Félicia Thierret

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Félicia Thierret aux Bouffes-Parisiens

Félicie Marie Thierret dite Madame Thierret est une comédienne française, née à Paris vers 1815 et morte dans cette même ville le 1er mai 1873.

[modifier] Biographie

Après un passage au Conservatoire de Paris, elle débute à la Comédie-Française dans le rôle de Suzanne du Mariage de Figaro de Beaumarchais. Elle est reçue pensionnaire en 1832 mais quitte bientôt ce théâtre pour « papillonner » entre scènes parisiennes et tournées en province. La liste de ses nombreux engagements à Paris parle d’elle-même : deux engagements à la Comédie-Française (en 1832 et en 1841), à l'Odéon (en 1839 et en 1857) et au Palais-Royal (en 1848 et en 1858), un engagement aux Bouffes-Parisiens en 1867 et un dernier aux Menus-Plaisirs en 1873.

Elle aurait pu poursuivre le répertoire classique mais cela ne correspond sans doute pas à son tempérament fantaisiste. Lorsqu'elle joue Tartuffe à l'Odéon en particulier (rôle de Dorine), on remarque son jeu « direct, mâle, franc, mais sans finesse et un peu superficiel ».

L'âge venant, elle prend de l'embonpoint ce qui l'incite à se tourner avec succès vers les rôles de duègne. Elle retourne en 1858 au Palais-Royal, où son côté comique put s’exprimer dans les comédies, vaudevilles et opérettes. Charles Legrand la décrit ainsi : « Massive, hommasse, un nez semi busqué, des petits yeux malicieux, un sourire demi-railleur, le pas troupier, le geste hâbleur ».

Eugène Hugo dit d’elle : « On ne vit jamais, du côté du sexe faible, rien de plus cocasse et de figure plus complètement réjouie. Elle avait une façon d’articuler qui n’appartenait qu’à elle et elle soulignait les mots avec tant de drôlerie qu’elle en centuplait la valeur »[réf. nécessaire].

En 1873, elle joue au Menus-Plaisirs La Mariée de la rue Saint-Denis. Se sentant malade, elle s’alite pour ne plus se relever. Elle meurt d'une pneumonie le 1er mai 1873. La presse[1],[2],[3] salue largement une comédienne pleine d'originalité, de verve et de force comique.

Elle était mariée à Jean-Baptiste Georgin.

[modifier] Quelques-uns de ses rôles

[modifier] Notes et références

  1. Le Temps du 5 mai 1873 (feuilleton de Francisque Sarcey)
  2. La Presse du 3 mai 1873
  3. Le Figaro[réf. nécessaire]
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