Examen de conscience

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L'examen de conscience est une technique pratiquée dans le catholicisme afin de recenser ses erreurs graves de comportement (voir : péché) de manière à pouvoir d'une part s'en confesser et d'autre part éviter d'y retomber.

Le principe en est celui d'un questionnaire destiné à conduire ses pensées à ce sujet avec ordre et méthode, et de façon assez systématique pour ne rien risquer d'omettre. Bien que le but essentiel soit de débusquer tous les péchés mortels (c’est-à-dire graves parce que commis avec le plein assentiment de la conscience), les questionnaires essaient de ramener aussi le souvenir des péchés véniels (moins graves parce que non prémédités et considérés comme rarement évitables par le commun des mortels en raison de leur imperfection même - ce qui ne signifie nullement qu'il ne faille pas faire un effort pour au moins en réduire la fréquence).

L'examen de conscience est mentionné dans le catéchisme de l'Église catholique comme faisant partie d'une démarche de conversion, en prélude à l'exercice du sacrement de pénitence et de réconciliation[1].

Structuration d'un examen de conscience[modifier | modifier le code]

L'exploration doit être exhaustive.

Un ordre d'examen possible, et parfois adopté, est le suivant[2] :

  1. Décalogue
  2. Commandements de l’Église
  3. Péchés capitaux. Une importance particulière est accordée à l'orgueil, opposé à la vertu d'humilité recherchée par le christianisme. Aussi examine-t-on cinq de ses formes : La vaine gloire (vantardise, dissimulation/duplicité) ; l'ambition ; le mépris d'autrui ; les formes de vengeance ; l'entêtement et l'obstination)
  4. Devoirs d'état, eux-mêmes répartis en 5 classes :
    1. Personnels
    2. Envers le prochain
    3. Familiaux
    4. Professionnels
    5. Civiques

Régularité de l'examen de conscience[modifier | modifier le code]

Celui-ci prélude en principe une confession. Cette confession étant exigée au minimum une fois l'an, en vertu du deuxième commandement de l'Église[3], c'est le nombre minimal de fois où un chrétien sera censé effecter son examen de conscience, et établir en collaboration avec le prêtre un plan pour remédier au renouvellement de ses défaillances. L'exercice est naturellement considéré comme plus utile et plus formateur s'il a lieu chaque mois, voire chaque semaine ou davantage.

Dangers concernant l'examen de conscience[modifier | modifier le code]

In medio stat virtus, rappelaient les Anciens. De la même façon, un examen de conscience est censé se tenir à égale distance de deux extrêmes :

Le quiétisme[modifier | modifier le code]

Les quiétistes estiment l’examen de conscience inutile, notre propre cœur étant inscrutable par tout autre que Dieu, et ne pouvant que très superficiellement nous être connu[4].

Une opinion exprimée dans les rangs du quiétisme était même : « toute réflexion sur nous-mêmes est nuisible, même l’examen de nos fautes ». Rome a condamné cette dernière attitude.

Le scrupule[modifier | modifier le code]

On nomme ainsi la recherche trop pointilleuse des moindres fautes, ce qui peut conduire dans la complexité qui résulte... à l’oubli des choses vraiment importantes[4] ! Il est admis que l'important est pour le croyant de distinguer des grandes tendances et lignes de clivage, afin de pouvoir (comme il le demande en confession lorsqu'il récite son acte de contrition) agir sur lui-même pour s'améliorer.

Références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]