri-Joseph de La Garde de Chambonas, le troisième fils, avait épousé en 1705 Charlotte de Fontanges, fille de Jean Louis de Fontanges (1612-1656), seigneur d'Auberoque et de Gasparde-Henriette d'Espinschal, qui avait hérité en 1693 du Château de Valon en Carladès de son frère aîné mort sans alliance. Elle était dame d'honneur de la duchesse du Maine et dut subir à partir de 1718 une partie de sa disgrâce après conspiration de Cellamare. C'est à son beau-père qu'a été vendu le fief et le château de Lagarde à Leucamp, puisqu'en 1674, M. de Fontanges d'Auberoques en était seigneur, et qu'il le revendit pour 40 000 livres au seigneur de Saignes et de Parlan, c'est-à-dire à Louis III de La Garde de Saignes, fils de René de La Garde et de sa tante Antoinette de Fontanges-Auberoques. Lui-même prit la succession de son frère au château de Chambonas où il s'installa et fit réaliser les jardins que l'on peut encore voir aujourd'hui, et mourut en 1729, en laissant un fils pour lui succéder :
  • Scipion de La Garde de Chambonas, marié d'abord en 1722 à Claire-Marie de Ligne, et en secondes noces en 1740 avec Marie de Grimoard de Beauvoir du Roure, une des familles les plus considérable de l'Auvergne et du Gévaudan. En 1745, il vend le Château de Valon, et l'année suivante il est fait maréchal de camp. Il eut de son second mariage un fils:Il est un des principaux fondateurs de "l"Ordre de la Félicité" calqué sur les modes maçonniques et d'inspiration libertine à la mode de ces temps où souvent la noblesse ne donnait guère l'exemple de la vertu.
  • 'Scipion Charles Victor Auguste' de La Garde de Chambonas[6], dernier Chambonas né à Chambonas le 15 mai 1750 qui épousa le 4 mai 1774 Aglaé de Lespinasse-Langeac (1756-1788), une fille naturelle de Louis Phélypeaux de Saint-Florentinn, duc de La Vrillère et ministre de la Maison du Roi, dont il se sépara avec beaucoup de scandale pour divergences d'opinions politiques. C'était un original de ce temps, très imbu de philosophisme, franc-maçon, qui animait avec le Duc de Bouillon un ordre de fantaisie créé par son père, celui de la Félicité, dont ils étaient alternativement grand-maîtres. Il adhéra bien sûr aux idées de la Révolution, et devint ministre des affaires étrangères de Louis XVI en 1792, déclara la Patrie en danger à l'Assemblée Nationale, puis émigra à Londres où il contracta d'énormes dettes et fut mis en faillite en 1805, condamné à une amende et à une peine de prison. Il rentra en France à la Restauration après avoir lancé de Londres le 4 mai 1815 un appel aux habitants des Cévennes et du Vivarais à se rallier à Louis XVIII[7]. Il mourut dans la plus grande gêne à la maison de retraite de Sainte Périne, alors à Chaillot, le 19 janvier 1830. Il est inhumé au cimetière du Nord (actuel cimetière de Montmartre).
  • Aloph (ou Alphonse) de La Garde de Chambonas, (20 juillet 1778-30 mars 1860) son fils, contrôleur des droits réunis à Ambert en Basse-Auvergne, dut vendre le Château de Chambonas le 1er février 1808 à Charles-François de Chanaleilles, ancien chevalier de Malte, baron de l'Empire, élevé en 1818 au rang de marquis par Louis XVIII (la possession d'une terre dans la région du berceau de la famille a pu être, du moins en partie, déterminante[réf. nécessaire]).
  • Pierre Victor Ernest de La Garde de Chambonas, chef de nom, Capitaine de Vaisseau, (Clermont-Ferrand 2 février 1807 - Angers 30 décembre 1859); il épouse en décembre 1849, Georgine Louise Marie Estelle Liégeard, née à Angers le 25 août 1819 et mort à Paris en 1904, fille du baron Jean Xavier (de) Liégeard et de Marie Justine Cotty (mariés à Versailles le 22 août 1811), dont suit
  • Charles Marie Scipion de La Garde, comte puis, à la mort de son grand-père, marquis de Chambonas (Angers 9 novembre 1850 - La Soloire, près Saint-Brice, Charente 7 août 1927). Il épouse le 12 mai 1879, Marie Zénobie, dite Hélène Rochereau de La Sablière (Paris 13 mai 1857 - Paris, 8 août 1902), dont
  • Scipion Marie Guy de La Garde, comte de Chambonas, né à Paris le 9 décembre 1887. Engagé volontaire en 1914, blessé en 1915, Croix de guerre 1914-1918 avec palmes et quatre citations, il atteint le grade de sous-lieutenant avec rang de chef de compagnie au 8e régiment de cuirassiers (à l'époque une unité d'infanterie). “Mort pour la France” le 30 mai 1918 à Villers-la-Fosse (près Juvigny, Aisne) sur le champ de bataille où il fut laissé grièvement blessé puis inhumé sur place par l'ennemi. De son mariage en 1913 avec Josèphe-Yvonne Hériard, il n'avait que deux filles.
    • Jacqueline de La Garde de Chambonas (1914-1992) mariée en 1936 avec Xavier Rollin (1905-1981)
    • Bibiane de La Garde de Chambonas (1918-1995) mariée en 1938 avec Bernard Azaïs (1914-1996)

Postérité[modifier | modifier le code]

Par décret du Premier ministre pris en 1996, en référence à la loi de 1923 relative au relèvement des noms illustres éteints au cours de la Première Guerre mondiale[réf. nécessaire], les deux aînés des deux branches ont été autorisés en raison des circonstances du décès de leur grand-père et de l'illustration de cette famille à relever ce nom afin de prolonger le lignage. D'où l'existence de deux nouvelles branches formées à partir de la descendance directe, par les femmes, de Guy de Chambonas :

  1. Famille Rollin de La Garde de Chambonas
  2. Famille Azaïs de La Garde de Chambonas

Héraldique[modifier | modifier le code]

French heraldic crowns - marquis v2.svg
Armes de la famille de La Garde de Chambonas

d'Azur au chef d'argent

Sa devise est : « Deus Rex Amici » (« Dieu, le Roi, les Amis »)

Alliances[modifier | modifier le code]

Ses principales alliances sont avec les familles de Balathier, de La Baume, de Bérard de Montalet, de Borne, de Castrevieille, du Champ de Plantade, de Chauméjan, de Dienne, de Fontanges, de Grimoard de Beauvoir du Roure, Hérail de Brisis, de Larcher, de Lastic-Fournel, de Lespinasse, Liégeard, Hériard, de Ligne, de Molette de Morangiès, de Montmorillon, de Nicolaï, du Puy de Dienne de Frayssinet, de Rochefort d'Ally, Rochereau, de La Rodde, de Vachier,

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Arrestée au XIIe siècle, elle pourrait être originaire de La Molette en Auvergne (63).
  2. Armorial du Gévaudan.
  3. Jacques Schetzel, cité par Michel Riou, Ardèche, terre de châteaux
  4. Catholic hierarchy : Mgr Charles-Antoine de La Garde de Chambonas
  5. Charles-Antoine de La Garde de Chambonas, évêque et comte de Viviers, de 1692 à 1713, « prince de Donzère et de Châteauneuf du Rosne, baron de Largentière, seigneur des villes de Bourg (aujourd'hui Bourg-Saint-Andéol) et Villeneuve de Berg, abbé commendataire de l'abbaye de Mazan, conseiller du roy en ses conseils  » (Sandret, Revue nobiliaire, héraldique et biographique, VI, p. 35-36). Le 18 septembre 1694, c’est lui qui ordonne prêtre dans la chapelle du palais épiscopal de Bourg-Saint-Andéol, l’ardéchois Pierre Vigne (béatifié à Rome le 3 octobre 2004). En 1700, c'est lui qui se porte acquéreur d'une charge de maire (1692 : les offices de Louis XIV et 1700 : Mémoire d'Ardèche). En 1986, c'est son lointain successeur, Mgr Jean Hermil, évêque de Viviers de 1965 à 1992, qui procède à un échange historique avec le maire de la cité : il lui cède son palais épiscopal contre sa mairie...
  6. Gerhard Wolf, « Le marquis Scipion de Chambonas, ministre des Affaires étrangères de Louis XVI », Annales historiques de la Révolution française, vol. 259, no 259,‎ 1985, p. 25-45 (lire en ligne)
  7. le document original conservé aux archives du ministère des affaires étrangères s'intitule "un seul Dieu! Un Roi, un Bourbon" et surtitré "adresse aux habitants des Cevennes et du Vivarais, en Languedoc"

Articles connexes[modifier | modifier le code]