Fa dièse majeur

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Fichier. L’échelle de fa dièse majeur est : fa♯, sol♯, la♯, si, do♯, ré♯, mi♯, fa♯.

La tonalité de fa dièse majeur se développe en partant de la note tonique fa dièse. Elle est appelée F-sharp major en anglais et Fis-Dur dans l’Europe centrale.

Acoustiquement, elle coïncide avec la tonalité de sol bémol majeur (une telle équivalence s'appelle enharmonie).

L'accord parfait de fa dièse majeur se compose des notes suivantes : fa♯, la♯, do♯,

Son armure est la suivante :

F-sharp Major key signature.png
Altérations (de gauche à droite) :
fa♯, do♯, sol♯, ré♯, la♯, mi♯.

Cette représentation graphique coïncide avec celle de la tonalité relative dièse mineur.

Œuvres écrites en fa dièse majeur[modifier | modifier le code]

Jean-Sébastien Bach écrit les deux préludes et fugues dans son cycle Le Clavier bien tempéré en fa dièse majeur. Les autres exemples des œuvres en cette tonalité de ce temps sont deux sonates de Domenico Scarlatti (K. 318 et 319)[1].

Fa dièse majeur est rarement employé à l’époque classique. Il faut mentionner le menuet et les mesures finales de la Symphonie nº 45 de Joseph Haydn (1772) et la Sonate pour piano nº 24 de Ludwig van Beethoven (1809). Wolfgang Amadeus Mozart semble ne jamais avoir utilisé cette tonalité.

Les compositeurs romantiques tels que Frédéric Chopin en font un usage plus libre. Ce dernier écrit la Barcarolle (1845-1846) pour piano en fa dièse majeur (Anatoli Liadov écrit sous son influence une œuvre dans le même genre et en même tonalité en 1898), ainsi que le nocturne op. 15 nº 2 (1830–1832), l’impromptu op. 36 et le 8e prélude.

Le célèbre chœur Va, pensiero dans la troisième partie du Nabucco (1842) de Giuseppe Verdi est écrit en fa dièse majeur.

Johannes Brahms introduit ce tonalité dans ses œuvres vocales (le 4e lieder op. 58 (1871) et le 5e lieder op. 63 (1874)) de même qu’Edward Grieg qui l’associe avec le printemps (aussi dans ses pièces lyriques pour piano Dans mon pays et Au printemps).

Fa dièse majeur reste assez rare dans les œuvres orchestrales. Une exception importante est la Dixième symphonie (1911) de Gustav Mahler, restée inachevée.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Liste des sonates de Domenico Scarlatti