Forces nouvelles de Côte d'Ivoire

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Le général Soumaïla Bakayoko, chef d'état-major des Forces nouvelles, passant ses troupes en revue à Odienné (Nord-ouest de la Côte d'Ivoire).

Les Forces nouvelles de Côte d'Ivoire (FNCI) étaient une coalition de mouvements rebelles : le MPIGO, le MPCI et le MJP. Guillaume Soro fut le secrétaire général des Forces nouvelles dont l'armée occupait 60 %[réf. nécessaire] du territoire national de 2002 à 2007. Elles contrôlaient principalement la partie nord de la Côte d'Ivoire.

Le mouvement des Forces nouvelles de Côte d'Ivoire, organisé autour d'un cabinet civil et d'un état-major militaire, a structuré le territoire qu'il couvre en dix zones géographiques : Zone 1 (Bouna) ; Zone 2 (Katiola) ; Zone 3 (Bouaké) ; Zone 4 (Mankono) ; Zone 5 (Séguéla) ; Zone 6 (Man) ; Zone 7 (Touba) ; Zone 8 (Odienné) ; Zone 9 (Boundiali) ; Zone 10 (Korhogo).

Au début de la rébellion, les zones des Forces nouvelles ont de prime abord été sous l'autorité de Commandants des opérations (CO). Elles sont, après des réformes, placées sous l'autorité de Commandants de zone autrement appelés Com’zones.

Le 17 mars 2011, Alassane Ouattara met en place les Forces républicaines de Côte d'Ivoire qui regroupent les Forces nouvelles et des éléments des Forces de défense et de sécurité[1] sous le commandement du colonel Patrice Kouassi[2]. Après la fin de la crise post-électorale de 2010-2011, elles sont intégrées au sein de l'armée ivoirienne.

Les zones[modifier | modifier le code]

Des membres des FNCI devant un AMX-10 RC de l'armée française en faction en 2004.
Un membre des Forces nouvelles de Côte d'Ivoire capturé par la Légion étrangère en 2004 après un pillage.
Des membres des FNCI le 20 décembre 2005.

Zone 1 : Bouna[modifier | modifier le code]

Elle couvre une région autour de Bouna et est dirigée par Mourou Ouattara, un ancien boxeur de la Société Omnisports de l'Armée (SOA). Ce Com'zone s'est particulièrement fait remarquer au début de la rébellion par le fort contingent de filles intégrées à son unité, dénommée « Atchengué » qui signifie « On y va » en Moré.

Zone 2 : Katiola[modifier | modifier le code]

Elle couvre une région englobant les circonscriptions administratives de Katiola, Dabakala, Niakaramandougou et Tafiré. La zone 2 est dirigée par Touré Hervé Pélikan, dit «Vetcho», natif de Katiola et chef d’État-major particulier de Guillaume Soro. Ce Com'zone est un ancien de la Garde républicaine, du 3ème bataillon d'infanterie et du service des transmissions de l’État-major des forces armées nationales de Côte d'Ivoire (FANCI).

Zone 3 : Bouaké[modifier | modifier le code]

Elle couvre la région autour de Bouaké et est dirigée par Chérif Ousmane, dit « Papa Guépard » du nom de son unité « les Guépards ». Ce Com'zone est un ancien de la Force d’intervention rapide para-commando (Firpac) et un ex-chauffeur du général Mathias Doué durant la transition militaire dirigée par Robert Guéï.

Zone 4 : Mankono[modifier | modifier le code]

Elle couvre la région autour de Mankono, une aire relativement enclavée, et est dirigée par Zoumana Ouattara, un natif de Ferkessédougou, qui s'appelait également « Lieutenant Zoua ». Ce Com'zone est un ancien de l'École des forces armées (EFA) de Bouaké.

Zone 5 : Séguéla[modifier | modifier le code]

Elle couvre une région englobant les circonscriptions administratives de Séguéla et Vavoua. La zone 5 est dirigée par Ouattara Issiaka dit « Wattao » par ailleurs chef d’Etat-major adjoint des Forces armées des forces nouvelles. Ce Com'zone qui dirige l'unité « Anaconda » à Bouaké, est un ancien de la Société Omnisports de l'Armée (SOA), l'équipe sportive des Forces armées nationales de Côte d'Ivoire (FANCI).

Zone 6 : Man[modifier | modifier le code]

Elle couvre la région Région des 18 montagnes, une zone réputée difficile en raison de sa position frontalière de la Guinée et du Libéria. Elle est dirigée par Losseni Fofana, dit « Loss ». Ce Com'zone est un ancien de la Force d’intervention rapide para-commando (Firpac), classe 93/2A .

Zone 7  : Touba[modifier | modifier le code]

Elle couvre la région du Bafing, une zone charnière située entre Man et Odienné. Elle est dirigée par Aboudrahamane Traoré dit « Dramane Touba », un ancien sous-officier des FANCI qui, après avoir servi à l'École de Forces Armées (EFA) puis au 3e bataillon de Bouaké est entré dans la rébellion des Forces nouvelles où il a évolué à l'ombre de Chérif Ousmane.

Zone 8  : Odienné[modifier | modifier le code]

Située dans l'extrême Nord-ouest du pays, la Zone 8 est une région assez complexe en raison de sa vaste étendue, de sa double frontière avec le Mali et la Guinée mais également à cause de son éloignement de Bouaké, siège de la rébellion. La Zone 8 est dirigée par Ousmane Coulibaly dit « Ben Laden » un ancien para-commando et agent de transmission radio originaire de Siempurgo, dans le département de Boundiali. Avant d'être nommé à Odienné, Ousmane Coulibaly est commandant des opérations à Man puis Commandant de secteur Niellé, Diawala et Pogo.

Zone 9  : Boundiali[modifier | modifier le code]

Située au Nord-ouest du pays, entre la Zone d'Odienné et celle de Korhogo, la Zone 9 est dirigée par Koné Gaoussou dit « Jah Gao » participant actif dans le coup d'Etat militaire du général Robert Guéï et entré dans la rébellion des Forces nouvelles. Commandant du secteur de Kong, il est depuis 2006 le Commandant de la zone Boundiali-Tingrela.

Zone 10  : Korhogo[modifier | modifier le code]

Elle couvre la région située entre les localités de Pogo, ville à la frontière Ivoiro-Malienne, de Laléraba à la frontière Ivoiro-Burkinabé, de Longo plus au sud de Tarato à l'ouest et de Kafolo à l'est. Les villes de Ouangolo, Ferkessédougou, Diawala, Pogo, M’bengué, Dikodougou, Napié, Sinématiali font notamment partie de cette zone. À Korhogo, le chef rebelle se nomme Fofié Kouakou Martin, ex-caporal de l'armée régulière, devenu « commandant ». Il a été mis à l'index par l'Organisation des Nations unies pour « violations répétées des droits de l'homme et enrôlement des enfants soldats ». C'est un homme d'un charisme indiscutable[réf. nécessaire], mais qui, du fait des massacres de la population, tente de redorer son blason par des vastes chantiers d'assainissement, de reconstruction d'édifices en ruine, et par une sécurisation relative des biens et des personnes. Mais tous ces travaux sont financés par un « impôt » contraignant et parfois exorbitant prélevé sur les opérateurs économiques de la ville[réf. nécessaire]. Il est originaire de Bondoukou[réf. nécessaire].

FAFN[modifier | modifier le code]

Les Forces Nouvelles disposent d'une armée, les Forces Armées des Forces Nouvelles (FAFN), dont le chef d'état-major est le général Soumaïla Bakayoko et le chef d'état-major adjoint est le Commandant Issiaka Ouattara dit Wattao. Les FAFN sont organisées en plusieurs contingents pour chaque zone, celles-ci étant dirigées par des lieutenants ou commandants.

Annexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Côte d’Ivoire: Alassane Ouattara met en place les Forces républicaines de Côte d'Ivoire sur afriquejet.com
  2. Colonel Kouassi Patrice, porte-parole des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire : “Ordonnez, nous obéirons ; Commandez, nous exécuterons” Le patriote du 18 mars 2011

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]