Eugenio Lucas Velázquez

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Revolución (1862), Madrid, musée du Prado

Eugenio Lucas y Padilla, dit Eugenio Lucas Velázquez (né à Madrid le - mort dans la même ville le ), fut un peintre espagnol du XIXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Élève de l'Académie San Fernando de Madrid, Eugenio Lucas admirait particulièrement l'Art de Diego Velázquez, Murillo et Francisco Goya. S'il doit son surnom au premier, c'est le dernier de ces grands peintres qui joua le rôle le plus important dans l'œuvre de Lucas. Il était en effet un des plus talentueux suiveurs (avec Leonardo Alenza) de Goya, dont il possédait parfaitement la touche rapide et les empâtements et dont il partageait également la fascination pour les aspects les plus sombres et les plus archaïques de la civilisation ibérique, comme l'Inquisition, le banditisme ou la tauromachie. Plusieurs œuvres de Lucas ont d'ailleurs été attribuées à Goya.

Ses voyages, au Maroc notamment, influencèrent ses paysages et ses tableaux orientalistes.

Il épousa une sœur d'un autre peintre romantique madrilène, Jenaro Pérez Villaamil.

En 1851, il fut nommé "Peintre de la Chambre du Roi" et chevalier de l'ordre de Charles III. En 1855, il exposa certaines de ses œuvres à l'exposition universelle de Paris.

Son fils, Eugenio Lucas y Villaamil (1858-1918), se consacra également à l'art pictural.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Œuvres conservées en Espagne[modifier | modifier le code]

Madrid, Fondation Lázaro Galdiano[modifier | modifier le code]

Le 2 mai. Eugenio Lucas Velázquez. Conservé au musée des beaux-arts de Budapest
  • La Tienta, ou le picador sur le champ (1851)
  • Caprice allégorique (1852)
  • Une Tour en ruine (v. 1854)
  • Autoportrait (v. 1855-1860)
  • Ébauche pour un portrait de la reine Isabelle II (v. 1860)
  • Pèlerinage à l'ermitage de Saint-Isidore (v. 1860)
  • Jeu de la cape dans un village (1861)
  • Pèlerinage dans un ermitage (1861)
  • Paysage avec des contrebandiers (1861)
  • Contrebandiers dans un bois (1861)
  • La Liberté guidée par l'Église (1861)
  • La Maja (v. 1867)
  • El Adorante
  • Le Sermon aux maures
  • Devant le tribunal
  • L'Oraison
  • Majas et moines dans une gargote
  • Le Viatique
  • Les Croisés devant Jérusalem
  • Le Sermon : Vous êtes condamnés !
  • Paysage rocheux avec des personnages
  • Petits gitans en embuscade
  • Scène de taverne
  • Allégorie
  • Vive le vin ! (œuvre attribuée à Lucas, vers 1880)
  • La Chula (œuvre attribuée à Lucas)

Madrid, musée du Prado[modifier | modifier le code]

  • La Pique (Tercio de varas) (1850?)
  • Autoportrait (1862)
  • Chasseur (1862)
  • Condamnée par l'Inquisition (deux pendants, 1862)
  • Majas au balcon (1862)
  • Révolution (1862)

Œuvres conservées en France[modifier | modifier le code]

Agen, musée des Beaux-Arts[modifier | modifier le code]

  • Le Garrot

Castres, musée Goya[modifier | modifier le code]

  • Vue d'un estuaire avec des pêcheurs et un château imaginaire (1848)
  • L'Extrême onction (v. 1855-1856)
  • La Diligence sous l'orage (1856)
  • La Corrida de village (v. 1860)
  • La Fusillade (1869)

Lyon, musée des beaux-arts[modifier | modifier le code]

  • La Présentation du nouveau-né

Paris, musée du Louvre[modifier | modifier le code]

  • Mariano Goya (œuvre attribuée à Lucas)
  • C'est ce qui s'appelle lire
  • Scène de l'Inquisition (1851)

Œuvres conservées à Cuba[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jeannine Baticle et Claudie Ressort, « Eugenio Lucas et les satellites de Goya », Revue du Louvre 22, 1972, p. 163-175 ;
  • Claudie Ressort, La peinture espagnole / Louvre, Département des Peintures, Paris, RMN, 1991, p.24.