Famille Mottet

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Blason de la Famille Mottet.

Mottet (anciennement Moctey) vient du patois motta, motte, tertre, colline (celtique mutt, hauteur).

Claude Nicolas Mottet est seigneur de la Motte, officier dans la vénerie du roi, baron fieffé de l'abbaye Saint-Corneille. Cette famille qui n'est pas noble mais notable a fait l'objet d'une notice dans l’Annuaire de la noblesse de 1869 qui nous dit : Les Mottet sont une famille de Paris, que l'on retrouvera notable dans l'Île de France et dans le Vexin, puis à la Cour de Versailles. Une branche se fixera aux Indes, où Benoît Mottet de la Fontaine, fils du baron Claude Mottet, sera commissaire ordonnateur des établissements français. Benoît est député du Grand Orient de France[1], commissaire de la Marine, puis commandant et président du Conseil provincial de Chandernagor, préfet colonial (1803)[2], commissaire-ordonnateur des établissements français de l'Inde, président du Conseil supérieur à Pondichéry sous la Restauration, General Mottet de la Fontaine, Governor of Pondicherry[3]. Un article des Annales historiques de la Révolution française parle du baron Benoît Mottet de la Fontaine, gouverneur de Pondichéry[4].

Les Origines des Mottet[modifier | modifier le code]

Blason des Mottet en Provence et le Dauphiné au Moyen Âge.

La famille Mottet ou Mouttet, d’après les généalogies familiales et écrites [réf. nécessaire], serait originaire de Tarascon, en Provence[5]. Elle se divise en plusieurs branches. L’une d'entre elle reste en Provence, l’autre s’installe à Paris, Mantes, Compiègne et Versailles, et la dernière se fixe aux Indes.

Blason de Claude Mottet (1546-1590) qui de Tarascon va s'installer à Paris.

Pendant des siècles, les Mottet de Provence et du Dauphiné sont conseillers du roi, mariés à des filles de conseillers du roi.

Jean IV Motet est franc-archer de la ville de Paris, en 1595. Il est marié à Nicole Gosset. Elle est peut-être [réf. nécessaire] la fille Jean Gosset, avocat à la maîtrise des eaux et forêts de Villers-Cotterets en 1558. Ce qui expliquerait que la famille possède des biens dans ce terroir au siècle qui suit.

Louis Ier Mottet[modifier | modifier le code]

Louis Ier Mottet (1595-1693) est marchand, puis écuyer et contrôleur des finances. Filiations bretonnes, d'Henri de La Messelière, nous dit que les Mottet se fixent à Mantes-la-Jolie où ils occupent des fonctions dans l’administration royale. Veuf, Louis se remarie avec Marguerite Le Tourneur de Versoris (1607-1708) le 2 mars 1631, à Mantes-la-Jolie, paroisse Saint Maclou. Sa femme, Marguerite Le Tourneur de Versoris est d’une famille catholique. Elle est la fille de Frédéric (1567-1622), conseiller au parlement de Paris, et de Catherine Chaillou, fille de Pierre, secrétaire du roi, la petite-fille de Pierre Le Tourneur de Versoris, et l'arrière-petite-fille de Jean d’Alesso. Sa famille était au service des Guise. Elle meurt à 101 ans. Parmi les dix enfants qu'elle a eus de son mari :

Louis II Mottet de La Motte[modifier | modifier le code]

Blason des Mottet à Paris et à Mantes.

Louis II Mottet de La Motte, né le 1er janvier 1651, a été baptisé le même jour à Mantes (paroisse Saint Maclou). Il est élevé dans cette ville où la plupart des conseillers du roi au bailliage et siège présidial de Mantes sont de sa famille. Il a neuf frères et sœurs tous plus âgés que lui.

Très jeune, il part vivre à Paris chez sa sœur Catherine, mariée avec Rodolphe Le Couturier, seigneur de Charmincourt, écuyer, conseiller du roi au bailliage et siège présidial de Mantes, petit-fils du lieutenant-général de Mantes.

Sa mère meurt du fait d'une inondation, le 13 juin 1673 avec son mari. La garde des enfants mineurs de Rodolphe le Couturier et de Catherine Mottet ne lui est pas confiée, car il n’est pas marié[6].^

Blason des Herlaut

Louis II Mottet épouse une parisienne, Marguerite Herlaut de la Motte, en février 1683, à Saint-Germain-l'Auxerrois.

Blason des Mottet après ce mariage.

Son père se remarie en 1674 avec Antoinette de Lavaux, veuve de Pierre Moreau, important négociant en bois parisien.

Acte signé par Louis II Mottet de La Motte, par un Herlaut de La Motte de Champlieu, mais aussi de leur proche parent, Jean Michelin, ancêtre des Michelin.

Hiérosme II Herlaut de la Motte est seigneur de La Motte,Champlieu, Donneval et autres lieux, comme il est précisé sur l’acte de mariage de son neveu Claude Mottet en 1723 [réf. nécessaire]. Son frère est conseiller du Roi, l’un des neuf élus rendant la justice dans l’élection, l’un des deux grenetiers à l’important magasin à sel de Compiègne, dès 1698[7].

Le château de La Motte au XXIe siècle. Les Mottet vont hériter en grande partie les biens des Herlaut.

Hiérosme II Herlaut de la Motte est seigneur La Motte et autres lieux. Il est également officier de vénerie de la Maison du roi. Il continue à faire un important négoce de bois[8].

Un acte royal, du 24 juillet 1717, une Déclaration (...) portant rétablissement des maistres des ponts de Paris et des aydes des maistres des ponts de L'Isle-Adam, Beaumont-sur-Oise, Creil, Compiègne et autres..., nous apprend que sa situation financière s’améliore encore. Il devient aussi prévôt de la juridiction des Dames du Val de Grâce.

Louis II Mottet meurt vers 1744 [réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mémoires et documents - page 369, France Commission d'histoire économique et sociale de la Révolution française, France Commission recherche et de publication des documents relatifs à la vie économique de la Révolution, France Ministère de l'éducation nationale - 1930
  2. Annuaire statistique des établissements français dans l'Inde, Pierre-Constant Sicé, p. 287
  3. Burke Bernard, A Genealogical and Heraldic History of the Colonial Gentry... , p. 26
  4. Annales historiques de la Révolution française, organe de la Société des études robespierristes ... Société des études robespierristes - 1930, Page 279
  5. Voir à ce sujet : L’état de la Provence, Robert Lalanne/dict France V2 p. 1284 et 1328.
  6. Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Seine-et ... de Sainte-Marie Mevil - 1880- page 140.
  7. Notice n° : FRBNF33670706
  8. O1 67 fol 776.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Centre des Archives d'Outre Mer/dossier Benoît Mottet de la Fontaine [réf. nécessaire]
  • Brainne, Ch., Les hommes illustres du département de l'Oise, Bibliothèque du Beauvaisis : notices biographiques, critiques, analyses littéraires, citations d'ouvrages, documents particuliers… Tome I p. 366 éd. de, Beauvais : A. Desjardins, 1858, (Smiley: ???)
  • Dom François Coustant et les fêtes publiques célébrées à Compiègne les 27, 28 et 29 septembre 1744. Extr. de la "Société historique de Compiègne", t. II, 1875, Coustant d'Yanville , "Notice sur Dom Pierre Coustant, prêtre, religieux bénédictin", supplément: Lettres, Beauvais 1864, 1 f. c. Modèle:Ref confuse
  • L'hôtel du Mess, Compiègne, 1911, in-8, 27, B.n.F. : 8° Lk7. 38747
  • Agnès de Place, Dictionnaire généalogique et Armorial de l’Inde française
  • Bord et Gaudard de Soulages, Dictionnaire généalogique des familles de l’Inde Française

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]