Femen

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Femen
Le logo représente la lettre ф (initiale de Femen en ukrainien) avec les couleurs du drapeau ukrainien, tout en symbolisant des seins nus.
Le logo représente la lettre ф (initiale de Femen en ukrainien) avec les couleurs du drapeau ukrainien, tout en symbolisant des seins nus.

Devise : « Sors, déshabille-toi et gagne »
(« Прийшла, роздяглася, перемогла »)
En France : «  Nudité, Lutte, Liberté[1] »

Région Monde
(surtout Europe)
Création 2008
Siège 2008-2013 :
Kiev, Drapeau de l'Ukraine Ukraine
depuis juillet 2013 :
Paris, Drapeau de la France France[2]
Langue(s) ukrainien, anglais, russe, français
Membre(s) 300 (2010)[3]
Dirigeant(s) Anna Hutsol
Site web http://femen.org/
Alexandra Chevtchenko avec le logo de son groupe tagué sur la poitrine

Femen (aussi écrit FEMEN[n 1] ; en ukrainien : Фемен) est un groupe féministe d'origine ukrainienne, fondé à Kiev en 2008 par Anna Hutsol, son actuelle présidente, Oksana Chatchko et Alexandra Chevchtchenko.

Le groupe devient internationalement connu en organisant des actions, essentiellement seins nus, dans le but de défendre les droits des femmes, ce qui le conduit aussi à s'impliquer sur plusieurs autres sujets, notamment pour la démocratie et contre la corruption, la prostitution ou encore l'influence des religions dans la société, au départ uniquement dans l'Ukraine post-soviétique.

Les militantes de Femen sont ainsi adeptes volontaires d'un féminisme radical qu'elles appellent « sextrémisme ». Le mouvement Femen s'affirme athée, antireligieux[4], et reproche à la laïcité d'être « une façon d'accepter l'inacceptable »[5].

Le mouvement Femen est tantôt associé à la troisième vague féministe[6], tantôt considéré comme un élément de ce qui pourrait être une « quatrième vague féministe »[7], à l'instar du mouvement SlutWalk (« marche des salopes ») qui a débuté au Canada en 2010[8], ou encore inscrit dans une lignée post-féministe représentative de l'asservissement et de la propriété publique du corps des femmes, et ce, jusque dans leurs luttes.

Les Femen sont également l'objet de nombreuses critiques, tant pour leurs méthodes que pour leurs messages et leurs sources de financement, émises par des personnes ou groupes aux prises de position socio-politiques très diverses.

Historique[modifier | modifier le code]

Membres de Femen lors d'une manifestation le 10 mars 2009.

Trois jeunes Ukrainiennes originaires de Khmelnytskyï, Anna Hutsol, Oksana Chatchko et Alexandra « Sacha » Chevchenko, alors adolescentes, s'indignent de la place réservée aux femmes dans la société ukrainienne, puis créent Femen lors de leurs études à Kiev[9]. Anna Hutsol explique avoir lancé Femen en 2008 pour défendre la démocratie quatre années après la Révolution orange, car elle pensait que l’Ukraine manquait de militantes pour défendre les droits des femmes : « L'Ukraine est un pays dominé par des hommes, où les femmes sont passives »[10]. Elle dit avoir été influencée par La Femme et le Socialisme (1883), de l'« agitateur » socialiste révolutionnaire allemand August Bebel[11]. À l'été 2008, les fondatrices de Femen manifestent pour la première fois, déguisées en prostituées, pour dénoncer l'importance de la prostitution en Ukraine[9]. Pour le nom de leur mouvement, elles choisissent le mot latin « femen », qui ne signifie pas « femme » comme on pourrait le croire, mais seulement « cuisse »[12], car « cela sonnait bien »[13]. En 2009, elles innovent en manifestant seins nus contre la pornographie en ligne[9]. Selon Anna Hutsol, elles étaient plutôt « mal à l'aise » lors de leurs débuts mais face à l'écho médiatique de leur action, elles se sont habituées à cette forme de protestation[9].

Elles choisissent ainsi de dénuder leur poitrine, les seins nus symbolisant la condition des femmes ukrainiennes : pauvres, vulnérables et seulement propriétaires de leurs corps. Anna Hutsol déclare qu'avec Femen, a été « inventée une façon unique de nous exprimer, basée » (selon elle) « sur la créativité, le courage, l'humour, l’efficacité, sans hésiter à choquer ». Cependant, l'humour (au moins) est manifestement absent. Anna Hutsol ajoute, avec une certaine naïveté, que « les gens ne s’intéresseraient pas à notre message si nous n’étions pas habillées de cette façon »... « Pour la cause, nous n’avons pas peur de nous mettre seins nus ou de porter des bikinis »[10]. Femen est né dans une société non démocratique, l'Ukraine encore imparfaitement affranchie du communisme soviétique. Ses activistes ignorent totalement l'idée occidentale de nudité partagée, consentie et non exhibitionniste, telle qu'elle est défendue par le mouvement naturiste. Elles expriment l'idée, très restrictive, que se montrer nue est un moyen de donner une signification à la nudité, qui ne soit plus synonyme de prostitution ou d'exploitation sexuelle[14].

On peut faire remarquer que la devise française du groupe, qui commence par le mot « Nudité », ne correspond pas à la réalité. Elles sont rarement nues au cours de leurs manifestations. La devise d'origine est plus exacte (« Déshabille-toi »).

En avril 2010, Femen envisage de devenir un parti politique afin de présenter des candidats lors des élections parlementaires de 2012[15].

Membres et financement[modifier | modifier le code]

Anna Hutsol et DJ Hell lors de la manifestation « l'Ukraine n'est pas un bordel » contre le tourisme sexuel et la prostitution, à Kiev, en Ukraine, le 23 mai 2009.

Fin 2010, Femen compte environ 300 membres[3].

Le financement de Femen est, selon elles, assuré par les activistes, par la vente de produits à l'effigie de Femen[16], ou par dons privés[17]. Femen bénéficie aussi de donations de personnes privées comme l'Allemand Helmut Geier (également connu comme DJ sous le pseudonyme DJ Hell)[18],[19], la femme d'affaires allemande Beate Schober[19],[20] (résidant en Ukraine[21] et possédant une entreprise de relocalisation professionnelle[22]), et l'homme d'affaires américain Jed Sunden (fondateur du groupe de presse ukrainien KP Media (en) comprenant le journal Kyiv Post[19],[23]).

En septembre 2012, une journaliste d'une télévision ukrainienne, qui a infiltré le mouvement pendant plusieurs semaines, sous-entend que le groupe serait financé par des représentants des milieux d'affaires européens et américains[24], tout en reconnaissant n'avoir pas trouvé de preuve suffisante permettant d'étayer ses suppositions[24]. La journaliste dit avoir découvert que les militantes ukrainiennes seraient payées 1 000 dollars (environ 765 euros) par mois (soit trois fois le salaire moyen ukrainien)[24] et qu'un voyage et les frais d'une opération menée à Paris en 2012 ont été entièrement payés par l'organisation et se chiffreraient à 1 300 dollars (environ 1 000 euros) par jour et par personne[24],[25].

En décembre 2013, la députée UMP Valérie Boyer pose une question au gouvernement sur le financement des Femen, en s'interrogeant également sur leurs « motivations profondes » ; elle mentionne en particulier des possibles « subventions et aides en nature, comme le prêt de locaux, accordées par des collectivités locales telles que la Mairie de Paris »[26],[27].

Principales militantes[modifier | modifier le code]

Les militantes les plus médiatiques sont :

Accusations de manipulation sectaire au sein du groupe[modifier | modifier le code]

Ami d'enfance de Hutsol[32], Viktor Sviatski a été présenté par le passé tour à tour comme un « consultant politique »[33] ou un « idéologue » du groupe, responsable de beaucoup de leurs actions[33]. Mais en 2013, dans le documentaire « L’Ukraine n’est pas un bordel » de la réalisatrice australienne Katy Green, celle-ci révèle que Sviatski, loin d'être un simple idéologue, serait même le fondateur du groupe[34] et aurait eu un rôle proche de celui de gourou d'une secte dans l'organisation féministe[35],[36].

Sviatski a déclaré dans le documentaire avoir créé les Femen pour « avoir des filles »[35] et affirme qu'elles lui « plaisaient sexuellement »[35]. Il a ensuite ajouté que « ces filles sont faibles. Elles n'ont aucune force de caractère. Elles n'ont même pas le désir d'être fortes. Elles sont soumises (…) ».

Son comportement au sein des Femen a été comparé par la presse à celui d'un d'un pervers narcissique[35]. Il aurait notamment exercé des pressions psychologiques sur les membres du groupe et les aurait traitées de « salopes »[35] et de « putes »[37]. Il aurait de plus forcé les jeunes femmes à se lancer dans une opération risquée en Biélorussie, en janvier 2012, où elles furent rasées et matraquées par la police politique[36].

Les activistes, venues à l'avant-première du film à Venise, n'ont pas nié le rôle tenu par Viktor Sviatski au sein de l'organisation, dont il n'est plus membre depuis[35].

Objectifs et combats[modifier | modifier le code]

Le combat central de Femen est la promotion des droits des femmes, mais le groupe lutte aussi pour d'autres causes, plus ou moins liées au féminisme : en faveur de la démocratie et des droits humains (notamment, pour la liberté de la presse et contre la corruption, la pauvreté, la violence conjugale ou encore des formes de discriminations telles que le sexisme, le racisme ou l'homophobie) et contre l'industrie du sexe (prostitution, tourisme sexuel, agences matrimoniales internationales, pornographie) et l'influence des religions dans la société.

Ses militantes attaquent ce qu'elles considèrent comme « les valeurs patriarcales qui imprègnent la plupart des sociétés industrialisées ». Ce combat passe notamment par une lutte contre l'influence des religions[38].

Critiques et combats contre la religion[modifier | modifier le code]

Les Femen remettent en cause la place des religions dans la société et principalement du christianisme, considérant que l'Église répand des valeurs misogynes[39]. Selon elles, « le féminisme et la religion ne sont pas deux choses qui peuvent coexister »[40].

Elles combattent des symboles, des personnalités ou organisations chrétiennes, par exemple en sciant à la tronçonneuse une croix catholique à Kiev qui avait été érigée en mémoire des victimes de la répression stalinienne[41], après l'annonce du verdict dans le procès des Pussy Riot[39], d'autres sciages de croix aux Pays-Bas[42], une altercation avec le patriarche russe Kirill[43], la prise d'assaut du clocher de la cathédrale Saint-Sophie de Kiev[44], l'organisation d'une contre-manifestation non autorisée[45] en réponse à la manifestation contre le mariage homosexuel organisée à Paris par le mouvement catholique Civitas[45],[46], ou encore une irruption seins nus dans la cathédrale Notre-Dame de Paris[47].

Le groupe a également manifesté, en Suède, contre l’intégration de la religion dans le projet de Constitution du gouvernement de Mohamed Morsi, en Égypte[48].

Méthodes : le « sextrémisme »[modifier | modifier le code]

Activiste de Femen manifestant seins nus devant l'ambassade de Russie à Kiev, le 27 mai 2010.

Afin de leur assurer une certaine médiatisation[49],[50], les actions de Femen se veulent provocatrices[51], spectaculaires[52] et empreintes d'auto-dérision[53] ou de moquerie[54]. Les militantes sont notamment connues pour manifester seins nus, ce qu'elles font couramment mais pas systématiquement. Femen revendique une forme de féminisme radical qu'elles nomment « sextrémisme »[n 6],[55],[56] (en anglais « sextremism », néologisme fabriqué sous forme de mot-valise). Selon Inna Chevchtchenko, il s'agit d'« un nouveau type d'activisme féminin qui est, certes agressif, mais encore non-violent, provocateur mais délivrant un message clair »[55]. Les Femen parlent aussi de « pop féminisme » pour définir leur style[57].

Actions de Femen au regard de la loi[modifier | modifier le code]

Selon les pays, leurs actions, par certaines caractéristiques, peuvent être légalement contestées, notamment celles relatives à la nudité partielle. En France, par exemple, selon l'article 222-32 du Code pénal, « l'exhibition sexuelle imposée à la vue d'autrui dans un lieu accessible aux regards du public » peut être punie par la loi d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende[58]. À Paris plus spécifiquement, la Préfecture de police considère que « toute tenue qui laisserait entrevoir les parties génitales ou la poitrine constitue une exhibition sexuelle, punissable d'un an d'emprisonnement »[59],[60],[61].

« Découverte » d'armes au siège des Femen[modifier | modifier le code]

En août 2013, à la suite d'un message anonyme informant de la présence éventuelle d'un engin explosif dans le bureau de Femen à Kiev, la police ukrainienne a procédé à une intervention et a « découvert » « des objets ressemblant à un pistolet et à une grenade qui vont être soumis à expertise »[62]. Une enquête a été ouverte par la justice pour « possession illégale d'armes et de munitions »[63] et leur bureau a été fermé[64]. Anna Hutsol affirme quant à elle que son mouvement n'a « jamais eu d'armes » et estime que ces armes ont été introduites dans leurs locaux à leur insu[62].

Actions de Femen par pays[modifier | modifier le code]

Actions en Ukraine[modifier | modifier le code]

Membres de Femen lors d'une manifestation contre ce qu'elles considèrent comme la manipulation du système démocratique à un bureau de vote à Kiev, en Ukraine, le dimanche 7 février 2010. On peut lire : « La guerre commence aujourd'hui » et « Stop au viol du pays ».

Démocratie et politique[modifier | modifier le code]

Le mouvement défend l'entrée de l'Ukraine dans l'Union européenne[65].

En mars 2010, des militantes de Femen, habillées de costumes masculins, manifestent contre l'absence totale de femmes dans le nouveau gouvernement et contre les propos sexistes du Premier ministre ukrainien Mykola Azarov : « La situation dans le pays est difficile, et on a pris dans le gouvernement des gens capables de travailler 16-18 heures par jour et de mener à bien les réformes. Ce n'est pas une affaire de femmes de réaliser des réformes »[66].

Femen dénonce régulièrement « l'ingérence des dirigeants russes dans les affaires intérieures » de l'Ukraine[67]. En octobre 2010, le mouvement organise ainsi une manifestation contre la visite du président russe Vladimir Poutine[67]. Six activistes l'accueillent aux cris de « Ukraïna ne Alina ! » (en français : L'Ukraine n'est pas Alina), en allusion à la gymnaste Alina Kabaeva que la rumeur publique (ultérieurement démentie) présente comme étant sa maîtresse, afin de lui rappeler que Moscou n'est plus souverain en Ukraine[11]. Lors d'une visite du patriarche Cyrille de Moscou dans le pays, une militante de Femen, seins nus, s'est jetée sur lui avec l'inscription « Kill Kirill » (« Tuer Cyrille ») écrits dans son dos, l'accusant de « vouloir accroître l'influence de la Russie »[68].

Droits des femmes[modifier | modifier le code]

Manifestation contre le championnat d'Europe de football 2012.

Outre la place des femmes en politique, Femen dénonce de façon générale le sexisme, le harcèlement sexuel, la prostitution et le tourisme sexuel qui s'est fortement développé en Ukraine au cours des dernières années[9].

En 2009, Femen mène une campagne pour dénoncer le harcèlement sexuel dont seraient victimes des étudiantes de la part de certains professeurs d'université[69].

Femen demande à l'UEFA d'organiser des campagnes d'information contre le tourisme sexuel à l'occasion du championnat d'Europe de football 2012, coorganisé par l'Ukraine[70].

En mars 2012, Femen participe à l'organisation de manifestations pour protester contre la libération de trois hommes, dont deux fils de responsables politiques, accusés d'avoir violé, battu et brûlé une jeune femme à Mykolaïv ; dans leurs slogans, les activistes de Femen réclament « la mort pour ces sadiques » (« Death for sadists »)[71].

Protection de l'environnement[modifier | modifier le code]

En 2011 et 2012, Femen manifestent plusieurs fois à propos de la catastrophe de Tchernobyl, y compris près du site de la catastrophe, pour alerter sur le manque de sécurité et la mauvaise prise en charge des victimes[72],[11]. La même année, Femen dénonce la situation sanitaire du zoo de Kiev (en) ainsi que la corruption de l'administration de l'établissement[73].

Censure sur le web ukrainien, intimidations et répression[modifier | modifier le code]

À la demande des autorités ukrainiennes, les administrateurs de Facebook suppriment en mai 2011 la page des activistes de Femen, invoquant la mauvaise image qui serait donnée au pays sur internet par les militantes[74]. En réaction, des partisans du mouvement Femen en Belgique créent le FIST (Femen International Support Team)[75],[n 7].

Durant l'année 2011, les descentes de police se multiplient au café-restaurant Cupidon de Kiev où se réunissent les activistes de Femen. Des agents en civil visitent les domiciles des militantes les plus actives qui sont parfois forcées de déménager[11].

Les membres de Femen ont souvent effectué de brefs séjours en prison à la suite de leurs actions[11], mais le député indépendant Taras Chornovil (en) estime en 2011 que « le pouvoir est désemparé, car chaque arrestation accroît la popularité de Femen »[76].

Actions en Ukraine concernant d'autres pays[modifier | modifier le code]

À l'automne 2010, des membres de Femen se dénudent devant l'ambassade d'Iran à Kiev pour exprimer leur solidarité avec Sakineh Mohammadi Ashtiani, Iranienne accusée d'adultère et condamnée à la lapidation[11].

En juin 2011, des activistes de Femen manifestent devant l'ambassade d'Arabie saoudite à Kiev, dénudées et portant un niqab, afin de dénoncer l'interdiction de conduire faite aux femmes dans ce pays ; elles scandent des slogans comme « cars for women camels for men » (« des voitures pour les femmes, des chameaux pour les hommes ») ou encore « stop gender inequality » (« arrêtez l'inégalité des sexes »)[77].

En juillet 2011, des membres de Femen manifestent devant l'ambassade de Géorgie à Kiev contre la détention de journalistes dans ce pays[78].

En octobre 2011, Femen apporte son soutien au mouvement Occupy Wall Street[79].

Actions en Belgique[modifier | modifier le code]

Le 21 décembre 2012, deux activistes du mouvement Femen France ainsi qu'une activiste ukrainienne et une activiste allemande se rendent à Bruxelles afin de protester contre le venue de Vladimir Poutine au Parlement européen, lors d'un sommet UE-Russie[80]. Il s'agit pour elles de s'opposer à toute forme d'accord entre l'Europe et la Russie. Le slogan de l'une des militantes, « Putin go to hell ! Democracy, democracy » (« Poutine va en enfer ! Démocratie, Démocratie »), lui vaut d'être interpellée avec ses trois co-manifestantes[81]. Elles sont mises en garde à vue, puis libérées après le départ du président russe.

Plusieurs actions menées en Belgique concernent la situation en Tunisie, et notamment le cas d'Amina Tyler. Le 4 avril 2013, cinq activistes de Femen manifestent devant la Grande mosquée de Bruxelles avec des slogans peints sur leur torse tels que « Free Amina » et « Fuck your morals! »[82]. Le matin du 30 mai 2013 les Femen manifestent devant l'ambassade de Tunisie à Bruxelles pour demander la libération d'Amina[83]. Le 12 juin 2013, sept activistes de Femen, seins nus et en tenue de prisonnier, manifestent devant l’entrée du Parlement européen pour protester contre l'emprisonnement d'Amina et de trois militantes européennes de Femen en Tunisie[84]. Le 25 juin 2013, trois activistes Femen manifestent autour de la voiture du chef du gouvernement tunisien Ali Larayedh à sa sortie du Berlaymont en réclamant la libération des militantes Femen (Amina, Marguerite, Joséhine et Pauline) mais aussi du rappeur Weld el XV et du blogueur Jabeur Mejri[85].

Le 23 avril 2013, quatre membres des Femen font irruption dans une conférence intitulée « Blasphème : offense ou liberté de s’exprimer », organisée à Ixelles par l'Université libre de Bruxelles, pour dénoncer des propos jugés homophobes d'Mgr Léonard, évêque de Bruxelles, qu'elles aspergent d'eau en criant des slogans tels que « Stop Homophobia » et « Léonard y’en a marre »[86],[87]. La réaction de l'évêque, qui est resté calme et en prière tout le temps de l'agression, a suscité des réactions émues[88].

À la suite de la « découverte » d'armes dans les bureaux de Femen à Kiev et la fermeture de celui-ci, des militantes ont organisé une action devant l'ambassade d'Ukraine à Bruxelles le 29 août 2013[64].

Dans un communiqué publié le 10 septembre 2013, les Femen belges annoncent leur dissolution, « suite à des différends sur l'organisation interne du mouvement international Femen »[89],[90].

Le 11 octobre 2013 au Collège Saint-Michel à Bruxelles, lors d’un discours prononcé par Christine Boutin pour la rencontre européenne des jeunes catholiques, quatre ex-Femen belges, rebaptisées aujourd’hui les Liliths, seins nus et scandant des slogans comme « God Save the Queer » ou « Touche pas à mon IVG », ont enlancé l’ancienne présidente du Parti chrétien-démocrate (PCD) de leur corps et d'un drapeau arc-en-ciel au couleur de la cause homosexuelle[91].

Actions en France[modifier | modifier le code]

Claire Beffa et Safia Lebdi, lors de la manifestation de Femen en mars 2012, affirment leur soutien envers Aliaa Magda Elmahdy.

Le 31 octobre 2011, quatre activistes de Femen, en tenue de soubrette (allusion au métier de chambrière de Nafissatou Diallo), mènent une action devant l'hôtel particulier parisien de Dominique Strauss-Kahn[92].

Le 31 mars 2012, des activistes de Femen manifestent en burqa à Paris sur le Parvis des droits de l'homme puis retirent le vêtement jugé infamant afin de se présenter seins nus pour défendre la liberté des femmes musulmanes dans le monde[93]. Durant cette manifestation, Femen, et en particulier Safia Lebdi, affirme aussi son soutien envers Aliaa Magda Elmahdy.

Le 1er juin 2012, plusieurs activistes françaises ont protesté devant l'ambassade d'Ukraine pour réclamer une compétition « sans prostitution » à l'occasion du Championnat d'Europe de football 2012[94].

Inauguration du « centre d'entraînement » de Paris au Lavoir Moderne en septembre 2012.

Inna Chevchenko arrive à Paris le 27 août 2012[95] et trouve refuge au Lavoir Moderne Parisien, un théâtre du 18e arrondissement de Paris qui lui avait promis un hébergement en juillet 2012. Elle affirme également avoir « établi des connexions avec des féministes » avant même son arrivée[96]. Le 18 septembre de la même année, les militantes de Femen y inaugurent un camp d'entraînement international qui vise à former les activistes aussi bien physiquement qu'intellectuellement en vue des actions[97],[98]. Elles défilent seins nus depuis l'arrêt de métro Château rouge jusqu'à l'entrée du théâtre avec pour mots d'ordre « Go, undress and win » (« Va, déshabille-toi et gagne »), « Muslim let's get naked » (« Musulman, déshabillons-nous ») ou « Femen is a new feminism » (« Femen est un nouveau féminisme »)[99],[100].

Le 3 octobre 2012, sept militantes se rendent devant la Vénus de Milo conservée au musée du Louvre en soutien à une jeune femme tunisienne de 27 ans violée par des policiers deux semaines auparavant, et accusée d'atteinte à la pudeur[101]. Leur slogan est « We have hands to stop rape » (« Nous avons des mains pour arrêter le viol »). Elles attachent une pancarte « Rape me I'm immoral » (« Violez-moi, je suis immorale ») autour de la Vénus de Milo et demandent à ce que la jeune Tunisienne soit reconnue comme « victime d'un viol collectif » et à ce que « les auteurs soient jugés et punis »[102].

Éloïse Bouton lors de la manifestation devant le ministère de la Justice en octobre 2012.

Le 15 octobre 2012, les activistes de Femen France se rendent devant le ministère de la Justice afin de dénoncer le verdict du procès des viols collectifs de Fontenay-sous-Bois (dix des quatorze agresseurs présumés ont été acquittés, et quatre d'entre eux sont condamnés à un an de prison). Elles déroulent une grande banderole sur laquelle est inscrit « Rape club » (« Club de viol ») et scandent le slogan « Justice fucks us » (« La justice nous baise »). Éloïse Bouton, membre du mouvement, explique que cette décision de justice est « hallucinante, mais symbolique de la manière dont sont traitées ces affaires », estimant qu'en France, « la victime d'un viol est toujours perçue comme coupable »[103].

Manifestation de Femen dans le magasin Ikea de Gonesse en octobre 2012.

Le 27 octobre 2012, les activistes de Femen France manifestent dans le magasin Ikea de Gonesse dans la zone commerciale Paris-Nord 2 au cri de « Marianne is angry » (« Marianne est en colère ») ansi que « Women are still here » (« Les femmes sont toujours là »)[104]. L'objectif est de protester contre la diffusion du catalogue destiné à l'Arabie saoudite après que la chaîne a décidé d'en gommer toutes les femmes afin de ne pas choquer leur clientèle[105]. C'est la première action internationale de Femen ; en effet, les militantes des branches Femen France et Femen Allemagne ainsi qu'une militante de la branche québécoise protestent simultanément dans leurs pays[106].

Le 18 novembre 2012, déguisées en nonnes, les militantes de Femen France interviennent dans une manifestation organisée par l'institut Civitas contre le projet de loi prévoyant le mariage pour tous[107]. Elles portent des inscriptions peintes sur le corps « Saint esprit étroit », « Fuck God » (« Baise Dieu »), « Fuck religion » (« Baise la religion »), « Fuck church » (« Baise l'Église »), « In gay we trust » (« Nous croyons en l'homosexualité ») ou « Occupe-toi de ton cul », et ont à la main des extincteurs avec « See the sperm, the Holy sperm » (« Voyez le sperme, le saint sperme ») écrit dessus[108]. Après avoir déclenché leurs extincteurs en direction des manifestants[109], elles sont repoussées par le service d'ordre[110], et certaines sont frappées par des individus répartis en petits groupes[111]. La journaliste Caroline Fourest qui accompagnait les activistes afin de les filmer est également prise à partie[112]. Des militantes du Femen sont ensuite embarquées par la police[113], qui n'avait pas autorisé leur action[114]. Najat Vallaud-Belkacem, (ministre du droit des femmes) ainsi que Cécile Duflot (ministre du logement) témoignent leur soutien aux Femen sur Twitter[115]. La députée socialiste Anne-Yvonne Le Dain suivie par six de ses confrères demande à Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, la dissolution de l'institut Civitas[116]. À la suite de cet événement, Caroline Fourest et les Femen ont annoncé avoir porté plainte pour « violences en réunion ». Cinq de leurs agresseurs présumés ont été arrêtés et mis sous contrôle judiciaire. Civitas annonce également porter plainte contre les Femen pour « exhibitions sexuelles, diffusion de message à caractère violent, violences en réunion et avec armes, entrave concertée à la liberté de manifestation par menaces, violences et voies de fait et injures envers les manifestants en raison de leur appartenance à la religion catholique »[117],[118].

Participation de Femen à la manifestation en faveur du mariage pour tous en décembre 2012.

Le 16 décembre 2012, les militantes de Femen France se rendent à la manifestation en faveur du mariage pour tous afin de réaffirmer leur soutien à la cause des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres[119].

Le 12 février 2013, à la suite de la renonciation du pape Benoît XVI, huit activistes de Femen France investissent, seins nus et couvertes de slogans hostiles au pape, la cathédrale Notre-Dame de Paris afin de faire sonner les cloches (alors exposées à l'occasion de leur restauration), avant d'être évacuées par le service d'ordre[47], sept d'entre elles étant également interpellées par la police. Cette action est condamnée unanimement par la classe politique. Eva Joly dénonce une action déplacée et « un manque de respect pour les croyants » ; le ministre de l'Intérieur Manuel Valls témoigne « de son soutien aux catholiques de France qui ont pu être offensés par ce geste grossier »[58] et parle de « consternation » face à « une provocation inutile », argument repris par la ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem ; des critiques sont aussi exprimées par le maire Bertrand Delanoë, et les sénateurs de Paris Pierre Charon et Yves Pozzo di Borgo[120]. Patrick Jacquin, recteur-archiprêtre de Notre-Dame, annonce avoir porté plainte pour « profanation d'un espace cultuel[n 8] » et pour « coups et blessures »[121]. L'AGRIF déclare porter plainte et demande la dissolution des Femen[122]. Malgré les condamnations venant de plusieurs personnalités politiques, de nombreux plaignants et pétitionnaires s'étonnent que les activistes de Femen aient été « peu inquiétées après leur interpellation » par la police française »[58]. En mars, Inna et Sacha Chevtchenko affirment avoir « emporté un petit bout » de l'or en feuille appliqué sur l'une des cloches pour payer la réparation de « dents cassées »[123], alors que, dans de précédentes déclarations, Inna Chevtchenko avait nié avoir abîmé la cloche[124],[125]. Sur cette affaire, le 13 septembre 2013, le tribunal de Paris demande le renvoi pour complément d'information à une date ultérieure, le 19 février 2014, en attente des conclusions de l'enquête[126]. Elles sont défendues par Patrick Klugman, ancien avocat conseil de SOS Racisme et de Caroline Fourest, laquelle n'a pas cautionné l'action entreprise à la cathédrale, « à cause de son amitié pour le maire de Paris, Bertrand Delanoë, et Manuel Valls », selon une ancienne Femen[89].

Femen à la sortie du tribunal de Paris, le 13 septembre 2013. À gauche, Inna Chevchtchenko.

Le 3 avril 2013, trois activistes de Femen, deux Françaises et une Tunisienne, ont brûlé un drapeau salafiste devant la Grande Mosquée de Paris. Pour Inna Chevchtchenko, la Grande Mosquée est le « lieu symbolique » de la religion musulmane donc, par cette action, Femen entend dénoncer l'extrémisme religieux et exprimer sa solidarité avec la militante tunisienne Amina Tyler[127].

Le 21 juin 2013, deux militantes Femen essaient d'interpeller François Hollande lors de sa visite du salon aéronautique du Bourget en criant « Free Femen » en référence aux membres du mouvement emprisonnées en Tunisie ; elles sont rapidement maîtrisées par le service de sécurité du président de la République[128].

En juillet 2013, Inna Shevchenko, initialement arrivée en France avec un visa touristique, annonce avoir obtenu l'asile politique en avril auprès de l'OFPRA[129].

Le 4 novembre 2013, après avoir quitté le Lavoir Moderne, Femen installe son nouveau QG à Clichy, dans une usine de prétraitement des eaux usées, appartenant au Syndicat interdépartemental pour l'assainissement de l'agglomération parisienne (SIAAP), qui a immédiatement enclenché une procédure d'exclusion pour occupation illégale des lieux. Le jugement sera rendu le 28 avril 2014[130].

Le 1er décembre 2013, devant l’ambassade d’Ukraine à Paris, cinq militantes (parmi lesquelles Inna Chevchenko) urinent sur des photos du président Viktor Ianoukovitch (sans qu'on puisse savoir s'il s'agit d'une simulation ou d'une véritable urine), dans l'objectif de dénoncer la répression de l’opposition à Kiev et demander l'aide de l'Europe[131].

Le 20 décembre 2013, dans le but de critiquer les « campagnes anti-avortement menées par le lobby catholique à travers le monde », Eloïse Bouton, chef de file des Femen en France, mime « l'avortement de l'embryon de Jésus » dans l'église de la Madeleine à Paris, en déposant devant l'autel un morceau de foie de veau censé représenter un fœtus, avant d'uriner sur les marches de l'autel[132] (le 7 janvier, Éloise Bouton a contesté ce dernier point[133]). Les mots « 344 salopes » sont inscrits sur son ventre, en référence au manifeste des 343 salopes, et les mots « Christmas is aborted » (« Noël est annulé ») sur son dos. L'action est réalisée pendant une répétition[134] de l’Ensemble vocal de la Madeleine[135]. Une enquête de police est ouverte, tandis que le maire de Paris Bertrand Delanoë condamne « un acte qui caricature le beau combat pour l'égalité femmes-hommes, sème la discorde dans la société parisienne et choque inutilement de nombreux croyants. »[136].

Le 22 avril 2014, une vingtaine d'activistes de Femen manifestent à Paris devant la Maison des centraliens avant une conférence de presse de Marine Le Pen destinée à lancer la campagne électorale du Front national en vue des élections européennes, retardant le début de cette intervention en attirant l'attention des journalistes présents pour l'occasion[137]. Les seins nus des militantes sont peints d'un drapeau européen sur lequel les étoiles forment une croix gammée et de l'inscription « Fascist epidemic » (« épidémie fasciste »), et elles portent également une moustache hitlérienne[137]. Par cette action, elle veulent lutter contre « la coalition de tous les partis d'extrême droite européens » et empêcher que l'Union européenne se transforme en « une union fasciste »[137].

Le 25 mai 2014, journée d'élections européennes, quatre militantes du mouvement se sont présentées à Hénin-Beaumont seins nus et en tenue d'infirmières, proposant un « vaccin anti-fasciste », avec la volonté de perturber le vote de Marine Le Pen[138].

Le 5 juin 2014, une militante détruit la statue de Vladimir Poutine au musée Grévin avec un pieu en bois tout en traitant le dirigeant russe de « dictateur »[139].

Actions en Tunisie[modifier | modifier le code]

En mars 2013, à la suite du projet des Femen d'ouvrir une nouvelle branche en Tunisie, la ministre des Affaires de la femme, Sihem Badi, juge que cette organisation féministe porte des valeurs en contradiction avec l’islam et les traditions tunisiennes[140]. Le 21 mars, la page Facebook de Femen-Tunisie est piratée, les photos d'actions seins nus étant remplacées par des vidéos de sourates du Coran et des illustrations de la chahada[141]. Le président de l’Association islamiste centriste de sensibilisation et de réforme (Al-Jamia al-Wassatia Li-Tawia Wal-Islah) appelle à la flagellation de Amina Tyler (de son vrai nom Amina Sboui), la militante tunisienne de Femen qui a ouvert cette page et diffusé des photos où elle montre sa poitrine dénudée, sur laquelle a été écrit en arabe : « Mon corps m'appartient et n'est source d'honneur pour personne »[142],[143],[144]. Amina Tyler, imitée par deux autres militantes, a suscité beaucoup d'indignation et a été la cible de très nombreux messages d'insultes et de menaces sur les réseaux sociaux[145],[146],[147],[148].

À la suite des différentes réactions contre Amina Tyler, les Femen ont affirmé qu'elle avait été enlevée par sa famille et qu'un témoin avait filmé la scène. Le 21 mars, sans nouvelles d'Amina, les Femen ont signalé qu'elles craignaient pour sa vie. Différents médias ont relayé cette disparition et l'appel des Femen[149]. Devant ces vives réactions internationales, l'avocate Bochra Belhaj Hmidaet indique qu'elle avait été en contact avec Amina et qu'elle lui aurait déclaré qu'elle allait bien, qu'elle se trouvait avec sa famille et qu'elle allait reprendre les cours bientôt. Cette annonce n'en a pas pour autant rassuré Femen, étant donné que ses membres n'arrivaient pas à entrer en contact avec Amina[150]. Le 27 mars, Martine Gozlan, journaliste du magazine Marianne, déclare avoir rencontré Amina en présence de sa famille, affirmant que « la jeune fille n’est pas libre de ses mouvements et de ses contacts, bien que majeure. La famille plaide sa « fragilité psychologique » pour la couper du monde. On lui donne beaucoup de médicaments. Des antidépresseurs à haute dose. C’est aussi, curieusement, la thèse de certaines féministes tunisiennes »[151].

Les 28 et 29 mars, le site de Femen est piraté pour la seconde fois de la semaine[152], « par des islamistes » de Tunisie selon les féministes du mouvement, leur page d'accueil affichant provisoirement un message en anglais : « Sales truies ! Personne ne vous baise même pas vos hommes ! Venez en Tunisie ! Nous couperons vos seins et nous les donnerons à manger à nos chiens ! Mourez bande de salopes prostituées venant d’Israël ! »[153],[154]. Amina Tyler est arrêtée le 19 mai 2013 à Kairouan, après avoir tagué le mot "Femen" sur le mur du cimetière avoisinant la mosquée Oqba-Ibn-Nafaâ[155]. Elle est inculpée pour le port illégal d’un spray lacrymogène[156], et risque deux ans de prison pour profanation de sépulture, six mois pour atteinte aux bonnes mœurs, voire plus s'il est retenu qu'elle a agi en bande organisée.

Les trois Femen européennes venues en Tunisie pour manifester en sa faveur sont arrêtées le 29 mai et condamnées, le 12 juin 2013, à « quatre mois et un jour de prison ferme pour atteinte aux bonnes mœurs et à la pudeur »[157]. Ayant, lors du procès en appel le 26 juin, présenté des excuses et promis de ne pas recommencer[158], les trois jeunes femmes ont leur peine réduite à du sursis et sont libérées[159].

Le 20 août, Amina quitte les Femen, les accusant d’être une organisation « islamophobe » et s'interroge sur les sources de financement du mouvement. En réaction, Inna Chevchenko la condamne sans appel, dans une déclaration montrant une grande fermeture d'esprit : « Amina n'a pas trahi les Femen, elle a trahi les milliers de femmes qui se sont mobilisées pour elle durant sa campagne de soutien et grâce à qui elle est libre aujourd'hui »[31].

Autres pays[modifier | modifier le code]

Alexandra Chevchtchenko et Oksana Chatchko préparant une action à Varsovie en juin 2012.

En octobre 2011, les activistes de Femen entament en Suisse une série de protestations contre la prostitution dans plusieurs pays européens, dont la France et l'Italie[160].

Le 4 mars 2012, des membres de Femen manifestent à Moscou dans le bureau de vote où Vladimir Poutine vient de voter[161].

Le 8 juin 2012, Femen mène une action seins nus à Varsovie pour dénoncer la prostitution à l'occasion de l'Euro 2012 de football[162].

Le 20 décembre 2012, deux activistes du mouvement Femen France se rendent à Stockholm, où est réfugiée Aliaa Magda Elmahdy, afin de protester ensemble contre l'adoption de la nouvelle constitution égyptienne[48] proposée par Mohamed Morsi prévoyant l'application de la charia[163]. Quelques jours auparavant, Aliaa Magda Elmahdy a été empêchée de se rendre en France[164] alors qu'une action était prévue devant l'ambassade d'Égypte à Paris le jour du début du vote.

Le 24 février 2013, au cours du scrutin parlementaire italien, trois membres de Femen seins nus tentent de se lancer, sans l'atteindre, sur l'ex-Premier ministre Silvio Berlusconi, alors qu'il devait entrer dans l'isoloir pour voter. Les militantes portent inscrit sur leur dos et leur poitrine le slogan « Basta Berlusconi » (« Berlusconi, ça suffit »). Selon les militantes, « l'Italie ne doit pas voter pour quelqu'un qui devrait être en prison »[165].

Le 23 mars 2013, une page « Femen Maroc » est créée sur Facebook puis le 28 mars, une Marocaine anonyme y publie un selfie sur lequel elle apparaît voilée mais seins nus avec l'inscription « la liberté est mon choix »[166].

Le 28 octobre 2013, en Allemagne, des Femen manifestent pour le droit de conduire des Saoudiennes[167].

Dimanche 17 novembre 2013 en Espagne, cinq militantes Femen perturbent une manifestation anti-avortement ; et scandent des slogans comme « aborto es sagrado » (« l'avortement est sacré ») ou « mi cuerpo, mis normas » (« mon corps, mes règles »)[168].

Le Vendredi 31 Janvier 2013, deux militantes du mouvement Femen manifestent lors de la soirée de couronnement du Carnaval de Québec pour dénoncer le retour des duchesses. Seins nus avec les mots «esclavage stylisé» écrit sur leur torse, elles ont hurlé «Carnaval patriarcal» devant une foule d’environ 4000 personnes[169],[170].

Critiques et controverses[modifier | modifier le code]

Voir également les sections par pays, dans lesquelles sont détaillées certaines critiques et controverses concernant des faits particuliers ou visant plus spécifiquement certaines personnes.

L'utilisation de la nudité comme moyen d'action fait débat[171]. Selon certains détracteurs, comme l'ONG internationale La Strada (en), spécialisée dans la lutte contre la prostitution, les Femen nuiraient à l'image des femmes et conforteraient les clichés sexistes[11]. De même, d'autres affirment qu'elles deviennent elles-mêmes « pornographiques » en manifestant nues[9]. D'autres critiques mettent en avant le fait que cette réappropriation se manifeste dans la presse par l'exhibition de femmes dénudées, ce qui rappelle des clichés patriarcaux que Femen dit pourtant vouloir combattre[172]. Alice Schwarzer, militante antipornographie, soutient globalement les combats de Femen mais elle met en garde ses membres contre le risque de « devenir des objets »[9]. Fin 2012, la chroniqueuse Gaëlle-Marie Zimmerman fait remarquer que la plastique des militantes aux seins nus est conforme aux standards de la mode, ce qu'une militante de Femen réfute en montrant la photo d'une militante ne correspondant pas à ces normes[173]. Face à toutes ces critiques concernant la nudité, les activistes de Femen répondent que les féministes traditionnelles ne sont plus entendues et que le féminisme du XXIe siècle passe par la réappropriation du corps des femmes par elles-mêmes[11].

Les féministes restent également divisés sur la question de l'utilisation de la nudité lors de leurs manifestations[174]. La nudité choque, ébranle les opinions et permet d'assurer une couverture médiatique, mais elle peut provoquer des réactions très violentes[réf. nécessaire]. Certains pays sont plus accoutumés que d'autres à la nudité ou semi-nudité dans les médias et dans la rue, et l'impact des manifestations serait plus important dans les pays où la nudité est tabou[175]. Anna Hutsol considère que « la réaction à une manifestation déshabillée illustre le niveau de liberté d’un pays », et elle ajoute : « nous n’avons pas été arrêtées en Suisse, mais nous avons failli être tuées en Biélorussie »[174].

Femen ne fait pas l'unanimité chez les féministes. Le collectif Les TumulTueuses, qui a aussi réalisé des actions seins nus, ne remet pas en cause cette tactique mais critique le fait que « les Femen ne s’adressent pas aux femmes et utilisent des discours virilistes » et que certaines de leurs opinions sont proches des féministes « institutionnelles », notamment au sujet de la prostitution et du port du voile, pour lesquels Femen a tendance à « culpabiliser » et « infantiliser » les personnes concernées[173],[176]. Asma Guenifi, présidente de Ni putes ni soumises, « salue le courage des Femen et leur combat en Ukraine » mais « doute qu’il s’agisse d’une cause transposable à la France », soulignant que « la mixité est absente du discours des Femen, qui repose sur la misandrie (rejet des hommes), ce qui est en contradiction avec nos valeurs »[177]. L'essayiste suisse Mona Chollet note pour sa part que les actions de Femen tendent à fragiliser les combats d'autres organisations féministes et qualifie le mouvement de « pseudo-féminisme qui suscite un engouement général des plus suspects »[30].

Le manque de lisibilité de leurs messages est couramment mis en avant par les critiques. Rue89 souligne que la multiplication et la diversité des combats de Femen rend leurs messages confus[173]. De même, Le Figaro constate que les messages de Femen manquent de clarté[178]. Par ailleurs, sur le site de Marianne, une blogueuse associée à l'hebdomadaire fait remarquer que l’idée d’une « internationale féministe » est difficile à concevoir, la situation des femmes n’étant pas la même suivant les pays[179].

En France notamment, des groupes anti-Femen d'hommes masqués (les Hommen[180]) et de femmes (les Antigones[181],[182]) se constituent.

Certaines critiques mettent en avant le fait que leurs actions peuvent être discriminatoires. Pour Lydia Guirous, membre de l'Union des démocrates et indépendants et présidente de l’association « Future, au Féminin », les messages de Femen ne sont ni féministes ni laïcs, mais au contraire, incitent à l’intolérance et à la haine[183]. Les Femen ont été accusées de tenir des propos néocolonialistes voire racistes, comme lorsque sa présidente Anna Hutsol a déclaré que la société ukrainienne avait été incapable « d’éradiquer la mentalité arabe envers les femmes »[184],[185]. L'anticléricalisme radical des Femen leur vaut d'être accusées de christianophobie par certaines personnalités (comme le député Jacques Bompard[186]) ou groupuscules d'extrême droite (comme Riposte laïque[187]), et également d'islamophobie[28],[185],[188]. Après l'action de février 2013 dans la nef de Notre-Dame de Paris, Patrick Jacquin, recteur de la cathédrale, estime cependant qu'elles n'oseraient pas s'attaquer à une mosquée car, selon lui, la réaction des autorités serait plus sévère[58]. En avril 2013, le mouvement Muslim Women Against Femen (« Femmes musulmanes contre les Femen ») est créé par des étudiantes de Birmingham, qui considèrent que les Femen sont islamophobes et impérialistes[189] ; ce groupe lance une campagne sur Internet, avec comme slogan « Muslimah Pride » (« Fière d’être musulmane »), contre les féministes qui manifestent seins nus[190],[191].

En Ukraine, où leur réputation s'est peu à peu détériorée, il est reproché aux militantes de chercher à se faire remarquer coûte que coûte et à protester contre tout[6]. Selon Sergueï Gaïdaï, un conseiller en communication politique[n 9], « ce n'est qu'une simulation de féminisme [qui] n'a aucun sens politique ou social sérieux ». Pour une responsable ukrainienne de La Strada, Femen « nuit à l'image de l'Ukraine autant qu'au vrai mouvement féministe ». L'action en soutien aux Pussy Riot, consistant à scier une croix à Kiev, a suscité un fort rejet populaire[192] et Anna Hutsol reconnaît qu'il est désormais fréquent que les Femen se fassent traiter de « putes » dans son pays d'origine[6].

Sur le site de La Voix de la Russie, Alexandre Latsa critique au contraire une certaine dérive politique des Femen : d'après lui, ce mouvement est « financé et soutenu par l’Occident », largement encouragé par le « mainstream médiatique », et éloigné « des préoccupations populaires et nationales » à la suite de sa politisation progressive visible dans la multiplication des attaques lancées contre les leaders d’Europe orientale : Vladimir Poutine, Alexandre Loukachenko, Victor Ianoukovitch ou leurs alliés européens, Silvio Berlusconi en tête[65].

Toutefois, Femen reçoit aussi des soutiens et des critiques positives. Sur Facebook, la page de Femen recueille près de 90 000 fans en mars 2013[6]. Pour Géraldine Sarratia, journaliste aux Inrockuptibles, il y a « beaucoup de sincérité dans leur discours, elles ont un vrai engagement, elles consacrent leur vie à leur combat et puis ce sont des guerrières »[173].

En 2014, la journaliste Caroline Fourest, ordinairement proche de Femen, précise que la leader de Femen, Inna Chevtchenko, « marxiste » et « membre des Jeunesses communistes ukrainiennes », « n'est pas une grande démocrate »[193]. Elle exprime également son désaccord sur l'opportunité de l'action spectaculaire menée à Notre-Dame de Paris, en février 2013, alors que le pape Benoît XVI venait justement, selon elle, de poser son premier acte s'inscrivant dans la modernité[193]. Dans son livre Inna (2014), elle reproduit une lettre qu'elle avait adressée à Inna Chevtchenko, sans jamais l'envoyer : « Combien de jeunes fanatiques, avant toi, prétendaient se sacrifier pour les autres et ont fini par tuer l'humanité ? […] Ta révolution sans amour ne me fait pas envie, Inna »[194]. Elle questionne aussi la remise en cause de la laïcité par le mouvement Femen : « Nous nous sommes aussi affrontées lorsque sa fureur marxiste et révolutionnaire heurtait mon aspiration aux lumières tamisées de la laïcité, et peut-être plus encore, à l'art de vivre »[195].

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Dans de nombreuses sources, Femen est écrit en majuscules (FEMEN) mais il ne s'agit aucunement d'un acronyme.
  2. Selon les sources, son nom peut être écrit « Houtsol », « Goutsol » ou « Gutzol ». Quant à son prénom, le diminutif « Ania » est parfois employé, ou la variante orthographique de ce dernier, « Anja », qui se prononce de la même façon.
  3. Selon les sources, son nom peut être écrit « Chatchko ».
  4. Selon les sources, son nom peut être anglicisé en « Shevchenko ». De même, de nombreuses sources utilisent le diminutif russe « Sacha » au lieu de son prénom « Alexandra ».
  5. Son nom est parfois écrit « Shevchenko » (à l'anglaise) ou « Schewtschenko » (à l'allemande). Certaines sources indiquent à tort qu'elle est la sœur d'Alexandra Chevchenko (voir par exemple Galia Ackerman et al. 2013, p. 29 et 44).
  6. Parfois, le mot est écrit sans accent : « sextremisme »
  7. Cet acronyme peut être lu comme le mot anglais « fist » qui signifie « poing ».
  8. La source mentionne par erreur le terme « culturel » en lieu et place du terme « cultuel ».
  9. Son nom en russe s'écrit : Сергей Гайдай.

Références[modifier | modifier le code]

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  12. Le mot latin pour « femme » est « femina ».
  13. « Repères », Libération, no 9972,‎ 6 juin 2013, p. 3
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