Fairey Swordfish

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Pix.gif Fairey Swordfish Su-27 silhouette.svg
Swordfish (7582559196).jpg Vue de l'avion

Constructeur Drapeau : Royaume-Uni Fairey Aviation
Rôle Bombardier-torpilleur
Premier vol 17 avril 1934
Mise en service 1936
Nombre construits 2 390
Équipage
Un pilote, un navigateur/torpilleur, un mitrailleur.
Motorisation
Moteur Bristol Pegasus IIIM3
Nombre 1
Type 9 cylindres en étoile
Puissance unitaire 700 ch
Dimensions
Envergure 13,87 m
Longueur 11,00 m
Hauteur 3,92 m
Surface alaire 56,39 m2
Masses
À vide 2 132 kg
Maximale 4 196 kg
Performances
Vitesse maximale 224 km/h
Plafond 3 260 m
Vitesse ascensionnelle (masse maxi) 152 m/min
Rayon d'action 880 km
Armement
Interne Deux mitrailleuses de 7,7mm (une fixe,orientée vers l'avant et une montée sur affût mobile tirant vers l'arrière).
Externe Au choix : une torpille de 457 mm pesant 730 kg, une mine ou bombe de 680 kg, huit roquettes de 127 mm ( 5 pouces ) ou encore quatre bombes de 113 kg.

Le Fairey Swordfish est un avion militaire embarqué Anglais des années 1930/40, fabriqué au départ à titre privé sous la dénomination TSR 1 par Fairey, et approuvé par les autorités en raison du succès des essais de catapultage depuis de grandes unités de la Royal Navy, en particulier le HMS Repulse. Le mot anglais swordfish signifie en français « espadon ». Cet appareil était surnommé Stringbag (« filet à provisions ») par les aviateurs anglais. Lent et pratiquement obsolète lors de sa mise en service, il garde cependant une place dans l'histoire de l'aviation grâce à d' importants faits d'armes et son exceptionnelle longévité au sein de la Fleet Air Arm, qui l' employa du 9 juillet 1936 au 21 mai 1945, carrière sans équivalent pour un aéronef de la Seconde Guerre mondiale, qui plus est de type biplan.

Historique[modifier | modifier le code]

Répondant à une demande pour un avion de reconnaissance et bombardier-torpilleur, le prototype du Swordfish vole pour la première fois le 10 juillet 1933. Il est cependant perdu lors d'un accident à peine deux mois plus tard. Après quelques modifications du fuselage et des plans de sustentation, le Swordfish reçoit l'approbation du Ministère de l'Air du Royaume-Uni, qui commande trois avions de présérie et 90 exemplaires en 1935.

Au total, pas moins de 2 391 exemplaires sont construits, utilisés principalement par la Royal Navy même si quelques-uns équipent brièvement la Royal Air Force et qu'une centaine d'avions sont achetés par le Canada. Le dernier exemplaire du Swordfish est livré en 1944, l'avion étant retiré du service actif après la fin historique de la Seconde Guerre mondiale.

Variantes[modifier | modifier le code]

  • Swordfish Mk I : version initiale (989 exemplaires).
  • Swordfish Mk II : équipé d’intrados métallique pour permettre l'emport de huit roquettes, nouveau moteur (1080 exemplaires).
  • Swordfish Mk III : équipé de radar air-surface sous le fuselage (320 exemplaires).
  • Swordfish Mk IV : équipé d' un poste de pilotage fermé, c' est la version destinée au Canada (110 exemplaires modifiés à partir de Mk II).

Certains exemplaires étaient équipés de flotteurs pour décoller et atterrir sur l'eau.

Engagements[modifier | modifier le code]

Un Swordfish à l’appontage sur l'Ark Royal après le torpillage du cuirassé Bismarck (26 mai 1941).

Au début de la Seconde Guerre mondiale, le Swordfish équipe huit des dix unités de la Royal Navy embarquées sur porte-avions, ainsi que sept autres unités dont quatre basées à terre. Il est engagé en particulier lors de la bataille de Mers el Kebir contre la marine française puis, quelques mois plus tard, à la bataille de Tarente et la bataille du Cap Matapan contre la marine italienne ainsi que depuis l' Ile de Malte, avec un certain succès sur les navires ravitaillant les forces de l' Axe en Méditerranée. Le 27 mai 1941, les Swordfish du porte-avions Ark Royal aident à mettre hors d'état de nuire le cuirassé allemand Bismarck.

Ces succès ne doivent pas faire oublier que les Swordfish sont totalement obsolètes à cette époque, malgré leurs qualités de vol et leur maniabilité. Ils demeurent une plate - forme de largage de torpille exceptionnellement stable et pouvant voler à moins de deux mètres au - dessus des flots, les rendant extrêmement difficiles à repérer, mais ils subissent par ailleurs de lourdes pertes face à la DCA ou l'aviation ennemie en raison de leur vitesse trop lente et leur conception en bois entoilé. Remplacés par des avions plus modernes à partir de début 1943, ils finissent la guerre en protégeant des convois maritimes contre les sous-marins Allemands. Ils sont crédités de la destruction de quatorze U-Boot, grâce à leur équipement radar sous le fuselage et la puissance destructrice de leurs 8 roquettes de 5 pouces et 27 kilos. Surpris lors d' opérations de renouvellement d' air ou de recharge de leurs batteries en navigant en surface au moteur Diesel, la maniabilité des appareils et l' agilité des pilotes de la Fleet Air Arm ne laissent aucune chance aux sous - marins qui n' ont pas le temps de plonger.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Magazine Air Fan nos 334 et 335 (septembre/octobre 2006)
  • Multi guide aviation par E.Angelucci et P.Matricardi. Editions Elsevier.1978.