Féraud de Nice

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Féraud[1] de Nice (vers 970 à Chorges[réf. nécessaire]1044[2]), est évêque de Gap de 1000 à 1044[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Sa famille[modifier | modifier le code]

Il serait soit fils d’Ismidon de Royans, dit le vieux, et d'Alloy, dame de Royans[4],[5],[6] ; ou fils de Pons II de Mevouillon et frère de Laugier de Nice[7].

Son frère, Pierre de Mirabel est évêque de Vaison (1010-1030).

Un riche et généreux évêque[modifier | modifier le code]

Depuis le 28 décembre 986, et la reconquête sur les Sarrasins, l’évêque de Gap a la souveraineté sur la ville. Dès cette date, les seigneurs vainqueurs des envahisseurs font des dons aux églises, monastères et abbayes. Ils ne font parfois que restituer des biens qui viennent de leur être donné pour leur participation à la libération, mais qui appartenaient à l'Église avant la conquête des Alpes par les musulmans.

Féraud est cité pour la première fois comme évêque dans un document en 1010. Une « dédicace par Féraud, évêque de Gap, de l'église de Saint-André-lès-Gap, fondée par Adalard et sa femme Frodina, qui lui ont donné des revenus suffisants pour entretenir un prêtre »[8]. Mais il est évêque depuis l'an 1000[3].

Féraud figure, le 1er septembre 1016, dans une bulle adressée par Benoît VIII aux évêques de Bourgogne, d'Aquitaine et de Provence, en faveur de l'ordre de Cluny, mais son nom y est altéré.[réf. nécessaire]

C'est lui qui, dans un acte de 1023, inféode aux Mison la vicomté de Gap. Féraud donne plusieurs domaines dans la région du Mont-Ventoux[9].

Féraud est présent à une donation faite en 1024 au monastère de Saint-Victor, par Bertrand, comte de Provence. En cette même année, le souverain pontife Benoit VIII écrit à Féraud, ainsi qu'à plusieurs autres évêques pour les inviter à faire rendre à l'abbaye de Cluny les biens dont quelques seigneurs s'étaient emparés.

Cinq ans plus tard, Féraud fait une donation en faveur de l'abbaye de Cluny, le 27 mars 1029, de l'église de Saint-André-près-de-Gap[10] et d’une portion de la ville de Gap[11].

En 1030, il donne à l'abbaye de Saint-Victor de Marseille, l'église de Saint-Geniez-de-Dromon[12].

En août 1031, il est à Mar­seille, dans le monastère de Saint-Victor, quand le comte Bertrand cède à celui-ci deux propriétés de Pierrefeu et Forcalqueiret. Le 26 mai 1037, il est à Sarrians, auprès des comtes de Pro­vence Geoffroy et Bertrand, et il assiste au don que ces princes font à l'ordre de Cluny de leur domaine de Septfonds.

Il est cité pour la dernière fois le 15 octobre 1040[réf. nécessaire] à Marseille, où il assiste avec tous les évêques de la région, dont son frère Pierre de Mirabel, à la consécration de l'église Saint-Victor par le pape Benoît IX[13].

À la fin de sa vie, en 1044, avec le futur comte Guillaume Bertrand de Provence, ils divisent entre eux la ville de Gap[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Feraud, Feroald, Ferold, Ferald, Faroald, Farald, Farold, Faraud, Férandus etc.
  2. a et b Études sur le droit privé des hautes vallées alpines de Provence et de Dauphiné au Moyen-Age: Documents inédits, Par Henri Pécout, Publié par Librairie de la Société du recueil J.-B. Sirey, 1907, p.13.
  3. a et b L'ordre de Cluny à la fin du moyen âge: le vieux pays clunisien, XIIe-XVe siècles, Par Denyse Riche, Publié par Université de Saint-Étienne, 2000, p.113.
  4. J. Berge, Origines rectifiées de Maisons féodales (1952), J. Berge, Origines rectifiées de Maisons féodales (1952)
  5. Caïs de Pierlas, Le XIe siècle dans les Alpes-Maritimes, Turin, 1885.
  6. Baratier Édouard, Duby Georges, Hildesheimer Ernest, Atlas historique : Provence, Comtat, Orange, Nice, Monaco, A. Colin, Paris, (1969) INIST-CNRS, Cote INIST : S 6285 et H&G, n°120, 217.
  7. Marie-Pierre Estienne, Châteaux, villages, terroirs en Baronnies Xe-XVe siècle, Publications de l'Université de Provence, 2004, p. 44.
  8. Analyse. Bibl. nation., mss. lai. 12,659, p. 353. Bulletin d'histoire ecclésiastique et d'archéologie religieuse des diocèses de Valence, Grenoble, Gap, etc., t. H, p. 257.
  9. Les Peuples préromains du Sud-Est de la Gaule: étude de géographie historique, Par Guy Barruol, Publié par E. de Boccard, 1969, p.237n.
  10. L'ordre de Cluny à la fin du Moyen Âge : le vieux pays clunisien, XIIe-XVe siècles, Par Denyse Riche, Publié par Université de Saint-Étienne, 2000, p.116.
  11. Roman, Joseph (1840-1924), Tableau historique du département des Hautes-Alpes, Publication :A. Picard (Paris), tome II, p.3.
  12. Histoire de Sisteron tirée de ses archives, Par Ed De Laplane, Édouard de Laplane, Publié par Vve A. Guichard, 1845, Notes sur l'article: Vol. 1, p.424.
  13. Histoire analytique et chronologique des actes et des délibérations du corps et du conseil de la municipalité de Marseille: depuis le Xe siècle jusqu'à nos jours, Par Marseille (France), Louis Méry, F. Guindon, Publié par Typ. des hoirs Feissat aîné et Demonchy, 1842, t.1, p.169.

Source[modifier | modifier le code]

  • Albanès, Joseph Hyacinthe (1822-1897),Gallia christiana novissima. Histoire des archevêchés, évêques et abbayes de France d'après les documents authentiques recueillis dans les registres du Vatican et les archives locales, pp. 464 et 465; en ligne sur Galica.
  • Moreri, Le grand Dictionnaire historique, ou mélange curieux de l'histoire sacrée et profane, p. 85.