Eugène Viollet-le-Duc

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Eugène Emmanuel Viollet-le-Duc
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Eugène Emmanuel Viollet-le-Duc, né le 27 janvier 1814 à Paris et mort le 17 septembre 1879 à Lausanne, est un architecte français, connu auprès du grand public pour ses restaurations de constructions médiévales. On lui doit aussi d'avoir posé les bases de l'architecture moderne, par ses écrits théoriques marqués par le rationalisme (Entretiens sur l'architecture, 1863), et d'avoir directement inspiré plusieurs acteurs majeurs du mouvement Art nouveau : Hector Guimard, Victor Horta, Antoni Gaudí, Hendrik Petrus Berlage, etc.

Sommaire

[modifier] Biographie

Né le 27 janvier 1814 à Paris, Eugène est le fils d'Emmanuel Viollet-le-Duc, conservateur des résidences royales à l'intendance générale de la liste civile. Du fait de cette fonction, toute la famille loge au Palais des Tuileries.
Ses amis d'adolescence furent les écrivains Charles-Augustin Sainte-Beuve et Prosper Mérimée.

Le 3 mai 1834, il épouse Élisabeth Tempier avec qui il aura peu de temps après un fils, qu'ils nommeront également Eugène.

Le 12 mars 1836, Eugène Viollet-le-Duc part faire un voyage de 18 mois en Italie

Parallèlement, au début des années 1830, un mouvement de restauration du patrimoine médiéval apparut en France.
Prosper Mérimée devenu inspecteur général des Monuments historiques, demanda à Viollet-le-Duc, l'architecte – il avait boudé les Beaux-Arts – de retour de son voyage d'études en Italie, de restaurer la basilique de Vézelay en 1840. Ce travail marqua le commencement d'une longue série de restaurations, dont les plus connues sont la cité de Carcassonne, la cathédrale Notre-Dame de Paris, les châteaux de Roquetaillade et de Pierrefonds.

[modifier] Œuvre

Quelques-unes de ses restaurations :

Quelques-unes de ses réalisations :

Pendant toute sa carrière, il prendra des notes et des croquis, pas seulement des constructions sur lesquelles il travaillait, mais aussi des constructions romanes, gothiques et Renaissance qui devaient être bientôt démolies. Son étude de la période médiévale et de la Renaissance ne s'est pas limité à l'architecture : il s'intéressa aussi au mobilier, aux vêtements, aux instruments de musique, à l'armement…

La cité de Carcassonne restaurée par Viollet-le-Duc et le Pont Vieux traversant l'Aude

Il est aussi historien et surtout théoricien de l'architecture. À ce titre, il tentera de s'imposer à la chaire d'histoire de l'architecture de l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris (expérience vaine, en raison d'une cabale menée par Julien Guadet - qui prendra sa place - et par Jean-Louis Pascal). Il sera ensuite, en réaction contre l'enseignement de la rue Bonaparte, à l'origine de la création de l'École spéciale d'architecture, boulevard Raspail.

Ses idées, marquées par une lecture rationaliste de l'architecture médiévale et exprimées dans les Entretiens sur l'architecture qu'il publie en 1863, inspirèrent nombre de ses contemporains, ainsi que certains des représentants majeurs du futur mouvement Art nouveau au tournant du XXe siècle (Hector Guimard, Victor Horta, Antoni Gaudí, Hendrik Petrus Berlage, etc.) et trouvèrent même un nouvel essor au travers de réalisations récentes.

Homme aux amitiés remarquées, son nom, parfois associé aux excès du romantisme - Faire du Viollet-le-Duc - avait, jusqu’à la fin du XXe siècle, des connotations péjoratives que les colloques et expositions présentés lors du centenaire de sa mort en 1979 ont contribué à atténuer.

Il a travaillé sur plusieurs chantiers, dont le Mont-Saint-Michel, le château de Pierrefonds, avec les Ateliers Monduit. Il est intervenu à la Grand' Place de Bruxelles. Un cul-de-lampe historié de l'aile gauche de l'Hôtel de Ville de Bruxelles rappelant l'assassinat d'Everard t'Serclaes . (Le bas du cul-de-lampe montre le diable emportant l'âme du seigneur de Gaesbeek.) La mise en place de ce cul-de-lampe fut faite à la suggestion de Viollet-le-Duc.

Au-delà de l'architecture, c'est aussi un dessinateur remarquable, auteur de nombreux dessins et aquarelles au cours de ses voyages, notamment dans les Pyrénées et les Alpes, où il recherche dans le chaos des montagnes une structure cachée.

[modifier] Doctrine

Son point de vue sur la restauration est remarquable et s'oppose à la simple conservation :

« Restaurer un édifice, ce n'est pas l'entretenir, le réparer ou le refaire, c'est le rétablir dans un état complet qui peut n'avoir jamais existé à un moment donné. »
    — Eugène Viollet-le-Duc, Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle - Tome 8, « Restauration »

En application de ces principes, Viollet-le-Duc modifia ainsi par interprétation plusieurs monuments, ce qui explique que son œuvre soit controversée, mais ceci permit souvent de les sauver de la ruine.

La Basilique Saint-Sernin de Toulouse a été « dé-restaurée » en 1975-76, c'est-à-dire qu'on est revenu à l'état précédant les restaurations de Viollet-le-Duc.

[modifier] Publications

Viollet-le-Duc fut également l'auteur de nombreux ouvrages sur l'architecture :

[modifier] Quelques élèves d'Eugène Viollet-le-Duc

[modifier] Notes et références

  1. source : le livre réimprimé en 1978 : "achevé d'imprimer le 10/12/1978 sur les presses de l'imprimerie de Montligeon. Berger-Levrault, 229 bd Saint-Germain, 75007 Paris.

[modifier] Bibliographie

  • Jean-Paul Midant, Au Moyen Âge avec Viollet-le-Duc, ed. L'Aventurine, coll. Parangon, Paris, 2001, ISBN 2-84190-068-1

[modifier] Liens externes

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