Faddeï Boulgarine

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Faddeï Boulgarine

Description de l'image  Bulgarin Faddei.jpg.
Nom de naissance Jan Tadeusz Bułharyn
Activités écrivain
Naissance
dans la région de Minsk
Décès
Dorpat
Langue d'écriture polonais, russe

Faddeï Venediktovitch Boulgarine (en russe : Фаддей Венедиктович Булгарин), né Jan Tadeusz Bułharyn le dans la région de Minsk, mort le à Dorpat, était un journaliste, polémiste, écrivain et critique littéraire.

Biographie[modifier | modifier le code]

D'origine polono-lituanienne, Faddeï Boulgarine fut trois fois transfuge : élève du corps des cadets de Saint-Pétersbourg et uhlan de la garde russe, puis, après 1800, légionnaire de Napoléon et, après 1812, colonel d'Alexandre Ier.

Appelé « le renégat du libéralisme » pour sa collaboration (1825-1859) avec Nikolaï Griétch au journal politique et littéraire L'Abeille du nord qui était le porte-parole du régime impérial, et qui s'acharnait à combattre les idées libérales et les manifestations de l'intelligence et de l'art qui pouvaient paraître solidaires de la critique littéraire.

La tombe de Faddeï Boulgarine à Tartu

En 1830 il s'attaqua à Pouchkine dans la gazette L'Abeille du Nord : « On dit sans en faire un secret qu'un poète de l'Amérique espagnole, ... descendant d'un mulâtre ou d'une mulâtresse, - je ne sais plus -, s'était mis à démontrer qu'un de ses ancêtres était un prince nègre. À l'Hôtel de Ville de cette cité, on découvrit qu'il y eut à une époque très reculée, un procès entre un capitaine et son second au sujet de ce Nègre, qu'ils voulaient tous deux s'approprier, et que le capitaine prouva qu'il avait acheté le Nègre pour une bouteille de rhum! Qui eût cru alors qu'un jour un poète se réclamerait de ce Nègre? Vanitas vanitatum. » Répondant à ces attaques, Pouchkine s'en prit directement à Boulgarine : « On peut pardonner à un émigré de n'aimer ni les Russes, ni la Russie, ni son histoire, ni sa gloire. Mais on ne saurait le louer de répondre aux avances russes en souillant de boue les pages sacrées de nos annales, en dénigrant les meilleurs concitoyens, et non content de s'en prendre aux contemporains, en bafouant les tombes de nos ancêtres. »[1]

Il fut enterré à Dorpat, aujourd'hui Tartu.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • 1829 : Ivan Vyjiguine (Иван Выжигин), roman
  • 1834 : Mazeppa (Мазепа), roman historique

Sources[modifier | modifier le code]

  • Une partie de cet article est une copie de l'ouvrage Littérature russe de Kazimierz Waliszewski, aujourd'hui dans le domaine public.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. D. Gnammankou, « Entre la Russie et l'Afrique : Pouchkine, symbole de l'âme russe », Diogène, n°179, juillet-septembre 1997

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]