Evguéni Guéguétchkori

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Evguéni Guéguétchkori.

Evguéni Guéguétchkori[1], parfois Evgueni Gueguetchkori (Evgeni Gegechkori en anglais, ევგენი გეგეჭკორი en géorgien), né le 20 janvier 1881 à Martvili en Géorgie et mort le 5 juin 1954 à Paris, était un homme politique transcaucasien et géorgien, membre du Parti ouvrier social-démocrate géorgien.

L'apprentissage politique[modifier | modifier le code]

En 1903, durant ses études de droit à l'Université de Moscou, il participe aux mouvements étudiants et rejoint la tendance menchévique du Parti ouvrier social-démocrate russe.

En 1905, en Géorgie, il s'implique dans la révolution.

Député de l'Empire russe (1907 à 1912)[modifier | modifier le code]

De 1907 à 1912, il siège sur les bancs de l'opposition à la IIIème Douma russe accordée par le tsar Nicolas II, au titre de représentant de la circonscription de Koutaîssi (Géorgie occidentale).

Homme d'Etat transcaucasien (1917 / 1918)[modifier | modifier le code]

Après la révolution de février 1917, il est nommé par le Gouvernement provisoire russe Haut-commissaire à la Transcaucasie, fonction qu'il occupe jusqu'en février 1918. L'assemblée parlementaire transcaucasienne, présidée par Nicolas Tchkhéidzé (Nicolas Tchéidzé), le reconduit dans ce poste jusqu'en mars, le nomme ensuite ministre du Travail, puis ministre de la Guerre, avant de se dissoudre en mai 1918.

Ministre géorgien (1919 à 1921)[modifier | modifier le code]

Après la proclamation de la République démocratique de Géorgie, le 26 mai 1918, et l'élection de l'Assemblée constituante géorgienne, en février 1919, il est nommé ministre des Affaires dans le 3ème gouvernement géorgien présidé par Noé Jordania. Il occupe également -brièvement- le poste de ministre de la Justice (laissé par son titulaire Misha Arsénidzé pour se consacrer exclusivement au poste de secrétaire général du Parti ouvrier social-démocrate géorgien).

En mars 1921, après l'invasion du territoire géorgien par les armées de la Russie soviétique, il s'exile avec la classe politique géorgienne d'abord à Constantinople, puis à Paris.

Exilé (1921 à 1954)[modifier | modifier le code]

Introduit dans les milieux radicaux-socialistes par son appartenance à la franc-maçonnerie et auprès de la S.F.I.O. par l'accueil qu'il avait réservé à la délégation de la IIème internationale socialiste en Géorgie en 1919, il poursuit son travail diplomatique pour la cause géorgienne.

En 1942, ce réseau lui permet d'être informé du traitement que l'occupant allemand réserve aux Juifs en général, et aux Juifs géorgiens en particulier : grâce à l'appui de différentes personnes, à Paris (Sossipatré Assathiany et Sacha Korkia), à Vichy (Adrien Marquet) et à Berlin (Michel Kédia), non seulement les Juifs géorgiens exilés en France sont dispensés de porter l'étoile jaune, mais au total 250 familles juives de différentes origines géographiques voient leurs noms "géorgianisés" et seront sauvées de la déportation[2].

Il lui est parfois attribué par certains historiens, Françoise Thom en particulier, une entrevue secrète, à Genève, en 1952, avec Lavrenti Beria : outre le fait que ce dernier avait épousé sa nièce et que les deux hommes auraient entretenu des relations personnelles par émissaires interposés durant plusieurs décennies, une coïncidence d'agenda validerait cette hypothèse. Aucune preuve concrète n'en a jusqu'à présent été apportée.

De janvier 1953 à juin 1954, Evguéni Guéguétchkori dirige le gouvernement géorgien en exil.

Il est inhumé au "carré géorgien" du cimetière de Leuville-sur-Orge.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Biographie d'Evguéni Guéguétchkori, consultée le 12 mars 2014
  2. L'Office des réfugiés géorgiens en France