Existrans

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Participant-e-s de l'Existrans 2011 au départ Place de la Bastille.

Existrans est un collectif inter-associatif (qui rassemblait à l'origine l'Association du Syndrome de Benjamin, le Groupe Activiste Trans, Act-Up, Sans contrefaçon, Mutatis Mutantis, Trans Act et l'Organisation Internationale des Intersexué-e-s), qui organise une marche du même nom : Existrans, la marche des trans et de celles et ceux qui les soutiennent. Elle devient ensuite "Existrans : la marche des personnes Trans & Intersexes et de celles et ceux qui les soutiennent".

La marche est composée aussi bien de MTF, de FTM, de personnes au genre fluide que de personnes cisgenre. Elle a généralement lieu au mois d'octobre, à Paris. À partir de 2007 des manifestations ont lieu le même jour dans différents pays. Les revendications portent sur les droits et sur la visibilité des corps des personnes trans.

Historique[modifier | modifier le code]

Participante en 2005

La première édition de l'Existrans a eu lieu en 1997 et a alors réuni une soixantaine de personnes. Huit ans plus tard, un millier de personnes y ont participé ; de grands médias tels que Libération[1] et France 3 ont alors relayé l'information.

Pour la dixième édition, une semaine de rencontres/débats a été organisée. De plus, la marche française a été couplée à une marche similaire en Espagne. En 2008 la marche a encore une fois été couplée avec des marches dans différentes villes d'Europe, comme à Bruxelles, Madrid, Bilbao et Lisbonne.

En 2009, selon les sources (police/organisateurs) la marche a rassemblé entre 500 et 1500 personnes[2]. En 2011, la marche, qui aurait réuni environ 2000 personnes, est intervenue alors que le 29 avril 2010, le Conseil de l'Europe a adopté une résolution afin de garantir le droit des personnes transgenres à obtenir "des documents officiels reflétant l'identité de genre choisie, sans obligation préalable de subir une stérilisation ou d'autres procédures médicales comme une opération de conversion sexuelle ou une thérapie hormonale".

Au fil du temps, de nombreuses associations non trans (Bi'Cause, HES, le MAG...), se sont joints aux participants initiaux de la marche. De plus les différents organes de presse se sont progressivement faits l'écho de la marche avec des points de vue assez variés et plus ou moins appréciés par les participants de la marche[3].

Mots d'ordre[modifier | modifier le code]

  • 5 octobre 2002 : "Droit au respect, respect de nos droits"[4]
  • 2003 : "Trans discriminé(e)s, Trans assasiné(e)s"
  • 2004 : "Psychiatrisation des trans = Transphobie"
  • 2005 : "Sida, Trans' OubliéEs = Trans contaminéEs"
  • 2006 : "Contre la psychiatrisation Résis'Trans'"
  • 2007 : "2007 : QuelLe CandidatE pour la cause Trans ?"
  • 11 octobre 2008 : "Ni homme, ni femme, le binarisme nous rend malade !"
  • 10 octobre 2009: "Bachelot, encore du boulot avec et pour les Trans et les Intersexué-Es !"
  • 23 octobre 2010: "L’identité de genre nous appartient, notre liberté de choix ne se négocie pas !"
  • 1er octobre 2011 : "Transphobie d’État : pathologisation, stérilisation, précarisation, expulsion."[5].
  • 20 octobre 2012 : "Des papiers, si je veux, quand je veux"
  • 12 octobre 2013 : "Trans, intersexes : une loi, des droits !"[6]
  • 18 octobre 2014 : "Changement d'état-civil libre et gratuit : Promesses non tenues, les Trans et les Intersexes sont dans la rue !"[7]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maxime Foerster, Histoire des transsexuels en France, essai H&O.
  • La Trans-yclopédie, Tout savoir sur les transidentités, dirigé par Karine Espineira, Maud-Yeuse Thomas ¹ Arnaud Alessandrin. Editions des Ailes sur un Tracteur. ISBN 978-1-291-10322-9