Exode istrien

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L'exode istrien ou exode d'Istrie-dalmate est le départ de la majorité ethnique italienne d'Istrie, de Fiume et de Dalmatie après la Seconde Guerre mondiale. Au moment de l'exode, ces territoires faisant partie de la Croatie et de la Slovénie, étainent devenus régions de la Yougoslavie. Cet exode a été forcé par le gouvernement communiste yougoslave afin d'exclure toute future revendication territoriales. Le gouvernement italien a offert son assistance à la population émigrant en Italie.

Le mélange ethnique de l'Istrie, de Fiume et de la Dalmatie comprenait des Italiens, des Slovènes, des Croates, des Serbes et d'autres communautés. La langue et la culture italienne y étaient prédominantes dejà depuis l'age romaine et grâce aussi à la domination pluriséculaire de Venise sur ces territoires. L'Istrie, y compris Rijeka (Fiume) et une partie de la Dalmatie, y compris Zadar, avaient été annexées à l'Italie après la Première Guerre mondiale. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les anciens territoires italiens d'Istrie et de Dalmatie sont devenues une partie de la Yougoslavie aux termes du Traité de paix de Paris de 1947, la seule exception étant les communes de Muggia et San Dorligo della Valle.

La commission mixte d’enquête italo-slovène (à laquelle la Croatie s'est refusée de participer)estime que jusqu'à 250 000/350 000 Italiens de souche et quelques milliers d'anti-communistes slovènes et croates, ont quitté les zones à la suite du conflit. Dans les différentes municipalités de Croatie et de Slovénie, les données du recensement montrent que, malgré les efforts déployés par le gouvernement yougoslave, juste après la Seconde Guerre mondiale, pour forcer les Italiens à partir, il y a encore quelques Italiens vivant dans certaines villes d'Istrie, comme 51 % de la population de Grožnjan, 37 % à Brtonigla et 39,6 % en Buje.

Sources[modifier | modifier le code]