Fèves

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Fèves
Ancien prieuré
Ancien prieuré
Blason de Fèves
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Metz-Campagne
Canton Marange-Silvange
Intercommunalité Communauté de communes Rives de Moselle
Maire
Mandat
René Girard
2014-2020
Code postal 57280
Code commune 57211
Démographie
Gentilé Févots[1]
Population
municipale
907 hab. (2011)
Densité 189 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 11′ 46″ N 6° 07′ 14″ E / 49.1961, 6.1206 ()49° 11′ 46″ Nord 6° 07′ 14″ Est / 49.1961, 6.1206 ()  
Altitude Min. 167 m – Max. 373 m
Superficie 4,8 km2
Localisation

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Liens
Site web villagedefeves.fr

Fèves est une commune française située dans le département de la Moselle en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village est attesté successivement sous les formes[2]: Fabros (1138), Favia (1232), Feivres (1236), Fèvre (1327), Feyvre (1366), Febve (1486), Fève (1490), Febvi (1544), Febve-sous-Nouroy (1689), Febvé (1749), Febvre (1779).

Histoire[modifier | modifier le code]

Dépendait de l'ancienne province du Barrois, dans la prévôté de Briey.

L'abbaye de Saint-Pierremont y établit un prieuré en 1129, avec chapelle et maison forte.

En 1127, à la suite d'une donation par Frustrade, veuve du chevalier Hatton à l'abbaye de Saint-Pierremont, cette dernière vint s'y établir. La donation fut attaquée par Dodon de Norroy, qui prétendait avoir des droits sur la seigneurie mais qui fut obligé de reconnaître la validité de l'acte de 1127. Ce fut à l'origine du ban de Saint-Pierremont que de nouvelles dotations en 1130, 1244 et 1253 agrandirent considérablement.

Devint lorraine en 1539[précision nécessaire].

Comme les autres communes de l'actuel département de la Moselle, Fèves est annexée à l’Empire allemand de 1871 à 1918. La commune, rebaptisée Fewen, dépend du Landkreis Metz. Pendant la première annexion, les ouvrages d’Horimont I, II, III, rebaptisés "Canrobert" après 1919, sont construits dans le bois de Fèves. L'"Infanterie-Werk Fèves", rebaptisé Ouvrage d'infanterie de Fèves après 1919, est aussi édifié entre 1914 et 1916. Cette ligne défensive faisait partie de la seconde ceinture fortifié des forts de Metz. Jusqu'en 1918, la principale ressource des habitants de Fèves était la vigne, celle-ci couvrait le tiers de la surface cultivable. Vers 1910-1918, le phylloxéra ravagea les vignes. C'est la plantation de fraisiers qui remplaça les vignes. Beaucoup de villageois abandonnèrent la profession de vigneron pour chercher un emploi dans la sidérurgie et dans les mines de fer.

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, les Févots, comme tous les Mosellans, se battent loyalement pour l’Empire allemand. En dépit de leur attachement à l’Empire, les habitants de la commune accueillent avec joie la fin des hostilités. Le village n'eut pas à souffrir de dégâts à cette époque.

La Seconde Guerre mondiale et le drame de la seconde Annexion marqueront longtemps les esprits. Le 20 novembre 1940, un certain nombre de villageois sont expulsés vers la Zone libre, notamment à Lavaur, à Mazamet et à Aubiet, contraints d'abandonner leurs biens à l'ennemi nazi. Située dans la zone des combats pendant bataille de Metz, entre septembre et novembre 1944[3], Fèves fut sinistrée à 60% par les bombardements américains[3]. La commune ne fut libérée que le 21 novembre 1944[4].

En 1945, après la libération, les exilés retrouvèrent un village dévasté par les combats. L'église était quasiment détruite. Une première extension de la commune a eu lieu dans les années 1960 par la construction d'une cité « Concador » au lieu-dit « Le paqueu », cinquante maisons y furent construites. Vers 1980, le développement de l'habitat pavillonnaire s'est poursuivi au lieu-dit « Le Prayon » avec la construction de cent vingt pavillons. Puis fin des années 1990, la construction de cinquante trois pavillons locatifs dans les rues de l'abbaye Saint-Pierremont et du Bois des Moines.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 mars 1995 Patrick Hug    
mars 1995 mars 2001 Fabienne Biton    
mars 2001   René Girard    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 907 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
427 403 409 731 398 386 311 292 277
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
299 301 322 272 272 300 312 269 265
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
282 328 321 260 273 554 614 654 582
1990 1999 2005 2006 2010 2011 - - -
742 860 934 929 915 907 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune accueille les élèves de section maternelle ainsi que les élèves de primaires.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame
Porche renaissance de l’ancien prieuré, 1551

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame, 1523 : nef unique de trois travées, abside polygonale, chapiteaux sculptés de feuillages XVIe, fonts baptismaux 1754, vitraux XVIe de Thomas, Annonciation, saint Vincent. L'église actuelle est un ancien prieuré avec chapelle et maison forte, de l'abbaye norbertine de Saint-Pierremont à Avril (Meurthe-et-Moselle).
  • Presbytère, ancien prieuré : porche Renaissance 1551, oriel découvrant le panorama de la vallée de la Moselle ; caves voûtées avec foudre de 1781.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.genealogie-metz-moselle.fr/marange/feves.html
  2. Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868
  3. a et b René Caboz, La Bataille de Metz. 25 août - 15 septembre 1944, Sarreguemines, 1984. (pp 131,189).
  4. La Moselle libérée, Les années liberté, Le Républicain Lorrain, Metz, 1994.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011