Eugene Carson Blake

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Eugene Carson Blake

Eugene Carson Blake (né le 7 novembre 1906 à St. Louis, Missouri, et mort le 31 juillet 1985 à Stamford, Connecticut) est une personnalité de l'Église protestante des États-Unis dans les années 1950 et 1960. Il a été secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises (COE) de 1966 à 1974.

Famille et études[modifier | modifier le code]

Eugene Blake est le fils d'un vendeur de la Inland Steel Company, une grande aciérie américaine. Il étudie aux universités de Princeton et d'Édimbourg.

De 1928 à 1929, il enseigne au Forman Christian College à Lahore au Pakistan. Il obtient son doctorat au séminaire théologique de Princeton en 1932.

Carrière[modifier | modifier le code]

Eugene Blake est pasteur de l'Église presbytérienne (États-Unis) de 1935 à 1951, à New York et en Californie.

Il a ensuite été président du National Council of Churches (en) des États-Unis (Conseil national des Églises, œcuménique) de 1954 à 1957[1].

Par ailleurs, Eugene Blake était secrétaire de l'assemblée générale de l'Église presbytérienne (États-Unis) de 1951 à 1958, puis de l'Église presbytérienne unie (United Presbyterian Church in the United States of America) jusqu'en 1966.

Eugene Blake a été le second secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises (COE) de 1966 à 1972, après Willem Visser’t Hooft[2]. La visite historique des bureaux du Conseil œcuménique à Genève par le pape Paul VI, le 10 juin 1969, a eu lieu durant la présence de Eugene Blake à la tête du COE.

Engagements[modifier | modifier le code]

Eugene Blake était un défenseur des droits civiques et a participé à la lutte contre le racisme. Il aurait dit être « le premier pasteur blanc à être arrêté dans le mouvement des droits civiques »[3]. On le voit aux côtés de Martin Luther King, à la tête d'une « Marche sur Washington pour des places de travail et pour la liberté » en 1963[4].

Mais avant tout il est connu pour son engagement dans l'œcuménisme. Dans le contexte du mouvement œcuménique mondial qui se manifeste en 1948 avec la création du COE, il aurait donné l'impulsion pour la Consultation on Church Union, un mouvement qui a contribué pendant une quarantaine d'années au rapprochement entre les diverses églises protestantes aux États-Unis. Eugene Blake voyait cette Consultation comme une « super-Église protestante géante »[5]. Déjà en 1961, Eugene Blake apparaît en couverture du Time magazine avec ce titre : « Les protestants peuvent-ils s'unir ? Une proposition presbytérienne »[6].

Publications[modifier | modifier le code]

Son ouvrage le plus connu est The Church in the next decade, paru chez plusieurs éditeurs en anglais dès 1966, puis traduit en néerlandais (1968) et en allemand (1969)[7].

Ses manuels pour les personnes engagées dans l'Église presbytérienne (Presbyterian law for the local church, 1953, et Presbyterian law for the presbytery, 1958) ont connu de nombreuses rééditions jusqu'en 1982.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « The Presidents of the National Council of Churches USA » (consulté le 22 octobre 2007)
  2. « Secrétaires généraux », site du COE.
  3. (en) « the first white clergyman to be arrested in the civil rights movement ». Communication personnelle à la Rye Presbyterian Church (New York) en 1983.
  4. « March on Washington for Jobs & Freedom », photo Robert W. Kelley, 28 août 1963, archives de LIFE.
  5. (en) « ... a giant Protestant superchurch. » « Ecumenism: From Handholding to Engagement », Time magazine du 13 mai 1966. Voir Consultation on Church Union.
  6. (en) « Eugene Carson Blake », archives du Time magazine, 26 mai 1961.
  7. Liste des éditions sur WorldCat.

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]