Expédition de secours à Emin Pacha

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Henry Morton Stanley avec les officiers de la colonne avancée, Le Caire, 1890. De gauche à droite : Dr. Thomas Heazle Parke, Robert H. Nelson, Henry M. Stanley, William G. Stairs, et Arthur J. M. Jephson

L’expédition de secours à Emin Pacha de 1886 à 1889 fut la dernière expédition privée majeure à l’intérieur de l’Afrique au XIXe siècle, montée pour la libération d’Eduard Schnitzer dit Emin Pacha, le gouverneur assiégé d’Equatoria du général Charles Gordon, aux prises avec les forces mahdistes. Dirigée par Henry Morton Stanley, l’expédition fut célébrée d’une part pour son ambition de traverser l’« Afrique profonde », et notoirement remémorée pour les pertes humaines considérables qu’elle a générées.

Inquiétudes à propos d’Equatoria[modifier | modifier le code]

Quand les mahdistes prirent Khartoum en 1885, l’administration égyptienne du Soudan fut mise en pièces, et la province la plus méridionale du Soudan, l'Equatoria, située aux confins les plus lointains du Nil à proximité du lac Albert, se retrouva coupée du reste du monde. Eduard Schnitzer dit Emin Pacha, un médecin et naturaliste allemand, avait été nommé gouverneur d’Equatoria et avait reçu via le Buganda et Zanzibar des lettres attestant de la volonté du Gouvernement égyptien d’abandonner Equatoria; en juillet, encouragé par le missionnaire Alexander Mackay, il avait suggéré au Gouvernement britannique d’annexer lui-même la province d’Equatoria. Bien que ce dernier ne fut pas intéressé à se lancer dans une telle aventure, l’opinion publique britannique, alertée par Wilhelm Junker, vit en Emin Pacha un nouveau général Gordon en danger mortel contre les Mahdistes.

En novembre, l’homme d’affaire et philanthrope William Mackinnon, qui avait été impliqué dans diverses aventures coloniales, approcha Stanley pour monter une expédition au secours d’Emin Pacha. Stanley se déclara prêt à partir. Mackinnon contacta alors J. F. Hutton, un intermédiaire commercial également impliqué dans les affaires coloniales, et ils montèrent ensemble le comité de secours à Emin Pacha', principalement composé d’amis de Mackinnon, qui se réunirent la première fois le 19 décembre 1886. Le comité parvint à réunir un total de 32 000 livres sterling.

Stanley était officiellement toujours employé par Léopold II de Belgique, qui l’avait embauché pour constituer l’État indépendant du Congo'. Un compromis fut négocié pour libérer Stanley, en lequel lors d’une rencontre à Bruxelles, il fut décidé que l’expédition prendrait une route à partir du bassin du fleuve Congo au lieu d’un itinéraire plus court à partir de la côte est-africaine (Zanzibar). En retour, Léopold II mit à disposition de l’expédition des navires à vapeur de l’État indépendant du Congo, du Stanley Pool jusqu’au débouché de la rivière Aruwimi.

Le 1er janvier 1887, Stanley était de retour à Londres pour préparer l’expédition, et répondre aux acclamations du public.

Préparatifs[modifier | modifier le code]

Le bateau démontable Advance

Le plan de l’expédition était de se rendre au Caire, puis à Zanzibar pour louer des porteurs, puis de contourner l’Afrique par Le Cap, et se rendre à l’embouchure du fleuve Congo, pour le remonter à l’aide des navires à vapeur de l’EIC jusque la rivière Aruwimi. Stanley voulait établir un camp sur l’Aruwimi, puis pénétrer vers l’est à travers un territoire inconnu pour atteindre le lac Albert puis Equatoria. Il espérait alors qu’Emin Pacha enverrait les familles de ses employés égyptiens vers les routes marchandes, avec l’important stock d’ivoire accumulé en Equatoria, pendant que Stanley, Emin Pacha et ses soldats emprunteraient une route vers l’est en direction de Zanzibar. Ironiquement, les doutes quant à l’expédition se focalisaient sur le fait qu’elle puisse atteindre son but; la possibilité qu’Emin Pacha n’ait pas voulu quitter Equatoria n’avait semble-t-il pas été envisagée.

L’expédition fut la plus importante et la mieux équipée jamais envoyée en Afrique. Un navire d’acier de près de 10 mètres, baptise l’Advance, fut conçu pour être démonté en 12 parties et être ainsi transporté, et Hiram Maxim proposa à l’expédition l’une de ses armes récemment inventée, un fusil Maxim, qui fut le premier envoyé en Afrique.

Le Comité d’aide reçut 400 candidatures. Parmi celles-ci, Stanley choisit les officiers qui devaient l’accompagner en Afrique :

James S. Jameson et John Rose Troup avaient précédemment voyagé en Afrique, Jameson en tant que chasseur, artiste et voyageur, Troup comme employé de l’État indépendant du Congo. Robert H. Nelson, William Bonny, William G. Stairs et Edmund Barttelot avaient tous été militaires. Barttelot fut en service en Inde. A. J. Mounteney-Jephson, un jeune homme « de bonne famille » venant de la marine marchande, fut engagé sur sa seule apparence, mais paya au Comité, de la même façon que Jameson, £1.000 pour participer à l’expédition.

Le médecin de l’expédition, Thomas Heazle Parke, fut embauché en dernière minute à Alexandrie, où il effectuait son service militaire, et alors que l’expédition était prête à partir pour Zanzibar. William Hoffmann était l’attaché personnel de Stanley.

Stanley partit de Londres le 21 janvier 1887, et arriva au Caire le 27 janvier. Les objections égyptiennes contre la route congolaise furent occultées par un télégramme de Lord Salisbury, et l’expédition fut autorisée à marcher sous pavillon égyptien. Stanley rencontra par ailleurs le Bey Mason, Schweinfurth, et Junker, qui avaient des informations récentes concernant Equatoria.

Stanley quitta Le Caire le 3 février, rejoint par des membres de l’expédition durant ses haltes à Suez et Aden, et arriva à Zanzibar le 22 février. Les 3 mois suivants furent consacrés à préparer l’expédition, chargeant le Madura, et à négocier; Stanley agit en tant que représentant de Mackinnon pour convaincre le Sultan de Zanzibar de garantir une concession pour ce qui deviendrait plus tard l’Imperial British East Africa Company (I.B.E.A.C.), et conclut deux accords avec Tippo Tip. Par le premier il le nomma gouverneur des Stanley Falls (EIC), pour rétablir la situation de troubles créés depuis deux ans par l'insurrection du neveu de Tippo Tip, Rachid. Cet accord fut des plus critiqués en Europe car donnant une position officielle à un marchand d’esclaves. Le second accord concernait la livraison de porteurs pour l’expédition. En plus des stocks à transporter, l’expédition devait en effet s’attendre à devoir transporter 75 tonnes d’ivoire entreposées en Equatoria. Stanley envoya des lettres à Emin Pacha en annonçant son arrivée pour le lac Albert vers le mois d’août.

En remontant le Congo[modifier | modifier le code]

Le Peace

L’expédition quitta Zanzibar le 25 février et arriva à Banana à l’embouchure du Congo le 18 mars, de façon quelque peu inattendue car le câble télégraphique avait été cassé, et les officiels locaux n’avaient pas reçu d’instructions. Des navires à vapeur emportèrent l’expédition sur une centaine de kilomètres jusque Matadi, où le portage prit le relais pour transporter quelque 800 charges d’équipement et de munitions jusque Léopoldville sur le Stanley Pool. La progression fut lente, à cause de la saison des pluies qui battait son plein, et la nourriture manquait, ce qui fut un problème récurrent pendant toute l’expédition (en une région d’économie de subsistance, il apparaissait difficile de nourrir une caravane d’un millier d’hommes en plein effort).

L’expédition arriva à Léopoldville le 21 avril. Bien que Léopold II ait promis une flottille de bateaux à vapeur, un seul (le Stanley) fonctionnait; Stanley en réquisitionna deux autres (le Peace et l’Henry Reed) chez des missionnaires, qui protestèrent en vain, ainsi que le Florida, qui était toujours en cours d’assemblage et fut dès lors utilisé comme une barge. Malgré cela, la capacité de transport restait insuffisante, et de nombreuses charges furent laissées à Léopoldville et davantage encore à Bolobo. Stanley décida alors de scinder l’expédition en une “colonne de queue” et une “colonne avancée”, la première devant stationner à Yambuya sur l’Aruwimi, alors que la seconde devait progresser vers Equatoria.

La remontée du Congo commença le 1er mai et fut relativement paisible. À Station Bangala, Barttelot et Tippo Tip continuèrent vers Stanley Falls (de nos jours Kisangani) à bord de l’Henry Reed, alors que Stanley emprunta l’Aruwimi jusque Yambuya. Les habitants de Yambuya leur refusèrent la permission de séjourner dans leur village ; Stanley attaqua le village et en évacua les habitants, transformant le village en un camp fortifié. Pendant ce temps à Stanley Falls, Tippo Tip tentait d’obtenir des porteurs, mais considérait que Stanley n’avait pas rempli sa part du marché, ayant laissé les munitions en arrière, et Barttelot arriva à Yambuya avec une vague promesse d’arrivée prochaine de porteurs dans les semaines à venir.

L’Afrique profonde[modifier | modifier le code]

Sur la côte sud du lac Albert

Stanley cependant insista sur l’urgence, et quitta le village pour le lac Albert le 28 juin. Prévue pour durer 2 mois, la colonne de tête était peu préparée aux difficultés d’un voyage dans la forêt de l’Ituri, et n’atteignit pas le lac avant décembre; seuls 169 des 389 hommes qui partirent de Yambuya survécurent. Les arbres de la forêt étaient si hauts et si denses que peu de lumière atteignait le sol , la nourriture était difficilement disponible, et les pygmées de la région prirent l’expédition pour une colonne arabe à la recherche d’esclaves, et l’attaquèrent avec des flèches empoisonnées. L’expédition s’arrêta à deux postes arabes, Ugarrowwa et Ipoto, où elles laissèrent une partie de leur équipement en échange de nourriture.

La forêt laissa progressivement la place à la savane, et le 13 décembre, l’expédition était en vue du lac Albert. Cependant, Emin Pacha n’était pas présent en ce lieu, et les habitants de la région n’avaient pas vu d’Européen depuis des années. Stanley décida de retourner au village d’Ibwiri sur le plateau surplombant le lac, où il construisit Fort Bodo. Stairs revint à Ipoto pour ramener hommes et équipement, et revint le 12 février. Un second voyage partit vers Ugarrowwa pour récupérer davantage d’équipement, pendant que le 2 avril Stanley retourna au lac Albert, cette fois avec l’ Advance. Le 18 avril, ils reçurent une lettre d’Emin Pacha, qui avait entendu parler de l’expédition un an plus tôt, et était descendu vers le lac en mars après avoir eu vent de rumeurs de l’arrivée de l’expédition de Stanley.

Avec Emin Pacha[modifier | modifier le code]

Eduard Schnitzer, Emin Pacha

Jephson fut envoyé en éclaireur vers le lac avec l’Advance, qu’il mena jusqu’à Mswa, et il rencontra Emin le 27 avril 1888. Emin emmena son navire à vapeur jusqu’au sud du lac, et y rejoignit Stanley le 29 avril; celui-ci fut surpris de voir le visage d’Emin « sans trace de maladie ou d’anxiété », et ils fêtèrent la rencontre avec trois bouteilles de champagne qui avaient été transportées depuis le Congo. Emin pourvut Stanley avec de la nourriture et divers équipements, venant ainsi en aide à ceux qui venaient le sauver.

Les choses se compliquèrent à ce moment. Emin souhaitait surtout obtenir des munitions et d’autres équipements, ainsi qu’une route d’approvisionnement, le tout lui permettant de rester en Equatoria, alors que Stanley souhaitait surtout le ramener à la civilisation. Un mois de discussion ne permit pas d’arriver à une décision, et le 24 mai, Stanley repartit vers Fort Bodo, l’atteignant le 8 juin et y rencontrant Stairs, qui arrivait juste de Ugarrowwa's avec seulement 14 survivants. C’est à cette occasion que Stanley aperçut pour la première fois la chaîne de montagnes des Ruwenzori (Parke et Jephson les avaient aperçues le 20 avril).

Le sort de l’arrière-garde[modifier | modifier le code]

Le 16 juin, Stanley quitta le fort à la recherche de l’arrière-garde. Aucune nouvelle d’elle n’était parvenue depuis longtemps. Finalement, le 17 août à Banalya, à environ 150 kilomètres en amont de Yambuya, Stanley retrouva Bonny comme seul Européen membre de la colonne, accompagné de quelques porteurs affamés. Barttelot avait été abattu lors d’un affrontement, et Jameson était mourant à Bangala, touché par la fièvre. Herbert Ward[1] était redescendu vers l’aval une nouvelle fois pour télégraphier au Comité de secours pour obtenir d’autres instructions de Londres (il n’avaient plus de nouvelles de Stanley depuis plus d’un an). L’objectif initial de l’arrière-garde – attendre de nouveaux porteurs fournis par Tippo Tip – n’avait pas été atteint, l’expédition étant à cours de munitions et n’étant dès lors plus à même de contenter Tippo Tip. Après plusieurs expéditions locales, Barttelot décida d’inscrire Troup et quelques autres sur la liste des malades et les expédia vers l’aval. Le 11 juin 1888, après l’arrivée d’un groupe de Manyemas, ce qui porta l’effectif à 560 personnes, Barttelot repartit à la recherche de Stanley.

Mais l’expédition tourna rapidement au chaos, avec de nombreuses désertions, des voyages multiples pour tenter de ramener les stocks de l’aval, et le 19 juillet, Barttelot fut blessé alors qu’il s’interposait dans des festivités Manyema. Jameson décida de redescendre vers Bangala pour ramener les charges laissées là, et partit le 9 août, peu avant l’arrivée de Stanley. Stanley fut exaspéré de l’état dans lequel il trouva la colonne de queue, reprochant la faiblesse des mouvements malgré ses ordres précédents de l’attendre à Yambuya. Après avoir assuré l’envoi de diverses lettres vers l’aval, l’expédition retourna à Fort Bodo, empruntant une route différente qui ne se révéla pas meilleure pour l’approvisionnement ; ils arrivèrent au fort le 20 décembre, avec un effectif total de 415 hommes, dont 124 trop malades pour emporter des charges.

Le 16 janvier 1889, à proximité du lac Albert, Stanley reçut une lettre d’Emin Pacha et de Jephson, qui avait été fait prisonnier par des officiers d’Emin Pacha pendant plusieurs mois, alors qu’entretemps les Mahdistes avaient capturé plusieurs postes d’Equatoria. Depuis l’arrivée de Stanley, diverses rumeurs avaient circulé quant aux intentions d’Emin Pacha et aux sautes d’humeur de ses officiers. En août de l’année précédente, des officiers se rebellèrent, déposèrent Emin Pacha, et le gardèrent lui et Jephson en résidence surveillée à Dufile jusqu'en novembre. Même à ce moment, Emin Pacha se refusait encore à abandonner la région.

Vers la côte[modifier | modifier le code]

Rencontre entre Emin Pacha et Stanley

Le 17 février, tous les survivants de l’expédition et Emin Pacha, accompagnés d’un groupe de 65 soldats loyaux, se retrouvèrent au camp de Stanley au nord du lac Albert. Ils furent rejoints dans les semaines qui suivirent par plusieurs centaines de partisans d’Emin Pacha et leurs familles. Emin Pacha n’avait toujours pas formulé de ferme intention d’abandonner Equatoria, et le 5 avril, après une dernière altercation, Stanley et Emin Pacha décidèrent de partir rapidement; l’expédition quitta Kavalli en direction de la côte le 10 avril.

Le voyage vers la côte se fit d’abord vers le sud, le long des flancs orientaux du Ruwenzori, et Stairs essaya d’en atteindre le sommet, atteignant 3256 m avant de rebrousser chemin. Il passèrent alors le lac Edward et le lac Georges, puis l’extrémité sud du lac Victoria, à travers les royaumes d’Ankole et Karagwe. Stanley signa divers « traités » avec plusieurs chef de royaumes et tribus. Bien que ces dirigeants ne les considéraient pas comme tels, ils furent cependant utilisés plus tard pour établir les revendications de l’IBEA dans la région.

Le lac Victoria fut aperçu le 15 août, et l’expédition atteignit la mission de Mackay à Usambiro le 28 août. C’est alors qu’ils prirent conscience de la complication qui se mettait en place dans la région, avec les ambitions de l’Allemagne et du Royaume-Uni pour l’Afrique orientale, ainsi que de l’existence d’une autre expédition de secours menée par Frederick John Jackson. Après avoir attendu vainement des nouvelles de l’expédition de Jackson, Stanley quitta le 17 septembre, avec un groupe maintenant réduit à environ 700 personnes par les morts et les désertions

Alors qu’ils approchaient de la côte, il entrèrent en contact avec des Allemands et purent se rendre compte à plusieurs reprises de l’importance prise par les activités allemandes dans la région. Il rencontrèrent Hermann von Wissmann le 4 décembre et furent escortés jusqu'à Bagamoyo. Un banquet fut organisé en leur honneur, au cours duquel Emin Pacha tomba d’une fenêtre, accident dont il se remit pas pleinement avant la fin janvier 1890. Ce qui restait de l’expédition se dispersa. Stanley se rendit à Zanzibar puis retourna au Caire, où il écrivit les 900 pages d’In Darkest Africa en 50 jours, récit qui inspira plus tard Joseph Conrad pour son roman Au cœur des ténèbres. Les porteurs zanzibarites furent payés ou retournés à leur maîtres lorsqu’il s’agissait d’esclaves, les Soudanais et Égyptiens ramenés en leur pays, même si certains travaillèrent à nouveau par la suite pour l’IBEA. Emin Pacha travailla pour l’Allemagne à partir de février, et les autres Européens retournèrent en Grande-Bretagne.

Épilogue[modifier | modifier le code]

Stanley retourna en Europe en mai 1890 pour répondre aux acclamations du public ; lui et ses officiers reçurent de nombreuses récompenses, et des demandes de conférences. En juin, il publia son livre qui s’écoula à 150 000 exemplaires. Mais l’adulation ne dura pas. Dès l’automne, au moment de la publication des comptes de l’expédition, et quand les familles de Barttelot et Jameson réagirent aux accusions d’incompétence de la part de Stanley contre les leurs dans l’arrière-garde, les critiques et les condamnations se généralisèrent. L’expédition fut finalement la dernière de ce type. Les expéditions suivantes seront le fait de gouvernements, avec des buts politiques, militaires ou scientifiques.

Entre 1898 et 1900, une vaste épidémie de maladie du sommeil se répandit dans ce qui est à présent la République démocratique du Congo, l'ouest de l'Ouganda et le sud du Soudan. Le parasite aurait été transporté dans de nouvelles régions par cette expédition et le bétail transporté, bien que certains auteurs ne soient pas d'accord à ce sujet[2].

Edouard Schnitzer Emin Pacha fut assassiné le 8 octobre 1892 au nord-est du Congo par les Arabo-Swahilis dans les premiers temps de leur confrontation avec l'État indépendant du Congo. Il fut dévoré par ses assaillants, et son journal fut retrouvé dans les ruines de Kasongo en 1893.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sources primaires[modifier | modifier le code]

Sources secondaires[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Biographie d'Herbert Ward
  2. (en) Eldryd H. O. Parry, « Revue du livre « The Fatal Sleep » », Brain,‎ 15 avril 2008, awn069 (DOI 10.1093/brain/awn069, lire en ligne)