Fnac
Fnac
Logotype de la Fnac
| Création | 1954 |
|---|---|
| Fondateurs | André Essel et Max Théret |
| Forme juridique | société par actions simplifiée |
|---|---|
| Slogan | « On ne peut qu'adhérer » |
| Siège social | |
| Direction | Alexandre Bompard |
| Actionnaires | PPR[1] |
| Activité | Distribution spécialisée |
| Produits | livres, disques, micro-informatique, musique, vidéo, photographie. |
| Filiales | France Billet, Fnac Voyages |
| Effectif | 16 700 (fin 2012) |
| Site web | groupe-fnac.com |
| Dette | 229 200 000 (au 31/12/2009. Source : société.com) |
|---|---|
| Chiffre d’affaires | 4 061 millions d’euros (au 31/12/2012. Source : groupe-fnac.com) |
| Résultat net | 58,7 millions d’euros (au 31/12/2012. Source : groupe-fnac.com) |
La Fnac, Fédération nationale d'achats (appelée à l'origine « Fédération nationale d'achats des cadres ») est une chaîne de magasins française spécialisée dans la distribution de produits culturels (musique, littérature, cinéma, jeu vidéo) et électroniques (hi-fi, informatique, télévision), à destination du grand public, dont la gamme s'est élargie en 2012 au petit électroménager, jeux et jouets pour enfants[2].
Sommaire |
Historique [modifier]
La Fnac a été fondée en France en octobre 1954 par Max Théret, rejoint ensuite par André Essel. Max Théret voulait un titre qui « claque comme Kodak ». Le sigle FNAC est ainsi choisi, avec comme première signification : « fédération nationale d'achats ». Son objet était la création de carnets d'achats pour tout public qui voulait acheter moins cher. Il s'agissait alors du même système que « l'Économie nouvelle », dont la Fnac deviendra ainsi le rival direct. Les commerçants inscrits sur ces carnets accordaient des remises aux particuliers et versaient une commission à la Fnac. Il y avait sur ces carnets toutes les branches commerciales mais aucun magasin de matériels photographiques, ces derniers ayant refusé d'y figurer. Max Théret et André Essel ont décidé alors de le faire eux-mêmes. Ils ont créé pour cela une SARL : « Photo Ciné Club ML », ML étant les initiales de la gérante. À peine créée, cette nouvelle société, dont le siège social était situé à la même adresse que la Fnac, connut un vrai succès. Il a été décidé ensuite d'étendre les ventes à la radio. La jeune société est devenue « Photo Radio Club ML ». Un premier agrandissement, la reprise d'un local tenu par une banque, la Compagnie algérienne, ont été suivis de la reprise du restaurant Gaudouin à la même adresse (900 m2) avec l'adjonction du département disques. C'est à ce moment que l'idée culturelle est apparue.
Lors d'une réunion de direction, il avait été remarqué la proportion de 80 % de cadres. Le Photo radio club a été absorbé par la Fnac qui au lieu de Fédération Nationale d'AChats est devenue alors « Fédération Nationale d'Achats des Cadres »[3].
Engagé un temps au Parti communiste, Max Théret effectue un virage radical vers la gauche libérale, à l'époque, le Parti socialiste de François Mitterrand. Pour André Essel, cette entreprise aurait inventé une nouvelle approche de l'amélioration du sort des travailleurs, fondée non sur l'augmentation des salaires, mais sur la baisse des prix.
C'était à l'époque un endroit où les cadres venaient acheter leur matériel cinéma, photographique et l'électro-ménager aujourd'hui abandonné. Petit à petit les rayons se sont étoffés avec le son et l'image (radio, télévision, enregistreurs, disques, etc.) et le livre en 1974.
Implantée à l'origine dans un petit magasin du boulevard de Sébastopol, à Paris (4e), la deuxième Fnac ouvre avenue de Wagram (17e Arr) en 1969. Paribas et UAP deviennent l'année suivante les principaux actionnaires de la Fnac.
Louis Kaluszyner est nommé Directeur Général pendant treize ans jusqu'en 1983. L'implantation en régions de la Fnac débute en 1972 avec l'ouverture du magasin de Lyon. L'année suivante[4], Marceau Crasson créé le laboratoire d'essais, action soutenue par les fondateurs de la FNAC : André Essel et Max Theret. La Fnac élargit son assortiment aux livres avec l'ouverture du magasin de Montparnasse en 1974, à l'autoradio et à la vidéo en 1975 ; 1976 est l'année du lancement de la Fnac Service. En 1977, les Coop deviennent les principaux actionnaires de la Fnac. En 1979, la Fnac ouvre un 3e magasin parisien au Forum des Halles (6 000 m2). En 1980, la Fnac entre en bourse.
L'implantation de la Fnac en dehors de la France débute en 1981 avec l'ouverture du magasin bruxellois. La même année, Max Théret quitte la Fnac. Deux ans plus tard, André Essel est remplacé à la tête de la Fnac par Roger Kerinec, un ancien des Coop.
La Fnac est rachetée en 1985 par la GMF alors dirigée par Michel Baroin et en 1987 elle se sépare de sa filiale FNAC Sport, cédé à Go sport. En 1993, la GMF cède la Fnac à la CGE, épaulée par Altus Finance (groupe Crédit Lyonnais). Après une cession avortée à un groupe d'investisseurs que la presse surnomme Les quatre mousquetaires, elle sera finalement cédée en 1994 à François Pinault. Elle fait toujours partie aujourd'hui du groupe français PPR, créé par François Pinault en 1963. Le chiffre d'affaires consolidé de la Fnac était en 2006 de 4,538 milliards d'euros[5]. En 1989 la FNAC lance Fnac : éveil & jeux puis Fnac junior en 1997 deuxième branche du pôle jeunesse qui sont fusionné en une seule en 2004.
En 2007, la Fnac annonce un plan de reclassement d'environ 1 000 salariés, dont environ 300 administratifs dans un premier temps puis les disquaires, en raison de l'évolution négative du marché du disque, insuffisamment compensée pour le moment par la progression du téléchargement sur le site FnacMusic.
En février 2009, le groupe lance une mesure d'économie de 35 millions d'euros en raison de ses difficultés structurelles et conjoncturelles. Les ventes de livres stagnent, les CD subissent une baisse de 20 % cette année-là et l'électronique, en tête des ventes ces dernières années est en chute libre. C'est ainsi que la Fnac se sépare de 400 collaborateurs soit environ 3,4 % de ses effectifs dont 200 à Paris, 50 au siège et 150 en province[6], et prévoit de fermer la Fnac Musique Bastille à Paris, ce qui engendre une série de grèves des salariés, cette dernière ferma définitivement ses portes le 26 décembre 2009[6].
En mars 2009, Fnac Suisse ferme son magasin de Bâle, ouvert moins d'un an plus tôt et vingt ans après l'échec de Berlin[7].
Dans le quotidien Wall Street Journal du 24 novembre 2009, M. François-Henri Pinault a annoncé vouloir vendre la Fnac dans les meilleurs délais[8].
En février 2010, la Fnac annonce son implantation au Maroc avec un premier magasin à Casablanca en 2011. En juillet 2010, la Fnac annonce la cession de « Fnac éveil & jeux » à « ID Group », maison mère des enseignes Okaïdi-Obaïbi[9].
En octobre, 2010 elle lance sa propre liseuse, le FnacBook. En novembre 2011 son successeur est le Kobo by Fnac, fourni par la société canadienne Kobo Inc (en) appartenant au groupe japonais Rakuten.
En janvier 2012, le groupe PPR annonce la suppression de plus de 500 emplois à la Fnac afin d'économiser plus de 80 millions d'euros[10]. En octobre 2012, Mediastore devient la Fnac, c'est le premier magasin franchisé Fnac ouvert en France sur 2 000 m2 à la Roche-sur-Yon, en Vendée. Le 9 octobre, lors de comités centraux d'entreprises extraordinaires, la maison mère de la FNAC a annoncé son intention d'introduire en bourse sa filiale[11].
En octobre 2012, la FNAC annonce l’arrêt de Fnacmusic, sa plateforme de vente de musique en ligne, et redirige désormais ses clients vers Itunes, la plateforme d’Apple, solidement établie sur ce marché[12].
Alors que le groupe Kering (nouveau nom de PPR) cherche depuis quelques années un repreneur pour sa filiale dont la chute des ventes et de sa marge opérationnelle est selon le monde de la finance responsable de la décote boursière du groupe, Kering réalise en avril 2013 une scission de la FNAC avec attribution automatique des titres de sa filiale sous forme de distribution de dividendes en titres (« spin-off » dans le langage boursier) avant sa mise en bourse[13].
Slogan [modifier]
- De juin 2004 à novembre 2007 : « Fnac : certifié non conforme[14] » ;
- de novembre 2007 à juin 2012 : « Fnac : agitateur de curiosité[15] » ;
- depuis juin 2012 : « Fnac : on ne peut qu'adhérer[16] ».
Activité [modifier]
C'est l'une des principales enseignes de la distribution de produits culturels et de loisirs en France, Belgique, Suisse, Espagne, Grèce, Italie, Portugal, Brésil et Maroc[5].
On y trouve également de nombreux appareils électroniques grand public, ainsi que du contenu multimédia. Son offre est articulée autour de sept types de produits : livres, disques, micro-informatique, son, vidéo, photographie, voyages.
Elle propose plusieurs services : tests des produits par ses Laboratoires Tests (laboratoires au budget annuel de 2 millions d'euros[4] avec 7 techniciens dédiés[17]), service développement photo, services de vente de voyages, billets de concerts, spectacles et évènements. Pour la billetterie, la Fnac, leader français de la distribution de billetterie grand public, s'appuie en partie sur sa filiale commune avec Carrefour, la société France Billet.
En 2012 Le groupe est notamment composé de[18] :
| Nom | domaine d'activité | employés |
|---|---|---|
| Fnac Paris | magasins à Paris | 2 500 |
| Fnac Codirep | magasins en banlieue parisienne | 3 000 |
| Fnac Relais | magasins en province | 4 000 |
| Fnac SA | siège | 900 |
| Fnac Logistique | Logistique | 1 500 |
Quelques magasins Fnac sont spécialisés dans la distribution d'un type de produits, qu'il s'agisse d'informatique, d'audiovisuel et ou jeux vidéo. On peut également citer les enseignes « Fnac éveil & jeux » (spécialisées dans la distribution de jeux issus du catalogue de vente par correspondance Eveil & jeux, lui-même dans le groupe PPR jusqu'en juillet 2010), aujourd'hui renommées "Oxybul éveil et jeux".
Magasins [modifier]
En septembre 2007, la Fnac dispose de 78 magasins dans 56 villes de France, et 66 points de vente répartis dans 8 pays (20 en Espagne, 7 en Belgique, 13 au Portugal, 12 au Brésil, 7 en Italie, 4 en Suisse, 2 à Taïwan et 2 en Grèce), d'un site d'achat en ligne ou site marchand et d'un magasin de téléchargement de musique, vidéos, jeux vidéo et logiciels en ligne.
En novembre 2012, le Groupe Fnac annonce la signature d'un accord de cession des magasins Fnac en Italie au fonds d'investissement Orlando Italy[19].
Fin 2012, le Groupe Fnac possède un réseau de 170 magasins au total en France et à l’international dont 14 au format Travel, situés dans les gares et les aéroports.
Répartition des magasins Fnac dans le monde à fin 2012[20] :
| Pays | Nombre de magasins | Ouverture 1er magasin | Site internet |
|---|---|---|---|
| 103 magasins dont 90 magasins en propre | 1957 à Paris | fnac.com en 1999 | |
| 25 magasins dont 1 magasin au format Travel | 1993 à Madrid | fnac.es en 2000 | |
| 17 magasins | 1998 à Lisbonne | fnac.pt en 2002 | |
| 11 magasins | 1999 à São Paulo | fnac.com.br en 2005 | |
| 9 magasins | 1981 à Bruxelles | fnac.be en 2006 | |
| 4 magasins | 2000 à Genève Rive | fnac.ch | |
| 1 magasin (1er magasin en franchise) | 2011 à Casablanca | fnacmaroc.ma |
Création de divers Prix littéraires [modifier]
La Fnac a créé plusieurs prix littéraires, dont :
- Le Prix Goncourt des lycéens en 1988.
- Le Prix du roman Fnac en 2002.
- Le Prix du Public (qui a existé sous diverses appellations), en 2003, prix de Bande Dessinée, au sein du Festival de la bande dessinée d'Angoulême, jusqu'en 2012, date à laquelle la Fnac se sépare de la sélection du Festival pour choisir sa propre sélection de bandes dessinées et créer son prix indépendant en 2013[21].
- Le Prix de la BD Fnac en 2013[22],[23]. (Ce Prix existait déjà en 2012, mais dépendant de la sélection du Festival de la bande dessinée d'Angoulême[21]).
Notes et références [modifier]
- Artémis, la holding de la famille Pinault, détient en 2013 un peu plus de 40,8 % de son capital avant son spin-off et sa mise en bourse.
- Cafetières et aspirateurs bientôt à la Fnac
- "Mémoires d'un inconnu" auteur: Roger Essel 2008
- Martine Moreau et Pascal Grandmaison, « Nous avons testé le Labo Fnac », sur lefigaro.fr, 2 octobre 2009
- http://www.oboulo.com/etude-carte-fidelite-fnac-53899.html
- http://www.france-info.com/france-social-2009-12-27-la-fnac-musique-de-bastille-ferme-ses-portes-385528-9-44.html
- La Fnac rate son implantation en Suisse alémanique
- Pinault souhaite vendre la Fnac et Conforama
- http://marches.lefigaro.fr/news/societes.html?&ID_NEWS=150905532
- PPR suppressions de poste prévues à la FNAC
- http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/ppr-va-bien-introduire-la-fnac-en-bourse_345707.html
- La Fnac renonce à vendre de la musique en ligne, sur le site de la Tribune
- Audrey Tonnelier, « Faute d'avoir pu vendre l'enseigne, Pinault donne la Fnac à ses actionnaires », sur lemonde.fr, 18 avril 2013
- De retour sur les écrans, la Fnac inaugure une nouvelle signature, texte additionnel.
- Le cabinet de curiosités de la Fnac., strategies.fr/
- La Fnac veut susciter l’adhésion, strategies.fr/
- Vincent Alzieu, « Visites et questions à l'autre labo : le laboratoire de la FNAC - Pascal Petitpas », sur Les Numériques, 8 octobre 2010
- http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/la-fnac-doit-elle-craindre-un-avenir-en-bourse_345074.html groupe fnac
- PPR : la Fnac Italie cédée à Orlando Italy boursier.com
- La Fnac dans le monde Groupe-Fnac.com
- Article de La Charente Libre, 16-10-2012.
- Article de Ouest France, 23-01-2013.
- « La Fnac a le plaisir d’annoncer le nom du lauréat de la 1ère édition du Prix de la BD Fnac (...) » Page de l'annonce de la 1ère édition 2013 du Prix sur le site de la Fnac, 09/04/2013.
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Vincent Chabault, La Fnac, entre commerce et culture. Parcours d'entreprise, parcours d'employés, PUF, 2010, 232 pages.
- Didier Toussaint, L'inconscient de la Fnac, Bourin Éditeur, 2006