Félix de Mérode

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Félix de Merode par Charles Baugniet.
Médaillon en bronze ornant le Monument au comte Félix de Mérode

Le comte Félix de Mérode, né à Maastricht le , mort à Bruxelles le , était un homme politique belge, frère de Frédéric de Mérode.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il vécut à Paris sous le Premier Empire, où il fut élève (1808-1810) à la Maison d'éducation de la rue Notre-Dame-des-Champs (futur Collège Stanislas), fondée par l'abbé Liautard[1].

À la veille de l’entrée des troupes du prince Guillaume-Frédéric d’Orange-Nassau dans Bruxelles lors du soulèvement de 1830, Félix de Mérode faisait partie du Comité de salut public, constitué à la hâte par la garde bourgeoise. Deux jours plus tard, il faisait partie de la délégation venue présenter au souverain à La Haye, les doléances de la bourgeoisie belge. Chrétien et libéral, il rêvait d’une synthèse entre les traditions religieuses et les institutions démocratiques.

Cependant, le jour de l’affrontement entre l’armée royale et les insurgés, le 23 septembre 1830, comme la plupart de ses collègues, il s’éclipsa au château de Solre-sur-Sambre. Le sort des armes semblant favorable aux insurgés, il revint à Bruxelles et fut nommé membre du Gouvernement provisoire. Dès le 4 octobre, celui-ci proclama l’indépendance des provinces belges, chargea un Comité central de rédiger une constitution et décida de convoquer un Congrès national en vue de l’adopter. Une fois constitué, après le vote censitaire de 30 000 citoyens, le Congrès national reçut la démission du Gouvernement provisoire et choisit, au terme de débats animés, le régime de la monarchie constitutionnelle.

Après avoir soutenu la candidature d’Othon de Bavière et du duc de Nemours, fils de Louis-Philippe, au trône de Belgique, Félix de Mérode se rallia à celle du prince Léopold de Saxe-Cobourg. Il prit part à la délégation envoyée à Londres pour sonder les intentions du futur roi.

Élu député, Félix de Mérode obtint successivement les portefeuilles ministériels de la Guerre, des Affaires étrangères et des Finances. Proche du roi Léopold Ier, il fut nommé ministre d'État en 1831, mais démissionna en 1839 pour ne pas signer le traité de Londres, qui entraînait la cession par la Belgique d'une partie du Luxembourg et du Limbourg.

Il épousa en à Villersexel le 4 juillet 1809 Rosalie de Grammont (Paris le 9 février 1792 - Paris le 28 septembre 1823), fille du marquis (Alexandre-Théodure) de Grammont (1765 - 1841) et de Mlle Rosalie-Angelique de Noailles (1767 - 1853), belle-sœur du marquis de La Fayette. Ils eurent six enfants :

  • Théoduline Marie (12 juillet 1812)
  • le comte Werner de Merode (13 janvier 1816 - 7 février 1905), homme politique français.Il épousa Thérèse de Merode en 1843.
  • Marie-Théoduline (22 juillet 1817 - 26 février 1909) épousa Alof de Wignacourt en 1843
  • Marie Anne de Merode (20 août 1818 - 27 novembre 1904), épouse du comte de Montalembert en 1836, dont Félix de Mérode soutint les vues politiques catholiques libérales  ;
  • le comte Xavier de Merode (26 mars 1820 - 11 juillet 1874),ministre du pape Pie IX et Archeveque de Mytilène ;
  • Philippe (31 août 1821-1825)

En seconde noce, il épousa Philippine de Grammont (1800-1847), soeur de sa première épouse.

  • Marie-Albertine (7 juin1839 - 22 octobre 1872) qui fut religieuse

Aujourd'hui, ses descendants vivent au château de Rixensart, une commune du Brabant wallon.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dyptiques du Collège Stanislas renfermant la liste des anciens élèves, Paris, Impr. Œuvre de Saint-Paul, 1880, p. 30.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Théodore Juste, Le comte Félix de Mérode, d'après des documents inédits, C. Muquardt (Bruxelles), 1872.
  • Jean Joseph Thonissen, Vie du comte Félix de Mérode, C. J. Fonteyn (Louvain), 1861.

Liens Externes[modifier | modifier le code]