Ewald Christian von Kleist

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Ewald von Kleist.

Ewald Christian von Kleist

Description de l'image  Ewald Christian von Kleist (Hempel).jpg.
Activités Écrivain, dramaturge et journaliste
Naissance 1715
Zeblin
Décès 1759
Francfort-sur-l'Oder

Ewald Christian von Kleist, né à Zeblin (Poméranie) le 3 mars 1715, mort à Francfort-sur-l'Oder le 24 août 1759, est un poète allemand.

Von Kleist étudia le droit et les mathématiques à Königsberg, puis entra en 1736, au service militaire du Danemark où il devint officier en 1736. Rappelé en Prusse par le roi Frédéric le Grand en 1740, il fut nommé lieutenant dans un régiment posté à Potsdam, où il fit la connaissance de Gleim, qui l’intéressa à la poésie.

Il fit plusieurs campagnes avec distinction et, passant par divers grades, séjourna dans des villes où il se lia avec les poètes distingués de l'époque, Lessing, Weiße, etc. Il mourut des suites d'une blessure reçue à la bataille de Kunersdorf.

Porté par tempérament à la mélancolie, Kleist fut préservé de la sentimentalité par la vie militaire. Ses compatriotes lui reconnaissent une supériorité dans la poésie lyrique. Il a écrit avec une grande variété de rythmes et de sentiments, des odes guerrières, des hymnes religieux, des élégies amoureuses, des chansons légères, des épigrammes, etc. On connaît surtout son poème descriptif, der Frühling (le Printemps, 1749), qui, suivant Schiller, est remarquable, dans les parties lyriques, par le sentiment personnel, mais très médiocre sous le rapport de l’invention. Il a été traduit en français par Hubert (1766), par Béguelin (1788) et par Sarrazin (1802).

On a encore de Kleist des fables, des contes, des idylles, un essai de poème épique : Cissides et Paches, dont on cite de beaux épisodes, enfin une tragédie, Sénèque, qui ne manque pas d’éloquence. Ses Œuvres ont été publiées avec des corrections par Ramler (Sämmtliche Werke ; Berlin, 1760, 2 vol.), et avec plus de fidélité par W. Körte (Ibid., 1803. 2 vol.).

Références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Arthur Chuquet: Ewald de Kleist. Dans: Études de littérature allemande. Série 2, 1902, p. 3-72. disponible sur Gallica
  • (de) Hans Guggenbühl, Ewald von Kleist. Weltschmerz als Schicksal, Brugg, 1948
  • (de) Theodor van Haag, Ewald Christian von Kleist als Idyllendichter, Rheydt, Leuchtenrath, 1889.
  • (de) Ingrid Patitz, Ewald von Kleists letzte Tage und sein Grabdenkmal in Frankfurt an der Oder, Frankfurt (Oder), Kleist-Gedenk- und Forschungsstätte 1994.
  • (de) Paul Schreckenbach, Der getreue Kleist. Ein Roman aus der Zeit des großen Königs, Leipzig, Staackmann, 1909.

Source[modifier | modifier le code]

  • Gustave Vapereau, Dictionnaire universel des littératures, Paris, Hachette, 1876, p. 1133