Eysson

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Eysson
Image illustrative de l'article Eysson
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement arrondissement de Pontarlier
Canton Canton de Vercel-Villedieu-le-Camp
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Pierrefontaine - Vercel
Maire
Mandat
Hervé Bouhelier
2014-2020
Code postal 25530
Code commune 25231
Démographie
Population
municipale
93 hab. (2011)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 12′ 01″ N 6° 25′ 52″ E / 47.2002777778, 6.43111111111 ()47° 12′ 01″ Nord 6° 25′ 52″ Est / 47.2002777778, 6.43111111111 ()  
Altitude Min. 552 m – Max. 740 m
Superficie 6,01 km2
Localisation

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Eysson

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Eysson

Eysson est une commune française située dans le département du Doubs en région Franche-Comté.

Les habitants de Eysson sont appelés les Eysson.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Essun en 1188 ; Aysson en 1248 ; Asson en 1330 ; Aisson en 1342 ; Heisson à la fin du XIVe siècle ; Heusson au XVe siècle ; Aissun en 1688 ; Aisson en 1720[1].

La commune d'Eysson se situe à mi plateau du massif du Jura, au nord-ouest de Vercel. Elle est limitée à l'est par la prolongation du mont de Vercel, et à l'ouest par la petite cluse de Creuse. On trouve dans cette cluse, en amont du moulin de Creuse, la source de l'Audeux (rivière), au lieu-dit la Conche. Cette source est une exsurgence, qui prend les teintes mystérieuses d'une petite "source bleue". Le territoire de la commune est essentiellement couvert de pâturages et de forêts de hêtres. L'emplacement du village est toujours resté le même, comme en témoigne les appellations de deux quartiers : Derrière la Ville et Le Faubourg.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Épenouse Villers-Chief Rose des vents
N Domprel
O    Eysson    E
S
Vercel-Villedieu-le-Camp Grandfontaine-sur-Creuse

Histoire[modifier | modifier le code]

L’histoire d’Eysson est liée à la fondation d’un prieuré, dont une première installation daterait du VIIIe ou IXe siècle. On sait avec certitude qu’une communauté de moines bénédictins de Cluny s’installe à la fin du Xe siècle, en lien avec le prieuré de Morteau. Jusqu’à la Révolution française, les habitants d’Eysson resteront sujets du prieur de Morteau. Les droits et devoirs des habitants d’Eysson à l’égard du prieur de Morteau sont décrits dans un texte de 1188, conservé aux archives départementales du Doubs.

On ne sait rien du prieuré d’Eysson. Il en reste toutefois le beau chevet roman de l’église, du XIIe siècle. L’église Saint-Georges d’Eysson porta le titre d’église-mère, jouissant d’une grande considération dans la région. La paroisse s’étendit sur les villages environnants de Grandfontaine, Domprel, La Sommette, Plaimbois-Vennes, et le curé d’Eysson nommé à la cure de Passonfontaine. La paroisse était suffisamment importante pour que la charge de bailli d’Eysson, collecteur de l’impôt pour le prieur de Morteau, fut recherchée. En 1532, c’est Antoine Vernerey, également bailli de la seigneurie de Cicon, qui tint cette charge. Sa maison, toujours visible à Passonfontaine, est une preuve des revenus qu’il en retirait. Eysson eut une école dès le XVIe siècle. Le village fut sans doute ravagé par les mercenaires suédois de Louis XIII en 1641. Ses habitants prirent part, durant la Révolution française, à la « petite Vendée » des paysans du Haut-Doubs, cachant des prêtres réfractaires à la constitution civile du clergé. Plusieurs habitants furent emprisonnés.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 France-Lise Mazzoleni    
mars 2008 2014 Hervé Bouhelier[2]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 93 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
134 247 136 147 162 175 180 167 181
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
183 196 169 173 185 176 166 127 130
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
127 127 140 131 111 103 109 121 117
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
108 88 94 103 92 75 84 84 88
2011 - - - - - - - -
93 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique
Chevet de Saint-Georges-d'Eysson (XII° s).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Georges-d'Eysson : - chevet roman du XII° siècle ; - le reste de l'église est datée de 1790 ; boiseries de l'atelier des frères Poyard de Vercel.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Courtieu, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 3, Besançon, Cêtre,‎ 1984
  2. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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