Famille Rodrigues-Henriques

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Image représentant deux personnes Cette page explique l’histoire ou répertorie les différents membres de la famille Rodrigues-Henriques.

La famille Rodrigues-Henriques est une famille juive française, originaire du Portugal, établie à Bordeaux, puis à Paris. Plusieurs de ces membres abandonneront la pratique de la religion juive.

Histoire[modifier | modifier le code]

Personnalités de la famille[modifier | modifier le code]

Benjamin Rodrigues-Henriques (1769-1838)[modifier | modifier le code]

Fils d'Abraham (1735-1800), banquier à Bordeaux, il est banquier à Bordeaux et à Paris, et fonda en 1808 à Paris, avec Isaac Patto, la Banque Rodrigues, Patto et Cie.

Il est le père d'Édouard (1796-1878) et de Henri (1798-1858).

Isaac Rodrigues-Henriques (1771-1846)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Isaac Rodrigues-Henriques.

Fils de Benjamin (1741-1832), négociant à Bordeaux, il est négociant, assureur, courtier et banquier à Bordeaux et Paris. Isaac Rodrigues joua un rôle important dans la destinée de la famille et de la banque Fould. Il accueillit les frères Pereire, ses neveux, lorsqu'ils s'installèrent à Paris, et les fit débuter dans sa banque.

En 1807, il est secrétaire du Grand Sanhédrin.

Il est le père d'Olinde (1795-1851) et d'Eugène Rodrigues (1807-1830). Sa fille Rachel épousera Émile Pereire (son cousin germain) et une autre Charles Sarchi.

Olinde Rodrigues (1795-1851)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Olinde Rodrigues.

Fils d'Isaac (1771-1846), il est mathématicien, banquier et réformateur social. Adepte des idées de Saint-Simon (1760-1825), dont il fut le principal disciple et l'héritier, il continue à défendre cet idéal socialiste après la mort de celui-ci.

Eugénie Foa (1796-1852)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Eugénie Foa.

Fille d'Alexandre-Isaac (1765-1834), banquier à Bordeaux, et d'Esther Gradis, elle est femme de lettres et romancière.

Édouard Rodrigues-Henriques (1796-1878)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Edouard Rodrigues.

Il est le fils de Benjamin (1769-1838). Financier, saint-simonien, mélomane et philantrope, Édouard Rodrigues est agent de change à Paris, associé dans sa charge à Ferdinand Moreau. Associé-commanditaire de Pleyel, Wolff & Cie, de la société Ernest Goüin et Cie, Edouard est administrateur de la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest, de la Compagnie du chemin de fer de Paris à Saint-Germain, de la Société de construction des Batignolles, du Crédit mobilier, de la Caisse d'Épargne, ...

Il est conseiller municipal de Rueil-Malmaison, commune où il se fait construire le château de Bois-Préau.

Ami de George Sand, ils tenurent une importante correspondance entre 1862 et 1876.

Marié à Sophie Lopes Henriques de Saa, philanthrope qui donna son nom à une rue de Rueil-Malmaison et belle-soeur de Henry Vieyra Molina, il est le beau-père du baron Gustave d'Eichthal, d'Ernest Goüin, de Henry Genuyt de Beaulieu et de Paul Roland-Gosselin.

Henri Rodrigues-Henriques (1798-1858)[modifier | modifier le code]

Fils de Benjamin (1769-1838), il est syndic des agents de change sur la place de Paris.

Eugène Rodrigues (1807-1830)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Eugène Rodrigues.

Fils d'Isaac (1771-1846), il est un penseur et saint-Simonien[1].

Hippolyte Rodrigues (1812-1898)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hippolyte Rodrigues.

Fils d'Alexandre-Isaac (1765-1834), banquier à Bordeaux, et d'Esther Gradis, il est agent de change à Paris, historien des religions et homme de lettres.

Il été membre fondateur et secrétaire de la Société scientifique-littéraire israélite, membre de la Société des gens de lettres et de la Société des compositeurs de musique.

Léonie Halévy (1820-1884)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Léonie Halévy.

Fille d'Alexandre-Isaac (1765-1834), banquier à Bordeaux, et d'Esther Gradis, elle épouse le compositeur Jacques-Fromental Halévy, dont elle eut Geneviève Halévy.

Elle fut une sculptrice, une collectionneuse d'art et salonnière.

Georges Rodrigues-Henriques (1830-1885)[modifier | modifier le code]

Fils de Henri (1798-1858), il est agent de change à Paris. Élève et ami de Corot, il est artiste-peintre.

Il épouse Lucie Étignard de la Faulotte et est le beau-père de Jean Roland-Gosselin et de Maurice Labrosse-Luuyt.

Eugène Rodrigues-Henriques (1853-1928)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Erastène Ramiro.

Fils de Jacob-Hippolyte (1814-1871), avocat à la cour impériale de Paris, il est bâtonnier de la cour d’appel de Paris en 1911.

Collectionneur et bibliophile, il est président du Club des Cent Bibliophiles de 1896 à 1928. Il est membre de la Société de reproduction des dessins de maîtres et de la Société des Amis des Livres.

Bibliographe sous le nom d’Erastène Ramiro, il signe notamment des ouvrages sur Félicien Rops et Louis Legrand dont il publie par ailleurs les Catalogues de l’œuvre gravé et lithographié.

Il fait plusieurs dons au Musée du Louvre.

Il est le beau-père de Guillaume Lerolle.

Jacques Rodrigues-Henriques (1886-1968)[modifier | modifier le code]

Fils de Gustave (1834-1883), banquier et courtier en bourse, et de Gabrielle Bernheim (1839-1915), remariée à Félix Vallotton, il est marchand d'art et collectionneur. Il est fondateur et directeur d'une galerie d'art située rue Bonaparte à Paris.

Stéphane Rodrigues-Henriques (1898-1997)[modifier | modifier le code]

Fils de Henri (1864-1941), ingénieur-centralien, et d'Emma Crépy-Scrive, il est centralien, ingénieur à la Société de construction des Batignolles et directeur technique de Citroën, ainsi que président-directeur général de la Compagnie du chemin de fer de Dakar à Saint-Louis, de la Compagnie générale de construction mécanique et de la Société africaine d'entrepôts industriels, et administrateur de la plusieurs sociétés (Compagnie continentale d'assurances, ...).

Il est officier de l'ordre national du Mérite et chevalier de la Légion d'honneur.

Il est le gendre de Maurice Quentin, président du Conseil municipal de Paris et du Conseil général de la Seine.

Autres membres[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

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Sources et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Siméon, La famille Rodrigues Henriques, 1998
  • Simón L. Altmann, Eduardo L. Ortiz, « Mathematics and Social Utopias in France:Olinde Rodrigues and His Times » (2005)
  • Rang-Ri Park-Barjot, « Édouard Rodrigues-Henriquès : un homme d'affaires de grande dimension », dans La Société de construction des Batignolles: des origines à la Première guerre mondiale, 1846-1914 (2005)
  • Jean Cavignac, « Les israélites bordelais: de 1780 à 1850 : autour de l'émancipation » (1991)
  • Hippolyte Rodrigues, « Papiers de famille »
  • Henri Loyrette, « Entre le théâtre et l'histoire: la famille Halévy, 1760-1960 » (1996)
  • Hubert Bonin, « Les Patrons du Second Empire : Bordeaux et la Gironde » (1999)
  • Hervé Le Bret, « Les propriétaires de Bois-Préau sous le Second Empire » (1997)
  • Guy Farguette, « Emile et Isaac Pereire: L'esprit d'Entreprise au XIXe siècle » (2001)
  • Alain Ruiz, « Présence de l'Allemagne à Bordeaux: Du siècle de Montaigne à la veille de la Seconde Guerre mondiale » (1997)
  • Christine Piette, « Juifs de Paris » (1983)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]