Fédération des organisations économiques japonaises

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

35° 41′ 19.2″ N 139° 45′ 48.6″ E / 35.688667, 139.7635 ()

Le bâtiment du Keidanren

Le Nippon Keidanren ou simplement Keidanren (日本経済団体連合会, Nippon keizai dantai rengōkai?, Fédération des organisations économiques japonaises) est le syndicat patronal des entreprises du Japon, notamment les keiretsus.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Keidanren est fondé en 1946. On lui prête la mise en œuvre sur le long terme de développement de l'industrie japonaise, en étroit partenariat avec l'État grâce au Ministère japonais de l'Économie, du Commerce et de l'Industrie (METI)[1]. C'est le plus important zaikai du Japon.

En effet, à partir de la présidence de Taizō Ishizaka (en) (1956-1975), le Keidanren a commencé à servir d’intermédiaire pour les dons politiques, en canalisant les fonds versés par les entreprises au Parti libéral-démocrate (Japon), parti gouvernemental, pour payer les « coûts de la préservation du système capitaliste »[1]. Le soutien financier apporté donnait à l’organisation une influence considérable[1].

Le poids des grandes entreprises, et donc du Keidanren, a culminé dans les années 1980, quand le Japon s’est imposé comme la deuxième puissance économique mondiale, avant de baisser à partir des années 1990, à la suite de l’effondrement de la bulle spéculative japonaise et du miracle économique japonais[1].

Le Nippon Keidanren résulte de la fusion en mai 2002 de l'ancien Keidanren (経済団体連合会, Keizai dantai rengōkai?, Fédération des organisations économiques) et du Nikkeiren (日本経営者団体連盟, Nippon keieisha dantai renmei?, Union des organisations patronales)[2].

Présidé par Hiroshi Okuda (en) (PDG de Toyota) jusqu'en mai 2006[3], par Fujio Mitarai (en) (Canon) jusqu'en janvier 2010, puis par Hiromasa Yonekura (Sumitomo Chemical)[2], il est dirigé par Sadayuki Sakakibara (Toray) à partir de juillet 2014.

Au 20 juin 2006, le Keidanren regroupait 1 351 entreprises, 130 associations industrielles, et 47 fédérations patronales régionales. Au 28 janvier 2010, il regroupait 1 609 entreprises, 129 associations industrielles et toujours 47 organisations régionales[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Kazuo Mori, « Comment le Japon des entreprises a perdu sa « voix » », nippon.com, le 22 avril 2014
  2. a, b et c « Le puissant syndicat des patrons japonais se choisit un nouveau chef », sur Aujourd'hui le Japon, AFP,‎ 28 janvier 2010 (consulté le 28 janvier 2010)
  3. Le Monde, 30 mai 2006

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]