Famille d'Adhémar

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(d') Adhémar
Azémar
Asémar
Image illustrative de l'article Famille d'Adhémar
Armes
Blasonnement D'or, à trois bandes d'azur[1],[2].
Devise « Plus d'honneur que d'honneurs[1],[2] »
Branches Monteil
Grignan
Lombers
La Garde
Cransac
Panat
Lantagnac
Période Xe siècle-XXIe siècle
Pays ou province d’origine Provence
Drapeau du Dauphiné Dauphiné
Drapeau du Languedoc Languedoc
Allégeance Pavillon royal de la France.svg Royaume de France
Preuves de noblesse
 - Admis aux honneurs de la Cour 1765 et 1772

La maison d'Adhémar a été une illustre et ancienne famille de la noblesse du Dauphiné (haute Provence), issue peut-être des comtes de Valentinois ou de Royans au Xe siècle[réf. nécessaire]. Elle fut au Moyen Âge l'une des plus puissantes de sa province. Des généalogies très fantaisistes la font descendre d'un Lambert Adhémar, époux de Madeleine de Bourgogne et nommé duc de Gênes par son oncle Charlemagne. Sa seigneurie comptait au XIIe siècle une trentaine de châteaux.

Généralités[modifier | modifier le code]

La famille Adhémar a possédé les seigneuries de Monteil, Grignan, Lombers, La Garde, Cransac, Panat, Lantagnac, etc. Elle compte plusieurs fois parmi les ascendances de Charles Quint, Louis XIV, etc. et, par conséquent, de toutes les familles royales et impériales, régnantes et non régnantes, d'Europe.

La famille des Adhémar de Monteil a tenté d'instaurer en Valdaine une principauté territoriale qui aurait eu pour capitale Montélimar - Montilium Adhemarrii - dont le nom est probablement issu du comte Adhémar qui vivait au XIe siècle et qui est probablement le fondateur du premier château - château de Château Vieux[Note 1] - qu'il érige sur la hauteur dominant l'antique site d'Acunum[Note 2],[3].

Cette famille, sans doute originaire du Royans, assied peu à peu on autorité sur la région montilienne sur laquelle elle règnera jusqu'au XIIIe siècle.

Les Adhémar, au XIe siècle, vont construire autour de leur fief de nombreux châteaux stratégiques: Savasse, Rochemaure, Monteil, Allan attesté dès 1138, Châteauneuf, La Garde, Grignan, manoir féodal à Saint-Paul-Trois-Châteauxetc... Au XIIe siècle, ils font construire leur palais de Monteil sur le plateau de Narbonne à la place du vieux château.

Vers 1198 la seigneurie de Monteil est détenue en indivision par trois cousins: Giraud V Adhémar de Grignan, Lambert Ier Adhémar de La Garde et Giraud Adhémar de Rochemaure, et comptera à son apogée une trentaine de châteaux.

Le pape Innocent III excommunia le 15 avril 1212 les deux cousins Giraud V de Grignan et Lambert de La Garde pour avoir, entre autres, pactisé avec Raymond VI lors de la croisade contre les Albigeois[4]. Mais la famille Adhémar de Monteil resta fidèle au catholicisme pendant les guerres de religion.

À la fin de l'Ancien Régime, un comte Jean-Balthazar d'Adhémar fut ambassadeur à Bruxelles puis à Londres, mais son appartenance à la vénérable maison des Adhémar de Monteil est pour le moins équivoque.

Les Origines[modifier | modifier le code]

Controversées[modifier | modifier le code]

Les Adhémar, premiers comtes d'Orange[modifier | modifier le code]

Pour Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles, aurait vécu en l'an 1000 un Giraud Adhémar Ier, premier comte d'Orange, ayant eu deux fils:

  • Giraud-Hugues, premier baron de Grignan et premier seigneur de Monteil dont il sera question plus loin et
  • Rambault, l'aîné, deuxième comte d'Orange en 1040.

Ce Rambault serait donc le deuxième représentant d'une lignée assez courte des Adhémar, comtes d'Orange, avec de père en fils aînés:

Avérées[modifier | modifier le code]

Selon Joseph Cyprien Nadal, à l'aune des historiens sérieux, la filiation de la maison Adhémar ne peut être attestée qu'à partir du premier baron de Grignan: Hugues Adhémar, seigneur de Monteil et vicomte de Marseille. Entre 1032 et 1045, après une jeunesse consacrée à la gloire de la carrière des armes, il se marie avec Marthe de Toulouse et se fixe dans sa baronnie de Grignan. Il aura, entre autres, cinq garçons [5]:

  • Giraud Ier, l'aîné, mort en 1095, sera le deuxième baron de Grignan à partir de 1077.
  • Adhémar, après un début de carrière militaire, sera chanoine de Valence puis évêque du Puy en 1087; lors du concile de Clermont, il prêchera aux côtés du pape Urbain II la première croisade[6] à laquelle il participera en tant que légat apostolique avec son frère Guillaume et ses quatre neveux, fils de Giraud Ier: Lambert (troisième baron de Grignan) mort en 1099 sous les murs de Jérusalem, Giraud II (quatrième baron de Grignan), Giraudet à l'origine de la branche cadette des seigneurs de La Garde, et Giraudonnet mort lui aussi en 1099 sous les murs de Jérusalem, après son oncle Adhémar victime de la peste le 1er août 1098 à Antioche.
  • Gaucher, moine, puis abbé de Notre-Dame-d'Aiguebelle-de-Montjoyer, première du nom. En effet cette première abbaye Notre Dame d'Aiguebelle fut fondée en 1045 par le premier baron de Grignan, Hugues Adhémar, pour son fils Gaucher, avec l'assentiment et sur les terres de son voisin le seigneur de Rochefort, dans la forêt de Montjoyer. Elle fut consacrée le 25 mars 1045 par Odalric III, évêque de Saint-Paul-Trois-Châteaux[7]. Soumise aux vicissitudes guerrières de l'époque, elle fut abandonnée en 1137 et refondée non loin de là sur la terre de Réauville par Gontard Loup, seigneur de Rochefort[8]. Elle subsiste encore de nos jours au même endroit, mais dépend administrativement de la commune de Montjoyer, ce village ayant été bâti depuis sur le site de la première abbaye.
  • Hugues, époux d'Agathe de Foix, recevra en apanage la ville de Lombers et sera à l'origine de la branche languedocienne des Adhémar seigneurs de Lombers-en-Albigeois.

Descendance[modifier | modifier le code]

L'illustre famille des Adhémar a donné naissance à quatre branches principales[9]:

  • la branche aînée des barons puis comtes de Grignan, éteinte en 1559 par défaut d'héritier mâle, le nom étant relevé par un membre de la maison de Castellane pour donner naissance à la maison de Castellane-Adhémar
  • la branche des seigneurs de La Garde, éteinte en 1528 pour la même raison
  • la branche des seigneurs de Rochemaure avec deux séries successives, l'une éteinte en 1296, l'autre lui succcédant et disparue des actes officiels dès 1361
  • la branche des seigneurs de Lombers-en-Albigeois dont des descendants sont attestés au moins jusqu'au XIXe siècle.

Les Adhémar, barons de Grignan[modifier | modifier le code]

  • 01 Hughes, père fondateur de la dynastie, baron en 1045, mort entre décembre 1076 et avril 1077 (testament le 3 décembre 1076, confirmé par sa veuve Marthe de Toulouse le 3 mai 1077[10])
  • 02 Giraud Ier, 1077, mort en 1095
  • 03 Lambert, 1095, fils du précédent, mort en 1099 devant Jérusalem, sans postérité
  • 04 Giraud II, 1099, frère de Lambert, mort entre 1120 et 1121
  • 05 Giraud III, 1121
  • 06 Giraud IV, 1164
  • 07 Giraud V
  • 08 Giraud VI, mort en 1230, lègue sa baronnie à son neveu Giraudet, fils de Giraudet, seigneur de Nyons
  • 09 Giraudet, mort en 1240 sans postérité, neveu de Giraud VI
  • 10 Aimar, frère de Giraud VI, hérite en 1240 de son neveu
  • 11 Guillaume, dit le Gros, 1273, mort en 1283
  • 12 Giraud VII, 1283
  • 13 Giraud VIII, 1311
  • 14 Giraud IX, 1321
  • 15 Giraud X, 1360
  • 16 Giraud XI, mort en 1395 sans héritier
  • 17 Guyot, frère cadet de Giraud XI, mort vers 1420
  • 18 Giraud XII, mort en 1462, dont le 3e fils, Guillaume, devint évêque de St Paul-Trois-Châteaux en 1482
  • 19 Giraud XIII, 1470, mort sans postérité
  • 20 Gaucher, 1490, mort en 1519, frère du précédent
  • 21 Louis, 1519, mort en 1559.

Si Louis Adhémar de Monteil fut le dernier baron de Grignan, il en fut également le premier comte. En effet c'est grâce aux éminents services rendus auprès de François Ier puis d'Henri II que ce dernier érigea le 4 juin 1558 la baronnie de Grignan en comté en lui adjoignant les terres de Chamaret, Aleyrac et Clansayes[11].

Louis décédant sans héritier mâle le 19 octobre 1559[12], c'est le fils de Blanche Adhémar, sa sœur, et de Gaspard de Castellane, baron d'Entrecasteaux, héritier d'une autre illustre dynastie provençale remontant elle-aussi au XIe siècle, qui hérite du nom et des armes des Adhémar en obtenant du parlement de Toulouse l'annulation du testament de son oncle instituant comme légataire universel François de Lorraine, duc de Guise, et devient ainsi la souche d'une nouvelle série des seigneurs de Grignan sous le nom de Gaspard de Castellane-Adhémar de Monteil.

Les Castellane-Adhémar, comtes de Grignan[modifier | modifier le code]

  • Gaspard, 1559, mort en 1563
  • Louis, 1563, mort en 1598
  • Louis-François, 1598, mort en 1624
  • Louis-Gaucher, 1624, mort en 1668
  • François, 1668, mort en 1714, gendre de l'épistolière Madame de Sévigné.

Les Castellane-Adhémar ont aussi donné à la France plusieurs ecclésiastiques de haut-rang: fait rarissime, deux des fils du comte Louis-François, Jacques et François , puis deux des fils du comte Louis-Gaucher, Jean-Baptiste et Louis-Joseph, donc frères de François dernier comte de Grignan.

Les Adhémar, seigneurs de La Garde[modifier | modifier le code]

Fondateur de la première branche cadette, Giraudet, troisième fils de Giraud Ier, lui-même deuxième baron de Grignan, épouse le 18 avril 1104 Alix de Polignac, sœur d'Héracle, vicomte de Polignac. Ils auront deux fils: Guillaume-Hugues, deuxième seigneur de La Garde & Giraud, fondateur de la branche de Rochemaure.

  • 01 Giraudet
  • 02 Guillaume-Hugues
  • 03 Lambert Ier
  • 04 Hugues Ier, époux d'Alix de Belvèse
  • 05 Lambert II, testament en 1290, qui épouse sa cousine Méraude dernière représentante de la première série des seigneurs de Rochemaure et dont le quatrième fils, Giraud-Adhémar, héritera du titre et des terres de Rochemaure; .
  • 06 Hugues II
  • 07 Hugues III dont le fils Aymar-Adhémar sera évêque de Metz en 1327 et mourra à Metz le 12 mai 1361.
  • 08 Lambert III
  • 09 Hugues IV
  • 10 Lambert IV, mort sans postérité en 1424, fils de Hugues IV
  • 11 Louis, frère du précédent
  • 12 Hugues dit Gouver
  • 13 Charles
  • 14 Christophe
  • 15 Louis, baron de La Garde, tué par les Suisses lors des guerres italiennes de François Ier
  • 16 Antoine, frère du précédent

Ce dernier représentant de la lignée meurt dans le Milanais à la tête de son armée sans autre héritier que son épouse Geneviève Odoard qui cède biens et titres à son cousin par alliance Louis Adhémar de Grignan qui en fait donation le 23 juillet 1543 à Antoine Escalin, le célèbre capitaine Paulin.

Les Adhémar, seigneurs de Rochemaure[modifier | modifier le code]

Deux séries de filiation toutes deux issues de la branche de La Garde.

La première commence en 1140 avec Giraud de Rochemaure, deuxième fils de Giraudet de La Garde, premier seigneur de La Garde depuis 1095, et s'éteint en 1296 ou 1316 avec une fille: Méraude:

  • Giraud Ier, épouse Tiburge Pelet d'Alais
  • Giraud II, épouse en 1232 Méraude de Bauvoir
  • Giraud III, mort en 1291
  • Giraudet (substitué à son frère aîné Giraud IV pré-décédé) mort sans héritier en 1296 ou 1316.

Méraude, sœur de Giraudet, en épousant son cousin Lambert II de La Garde permet à leur quatrième enfant d'hériter directement de la seigneurie de Rochemaure sous le nom de Giraud Ier et d'initier la deuxième série qui disparait des actes officiels à partir de 1361 et comprend:

  • Giraud Ier dont le deuxième fils Hugues Adhémar sera évêque de Saint-Paul-Trois-Châteaux en 1328
  • Giraud II dont le fils Amédée sera évêque de Grasse en 1363
  • Giraud III, mort en 1360 en laissant un enfant en bas-âge et donc sous la tutelle de sa mère Tassette des Baux
  • Giraud IV, mort sans héritier après avoir testé le 7 mars 1410 et dont les archives ne parlent plus à partir de 1361, sa mère ayant négocié l'abandon de sa suzeraineté pour un tiers sur la ville de Monteil[13].

Les Adhémar, seigneurs et barons de Lombers-en-Albigeois[modifier | modifier le code]

La branche cadette, Adhémar de Lombers puis de Cransac, a donné les branches de Cransac, de Panat et de Lantagnac encore représentées de nos jours mais dont les preuves, sans être pour autant réfutées, furent cependant discutées en raison de la fréquence du patronyme Ad(h)émar : "Même ambiguïté pour Adémar de Villeneuve, dont le prénom a pu devenir le nom d'une grande famille du Rouergue sans lien avec celle du Dauphiné malgré les prétentions de certains vieux généalogistes. (...)"[14].

Principales personnalités[modifier | modifier le code]

Les ecclésiastiques[modifier | modifier le code]

Les militaires[modifier | modifier le code]

  • Gaspard Adhémar de Lantagnac, lieutenant du roi à Montréal (Québec) le 23 mai 1749 ;
  • Jean-Balthazar d'Adhémar (on trouve aussi Azémar) de Montfalcon (1736–1790), militaire et diplomate français

Les politiques[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Galerie de portraits[modifier | modifier le code]

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Généalogie[modifier | modifier le code]

Alliances[modifier | modifier le code]

La famille d'Adhémar s'est alliée aux :

Châteaux, seigneuries, terres[modifier | modifier le code]

Il existe un château des Adhémar à Montélimar, un hôtel d'Adhémar de Cransac à Avignon, un hôtel d'Adhémar de Lantagnac à Menton, un hôtel d'Adhémar de Panat à Rodez et un palais d'Adhémar à Bayreuth.

La famille possédait aussi le château de Rochemaure et le château de Grignan; la branche rouergate de Panat y possédait le château seigneurial. On peut enfin citer l'Hôtel d'Adhémar de Lantagnac à Menton.

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Nous pouvons citer, comme fiefs seigneuriaux des Adhémar :

Armes, blasons, devises[modifier | modifier le code]

Les armes primitives de la famille sont « d'or à trois bandes d'azur ». En France, elle porta également « de gueules à la tour d'or donjonnée de trois tourelles du même » (provenant de la maison de Castellane). Les armes actuelles sont « parti de France ancien et de Toulouse ; sur le tout, d'or à trois bandes d'azur, avec comme cimier un lion issant au naturel, tenant une banderole inscrite des mots "lancea sacra" ». Leur devise, « plus d'honneur que d'honneurs », est, encore une fois, celle des Castellane (écrite en provençal).

Image Armoiries de la famille
Blason fr famille Adhémar de Monteil (Vivarais).svg Armes primitives (Adhémar de Monteil)

D'or, à trois bandes d'azur[15],[1],[2].

On trouve aussi les armes antique brisées d'un filet brochant en barre[1].

Blason famille fr Azémar de Panat.svg Azémar de Panat ou Adhémar de Panat

D'or, à trois fasces de gueules.[16]

Blason à dessiner.svg
Adhemar de Lombers.svg
Adhémar de Mon(t)falcon

Écartelé de France ancien et de Toulouse, à la bordure engreslée d'argent chargée de trois croissants de sable, et acc. en chef d'un lion d'or, armé et lampassé de gueules[1]

Ou 
Parti: au 1, d'azur, semé de fleurs-de-lis d'or; au 2, de gueules, à la demi-croix de Toulouse d'or, mouv. du parti. Sur le tout d'or à trois bandes d'azur[1],[17] (armes également portées par les Adhémar de Panat, de Pierrelatte et de Lombers[1].).
Nuvola apps important square.svg

Différences entre dessin et blasonnement : le 2 devrait être de gueules, à la demi-croix de Toulouse d'or, mouv. du parti.


Blason à dessiner.svg Adhémar de Monteil

Écartelé : au 1, d'or, à trois bandes d'azur, (Adhémar) ; au 2, de gueules, au château donjonné de trois tours d'or (Castellane) ; au 3, de gueules, au lion d'argent, la queue nouée, fourchée et passée en sautoir, au canton d'hermine; au 4, de gueules, à la croix alaisée d'or, cantonnée de quatre quintefeuilles du mesme[1].

Blason Adhémar de Grignan.svg Adhémar de Grignan

Écartelé: aux 1 et 4, d'or, à trois bandes d'azur (Adhémar); aux 2 et 3, de gueules, au château d'or, sommé de trois tours du même (Castellane)[1],[18].

Blason Adhémar de La Garde.svg Adhémar dit « de La Garde »

De gueules, à trois croix cléchées et pommetées d'or[1]. La croix des armoiries figure comme différent sur les florins d'or d'Étienne de La Garde, archevêque d'Arles[1].

Blason à dessiner.svg Adhémar de Trilles

Écartelé: aux 1 et 4, d'or, à trois bandes d'azur (Adhémar) ; au 2, d'argent, à la croix de gueules, (république de Gênes) ; au 3, d'azur, à une bande, acc. en chef d'une rose et en pointe d'une fleur-de-lis, le tout d'or[1].

Blason Pierre Melchior d'Adhémar.svg Azémar (d')

D'azur à la bande d'argent chargéede trois croissant de sable et senestrée d'un lion rampant d'or[19].

Ornements extérieurs Barons de l'Empire français.svg
Blason à dessiner.svg
Jean-Baptiste-Pierre Melchior d'Azémar (1740-1821), préfet du Var, baron d'Azémar et de l'Empire (décret du 15 août 1810, lettres patentes du 23 décembre 1810 signées à Paris),

D'azur à une bande d'argent chargée de trois croissants de sable et senestrée en chef d'un lion contrerampant d'or ; au franc-quartier des barons préfets[20].

Devise & cri[modifier | modifier le code]

Devise 
« Plus d'honneur que d'honneurs[1],[2] »

« La devise "Plus d'honneur que d'honneurs" a pour corps les trois bandes des armoiries d'Adhémar. La bande, dans les pièces honorables de l'écu, symbolise l'écharpe du chevalier. Or dans la Rome antique, comme plus tard dans les Gaules, le collier, la ceinture, l'écharpe et l'anneau étaient appelés « honneurs ». On en dépouillait les traîtres et les félons[2] » ;

Cri 
« LANCEA SACRA » ((en français : « Lance sacrée »))

« Quant au cri Lancea sacra, nous le croyons inspiré par un épisode de la première croisade. La lance qui perça le côté de « Notre-Seigneur », retrouvée miraculeusement, fut portée au milieu d'une escorte choisie, à presque toutes les batailles, probablement par Adhémar de Monteil, l'illustre évêque du Puy-en-Velay, qui fut enseveli dans l'église Saint-Pierre d'Antioche, au lieu même où la Sainte Lance avait été découverte[2] ».

Sources[modifier | modifier le code]

  • Abbé Joseph Cyprien Nadal, Essai historique sur les Adhémar et madame de Sévigné, Valence 1858
  • Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles, généalogiste honoraire du Roi, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France, des grands dignitaires de la couronne, des principales familles nobles du royaume et des maisons princières de l'Europe, précédée de la généalogie de la maison de France, 12 volumes, Paris 1829
  • Charles Joseph Eugène Marquis de Boisgelin, Les Adhémar : généalogie. Première partie, Draguignan, Impr. de C. et A. Latil,‎ 1900, 28 cm, 336 p. (lien notice BnF?) - Les Adhémar : généalogie. disponible sur Gallica
  • Pierre-Georges Roy, La Famille Adhémar de Lantagnac, Lévis,‎ 1908, In-8°, 21 p. (lien notice BnF?)
  • Les papiers personnels de la famille d'Adhémar de Monteil, branches Grignan et La Garde sont conservés aux Archives nationales sous la cote 292AP[21]

Notes et Références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Fortalicium antiquem en 1337 et castrum vetus en 1384.
  2. Station routière gallo-romaine situé au droit du franchissement du Roubion sur la via Agrippa reliant Lyon à Arles et Marseille.
  3. Un Géralt Adhémar, succédant en 1080 comme comte d'Orange à Bertrand Ier, est connu pour avoir opiniâtrement réclamé et obtenu en 1084, du pape Grégoire VII, la dissociation des diocèses d'Orange et de Saint-Paul-Trois-Châteaux. Il est même possible qu'il ne fasse qu'un avec Giraud Ier de Grignan.
  4. Pour d'autres, issue de la famille des Baux voire d'une première maison des comtes d’Orange-Nice, elle serait l'épouse en premières noces de Giraud II.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, t. (tome 1 et 2), Gouda, G.B. van Goor zonen,‎ 1884-1887 « et ses Compléments », sur www.euraldic.com (consulté le 23 décembre 2011)
  2. a, b, c, d, e et f M. E. de Boceret, Devisaire breton,‎ 1890
  3. Action thématique programmée en archéologie métropolitaine : "inventaire des fortifications de terre" (groupe Rhône-Alpes), Château de Terre : de la motte à la maison-forte - histoire et archéologie médiévales dans la région Rhône-Alpes, juin 1987-décembre 1988, p. 55.
  4. Abbé Nadal, p.31
  5. Abbé Nadal, p.9 & 15
  6. Abbé Nadal, p.13
  7. Abbé Nadal, p.10 & 11
  8. Abbé Nadal, p.15 & 16
  9. Abbé Nadal, p.241
  10. Abbé Nadal, p.14 & 15
  11. Abbé Nadal, p.66
  12. Abbé Nadal, p.72
  13. Abbé Nadal, p.46 à 48
  14. Jacques Bousquet, Les noms les plus anciens des habitants de Rodez. Confréries et origines communales, Études aveyronnaises 2004 (recueil des travaux de la Société des lettres, sciences et arts de l'Aveyron), pages 179 à 207.
  15. Florentin Benoît d'Entrevaux, Armorial du Vivarais, 8, rue Ampère, Valence (Drôme), La Bouquinerie,‎ 2001, 495 p. (ISBN 2-910669-96-3)
  16. "Société des lettres, sciences et arts de l'Aveyron|Mémoires de la Société des lettres, sciences et arts de l'Aveyron" page 555
  17. Louis de La Roque, Armorial de la noblesse de Languedoc, Généralité de Montpellier, vol. 1-2, F. Seguin,‎ 1860 (lire en ligne)
  18. René Borricand, Nobiliaire de Provence : Armorial général de la Provence, du Comtat Venaissin, de la Principauté d'Orange..., vol. 3 vol., Aix-en-Provence, Borricand,‎ 1974-1976, 1739 p. (ISBN 9782853970020)
  19. L. d'Albiousse, Armorial de la ville d'Uzès, vol. In-8°, Nîmes, Impr. générale,‎ 1910, 278 p. (lire en ligne)
  20. « BB/29/968 page 153. », Titre de baron, accordé par décret du 15 août 1810, à Baptiste, Pierre, Melchior d'Azemar. Paris (23 décembre 1810)., sur chan.archivesnationales.culture.gouv.fr, Centre historique des Archives nationales (France) (consulté le 4 juin 2011)
  21. Archives nationales

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]