Famille d'Estaing

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La famille d'Estaing est l'une des familles nobles les plus considérables du Rouergue. Originaire d'Estaing, dans l'Aveyron où la châtellenie est attestée depuis le début du XIe siècle[1].

Elle est éteinte depuis 1794, date du décès de l'amiral Charles-Henri d'Estaing.

Sommaire

[modifier] Histoire

En 1214, à la bataille de Bouvines, Déodat, dit Tristan, aurait sauvé la vie du roi Philippe Auguste et lui aurait donné son cheval. En témoignage de sa reconnaissance, le roi lui aurait accordé le droit d'adopter les armes de France, en conservant toutefois le chef d'or qui couvrait ses armes anciennes[2]. Des travaux récents considèrent que ces faits sont légendaires.

Cette famille fut reçue aux Honneurs de la Cour en 1750.

[modifier] Principaux membres

[modifier] Derniers d'Estaing

À la fin du XVIIIe siècle, toutes les branches de la famille d'Estaing descendaient d'un seul ménage: Jean d'Estaing (°/1540-1621), seigneur de Val, avait épousé en 1580 Gilberte de la Rochefoucauld (1560-1623), dame de Ravel, ils eurent quatre fils :

  • François II d'Estaing, qui fait la branche des comtes de Ravel pendant 3 générations jusqu'à :
  • Père Louis d'Estaing, grand aumônier de France;
  • Jacques d'Estaing (+1657), seigneur de Terrisse, marié à Catherine du Bourg, dame de Saillant, dont sont issus, après 4 générations :
  • 4° L'Abbé Charles d'Estaing (ca1595-1661), seigneur de Cheylade, chevalier profès de Saint-Jean-de-Jérusalem. Il meurt en 1661 avec une réputation de débauché, mais sans avoir reconnu ou doté aucun enfant naturel. Cependant, la généalogie Giscard d'Estaing lui attribue la paternité d'un Joachim Destaing, qui se prétendait noble et seigneur de Réquistat, bien qu'on ne possède aucun acte de naissance ou autre le concernant, en dehors de la mention de sa condamnation par défaut comme usurpateur de la noblesse le 5 mai 1667[3].

[modifier] Autres familles Destaing ou d'Estaing

[modifier] Destaing du Cantal

Famille notable de robe, établie dans le Carladès, avec des alliances nobles depuis le début du XVIe siècle, qui se termine avec :

  • Zacharie Destaing (Aurillac1764-Paris1802), général, fils de Pierre Destaing et de Marie-Gabrielle Delzons, descendant à la 7e génération de :
    • Jehan Destaing, sieur de Labouygues, notaire royal à Marcolès, dans le Cantal, et de Souveraine de Chivialle.

Elle pourrait être un rameau de la famille d'Estaing.

[modifier] Destaing dits de Réquistat

Famille ni noble ni notable, qu'on croit originaire de Réquistat, hameau du Puy-de-Dôme. À la suite d'une requête, la famille Giscard a été autorisée en 1922 à ajouter à son patronyme celui de "d'Estaing". En effet :

  • Edmond Giscard (1894-1982) est un descendant :
    • à la 10e génération de Joachim Destaing, sieur de Réquistat, (né vers 1610 en un lieu inconnu, décédé à une date inconnue), qui pourrait être un bâtard de l'abbé Charles d'Estaing précité (ca1595-1661)[4]
    • à la 4e génération de Lucie Madeleine d'Estaing (Saint-Babel 1769-1844).

[modifier] Châteaux

[modifier] Notes et références

  1. Première mention en 1028.
  2. "Merveilles des châteaux d'Auvergne et du Limousin" ouvrage collectif (Réalités Hachette, 1971, p.23)
  3. Christian du Passage, Histoire et généalogie, 160-266, octobre 2001
  4. Selon Joseph Valynseele, dans son ouvrage Les présidents de la République et leur famille

[modifier] Bibliographie

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

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