Fadhel Jaziri

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Portrait de Fadhel Jaziri

Fadhel Jaziri (فاضل الجزيري), né en 1948 à Tunis, est un acteur et réalisateur tunisien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il naît au sein d'une famille de la petite bourgeoisie de la médina de Tunis connue dans la fabrication des chéchias ; son père est un libraire connu à Bab Souika et gérant du café Ramsès et de l'hôtel Zitouna, lieux de rencontre d'hommes politiques, d'écrivains, d'hommes de théâtres et de musiciens. Ce cadre permet au jeune Jaziri de développer sa passion pour la culture et le théâtre. Il effectue ses études secondaires au Collège Sadiki, où il fait partie d'une troupe théâtrale scolaire comprenant notamment le futur ministre de la culture Abderraouf El Basti et l'acteur Raouf Ben Amor. Sous la direction de Mohsen Ben Abdallah, Fadhel Jaziri a le privilège d'être l'un des élèves de Zoubeir Turki en dessin et Ahmed Larbi en langue arabe[1].

Déjà élève, il participe aux manifestations de 1968 et aux grèves estudiantines à la faculté des lettres de Tunis, où il prend la parole dans l'un des amphithéâtres pour exprimer son soutien comme représentant du comité des élèves. En 1969, il intègre la faculté des lettres en section de philosophie mais se voit renvoyé rapidement en raison de ses prises de position.

Ses premières activités théâtrales commencent à la maison de la culture Ibn Khaldoun où il participe en tant que figurant à la pièce Mourad III d'Ali Ben Ayed et Habib Boularès. Il bénéficie par la suite d'une bourse d'étude à Londres, accompagné par Hédi Guella, Raouf Ben Amor et Ridha Ben Sliman. De retour en Tunisie, il participe en 1972 à la fondation du Théâtre du Sud de Gafsa, avec Fadhel Jaïbi, Jalila Baccar, Raja Farhat et Mohamed Driss, qui réalise la pièce Jha wal charq al Hair. En 1976, il fonde avec Fadhel Jaïbi et Habib Masrouki le Nouveau Théâtre de Tunis et produisent La Noce, Ghassalet Ennouader, Arab et El Karita, avec une troupe théâtrale amateur comprenant Lamine Nahdi, Kamel Touati, Abdelhamid Gayes et Taoufik El Bahri.

Au cinéma, Jaziri joue en 1973 dans Sejnane d'Abdellatif Ben Ammar, en 1976 dans Le Messie de Roberto Rossellini et en 1982 dans Traversées de Mahmoud Ben Mahmoud. En 2007, il réalise le film Thalathoun (Trente).

Il met en scène plusieurs de ses spectacles accompagné de Samir Agrebi, dont Nouba (1991), Hadhra (qui reste l'un de ses plus grands succès à ce jour), Noujoum (1992) et plus récemment Ezzaza et Hadhra 2010.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Abdelkrim Gabous, « Portrait de Fadhel Jaziri : Fondamentalisme de la modernité, modernisation du patrimoine », Réalités, 9 octobre 2007