Fabian von Schlabrendorff

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Fabian Ludwig Georg Adolf Kurt von Schlabrendorff (Halle an der Saale, 1er juillet 1907Wiesbaden, 3 septembre 1980), est un officier de la Wehrmacht qui prit part au complot du 20 juillet 1944 contre Hitler.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fabian von Schlabrendorff participe à un premier complot contre Hitler, en mars 1943. Hitler doit en effet se rendre sur le front de l'Est, à Smolensk, au quartier général de l'armée du Centre[1]. Avec Lahousen, von Tresckow, von Donhanyi et von Gersdorff, Schlabrendorff décide de faire exploser l'avion du Führer, au moment du retour[1]. Schlabrendorff se propose de cacher des explosifs dans des bouteilles de cognac, qu'il confiera à Heinz Brandt, l'aide de camp de Hitler, comme un présent à l'intention du colonel Stieff, chef du département organisation de l'OKH [2]. Sur la base de Smolenksk, Brandt reçoit les présents des mains de Schlabrendorff. Hitler salue von Kluge avant de monter dans l'avion, suivi de son chef d'état-major particulier Rudolf Schmundt et de son aide de camp, les bras chargés de cadeaux[1]. L'opération semble se dérouler comme prévu, mais la bombe de fabrication britannique, livrée par Lahousen, n'explose pas en vol. Le détonateur apparemment défectueux, ou gelé à cause du froid et de l'altitude, ne se déclenche pas. Schlabrendorff, envoyé d'urgence à Berlin par Tresckow, réussit finalement à récupérer les bouteilles piégées, sans que la tentative d'attentat ne soit éventée[1].

Fabian von Schlabrendorff participe l'année suivante à l'attentat du 20 juillet 1944. Arrêté, puis traduit devant le Volksgerichtshof, son procès est interrompu par un bombardement aérien, qui tua indirectement Roland Freisler. Schlabrendorff est finalement interné dans un camp de concentration, qui sera libéré par les troupes américaines le 4 mai 1945[3].

Après la Seconde Guerre mondiale, Fabian von Schlabrendorff poursuivit une carrière juridique et fut notamment juge à la Cour constitutionnelle de RFA.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Claude Paul Pajard :La bouteille de Cognac qui faillit tuer Hitler, dans Les grandes énigmes de la seconde guerre mondiale , Paris, éd. de Saint-Clair, 1965, pp. 10-36.
  2. Rudolf-Christoff von Gersdorff :Tuer Hitler, éd. Tallandier, 2012, p. 178
  3. Peter Koblank: Die Befreiung der Sonder- und Sippenhäftlinge in Südtirol, Online-Edition Mythos Elser, 2006.

Source[modifier | modifier le code]