Félix de Vial

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Officier général francais 2 etoiles.svg Félix de Vial
Image illustrative de l'article Félix de Vial

Naissance 3 mars 1864
Saint-Nazaire, France
Décès 17 juin 1949 (à 85 ans)
Château du Grais, Le Grais, France
Origine Drapeau de la France France
Arme Légion étrangère (infanterie)
Grade Général de brigade
Années de service 18881932
Conflits Première Guerre mondiale
Indochine
Guerre de Cuba
Commandement
65 RI

64° Groupement d'infanterie divisionnaire regroupant trois régiements
Faits d'armes
Maissin
prise de Tahure, Verdun Souville Moreuil
Distinctions Grand-croix de la Légion d’honneur
Croix de guerre 1914-1918
Croix de guerre belge 1914-1918
Officier de l'ordre des Saints-Maurice-et-Lazare
ordre du Dragon d'Annam
Insigne des blessés militaires
Autres fonctions Adjoint au gouverneur de Mayence

Marie Jean Félix de Vial (né le 3 mars 1864[1] à Nantes (Loire-Atlantique) - mort le 28 mars 1949[2] au château du Grais (Orne)), est un ancien élève de Saint-Cyr, général de brigade français du XXe siècle, qui combattit pendant la Grande Guerre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]

Études au collège jésuite devenu lycée Saint-Joseph de Tivoli à Bordeaux puis à Saint-Thomas de Cantorbéry en Angleterre.

Reçu à Saint-Cyr : Promotion de Chalons no 71 1886-1888[3]

Extrait du matricule d’officier[modifier | modifier le code]

Carrière

[4]

École spéciale militaire de Saint-Cyr 16 novembre 1886 Élève de l’École

Légion étrangère - 2e régiment étranger d'infanterie 18 novembre 1888

Sous-lieutenant, puis lieutenant Indochine Algérie : Tiaret Laghouat

18e régiment d'infanterie de ligne 9 juillet 1893 Lieutenant

63e régiment d'infanterie de ligne 2 mars 1898 Capitaine

49e régiment d'infanterie de ligne 26 décembre 1905 Capitaine

62e régiment d'infanterie de ligne 23 septembre 1913 Chef de bataillon

65e régiment d'infanterie de ligne 30 septembre 1915 Chef de corps

42e brigade d'infanterie 9 avril 1917

Infanterie divisionnaire 64e: 11 décembre 1917

Commandement de la subdivision de Mayence, adjoint au général gouverneur Charles Mangin.

21 février 1919 Général de brigade

Écoles, stages, missions[modifier | modifier le code]

Stagiaire au 3e Dragons à Nantes (15 août 1903-19 septembre 1904) Lettres de témoignages de satisfaction du ministre de la guerre

A) Au sujet de rapports adressés au ministre de la guerre à la suite d’un voyage que cet officier avait été autorisé à faire à son retour du Tonkin en France par la Chine, le Japon et l’Amérique (août 1892)

B) Au sujet de rapports adressés au Ministre de la Guerre au cours d’une mission à Cuba et d'un voyage qu’il avait été autorisé à faire au Mexique et aux Antilles, ainsi que de son attitude au combat au Mato de Ariguanabe (lettre de félicitation en date du 23 juillet 1896)

Lettre de félicitation du Ministre en novembre 1910, à la suite d'un rapport sur les grandes manœuvres de l'armée fédérale suisse (Mission française ; Dépêche du 5 août 1910)

Mémoire sur la Guerre de Cuba avec les États-Unis ([1])

Campagnes et combats[modifier | modifier le code]

1890[modifier | modifier le code]

Campagne d'Indochine

Le lieutenant Félix de Vial est affecté à la Légion étrangère[5], en haute Indochine. Ces unités combattent contre les Pavillons Noirs[6], irréguliers dans la Haute Région.

Les Pavillons Noirs sont issus de la Révolte des Taiping, mercenaires chinois de la Seconde guerre de l'opium, réutilisés contre les Français pendant la guerre franco-chinoise (1881-1885).

Liu Yongfu (1837-1917 et ses les Pavillons Noirs combattent efficacement les Français sur le fleuve Rouge. Ils encerclent la Légion étrangère à Tuyen-Quang en 1885.

À la fin de la guerre franco-chinoise en juin 1885[7], les Pavillons noirs continuant à harceler les Français pendant plusieurs années. (Siège de Luang-Prabang en 1887).

C'est à ce titre que le lieutenant de Vial combat avec la Légion, ces troupes redoutées pour leur massacres[8],[9],[10]

Campagne d'Algérie

Histoire du 2e régiment étranger

La pénétration vers le sud commence en 1890 et se poursuit en début du XXe siècle. La légion organise des compagnies montées chevaux et dromadaires, afin de ravitailler les oasis conquises.

Le lieutenant de Vial rejoint le deuxième Régiment étranger dans le sud algérien, sur l'axe Tiaret Aflou Laghouat, en séjournant à Lafontaine, afin de pacifier cette zone alors soumise à des mouvements de nomades en dissidence.

Grande Guerre[modifier | modifier le code]

1914[modifier | modifier le code]

Bataille des Frontières.svg

Ordre de bataille de l'armée allemande en 1914

Bataille des Frontières

Lors de la déclaration de guerre, l'Empire allemand met en œuvre le plan Schlieffen qui prévoit la rupture des armées françaises le long de la frontière franco-belge, par une concentration de XII armées (finalement X armées allemandes) dotées d'une artillerie de niveau supérieur à celui des Français, en termes de calibre : 77, 100, 105, 150 mm. et en nombre de batteries d'artillerie par armée, avec un avantage de puissance de feu en profondeur, en raison de la portée de ces armes.

Les Franco-Britanniques opposent sept armées dotées du canon de 75 servis par des batteries très mobiles (souvent commandées par des polytechniciens) dont le feu sera décisif dans la bataille d'arrêt de la Marne.

Cependant leur portée reste moindre que celle des pièces allemandes, les armées françaises manquant sévèrement de soutien à longue portée, lors des contre-offensives à venir. 62e régiment d'infanterie de ligne

Félix de Vial participe, comme chef de bataillon."[11], à la contre-offensive des Ardennes lancée par le général de Castelnau avec la VIe armée : combats de Maissin : 22 et 23 août 1914.

"Les Allemands tentent d'opérer une percée sur le flanc droit."[11] et se rapprochent de la route Maissin-Paliseuil.

Vers 18 heures, deux contre-attaques sont menées, l'une par environ 500 hommes des 62e RI, 116e RI et 118e RI, sous les ordres du général Duroisel, qui avance vers le sud-ouest. La seconde, quelques centaines d'hommes commandés par le chef de bataillon de Vial du 62e RI, repousse l'ennemi au nord du bois d'Hautmont."[11].

L'ennemi, mis en difficulté, abandonne le terrain.

À la fin de cette journée du 22 août 1914, la 21e division occupe le plateau au nord ouest de Maissin (Belgique).

Blessure anfractueuse de l'épaule gauche par éclat d'obus à Maissin (Belgique) le 22 août 1914.

Percée de corps de bataille allemand : Les X armées avancent en un mois jusqu'à la Marne par une bataille de mouvement stoppée sur le grand Morin avant de pouvoir être refoulée par la contre-offensive voulue par Joffre, sur Soissons et la Champagne. Les pertes considérables subies de part et d'autre obligent les combattants à figer le front et à s'enterrer dans des tranchées et des casemates.

Bataille de La Somme ."[11]: Combats de Thiepval

Cité à l’ordre de l’armée à la date du 20 octobre 1914 "À peine guéri d’une blessure reçue le 22 août a voulu reprendre le commandement. Blessé une deuxième fois en conduisant avec une bravoure remarquable son bataillon au combat" Thiepval cote 141

Blessure pénétrante de la poitrine (côté gauche) par balle, ."[11] à la cote 141, Thiepval, Course à la mer 29 septembre 19I4.

1915[modifier | modifier le code]

Front de l'ouest en 1914

Retour au front après sa blessure.

2e Offensive de Champagne

Septembre-octobre 1915

La grande offensive est préparée très en détail sous le haut commandement de Joffre.

L'état-major prévoit une attaque générale, précédée pendant trois jours d'une préparation intensive : tirs de destruction des barbelés et obstacles par les canons de tranchée et les mortiers, le relai étant pris par des de batteries d'obusiers lourds, dont les feux croisés sont destinés à détruire les abris allemands, les réseaux de trains de ravitaillement à voie étroites et les axes routiers, cette phase étant encore suivie de tirs de saturation de canons de tranchée et de mortiers, pour interdire la réoccupation des tranchés adverses, juste avant l'assaut français.

le barrage précède ensuite l'assaut des fantassins. L'attaque proprement dite débute de manière coordonnée ."[11] les troupes sont chargées de deux jours de vivres et avancent au pas la vitesse de progression étant de quelques centaines de mètres à l'heure car il faut réduire les îlots de résistances et les mitrailleuses survivantes.

Félix de Vial chef de bataillon, après la prise de Tahure

Prise de Tahure

Photos centenaires endommagées, reconstituées sur ordinateur

Cité à l’ordre de l’armée Ne 42 du 21 octobre « D’une bravoure chevaleresque, a mené son bataillon à l’assaut des tranchées allemandes le 25 septembre avec un entrain superbe, faisant un grand nombre de prisonniers et s’emparant de plusieurs pièces d’artillerie : Tahure. Attaques de Champagne ».

Blessure de la face par éclat d'obus : bois des Lièvres, attaque de Champagne (5 octobre 1915).

Commandement d'un régiment 65e Régiment d’infanterie : nommé 30 septembre 1915 comme Chef de corps."[11]

Extrait du journal de marche du 65e R.I.

Combats et batailles de Champagne : Pendant le mois d’octobre, sous les ordres du lieutenant-colonel de Vial."[11]

le 65e attaque d’importantes positions ennemies. Le Trapèze (10 octobre 1915) et la Courtine (24 octobre 1915), sont enlevés de haute lutte, et de nombreux prisonniers sont capturés.

Relevé le 4 novembre 1915, le régiment après un repos d’un mois près de Vitry-le-François, prend d'assaut le secteur de Tahure."[11]

, qu’il lui faut organiser en plein hiver, sous des bombardements fréquents et violents. Il quitte, le 18 avril, un secteur solide pour occuper, quelques jours plus tard, celui du mont Sans Nom (8 au 21 mai). Embarqué, le 27 à Saint-Hilaire-au-Temple, il débarque à Sainte-Menehould, pour se diriger sur Verdun.

1916[modifier | modifier le code]

Verdun et ses environs
fort de Douaumont, Souville

Bataille de Verdun

Photo de Verdun. De gauche à droite : Cap de Gail (adjoint au colonel), Gal Danain (Cdt 21 D.I.), Gal Mangin (Cdt secteur), Col de Vial (chef de corps du 65e R.I.), Cap Valguinaud (adjoint au colonel), Cdt Bebcain (Cdt 1er bataillon du 65e R.I.).
Verdun avril 1916: le 65 RI va enter en ligne à Froide Terre.
Photo prise au fort du Regret : PC du général Mangin. Le soir eut lieu la reconnaissance du secteur. Note de la main du Col de Vial au dos de cette photo : "Hormis le Gal Mangin, les intéressés n'ont pas le sourire".

Froide-Terre, Thiaumont, bois du Chapitre, fort de Souville.

Thiaumont – Le 65e."[11] monte en ligne peu de jours avant que l’ennemi commence sa puissante action offensive en direction de Froide-Terre et de Fleury. Du 11 au 23, le 1er et le 3e Bataillon, successivement engagés au Nord-Ouest de la ferme Thiaumont, résiste à deux furieuses attaques allemandes, si bien que, le 23, l’ennemi tente ailleurs la percée qu’il n’a pas pu obtenir sur les lignes du régiment. Quatre compagnies (1re, 2e, 10e et 12e) obtiennent pour leur héroïque conduite, une citation à l’ordre de la division.

Cité à l’ordre de la division ."[11]

à la date du 5 juillet 1916 : « Malgré que son poste de commandement ait été sans cesse bombardé par obus de très gros calibre, a assuré le commandement de son régiment avec une autorité et une clairvoyance des évènements qui en ont imposé à tous » PC des 4 Cheminées, Froide-Terre, Verdun Signé : Général Dauvin[12]

Vaux Chapitre."[11]

- Alertés, le 3 août, alors qu’ils se disposaient à occuper un secteur des Hauts de Meuse, les bataillons Ripault (1er) et Couverset (2e) vont prendre position, le 5 au soir, dans le bois Fumin, à l’est du ravin des Fontaines. C’est l’époque des offensives sur Souville, et l’ennemi, qui a échoué le 5, reprend dès le 6, au petit jour, son formidable bombardement. Pendant 10 heures, il écrase sans arrêt du feu de ses canons lourds, la ligne de trous d’obus où se terre notre infanterie. À 15 heures 30 l’attaque se déclenche. Mais tous ceux des nôtres qui sont, par miracle, encore vivants se dressent, toutes les mitrailleuses qui ne sont pas ensevelies ouvrent le feu et les vagues d’assauts sont fauchées par deux fois.

Une autre tentative."[11] faites dans la soirée, après un nouveau bombardement a le même sort, et l’ennemi renonce, cette fois encore, à prendre Souville. Pendant neuf jours, le régiment, décimé, résistera, sous un feu écrasant, à toute poussée de l’adversaire, et cela dans des trous d’obus, sans abri, sous un soleil de plomb, presque sans ravitaillement et sans eau. Ceux qui descendirent le 14 avaient des faces de cadavres. Le 65e laissait à Vaux-Chapitre la moitié de son effectif.

Il passe septembre."[11] et octobre dans le secteur de Bonzée, Haudiomont, Mesnil et Monts-sous-les-Côtes, dont le calme à côté de l’âpre bataille toute proche, est saisissant. La Woëvre boisée s’étend à perte de vue, et, par temps clair, on aperçoit dans le lointain, des magnifiques observatoires des Hauts-de-Meuse, les clochers de Metz.

Douaumont, Bezonvaux, les Caurières ."[11]

– Du 20 novembre 1916 au 14 décembre 1916, le régiment, qui a eu quelques jours de repos à Érize-Saint-Dizier, occupe le secteur de Douaumont, qu’il organise pour l’offensive du 15 décembre. Le 18, il relève les troupes d’attaque à Bezonvaux et au bois des Caurières. La rigueur de la température, l’absence totale de toute organisation, dans un terrain chaotique et bouleversé, rendent cette période particulièrement pénible, tant par les pertes que par les souffrances physiques et morales, pourtant supportées avec une admirable abnégation.

1917[modifier | modifier le code]

Louvemont, côte du Poivre ."[11]

– Du 15 janvier au 15 février 1917, le 65e tient Louvement et la côte du Poivre, par des températures telles qu’il est impossible de creuser une tranchée tellement le sol est durci par la gelée. Le régiment est ensuite déplacé à Vauxaillon près de Soissons, en mars avril 1917

Cité à l’ordre du XXe corps d’armées no 263 avec le 65e régiment d'infanterie de ligne « Le 65 Régiment d’infanterie ."[11] commandé par le Lieutenant Colonel de Vial : entré en Ligne après de dures fatigues, a immédiatement pris contact étroit avec l’ennemi. Pendant deux jours et trois nuits a progressé sans interruption, exécute brillamment deux attaques de vire force et conquis tous les objectifs malgré une résistance acharnée de l'ennemi »

Vauxaillon, (poursuite sur la ligne Hindenburg). Signé :Gal. Tauflieb »

Bataille de Verdun
Général de Vial.

Nomination à la tête de la 42e Brigade. La 42e Brigade comporte plusieurs unités. 9 avril 1917. Bataille du Chemin des Dames, offensive Nivelle : partant de la zone de Perthes-lès-Hurlus le 65e RI s’empare de tous ses objectifs.

Cité à l'ordre de l'armée Ne 5079 le 31 mai 1917 « Officier supérieur d'une haute valeur morale, d’une énergie et d'une bravoure hors de pair ; déjà trois fois blessé et quatre fois cité à L’Ordre au cours de la campagne. S’est brillamment distingué dans les combats de 22 mai 1917. Commandant une brigade, l'a conduit à l'attaque dans un superbe élan, s'est emparé de tous ses objectifs malgré une résistance opiniâtre de l’ennemi et a fait plus de neuf cents prisonniers ». Cerny-la-Bovelle ; tunnel de Cerny, (Chemin des Dames).

Nomination comme colonel, à la tête de l’infanterie divisionnaire 64. 11 décembre 1917. Castel, Moreuil.

La division est envoyée en Italie, après le désastre de Caporetto et la retraite italienne : pour bloquer l'avance de l'Empire d'Autriche sur le secteur du Monte Tomba.

22 N 1619-1626 Transport en Italie ; le 5 novembre 1917, rassemblement à l’ouest du lac de Garde, puis travaux et instruction dans la région de Vicence ; du 5 décembre 1917 au 9 février 1918, occupation d’un secteur de la région de Rivasecca (Piave) à celle du Monte Tomba ; repos et instruction ; le 20 mars, mouvement puis rassemblement au sud du lac de Garde ; le 24, embarquement et transport dans la région de Beauvais. 29 octobre 1917-6 avril 1918

La division est ramenée et sera engagée dans les combats acharnés de Castel près d’Amiens.

1918[modifier | modifier le code]

Cité à l'ordre du XXXIe corps d’armée no 219 du 29 mai 1918.

« Commandant les troupes de première ligne de la 64e DI pendant la période du 12 avril au 4 mai I9I8, installé dans un poste de commandement non protégé soumis à un bombardement presque continuel d'obus toxiques et explosifs a déployé de jour et de nuit une activité intelligente et inlassable qui a permis de conservé le terrain occupé, de progresser sur certains points et d’infliger à l'ennemi une usure et des pertes sensibles » Castel, Bois-Etoilé, Bois-Sénécat Signé : Général Toulorge.

Au printemps de 1918, le régiment[11] fut dépêché dans la Somme pour empêcher l’ennemi de s’emparer du Bois Sénécat qui constituait une position essentielle sur la route de Moreuil à Ailly-sur-Noye. Les combats se déroulèrent avec une violence inouïe entre le 4 et le 11 avril où le régiment perdit 439 hommes.

Texte de François Libert, sous-officier du 65e RI qui reçut une citation à l’ordre du corps d’armée :

« Le Bois Sénécat ! Qui l’a vu sera poursuivi par cette vision ! Ce n’était pas la destruction totale qui fait oublier ce qui a été, mais quelque chose de plus poignant. Tragique, il dressait ses fûts blessés sur un enchevêtrement de branches abattues où dormaient des cadavres ; des odeurs de poudre et de gaz somnolaient éparses, entretenues par le combat quotidien ; et, aux lisières, un je ne sais quoi de haché, de pulvérisé, qui n’était plus le bois et qui devait l’être encore, quelque chose comme une transition vers le néant... »

Colonel de Vial : Blessé au combat[11] : Plaie pénétrante du côté droit du thorax par éclat d’obus (Bagneux (Aisne)-Montecouvé : 29 août 1918)

Auprès de l’armée italienne après l’offensive autrichienne. Retour de l’infanterie divisionnaire en France avant la victoire.

Bataille de Vauxaillon

Le 14 septembre, le général Mangin 10earmée, lance une attaque au Moulin de Laffaux no 219 D.I., sur Allemant (1er corps), puis emporte le plateau est de Vauxaillon avec la 64eInfanterie divisionnaire et le mont des Singes (30e corps), Sancy, la ferme des Loges et Vailly. Ce jour-là, les régiments de la 41e division (23e, 4e, 128e) de la 128e division (167e, 168e, 169e), de la 5e division (5e, 74e, 224e) sur un front de 1 500 mètres, capturent 2 500 prisonniers. Au sud du massif de Saint-Gobain, les premières défenses de la ligne Hindenburg sont ébréchées. Cité à l'ordre de la Xe armée à la date du 15 octobre 1918.

Colonel de Vial Officier supérieur d'un remarquable courage et d'une haute valeur militaire. Le 29 août dirigeant l'attaque des éléments de première ligne avec son ardeur accoutumée a été grièvement blessé par un éclat d'obus. À tenu malgré ses souffrances à conserver son commandement jusqu'à l’arrivée de son successeur." Bagneux-Montécouvé. Pendant la poursuite. Signé : Général Mangin

Parcours de la dixième armée[modifier | modifier le code]

1917

Armée commandée par le général Mangin, (de la même promotion de Saint-Cyr que le général de Vial) et à laquelle est rattachée l’infanterie divisionnaire 64 puis l'infanterie divisonnaire 24

  • 15 avril : Bataille du Chemin des Dames.
  • 28 octobre : retrait du front et transport par voie ferrée en Italie
  • 3 décembre : occupation d’un secteur vers le monte Tomba et le Piave
  • 30 décembre : attaque et prise de monte Tomba

1918

  • 14 au 26 mars : occupation par une partie de l’armée d’un secteur sur le plateau d’Asiago
  • 26 mars : relève par les troupes italiennes et transport en France.
  • 2 au 5 juin : engagement dans la troisième bataille de l’Aisne
  • 18 juillet : engagement dans la bataille du Soissonnais et de l’Ourcq (deuxième bataille de la Marne)
  • 17 août: deuxième bataille de Noyon (troisième bataille de Picardie)
  • 29 août: poussée vers la position Hindenburg (bataille de Vauxaillon les 14 et 15 septembre)
  • 28 septembre au 19 octobre, repli allemand, opération de liaison entre la bataille de Champagne et d’Argonne et la bataille de Saint-Quentin
  • 19 octobre : offensive sur les deux rives de la Serre, progression au nord-ouest de Sissonne et dans la région de la Souche : bataille de la Serre
  • 27 octobre au 11 novembre, retrait du front et préparatifs de l’offensive projetée en direction de la Sarre.

Après le 11 novembre 1918[modifier | modifier le code]

Commandement de la subdivision de Mayence, en Allemagne adjoint au général Mangin, gouverneur de région

Décorations[modifier | modifier le code]

Décorations portées par le général Felix de Vial
Légion d'honneur

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Livre d'or du collège de saint Josep de tivoli 1914-1918 Bordeaux 1921 - Wetterwald frères..:Document utilisé pour la rédaction de l’article.
  • Bordeaux et ses vins. Ch. Cocks et Ed. Feret 1922..:Document utilisé pour la rédaction de l’article.
  • 1931 les grands vins de Bordeaux - Éditions et impression : Delmas Chapon Gounouilhou.
  • Annuaire des promotions de Saint Cyr..:Document utilisé pour la rédaction de l’article.
  • Thomazi, Histoire militaire de l’Indochine française, Hanoï, 1931
  • Alain Gandy, La Légion en Indochine, Presses de la Cité, 1988, (ISBN 2258021278).
  • Thomazi, A., La Conquête de l'Indochine, Paris, 1934.Document utilisé pour la rédaction de l’article.
  • E. Petit, Francis Garnier: Sa vie, ses voyages, ses œuvres d'après une un correspondance inédite, Paris, 1897.Document utilisé pour la rédaction de l’article.
  • G. Taboulet, Le voyage d'exploration du Mékong (1866-1868): Doudart de Lagrée et Francis Garnier, Revue Française d'Histoire d'Outre-Mer, 1970
  • Michel Bodin, Les Français au Tonkin, 1870-1902 - Une conquête difficile, Soteca, 2012 (297 p.)Document utilisé pour la rédaction de l’article.
  • Historique du 65e R.I., Charles Lavauzelle éditeur, 1920 [2].:Document utilisé pour la rédaction de l’article.
  • Alain Denizot, Verdun 1914-1918, Paris, Nouvelles Éditions Latines, 1996, ISBN 2-7233-0514-7..:Document utilisé pour la rédaction de l’article.Document utilisé pour la rédaction de l’article.
  • Louis Eugène Mangin, Le général Mangin. 1866-1925, F. Lanore, Paris, 1986.:Document utilisé pour la rédaction de l’article.
  • John Keegan, L'Art du commandement, Paris, Perrin, 1987Document utilisé pour la rédaction de l’article.
  • Malcolm Brown, Verdun 1916, traduit de l'anglais par Antoine Bourguilleau, Perrin, 2006.:Document utilisé pour la rédaction de l’article.
  • Stéphane Rouzeau (dir.) et Jean-Jacques Becker (dir.), Encyclopédie de la Grande Guerre, 1914-1918 : histoire et culture, Paris, Bayard,‎ 2004, 1342 p. (ISBN 2-227-13945-5 et 978-2-227-13945-9, OCLC 61913425)
  • Stéphane Audoin-Rouzeau et Annette Becker, La Grande Guerre : 1914-1918, Paris, Gallimard, coll. « Découvertes »,‎ 1998 (réimpr. 2001, 2003, 2004, 2005, 2006, 2008), 159 p. (ISBN 978-2-070-53434-0, OCLC 123288680)
  • (en) Pierre Miquel, La Grande Guerre, Paris, Fayard,‎ 1983 (réimpr. 1988, 1990, 1992, 1999), 663 p. (ISBN 978-2-213-01323-7, OCLC 802962511) Document utilisé pour la rédaction de l’article.
  • John Keegan (trad. André Berelowitch), L'art du commandement : Alexandre, Wellington, Grant, Hitler [« The mask of command »], Paris, Perrin,‎ 2010, 566 p. (ISBN 978-2-262-02419-2, OCLC 718386491) Document utilisé pour la rédaction de l’article.
  • Georges Blond, La Marne, Paris, Presses de la Cité, 1962 Document utilisé pour la rédaction de l’article.
  • Journal de marche du 65e Régiment d'Infanterie, Éditions Lavauzelle, 1920.Document utilisé pour la rédaction de l’article.
  • Journal de marche du 62e Régiment d'Infanterie, SHA Vincennes Document utilisé pour la rédaction de l’article.
  • Cpt. P. Lyet, Joffre et Gallieni à la Marne, Paris, Berger-Levrault, 1938
  • Paul Moreau-Vauthier, Un Chef : Le Général Mangin 1866-1925, Impr. Charles-Lavauzelle, Limoges ; Les Publications coloniales, Paris, 1936, 128 p..
  • Étude sur la bataille de Maissin, commandant Pugens.Document utilisé pour la rédaction de l’article.
  • A critical analysis of the operations of the XIe (fourth French army) in the battle of Maissin, august 22 1914, mjr Schmann, 1933 (The command and general staff scholl)
  • Arnaud de Vial, De Cherchell aux Djebels : guerre d'Algérie, Editions Jeanne d'Arc,‎ 2012, 288 p. (ISBN 978-2-362-62010-2) Document utilisé pour la rédaction de l’article..:Document utilisé pour la rédaction de l’article.
  • De Brouwer, M. (1998) Traité de vinification Bruxelles.Document utilisé pour la rédaction de l’article.
  • Henri Enjalbert et Bernard Enjalbert, L'histoire de la vigne et du vin : Avec une nouvelle hiérarchie des terroirs du Bordelais et une sélection de 100 grands crus, Paris, Éd. Bordas-Bardi, 1987 (ISBN 2-04-012932-4)..Document utilisé pour la rédaction de l’article.
  • Caroline Lampre, Bordeaux par ses étiquettes, Paris, Herscher, 2000, 96 p.. (ISBN 2-7335-0309-X).
  • Dewey Markham, Cornelis Van Leewen et Franck Ferrand (préf. Jean-Paul Kauffmann et Hugh Johnson, photogr. Christian Sarramon), Bordeaux : grands crus classés 1855-2005, Paris, Flammarion, 2005, 319 p.. (ISBN 978-2-08-125132-8).
  • Philippe Roudié, Vignobles et vignerons du Bordelais : 1850-1980, Paris, Éd. du Centre national de la recherche scientifique, coll. « Grappes et millésimes », 1988 (réimpr. 1994), 436 p.. (ISBN 2-86781-152-X)..Document utilisé pour la rédaction de l’article.
  • Histoire passionnée de la France, Perrin, 2013 (ISBN 978-2--262-04107-6) Jean Sevillia..Document utilisé pour la rédaction de l’article.

Autres informations[modifier | modifier le code]

À la paix: Commandant l'ID 23 à Angoulême (138e RI, 63e RI 107e RI.) Passé dans la 2e portion du cadre de l'État-major de l'armée à la date du 3 mars 1924.

Artiste peintre et aquarelliste actuellement très recherché, notamment à propos de ses œuvres concernant l'Indochine et l'Algérie.

Lynch Bages et son domaine viticole[modifier | modifier le code]

Etiquette de Lynch Bages 1929

Félix de Vial recevra par mariage en bien dotal de la famille Cayrou le domaine viticole du château Lynch-Bages, dont il assurera la gestion et l'exploitation pendant plus de trente-cinq ans.

  • Classé 5e grand cru[13] dans la classification de 1855 ce domaine[14]. est alors planté de cépages de grande qualité.
  • Sur les conseils de son frère Alfred de Vial, plusieurs parcelles seront replantées[13] en 1908, 1909, et 1910 pour rajeunir les vignobles et en améliorer la qualité avec des cépages sélectionnés.

Essentiellement en merlot[13], dominé par le cabernet et le sauvigon-cabernet

  • Le domaine de Lynch Bages se situe au sud de la ville de Pauillac[13] et se trouve composé des terres sédimentaires avec une structure graveleuse, et argilo-calcaire günziennes à belle exposition, au sous-sol argileux.
  • Le domaine produit alors essentiellement des vins rouges[13], le général de Vial gardant une seule pièce de 30 journaux destinée à la production de vins blancs.
  • Toutes les façons[13] se font alors par des attelages tirés par des percherons importés, seuls capables de tracter efficacement les charrues dans les rêges.
  • Vinification : après fermentation alcoolique[15] le vin sera stocké pendant deux ou trois ans, en barrique bordelaise jusqu'à sa mise en bouteilles de 75 centilitres pour commercialisation.
  • la clientèle d'avant 1914 est alors essentiellement anglo-saxonne et russe : les conséquences de la grande guerre entraineront des changements significatifs parmi les acheteurs avec une décélération des ventes.
  • En 1934, au plus fort de la grande crise économique, son propriétaire sera amené à se défaire de son domaine qui changera alors de mains.

Classification officielle des vins de Bordeaux de 1855

Pauillac (AOC)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. registre 1864 no 61
  2. registre 1949
  3. Annuaire Promotion Saint Cyr : Livre d’or 1928
  4. Extrait des dossiers des archives militaires Vincennes 1924-1933
  5. Alain Gandy, La Légion en Indochine, Presses de la Cité, 1988, (ISBN 2258021278).
  6. Auguste Thomazi, La Conquête de l'Indochine, Paris, 1934,
  7. Auguste Thomazi, Histoire militaire de l’Indochine française, Hanoï, 1931.
  8. Edouard Petit, Francis Garnier: Sa vie, ses voyages, ses œuvres d'après une un correspondance inédite, Paris, 1897
  9. Dans les zones où sévissent les tigres, les villages peuvent être fortifiés. Dans sa monographie de la province de Moulapoumok, l’administrateur Klein rapporte que les villages sont presque toujours protégés des fauves par une double ceinture d’abattis23. Les villageois peuvent aussi organiser des battues ou creuser des pièges pour se débarrasser des tigres comme en 1911 ou en 1914 à Stung Treng.25 Rapports du résident de Stung Treng, octobre 1911, 2e trimestre 1914, Arch nat. outre-mer, rsc 389.hal-00492359
  10. Edouard Petit, Francis Garnier: Sa vie, ses voyages, ses œuvres d'après une un correspondance inédite, Paris, 1897
  11. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r et s Journal de marche du 65e Régiment d'Infanterie, Éditions Lavauzelle, 1920.
  12. Stéphane Rouzeau (dir.) et Jean-Jacques Becker (dir.), Encyclopédie de la Grande Guerre, 1914-1918 : histoire et culture, Paris, Bayard, 2004, 1342 p. (ISBN 2-227-13945-5 et 978-2-227-13945-9, OCLC 61913425).
  13. a, b, c, d, e et f Philippe Roudié, Vignobles et vignerons du Bordelais : 1850-1980, Paris, Éd. du Centre national de la recherche scientifique, coll. « Grappes et millésimes », 1988 (réimpr. 1994), 436 p. (ISBN 2-86781-152-X). .
  14. * Dewey Markham, Cornelis Van Leewen et Franck Ferrand (préf. Jean-Paul Kauffmann et Hugh Johnson, photogr. Christian Sarramon), Bordeaux : grands crus classés 1855-2005, Paris, Flammarion, 2005, 319 p.. (ISBN 978-2-08-125132-8)
  15. De Brouwer, M. (1998) Traité de vinification Bruxelles : CEP, 242 p..

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]