Eurocopter EC725 Caracal

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EC725 Caracal
Image illustrative de l'article Eurocopter EC725 Caracal
EC725 Caracal de l'armée de l'air

Rôle Hélicoptère de transport militaire
Constructeur Union européenne Airbus Helicopters
Premier vol 27 novembre 2000
Équipage
2 (1 pilote et 1 copilote) + 1 mécanicien équipage
Motorisation
Moteur Turbomeca Makila 2A (or 2A1)
Nombre 2
Type Turbine
Puissance unitaire 2 415 ch
Nombre de pales 5 rotor principal, 4 rotor anti couple
Dimensions
Diamètre du rotor 16,20 m
Longueur 19,50 m
Hauteur 4,60 m
Masses
À vide 5 330 kg
Charge utile 5 670 kg
Maximale 11 200 kg
Performances
Vitesse de croisière 285 km/h
Vitesse maximale 324 km/h
Plafond 6 095 m
Vitesse ascensionnelle 216 m/min
Distance franchissable 857 km
Armement
Interne 2 mitrailleuses MAG-58 de 7,62mm
Externe 2 paniers LAU-3/A de 19 roquettes 2,75 pouces (selon la version)
Avionique
Détecteur d'alerte radar Sherloc SF
Détecteur d'arrivée missile Damiens B
Détecteur d'alerte laser Marconi
Lance-leurres Elips

L'Eurocopter EC725 est un hélicoptère de transport militaire fabriqué par Eurocopter et dernière évolution de la famille des SA.330 Puma / AS332 Super Puma / AS532 Cougar. Dans l'armée de terre française, il porte le nom de Caracal. La version civile est baptisée EC225.

Histoire[modifier | modifier le code]

La dernière évolution de la famille des bimoteurs de la classe des 11 tonnes fut développée, à la fin des années 1990, à la demande des militaires, dans un premier temps, pour répondre au besoin de disposer d'une machine moderne pour mener à bien les missions RESCO/CSAR de l'armée de l'air. Le premier vol s'effectua en novembre 2000. Les évènements du 11 septembre 2001 précipitèrent les choses et le Caracal EC725 se destina rapidement à un emploi nettement plus large auprès de toute les Forces Spéciales françaises et l'appareil prit alors l'acronyme complémentaire de HUS (Hélicoptère Unités Spéciales). Sur la base du Cougar MK2, tout avait donc été repensé pour proposer un hélicoptère quasiment nouveau pouvant œuvrer en milieux hostiles, aussi bien au niveau climatique que lors des engagements au combat. Outre la motorisation, les éléments dynamiques, l'avionique et l'optronique revues, l'emport en soute fut également augmenté, avec la possibilité d'embarquer 29 passagers, la cabine blindée, des systèmes d'auto-protection furent aussi installés ainsi que deux mitrailleuses FN MAG 58 en 7,62 mm positionnées en sabord de chaque côté de l'appareil.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Il se distingue par un rotor principal de type sphériflex à cinq pales. Sa cellule peut-être en version courte ou allongée. Il peut être motorisé de deux manières : soit le Makila 1A ou 1A1.

L'appellation civile de cet appareil est l'AS332 L1 et AS332 L2. L'AS332 L2 évolution du L1 se distinguant par un rotor principal de type sphériflex et un rotor arrière sphériflex à 4 pales, une motorisation plus puissante (Makila 2A de 2 140 ch) et une avionique plus moderne, écrans, navigation pilote automatique... L'AS332 L2 est très employé dans le domaine offshore pour les liaisons avec les plates formes pétrolières. Il est conçu spécialement pour les missions de sauvetage au combat et transport de troupes sur longue distance.

Sa version RESCO (Recherche Et Sauvetage au COmbat) est opérationnelle depuis juin 2006.

Cet appareil très sophistiqué est le premier hélicoptère français équipé d'un système de blindage et d'autoprotection comprenant la détection radar des missiles. L'EC725 est également équipé d'une tourelle FLIR qui lui donne une capacité d'intervention nocturne et tout temps[1]. Une flotte de 19 apareils équipe l'armée de l'air et l'aviation légère de l'armée de terre française.

Sa capacité d'emport à 300 km est de 900 kg, soit 7 commandos et leurs équipements.

Les conditions d'engagement rustiques au Sahel amènent à changer fréquemment les moteurs Makila 2A1 dont l'armée française est le seul utilisateur en 2014. Leur période d'emploi étant de 60 à 100 h et le coût d'entretien de 300 000 à 600 000 euro hors taxes[2].

Utilisateurs[modifier | modifier le code]

Carte des utilisateurs d'EC725
Drapeau de l'Arabie saoudite Arabie saoudite
Drapeau du Brésil Brésil
Drapeau du Kazakhstan Kazakhstan
  • 20 commandés dont 2 en version VIP pour le gouvernement[5].
Drapeau de la France France
19 sont disponibles[6] fin 2013[7].
Drapeau de l'Indonésie Indonésie
Drapeau de la Malaisie Malaisie
Drapeau du Mexique Mexique
Drapeau de Thaïlande Thaïlande
Tunisie Tunisie
  • Tunisian Air Force – 6 appareils commandés par l'armée de l'air pour les opérations anti-terroristes[17]

Engagements[modifier | modifier le code]

Il a participé à l'opération Baliste d'évacuation de ressortissants au Liban à l'été 2006. A partir de fin 2006 jusqu'au retrait des unités de combat françaises d'Afghanistan, des Caracal sont basés à Kaboul, en alerte 24h/24. Le 11 janvier 2013, quatre appareils de l'ALAT (appartenant au groupe aérien mixte 56 et au Commandement des opérations spéciales) ont participé à l’opération de sauvetage de Buulo Mareer, menée en Somalie par l’armée française pour libérer Denis Allex, agent de la DGSE pris en otage par Al-Shabbaab[18].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Air & Cosmos, 11 juin 2010, p25
  2. Daniel Reiner, Jacques Gautier, Gérard Larcher, « Le renforcement des forces spéciales françaises, avenir de la guerre ou conséquence de la crise ? », sur Sénat français,‎ 13 mai 2014 (consulté le 1er juin 2014)
  3. (en) « The EC725 Caracal is graining ground in the flooded medium-lift helicopter market »,‎ 23 septembre 2012 (consulté le 28 janvier 2013)
  4. (pt) « Brasil produzirá em Minas Gerais helicópteros para as Forças Armadas » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Agência Brasil, 8 sept. 2008. Consulté le 8 juin 2013
  5. « EADS: le Kazakhstan en passe d'acquérir 20 EC725 »,‎ 11 mai 2012 (consulté le 28 janvier 2013)
  6. Les unités disponibles correspondent au total des aéronefs auquel sont retranchés les appareils hors service ou mis à disposition. Un aéronef est considéré comme « disponible technique » lorsqu'il est en mesure d'effectuer dans un délai inférieur à 6 heures une des missions correspondant à son emploi.
  7. « Assemblée nationale Question écrite N° 47341 de M. François Cornut-Gentille », sur François Cornut-Gentille (consulté le 17 mai 2014)
  8. Jean-Marc Tanguy, « La DGSE a reçu ses trois Caracal », Le Mamouth,‎ 14 février 2013 (consulté en 20 août 2013)
  9. http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=109185
  10. http://www.helicopassion.com/fr/03/puma21.htm
  11. http://www.defense.gouv.fr/dga/actualite-dga/2010/la-dga-livre-le-second-helicoptere-ec-225-de-securite-maritime
  12. (en) « Eurocopter to supply six EC725 combat search and rescue helicopters to PT Dirgantara Indonesia for customization and delivery to Indonesian Air Force »,‎ 4 mai 2012 (consulté le 28 janvier 2013)
  13. « The Royal Malaysian Air Force’s first EC725 helicopter is unveiled at the LIMA 2011 exhibition in a live video broadcast from Eurocopter’s French headquarters », sur AirbusHelicopters.com,‎ 6 décembre 2011 ]
  14. The Mexican Ministry of Defense Orders 6 EC725 Helicopters from Eurocopter[1]
  15. http://www.eluniversal.com.mx/notas/582626.html
  16. (fr)http://fr.finance.yahoo.com/actualites/eads-plusieurs-commandes-eurocopter-inde-074500648.html
  17. http://directinfo.webmanagercenter.com/2013/11/14/anti-terrorisme-la-france-livre-6-helicopteres-a-la-tunisie/
  18. (fr) « EXCLUSIF. Somalie : le raid pour libérer Denis Allex a été conduit depuis le Mistral », Le Point, 13 janvier 2013.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]