Explosion de l'usine AZF de Toulouse

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Explosion de l'usine AZF de Toulouse
La cheminée de l’usine vue du centre-ville via les jumelles touristiques installées sur le Pont-Neuf, d’une distance d’environ 4-5 km.
La cheminée de l’usine vue du centre-ville via les jumelles touristiques installées sur le Pont-Neuf, d’une distance d’environ 4-5 km.
Généralités
Type Explosion d’un stock de nitrate d'ammonium
Pays Drapeau de la France France
Localisation Toulouse
Coordonnées 43° 34′ 01″ N 1° 25′ 38″ E / 43.567033, 1.42725743° 34′ 01″ Nord 1° 25′ 38″ Est / 43.567033, 1.427257  
Date 21 septembre 2001

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Explosion de l'usine AZF de Toulouse

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Explosion de l'usine AZF de Toulouse
La tour AZF.

L’usine AZF de Toulouse est détruite le 21 septembre 2001 par l’explosion d’un stock de nitrate d'ammonium, entraînant la mort de 31 personnes, faisant 2 500 blessés et de lourds dégâts matériels. Le 24 septembre 2012, la cour d’appel de Toulouse prononce la condamnation de la société Grande Paroisse, propriétaire d’AZF, et de son ancien directeur Serge Biechlin, onze ans après l’explosion.

L'usine[modifier | modifier le code]

L’usine chimique AZF (AZote Fertilisants), aujourd’hui rasée, appartenait jusqu’en 2005 à la société Grande Paroisse. Cette société, alors filiale d’Atofina, regroupait depuis la fusion de Total et d’Elf Aquitaine une partie des activités chimiques du groupe Total. Cette usine était située à 5 km du centre de Toulouse, au sud, entre la Rocade, l’autoroute menant vers Tarbes, et la Garonne. Initialement construite à l’écart de la ville en 1921, elle a été progressivement englobée par l’agglomération. Elle employait un peu moins de 500 personnes sur un terrain de 70 hectares[1]. Elle produisait en grande partie des ammonitrates agricoles et en plus petite quantité des nitrates d’ammonium industriels mais aussi de la mélamine, des résines et des produits chlorés tels que l’ATCC et le DCCNA. La fabrication de l’ensemble des produits était issue de la production d’ammoniaque, la synthèse d’ammoniaque réalisée à partir du gaz naturel provenant de Lacq.

La catastrophe[modifier | modifier le code]

Le 21 septembre 2001, à 10 h 17, un stock d’environ 300 - 400 tonnes de nitrate d'ammonium déclassé destiné à la production d’engrais a explosé dans le bâtiment 221 222[2], creusant un cratère de forme ovale de 70 mètres de long et 40 mètres de largeur, et de 5 à 6 mètres de profondeur. La détonation a été entendue à plus de 80 km de Toulouse. Un séisme de magnitude 3,4 a été enregistré.

L'explosion a été, selon des témoignages, précédée de phénomènes de diverses natures (électriques, lumineux, sonores, etc.) et plus particulièrement accompagnée d'un ou deux bangs qui ont été perçus, enregistrés sur magnétophone et analysés. L'intervalle entre les deux détonations variait selon les enregistrements jusqu'à quelques secondes, et la première était légèrement moins marquée.

Certains ont d'abord évoqué l'hypothèse d'une explosion unique en interprétant le second bang comme l'audition de l'onde sismique plus rapide que l'onde aérienne, voire d'un phénomène d'écho[3],[4]. D'autres en ont déduit l'existence d'une première explosion distincte, de plus faible intensité, une dizaine de secondes avant la catastrophe proprement dite, corroborée par des témoignages sur place[5],[6].

Bilan humain[modifier | modifier le code]

Le lycée Gallieni détruit.

Le bilan officiel fait état de 31 morts, dont 21 employés sur le site parmi lesquels 10 salariés de Grande Paroisse[réf. nécessaire] et 8 extérieurs, et environ 2 500 blessés dont une trentaine dans un état grave[7],[8].

La majorité des victimes a subi les effets directs du souffle de l’explosion, ou ses effets indirects, en étant touchée par des objets portés par ce souffle (éclats de verre notamment). Selon l’Institut de veille sanitaire, de nombreuses personnes souffrent de désordres psychiques (dépressions, angoisses, insomnies), mais aussi de problèmes auditifs. Dix-huit mois après l’explosion, quelques 14 000 personnes étaient toujours sous traitement pour pouvoir dormir, calmer leurs angoisses ou soigner une dépression[9].

Bilan matériel[modifier | modifier le code]

Hangars et la Tour AZF ; photo prise en 2003.

L’explosion a causé des destructions importantes dans la partie sud-ouest de la ville[10]. Le site AZF lui-même est soufflé. Seul le poste de garde est encore debout mais il sera détruit le lendemain pour raison de sécurité[11]. La tour AZF résiste tout de même au souffle. À proximité, les zones commerciales de Darty et Brossette sont totalement détruites. 150 bus de la SEMVAT, la société de transport public toulousain de l’époque, sont également détruits dans l’entrepôt de Langlade situé en face de l’usine[12].

De très nombreux logements, plusieurs entreprises et quelques équipements (piscines, gymnases, salles de concert, lycée Déodat de Séverac) ont été touchés. Les dégâts (murs lézardés, portes et fenêtres enfoncées, toitures et panneaux soufflés ou envolés, vitres brisées, etc.) ont été visibles jusqu’au centre-ville. Parmi les équipements publics touchés, on peut citer le grand palais des sports (entièrement démoli et reconstruit à la suite de ces dommages), le Bikini (salle de spectacle), l’École nationale supérieure des ingénieurs en arts chimiques et technologiques, le lycée Gallieni et le centre hospitalier Gérard Marchant[13].

On estime les dégâts matériels globalement à 2 milliards d’euros[14], dont 33 millions d’euros pour des bâtiments publics[15].

Conséquences législatives[modifier | modifier le code]

L'ampleur du bilan humain et matériel et l'émotion soulevée par l'explosion ont entraîné la création d'une loi, dite loi Bachelot, du 30 juillet 2003 (no 2003-699) qui a constitué la Garantie des catastrophes technologiques : un accident dans une installation dangereuse et plus de 500 logements rendus inhabitables instaurent la publication au Journal officiel d'un arrêté constatant l'état de « catastrophe technologique » et donnent droit à une indemnisation collective sans que chaque victime ait à faire les démarches individuellement.

Autres conséquences[modifier | modifier le code]

Locaux détruits à la suite de la catastrophe.

Contrairement au souhait des salariés de l’usine, qui demandaient le redémarrage des installations épargnées après renforcement des mesures de sécurité, le site de l’usine et ses alentours, dévastés, ont entièrement été rasés et dépollués. Plusieurs projets ont été présentés, dont une zone verte et un centre international de recherche sur le cancer, proposé par le maire de Toulouse Philippe Douste-Blazy juste avant sa nomination comme ministre de la santé. En dépit des actions de recours effectuées par certaines associations déclarant représenter les riverains, la réalisation de ce projet est en cours[16].

La tour la plus haute de l’usine, qui avait survécu à l’explosion, a finalement été mise à terre (bien qu’elle fût un point de repère apprécié des pilotes d’avions en approche vers l’aéroport de Blagnac)[17].

Autre réminiscence du traumatisme subi par la population, la combinaison de lettres AZF n’a pas été utilisée, à la demande du député de la zone concernée, sur les plaques d’immatriculation des véhicules du département : on est passé directement de la combinaison 999 AZE 31 à la combinaison 11 AZG 31[18].

Enquêtes judiciaire et scientifique[modifier | modifier le code]

Trois jours après la catastrophe le procureur de la République, M.Bréard déclarait que la piste de l’accident était privilégiée « à plus de 90 %[19] ». Le 28 septembre 2001, il a ouvert une information judiciaire contre X pour homicides, blessures et destruction des biens involontaires. Le juge d’instruction Thierry Perriquet a repris en novembre 2003 l’instruction commencée par 2 autres magistrats[20].

Cette hypothèse de l’accident reste toujours privilégiée par les autorités. En effet cette thèse postule que la catastrophe a été provoquée par une erreur de manipulation qui aurait conduit un employé d’une entreprise sous-traitante d’AZF à déverser, un quart d’heure avant l’explosion, 500 kg de produit chloré pour piscines (DCCNa ou Dichloroisocyanurate de sodium), produit dans une autre partie de l’usine sur un tas d’ammonitrate stocké en vrac. Or la reconstitution réalisée sur place en octobre 2002 a mis en évidence l’impossibilité de confondre les deux produits, du fait de la très puissante odeur de chlore dégagée par le DCCNa. Pour sortir de l’impasse, les experts ont imaginé par la suite un autre scénario, dans lequel les quantités de DCCNa mises en jeu sont ramenées de 500 kg à seulement « un ou plusieurs kilos » négligemment balayés par l’employé incriminé, lequel a bénéficié d’un non-lieu peu de temps après. Mais des analyses d’échantillons de sol prélevés par le SRPJ de Toulouse en novembre 2001 dans le hangar où le manutentionnaire est censé avoir collecté les fameuses balayures, montrent qu’il n’y avait pas de DCCNa à la surface de ce local. En outre, si les tests d’explosivité des produits incriminés ont confirmé leur extrême réactivité, celle-ci ne se manifeste que sous certaines conditions qui sont très éloignées de celles qui prévalaient dans le hangar 221 un quart d’heure avant l’explosion : milieu confiné, mélange intime des produits broyés en poudre, forte humidité[21].

Par ailleurs les conditions de stockage au sein du hangar 221, qui a explosé, ne respectaient pas toutes les préconisations en vigueur dans l’industrie chimique, ce qui fera dire à un ancien salarié « si l’usine n’était pas une poubelle, le hangar 221 en était une ». Mais ces éventuels manquements à la réglementation ne suffisent pas à expliquer l’origine de la catastrophe.

En novembre 2004, le juge d’instruction Perriquet a signé un non-lieu en faveur des neuf personnes (cadres et employés de l’usine AZF) qui avaient été mises en examen pour non-observation des règles de sécurité et autres manquements. Les thèmes de l’usine « mal tenue » ou « d’erreur », utilisés par le procureur initialement ne sont plus retenus dans les derniers actes du juge d’instruction. La réaction chimique à l’origine de l’explosion continue de faire l’objet d’une bataille d’experts et l’instruction n’a pas permis de trancher ce point. Toutefois, la catastrophe a révélé l’incompatibilité jusqu’alors inconnue des produits incriminés. En décembre 2005, le chef d’atelier qui avait été impliqué dans le scénario jusque-là pris en compte était également définitivement mis hors de cause.

Le 31 mai 2006, la société Grande Paroisse a été mise en examen en tant que personne morale. Le 13 juillet 2006, un non-lieu est prononcé en faveur du manutentionnaire qui était soupçonné d’avoir réalisé un mélange malencontreux d’un produit chloré avec le nitrate d’ammonium[22]. Il ne reste donc que la société Grande Paroisse et le directeur de l’usine Serge Biechlin à avoir été mis en examen pour « homicide et blessures involontaires » dans cette affaire. Le 20 septembre 2006, peu après la remise d’un rapport final par les experts, concluant qu’un mélange accidentel de matière est à l’origine de l’explosion[20], le Juge Perriquet clôt l’enquête.

Le 3 mai 2007, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Toulouse a rejeté toutes les nouvelles demandes d’investigations et mettait aussi un point final aux expertises du Civil alors que des experts n’avaient pas terminé leurs travaux.

Enfin, le 9 juillet 2007, peu avant sa nomination à la Cour d’Appel de Monaco, le magistrat instructeur Thierry Perriquet, ordonnait le renvoi devant le tribunal correctionnel de la société Grande Paroisse et du directeur de l’usine Serge Biechlin pour « homicides et blessures involontaires », car les infractions de « mise en danger de la vie d’autrui » et d’« entraves à l’enquête » n’ont pas été retenues[23]. Plusieurs fois reporté, le procès s’ouvre le 23 février 2009 et doit durer 4 mois. Les audiences se tiennent salle Jean-Mermoz, une salle municipale spécialement aménagée pour accueillir la soixantaine d’avocats, plus de 200 journalistes et des milliers de parties civiles. Le procès correctionnel, le plus grand jamais tenu en France, sera filmé pour l’Histoire.

L’analyse des ondes produites par la catastrophe a donné lieu à la publication de deux articles scientifiques (voir bibliographie). Dans le premier article, une équipe de sismologues toulousains présente les sismogrammes enregistrés par les stations pyrénéennes du réseau ReNass ainsi que le sismogramme fourni par un sismomètre au rebut posé dans un bureau au rez-de-chaussée de l’Observatoire Midi-Pyrénées (A. Souriau et al. C.R.A.S., 2002). Sur ce dernier enregistrement, on distingue les diverses composantes de l’onde sismique engendrée par l’explosion (onde P directe et convertie, onde de Rayleigh) ainsi que l’onde de choc (aérienne) venant d’AZF. Les auteurs reprennent, sans prendre parti, l’hypothèse d’un double bang produit par une explosion unique. Cette hypothèse sera réfutée dans le second article (A. Joets, C.R.A.S., 2009).

Enquête interne[modifier | modifier le code]

Total, par l’intermédiaire de sa filiale, Grande Paroisse, a diligenté une enquête interne pour déterminer l’origine de l’accident. Cette enquête interne, les contre-expertises et les témoignages contradictoires ont suscité les critiques de la part de parties civiles qui ont porté plainte pour « entrave à l’enquête ». Cette plainte a été déclarée recevable mais a fait l’objet d’un non lieu le 9 juillet 2007, le juge Perriquet ayant estimé que la volonté d’entraver l’enquête n’était pas établie.

En 2007, deux membres de l’ancien CHSCT de l’usine Grande Paroisse, prenaient l’initiative personnelle et sans consulter les autres membres, de diffuser une note donnant globalement raison aux conclusions du collège d’experts désignés au pénal. Bien qu’il admette l’explosion du filtre JF 302 N situé en haut de la tour de prilling des nitrates, il considère que « l’hypothèse qui ne peut pas être écartée est celle de l’accident interne » pour conclure notamment que « le stockage en vrac de nitrate industriel doit être supprimé ».

Doutes sur l’enquête[modifier | modifier le code]

Le déroulement et les résultats de l’enquête officielle sont critiqués par la plupart des auteurs de la littérature citée plus bas. D’autant que trois jours après la catastrophe, le 24 septembre 2001, Michel Bréard, le Procureur de la République de Toulouse, avait annoncé être sûr que les causes de la catastrophe étaient accidentelles à plus de 90 %[24] tout en excluant l’hypothèse d’un attentat. Dès l’après-midi du drame, le Président de la République et le Premier Ministre de l’époque, Jacques Chirac et Lionel Jospin, avaient également privilégié la thèse de l’accident, certes en termes plus mesurés, mais sans disposer eux non plus d’indices ou d’éléments probants.

De nombreuses personnalités dont le Maire de Toulouse, Philippe Douste-Blazy, s’étaient émues d’une enquête dont les conclusions sont données avant même qu’elle ne commence. Certains médias, comme Le Figaro et Valeurs actuelles, qui avançaient d’autres pistes que l’accident, étaient poursuivis en justice et réduits au silence[25]. La thèse officielle de l’accident manque toujours de mécanisme scientifique plausible[26],[27],[28]. Elle ne donne pas non plus d’explication convaincante aux nombreux témoignages d’une détonation antérieure[29], et elle ignore complètement les témoignages d’évènements électriques précurseurs de l’explosion[30].[non neutre] Ainsi, des enquêtes privées explorent des pistes plus ou moins originales.

Les principales sont :

  • le terrorisme ou la malveillance ;
  • l’explosion de nappes de gaz (méthanol, hydrazine, …) ;
  • un accident dans le réseau EDF (mise à terre d’un transformateur ou d’une ligne HT).

Hypothèses sur les causes de l'explosion[modifier | modifier le code]

L'hypothèse d'un attentat[modifier | modifier le code]

Dans leurs livres et articles de presse, Anne-Marie Casteret et Marc Mennessier[26] d’une part, Franck Hériot et Jean-Christian Tirat[31], d’autre part, ont examiné les pistes d’un possible attentat[32]:

La thèse d’un attentat a été rapidement évoquée, la catastrophe s’étant produite dix jours seulement après les attentats du 11 septembre 2001. En dépit d’indices troublants, cette piste n’a été suivie que quelques jours, les recherches menées par une équipe de la police judiciaire de Toulouse et par les Renseignements généraux (RG) ayant été interrompues sur ordre de leur hiérarchie dix jours après les faits. La perquisition effectuée au domicile du principal suspect – un ouvrier intérimaire retrouvé mort près du cratère de l’explosion dans une tenue qui évoque certains kamikazes islamistes – ne fut menée qu’après que l’appartement eut été vidé de tous les effets personnels ayant appartenu au défunt. Les policiers n’ont pas obtenu l’autorisation d’auditionner le médecin légiste qui avait attiré leur attention sur la tenue extravagante de cet homme (cinq slips et caleçons superposés) et sur l’étrange propreté de son corps. « Cet homme s’était préparé à avoir une relation avec Dieu » avait-elle confié à un enquêteur de la PJ.

Dans leur ordonnance de renvoi du 9 juillet 2007, les juges d’instruction ont repris l’explication donnée par les proches du défunt, à savoir qu’il s’habillait ainsi pour masquer sa maigreur dont il faisait un complexe. Or, le rapport d’autopsie a établi qu’au moment de son décès, le suspect avait une corpulence normale. Par ailleurs, dans leur « note blanche » du 3 octobre 2001, les RG ont précisé qu’il avait été recruté quelques mois auparavant par un groupe islamiste toulousain. Enfin, les photos prises, lorsqu’il est extrait de sa housse mortuaire, juste avant l’examen de corps, montrent qu’il était vêtu d’un tee-shirt et d’un pantalon quasiment intacts, alors qu’au-dessous, son thorax et son abdomen étaient profondément brûlés. Ce qui conduit à penser que ses vêtements ont été changés après son décès. Une hypothèse alternative serait que les vêtements n’ont pas été changés, mais que les profondes brûlures seraient dues à une électrocution, le courant ayant circulé dans les chairs et non dans les vêtements de la victime, provoquant la combustion interne du corps. Ces brûlures seraient concomitantes des dommages subis par le réseau électrique AZF lors de la première explosion, précédant d’une dizaine de secondes celle du hangar 221 (voir plus bas le paragraphe « Perturbations électriques ou électromagnétiques ») et excluraient par conséquent toute participation de la victime à une action kamikaze, Hassan Jandoubi étant déjà décédé au moment de l'explosion du Hangar 221.

Des revendications, au nom du « Djihad Islamique » (« Jihad islamique » est le nom de nombreux groupes terroristes, mais aucun d’entre eux n’est connu pour opérer en France) et de « Alpha Bravo » (groupe inconnu), ont été envoyées à la gendarmerie, à la police ainsi qu’à la presse et à la télévision locale. Ces revendications sont considérées comme trop peu sérieuses pour que les autorités judiciaires modifient leur attitude, qui est de considérer l’absence de revendication crédible comme un argument majeur pour écarter la thèse de l’attentat.

Hypothèse d'une première explosion souterraine et extérieure à l'usine AZF[modifier | modifier le code]

Jean-Marie Arnaudies était un professeur réputé de mathématiques en classes préparatoires du Lycée Pierre de Fermat de Toulouse ; il a notamment rédigé de nombreux ouvrages de mathématiques. Le 2 décembre 2002, il remet au juge d’instruction Perriquet un mémoire intitulé Certitudes sur la catastrophe de Toulouse.

Jean Marie Arnaudies recueille plusieurs dizaines de témoignages qui sont consignés sur des attestations judiciaires et qui font état de deux explosions[33]. La plupart de ces témoins n’ont alors pas été entendus par la police.

À partir de ces témoignages et de sa réflexion scientifique, Jean-Marie Arnaudies parvient à la conclusion que l’on ne peut pas interpréter la première explosion entendue comme un simple écho de la seconde. Par ailleurs, il pense que « si l’épicentre de l’explosion 2, celle qui a ravagé Toulouse, se trouve bien dans le hangar 221 d’AZF, il paraît mathématiquement impossible que l’épicentre de l’explosion 1 soit situé au même endroit. […] L’ensemble des points susceptibles d’avoir été l’épicentre de cette explosion 1 forme une branche d’hyperbole qui ne s’approche jamais à moins de 500 mètres de l’usine AZF […] mais qui traverse de part en part, à environ 800 mètres à l’est, la SNPE  : une société d’État aux activités civiles et militaires stratégiques couvertes par le « secret-défense », et qui fabriquait notamment les carburants de la fusée Ariane V et du futur missile balistique M51! Corollaire: l’explosion 1, perçue à des kilomètres à la ronde comme très brève, très sèche et très courte (plusieurs témoins parlent d’un « pneu géant qui éclate » et ont ressenti une secousse, sans dégâts matériels apparents) a été très probablement souterraine ». S’appuyant sur de nombreux témoignages recoupés avec des datations électriques d’EDF, Jean-Marie Arnaudies établit la chronologie suivante  :

  • 10 h 17 min 47 s : au moins un éclair rectiligne ;
  • 10 h 17 min 56,5 s : éclairs, explosion no 1, formation nuageuse, etc. ;
  • 10 h 18 min 1 s : formation d’une immense colonne gazeuse bleue ;
  • 10 h 18 min 5 s : explosion du hangar 221 d’AZF.

Pour le magazine Valeurs Actuelles, qui a publié plusieurs articles sur cette enquête[34], quatre enregistrements réalisés le 21 septembre montrent qu’il y a eu en réalité deux explosions, et qu’elles n’ont pas pu se produire au même endroit, parce que le délai entre les deux sons (qui dépend de la distance aux points d’explosion) varie suivant l’enregistrement[35]. Pour l’hebdomadaire, si la seconde explosion est identifiée à celle d’AZF, une première explosion s’est produite sur le site de la SNPE.

Une étude de l’Académie des sciences rapportée par Le Figaro[36] affirme que deux explosions distinctes se sont produites. Dans cette étude publiée dans les comptes rendus de l’Académie des sciences, le physicien Alain Joets membre du CNRS-université Paris Sud explique que les deux explosions sont deux événements indépendants l’un de l’autre[37]. Alain Joets, spécialiste des ondes, a sélectionné selon une méthodologie rigoureuse des témoignages qui établissent que les écarts de temps entre les deux explosions se situent entre 6 et 11 secondes pour des distances variant de 100 mètres à 50 kilomètres. « Notre analyse montre donc que le premier bang ne peut pas être dû à une onde sismo-acoustique », déclare Alain Joets. Ce qui veut dire qu’il conteste la thèse dite de l’« explosion unique » avancée par Annie Souriau de l’Observatoire de Toulouse cinq jour après la catastrophe. « Notre analyse des délais montre sans ambiguïté que le premier bang ne peut être acoustiquement relié à l’explosion AZF. Il possède une source distincte de celle de l’explosion AZF », conclut Alain Joets.

Nature d'une explosion à la SNPE[modifier | modifier le code]

En juillet 2006, une nouvelle piste est proposée par l’hebdomadaire Valeurs Actuelles[38]. Ensuite soutenue par un ancien ingénieur d’EDF, cette hypothèse analyse la viabilité d’une explosion de nappes de vapeurs dérivées de l’hydrazine.

De telles substances, comme la MMH (monométhylhydrazine), l’UDMH (diméthylhydrazine asymétrique) ou la FDMH (formaldéhyde diméthylhydrazone) sont fabriquées à la SNPE jouxtant l’usine AZF. Elles sont en particulier indispensables à la production de carburants pour fusées et missiles, des propergols. En ce qui concerne l’UDMH, le site de fabrication de ce produit était en arrêt pour maintenance le jour de l’explosion mais environ 17 tonnes d’UDMH étaient stockées sur place.

Ces produits ont une forte odeur d’ammoniac et de poisson pourri, une odeur caractéristique, inhabituelle et particulièrement forte qui a incommodé de nombreux témoins situés sous le vent de la SNPE le matin de la catastrophe[39]. Mêlées à l’air, ces vapeurs forment un mélange asphyxiant, et explosif quand il est saturé d’oxygène ou mis au contact de métaux oxydés. Aucun obstacle n’aurait pu entraver la progression des vapeurs, poussées en ligne droite par le vent d’autan qui soufflait ce jour-là à 30 km/h environ de la SNPE vers AZF. Sur son chemin, se trouvait la tour verte de prilling des nitrates et le hangar 221 de l’usine AZF. Au niveau de la tour de prilling, le mélange gazeux aurait pu être aspiré et remonter dans la tour : normalement cette circulation d’air sert à refroidir le nitrate fondu pour en faire des granulés. De là l’air chaud est évacué à l’extérieur via deux grands ventilateurs. Le mélange air chaud - UDMH évacué ce 21 septembre 2001, en s’enflammant, a très bien pu prendre l’aspect d’un éclair frappant la tour, tandis que l’explosion de ce mélange à l’intérieur aurait suffi pour faire décoller la partie supérieure du bâtiment[40].

L’UDMH aurait aussi pu se répandre jusqu’au hangar 221 contenant un grand tas de nitrate d’ammonium, et dont le sas était à ce moment ouvert face au vent.

L’explication proposée pour la mise à feu des nappes de mélange air-UDMH serait :

  • soit l’hypothèse d’un contact entre les nitrates, l’UDMH ou un autre dérivé de l’hydrazine et du chrome hexavalent Cr(VI) utilisé pour des tests de routine. L’anhydride chromique est un puissant oxydant susceptible d’entraîner des réactions violentes au contact d’un grand nombre de produits, dont les nitrates ou l’hydrazine. Selon Anne-Marie Casteret (L'Express du 16 janvier 2003) et Marc Menessier (Le Figaro du même jour), 21 kg de Cr(VI) en paillettes avaient disparu du laboratoire de l’usine début août 2001, tandis que Valeurs Actuelles révélait le 28 juillet 2006 que des traces de chrome avaient été relevées par les expertises du laboratoire de la police scientifique, sur les chaussures (3,8 mg) et les vêtements de deux victimes de la catastrophe qui se trouvaient au plus près du hangar 221. Le laboratoire ne précisait cependant pas la nature du chrome analysé mais soulignait qu’il pouvait se trouver à l’état naturel dans les sols ;
  • soit un incident électrique à la SNPE ;
  • soit la conjonction des deux faits.

L’hypothèse de l’explosion de nappe de gaz (UVCE : Unconfined Vapour Cloud Explosion) avait été abordée par les enquêtes pénales et civiles, mais seul le méthane, gaz inodore et plus léger que l’air, avait été étudié par les experts. De plus, d’autres produits comme le méthanol (alcool à brûler), présents en grande quantité sur les sites AZF et SNPE sont à l’instar de l’UDMH, d’excellents candidats pour provoquer des UVCE.

Perturbations électriques ou électromagnétiques[modifier | modifier le code]

Ces deux explosions ont coïncidé avec des perturbations électriques, qui ont été enregistrées par EDF.

L’hypothèse de l’impulsion électromagnétique a été initiée à la suite de témoignages sur des « faisceaux lumineux géants » aperçus quelques secondes avant l’explosion du hangar 221 ainsi que sur des phénomènes locaux comme des coups de foudre, des tétanisations pendant plusieurs secondes et autres perturbations électromagnétiques inhabituelles.

En juin 2002, les sociétés Géoid et Fugro sont chargées par la Justice de réaliser une cartographie du site au moyen d’un magnétomètre, sans que ni les objectifs scientifiques, ni la pertinence de cette mesure sur un site parsemé de pièces métalliques diverses, ne soient précisés par la Justice[41]. Cette expertise fut réduite au simple site d’AZF et à la SEMVAT (bus), parce que le survol de la SNPE avait été interdit par le préfet. L’hypothèse de l’arc électrique est encore soutenue par la société Grande Paroisse, mais rejetée par les experts et l’enquête judiciaire.

L’association AZF Mémoire et Solidarité[42], partie civile dans le dossier, qui regroupe plusieurs centaines d’anciens salariés de l’usine sinistrée, a insisté auprès de la justice pour que les phénomènes précurseurs d’origine électromagnétique et magnétique mentionnés soient étudiés et pris en compte. Ces témoignages sont restés définitivement inexpliqués depuis la fermeture du dossier avant procès. Jean-Paul Serbera, dans son premier ouvrage AZF Toulouse : un mensonge d’État affirme que l’explosion a produit de nombreuses EMP. Mais dans son second ouvrage Attentat à la SNPE ? : la face cachée de l’affaire AZF il avance qu’une bombe EMP utilisée sur Toulouse aurait pu provoquer la catastrophe. En 2006, dans son livre AZF-Toulouse : Quelle vérité ?, Daniel Dissy prétend qu’il existe[43],[44] des bombes EMP américaines et franco-allemandes et propose qu’une telle bombe aurait été utilisée ou testée à Toulouse en aérien ou en souterrain. Enfin dans une dernière hypothèse, une première explosion à proximité du hangar 221, aurait provoqué en agissant sur le réseau électrique d’AZF, un phénomène impulsionnel connu sous le nom d’élévation du potentiel de terre (EPR ou GPR des anglo-saxons[45]), la deuxième explosion, celle du hangar 221, indépendante de cette remontée du potentiel de terre serait intervenue 10 secondes plus tard. La deuxième explosion aurait été précédée selon plusieurs témoins, par l’observation d’un projectile venant du coteau de Pech David voisin de l’usine. Des personnels travaillant sur le site AZF décrivent avoir subi des électrisations entre ces deux explosions alors qu’ils n’étaient au contact que de matériels reliés à la terre, les conditions de ce mode d’électrisation faisant l’objet d’études récentes menées par des scientifiques[46]. Les témoignages des phénomènes lumineux aperçus entre les deux explosions auraient quant à eux, deux origines : l’amorçage d’un poste électrique de distribution du site pour les observations de faisceaux lumineux, l’émission de boules de plasma pour les observations de foudre en boule[47]. Les manifestations physiques d’un EPR sont similaires à celles d’un EMP évoqué plus haut. Pour l’hebdomadaire Valeurs actuelles, la première explosion aurait été la cause ou la conséquence des premières perturbations électriques relevées par EDF[48]. Ce serait le courant de retour créé par ce premier défaut électrique qui aurait (peut-être à la suite de la formation d’un arc électrique) ensuite provoqué la seconde explosion, celle d’AZF, huit secondes plus tard.

Chute d'une météorite[modifier | modifier le code]

L'hypothèse de la chute d'une météorite a été étudiée par le tribunal dans l'après-midi du 21 avril 2009[49]. Les mesures de magnétométrie par hélicoptère n'ont pas permis de retrouver d'éventuels fragments[41].

Procès[modifier | modifier le code]

Le nombre de plaignants et de témoins contraint la justice à mettre en place un dispositif exceptionnel pour la tenue du procès (le dossier est constitué de 109 tomes totalisant 53 820 pages)[50]. Celui-ci s’est déroulé du 23 février 2009 au 30 juin 2009 et a été filmé et enregistré pour l’histoire à la demande de certaines associations de victimes. C’est la première fois en France qu’un procès en correctionnel est enregistré ; les images seront publiques 50 ans à partir de la date de fin du procès, c'est-à-dire le 30 juin 2059[51].

Entre autres, Laurent Fabius sera cité comme témoin[52] par la partie civile Monique Mauzac, femme de la victime André Mauzac, lors du procès AZF de première instance en février 2009 mais M. Fabius renoncera finalement à venir témoigner. En effet, le 21 septembre 2001, Laurent Fabius arrive par un avion ministériel à l'Aéroport Toulouse-Blagnac quelques minutes avant l'Explosion de l'usine AZF de Toulouse. Il ne parviendra pas à rejoindre le palais des congrès Diagora de Labège où messieurs Martin Malvy et Jean-Louis Guigou l'attendaient dans le hall principal et où ils vécurent l'effet de l'explosion (cf. rapport de la Commission d'enquête parlementaire[53]). Malgré les nombreux documents aériens sollicités par la justice (pièces D5258 à D5263, D5577 à D5600 et D6555 du dossier judiciaires AZF Toulouse) pour l'identification des aéronefs aperçus par les témoins juste avant et juste après la catastrophe, aucune trace de l'avion atterrissant de M. Fabius ou de l'hélicoptère l'emmenant de Blagnac à Labège, n'existe puisqu'il a finalement atterri sur la base militaire de Francazal à la demande expresse du contrôle aérien de Blagnac.

Le 19 novembre 2009, le Tribunal correctionnel de Toulouse a rendu un jugement de relaxe générale à l’encontre de tous les prévenus. Le Parquet a interjeté appel, jugé le 24 septembre 2012 devant la Cour d'appel de Toulouse[54]. Finalement, la société Grande Paroisse et son directeur, Serge Biechlin, sont condamnés pour homicide involontaire, et se pourvoient en cassation. Total et son ex-PDG, pour leur part, sont relaxés, et la thèse de l’accident chimique retenue[55].

AZF dans les médias[modifier | modifier le code]

Quelques journalistes d’investigation qui ont enquêté :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rapport sur l’explosion de l’usine AZF par le ministère de l’écologie, p. 10, [PDF], consulter
  2. Rapport sur l’explosion de l’usine AZF par le ministère de l’écologie, p. 13, [PDF], consulter
  3. « Enquête sur le double bang », La Dépêche du Midi,‎ 17 avril 2009 (lire en ligne)
  4. Jean Cohadon, « Un enregistrement remet de l'humain dans les expertises », La Dépêche du Midi,‎ 2 décembre 2011 (lire en ligne)
  5. L'explosion de l'usine AZF
  6. AZF Toulouse 2 explosions
  7. Rapport sur l’explosion de l’usine AZF par le ministère de l’écologie, p. 7, [PDF], consulter
  8. Description de la catastrophe, azf.fr. Consulté le 8 mars 2014.
  9. 21 sept 2001 - 21 sept 2004: bilan de l’explosion de l’usine AZF à Toulouse, BEH nr. 38-39/2004, p. 188consulter
  10. Rapport de l’institut de veille sanitaire, du 9 juillet 2002, p. 6, [PDF], consulter
  11. Document de l’edumed, p. 4 [PDF] consulter
  12. Document de l’edumed, p. 5 [PDF] consulter
  13. Document de l’edumed, p. 12 [PDF] consulter
  14. D’après l’hebdomadaire Valeurs Actuelles du 27/1/2006
  15. [PDF] Rapport d’orientation budgétaire 2003 de Toulouse, p. 1
  16. « Cancéropôle : du projet à la réalisation », Site officiel de la ville de Toulouse (consulté le 31/05/2007)
  17. « La dernière cheminée d’AZF foudroyée », le moniteur-expert.com (consulté le 31/05/2007)
  18. « Transport routier - Conduite » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Quid.fr. Consulté le 31/05/2007
  19. INA (Inst. Nat. de l’Audiovisuel) FR3, JT Toulouse soir, 21 sept.2002
  20. a et b Reuters 12/07/2007
  21. M. Mennessier, AZF un silence d’état, chapitre V « un sandwich qui ne passe pas »
  22. Le Monde du 21 juillet 2006
  23. AZF: Un procès a minima - AZF procès Grande Paroisse directeur de l’usine Correctionnelle Serge Biechlin
  24. INA (Inst. Nat. de l’Audiovisuel): FR3, JT Toulouse du soir, 21 sept 2002
  25. « AZF,silence d’Etat chapitre XII représailles judiciaires »
  26. a et b « AZF,silence d’Etat »
  27. « Georges Guiochon, Ce qui a pu et n’a pas pu se passer à Toulouse, Société Française de Chimie »
  28. « Procès AZF: la thèse officielle ne tient pas, Article de l’Usine Nouvelle du 05/03/2009 »
  29. Henri Farreny: AZF trois ans
  30. AZF: L’enquête assassinée
  31. « AZF: l’enquête assassinée »
  32. Enquête : accident, malveillance ou attentat ?
  33. La Catastrophe de Toulouse (Natures, Sciences, Sociétés, 2006)
  34. Valeurs actuelles
  35. Cassette audio : La preuve par le son
  36. Marc Mennessier, AZF il y a eu deux explosions le 21 septembre 2001, Le Figaro, 17 avril 2009.
  37. Géophysique interne- Commentaire à la note de A. Souriau et al. intitulée Enregistrements sismologiques de l’explosion de l’usine AZF, Alain Joets, 18 novembre 2008 [1]
  38. « DOSSIER : La catastrophe de Toulouse », Valeurs actuelles (consulté le 01/06/2007)
  39. D’après l’hebdomadaire Valeurs Actuelles
  40. « AZF : L’enquête relancée » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), CREFMPM. Consulté le 01/06/2007
  41. a et b « Un curieux oiseau scrute le sous-sol » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), La Dépêche du Midi. Consulté le 1/06/2007
  42. AZF Mémoire et Solidarité
  43. AZF Toulouse : Quelle vérité ?, p. 127
  44. Air et Cosmos numéro du 14 février 2003.
  45. Voir article en anglais Earth_potential_rise et en français http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89l%C3%A9vation_du_potentiel_de_terre
  46. Elévation du potentiel de terre, tensions de pas et de contact: Université de Byalistok, Pologne
  47. Paramètres d’une boule de feu calculés à partir d’un modèle de plasma à deux températures: Institut de la Cryosphère, Russie
  48. Toulouse : C’est EDF qui détient la clé…
  49. « AZF. De la météorite à la piste intentionnelle »,‎ 21 avril 2009 (consulté le 13 octobre 2012)
  50. « AZF : un procès hors-norme », Le Figaro, 16 février 2009
  51. « Le procès AZF sera filmé », Le Figaro, 17 février 2009.
  52. http://lci.tf1.fr/france/justice/2009-02/azf-chirac-et-jospin-n-iront-pas-au-proces-4866996.html
  53. http://www.assemblee-nationale.fr/11/rap-enq/r3559/r3559-022.asp.
  54. http://www.pressejudiciaire.fr/10.html
  55. Nicolas Bégasse, « AZF: Un an ferme pour l'ex-directeur de l'usine, la défense va se pourvoir en cassation », dans 20 minutes, 24 septembre 2012

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie et vidéographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages

  • Henri Farreny et Christian Moretto, Toulouse, chronique d’un désastre annoncé, Cépaduès, 2001 (ISBN 2-85428-572-7)
  • Daniel Depris, Toulouse, an I après AZF, Cephes, 2002
  • Jean-Pascal Serbera, AZF Toulouse : un mensonge d’État, DPF, 2002 (ISBN 2910939049)
  • Jean-Pascal Serbera, Attentat à la SNPE? : la face cachée de l’affaire AZF, J Lectures et civilisation, 2003 (ISBN 2910939103)
  • Henri Farreny, AZF trois ans, 2004
  • Thierry Deransart, AZF - Le mensonge était presque parfait, Calmann-Levy, 2005 (ISBN 2702136303)
  • Daniel Dissy, AZF-Toulouse, Quelle vérité ?, Éditions des Traboules, 2006 (ISBN 2-915681-30-9)
  • Marc Mennessier, AZF - un silence d’état, Seuil, 2008 (ISBN 978-2-02-097629-9)
  • Franck Hériot et Jean-Christian Tirat, AZF : L’enquête assassinée, Plon, 2009 (ISBN 978-2-259-20824-6)
  • Guillaume d’Alessandro, AZF : Une vérité foudroyante - une affaire d’état, Éditions Jean-Claude Gawsewitch, Paris, 2009.
  • Daniel Dissy, AZF, l’Enquête secrète - Le Mystère de la Trace Noire ou comment AZF a explosé, Éditions des Traboules, Paris, 2009 (ISBN 2-915681-99-6)
  • Hubert Seillan, Un tsunami urbain - AZF Toulouse, Éditions Préventique, 2009 (ISBN 978-2-911221-43-9)
  • Alain Joets, Catastrophe AZF, contre-enquête scientifique sur la première explosion cachée, Éditions Mélibée, 2013 (ISBN 978-2-36252-284-0)

Articles

  • En janvier 2007, sous les signatures de Thierry Deransart, Franck Heriot et Jean-Christian Tirat, l’hebdomadaire Valeurs Actuelles avait consacré une trentaine d’articles à la catastrophe de Toulouse.
  • Numéro 68 de la revue Canal N7, journal de l’association des ingénieurs de l’INP-ENSEEIHT
  • Enquête du mathématicien J.-M. Arnaudiès sur le premier bang : J.-M. Arnaudiès, La catastrophe de Toulouse, Natures Sciences Sociétés, 13, 421–425 (2005), doi: 10.1051/nss:2005063.
  • Article scientifique sur les ondes créées par l’explosion AZF : A. Souriau et al., Enregistrements sismologiques de l’explosion sur le site de l’usine AZF (Toulouse, France), C.-R. Acad. Sci. Paris, Geoscience, 334 (2002), 155-161.
  • Article scientifique sur la réfutation de la thèse de l’explosion unique : A. Joets, Réfutation de l’hypothèse sismo-acoustique invoquée pour le double bang de la catastrophe de Toulouse (France) du 21 septembre 2001, C.R. Geoscience 341 (2009), 306–309, doi:10.1016/j.\-crte.2009.03.001.
  • Réactions de deux équipes de sismologues à la réfutation de A. Joets : 1) A. Souriau, A. Rigo et M. Sylvander, Commentaire sur la note intitulée Réfutation de l’hypothèse sismo-acoustique invoquée pour le double bang, etc., C. R. Geoscience 341 (2009) 1043–1045, doi:10.1016/j.crte.2009.09.005 2) M. Cara, A. Schlupp, C. Sira et M. Granet, Commentaire sur la note intitulée Réfutation de l’hypothèse sismo-acoustique invoquée pour le double bang, etc., C. R. Geoscience 341 (2009) 1038–1040, doi:10.1016/j.crte.2009.09.004.
  • Réponses de A. Joets aux deux commentaires précédents : 1) A. Joets, Réponse au commentaire de A. Souriau, A. Rigo et M. Sylvander à propos de la note de A. Joets (2009) : Réfutation d l’hypothèse sismo-acoustique, etc., C. R. Geoscience 341 (2009) 1046–1048, doi:10.1016/j.crte.2009.09.008. 2) A. Joets, Réponse au commentaire de M. Cara, A. Schlupp, C. Sira et M. Granet à propos de la note de A. Joets (2009) : Réfutation d l’hypothèse sismo-acoustique, etc., C. R. Geoscience 341 (2009) 1041–1042, doi:10.1016/j.crte.2009.09.006.

Films

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]