Eugène J. de Bremaecker

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Buste d'Albert Ier par Eugène de Bremaecker (1923), exposé au Musée Belle-Vue, à Bruxelles.

Eugène J. de Bremaecker est un sculpteur statuaire et médailleur belge, né à Bruxelles, le 14 juillet 1879 et mort à Ixelles, le 18 janvier 1963.

Élève de Victor Rousseau et de Julien Dillens, il est l'auteur d'œuvres nombreuses tant en Belgique qu'à l'étranger.

Ses débuts[modifier | modifier le code]

Né le 14 juillet 1879, il eut des débuts précoces si l’on en croit ses dires : « À cinq ans, j’étais déjà sculpteur en herbe ! Je modelais Dieu sait comment ! Malgré ces dispositions de mon jeune âge, mon père voulut que j’entre à l’ Académie de Saint-Josse pour y faire l’ornementation. J’y entrai … et au bout d’un mois j’y faisais de la sculpture ! J’allais ensuite à l’Académie de Bruxelles sur les conseils du maître Dillens. C’était en 1900. L’année suivante, j’étais reçu au Salon de Bruxelles. » (in: interview de la Dernière Heure 2 août 1927) Il fut élève de Victor Rousseau puis Julien Dillens, mais il étudia aussi par lui-même d’autres grands maîtres, il expliquait : « Mais, lorsqu’on sort de l’Académie, que sait-on ? Tout au plus l’orthographe ! ... Il faut apprendre le métier. L’étude des anciens et des modernes s’impose d’elle-même. Je me suis consacré à leur étude. J’ai aimé Carpeaux surtout, le plus beau des sculpteurs. J’ai passé des heures, des semaines, des mois au Louvre, à tel point que les gardiens me désignait entre eux de la jolie appellation de Le Maniaque. Peu à peu, je me suis fait une conviction, j’ai travaillé. » (in : interview de la Dernière Heure 2 août 1927)

Eugène de Bremaecker visite les salons et les expositions, connaît les œuvres de ses contemporains comme Jef Lambeaux. Il est très sensible à la tradition de la culture belge, dont les nombreux créateurs issu du Nord du pays. Il se place en position charnière en le XIXe siècle dont il tire sa manière de travailler naturaliste et particulièrement expressive, et la première moitié du XXe siècle ou il réalise la partie la plus significative de son œuvre. Il jette ainsi un pont entre deux époques au-dessus du fossé de la Grande Guerre.

Outre son activité artistique, il faut noter dans cette partie consacrée à sa jeunesse qu’il s’intéressa très tôt à la photographie. À peine âgé d’une douzaine d’années, il prit des photos sur la plage de Heyst du roi Léopold II qui s’adressa à lui pour l’encourager dans cette voie. Il réalisa de nombreuses photos pendant la Première Guerre mondiale. (sauvegardée au cegesoma [1]). Il travailla aussi à l’amélioration de la télégraphie sans fil, notamment avec Marconi à Broomfield en 1904).

Un magazine japonais parlait d’Eug. J. de Bremaecker vers 1900.

Ce qu'en disaient ses contemporains[modifier | modifier le code]

En Belgique, nous trouvons des évocations élogieuses de son œuvre dans toute la presse du pays. On est frappé de voir qu'en Flandre aussi son œuvre est suivie avec beaucoup d'intérêt. Ainsi dans le Journal d'Anvers du 30 mars 1928, sous le titre Nos sculpteurs Eugène de Bremaecker on peut lire « Si le sculpteur n'a pas toujours la tâche facile, il a tout au moins - lorsqu'il possède à fond son métier - la grande satisfaction de produire une œuvre que l'on apprécie et que l'on admire. [...] L'œuvre d'Eugène de Bremaecker est de qui s'impose en silence, et que l'on apprécie avec émotion. » (Cam.LIB.).

Parlant des salons de Paris le 23 mai 1926 le Neptune d'Anvers nous dit : « Le buste du cardinal Mercier est une des meilleures productions d'Eugène de Bremaecker ; le torse est drapé à la façon pittoresque des effigies du dix-septième siècle français, [...] qui met en évidence la vie que respire le masque osseux et volontaire du prélat ascétique. ».

Le journal de Bruges et de la province n'était certes pas avare de compliments quand pierre Huybrechts disait dans son édition du 25-26 mars 1928 : « On s'incline avec respect devant ce talent génial et l'art comprend pourquoi de Bremaecker a mérité les faveurs des grands de la terre, et jouit d'une réputation mondiale. ».

On peut signaler qu'Eugène de Bremaecker aura régulièrement l'honneur des colonnes dans des journaux comme la Dernière Heure, la Nation belge ou Le Soir pour la Belgique, et Le Temps ou Le Petit Parisien par exemple, pour la France.

La France sera attentive à ses créations, dans le Journal de la Seine le 18 mai 1930, on pouvait lire sous la plume d'Albert Parenty : « Au Salon Annuel qui se tient au Grand Palais, la section sculpture est particulièrement bien représentée cette année. De nombreux statuaires [...] ont envoyé des œuvres dignes d'attention [...] M. de Bremaecker, Neuilly, Malice, jolie tête et Par un beau matin, joli buste ».

On avait pu lire aussi, le 10 décembre 1926, dans Homme libre un article de René Barotte, sous le titre « Les grands artistes modernes EUGÈNE-JEAN DE BREMAECKER STATUAIRE » : « Il y a quelques jours, j'ai rendu visite à Eugène de Bremaecker, sculpteur bien connu qui partage son activité créatrice entre ses ateliers de Neuilly et de Bruxelles. De ses compatriotes, nos grands amis les Belges, de Bremaecker possède la placidité apparente, au moins pour ceux qui le connaissant peu, l'entretiennent d'un sujet de la vie courante. Mais dès que vous lui parlez de son art aussitôt qu'il a senti en vous un ami spirituel, son visage s'épanouit, son regard prend un éclat particulier, la fougue l'emporte, il devient lyrique sans jamais se départir de la limpidité de langage dont il use pour vous exposer une esthétique puissante et lumineuse. Tandis que, joignant le geste à la parole, travaillant le bloc du doigt comme de l'ébauchoir pour lui donner vie il me révélait les secrets de son art, rapides les heures s'écoulèrent, trop vite il me fallut partir... à regret certes, mais heureux d'avoir rencontré un artiste (il en est peu à notre époque!) dont le talent était à la hauteur de la pensée. [...] ».

Ce n’est pas seulement dans la presse de Belgique et de France que l’on parle de son œuvre ainsi, dans le New York Herald on pouvait lire par exemple, le 19 avril 1927, sous le titre «Art Paris Notes» dans un article signé par George Bal : «-An exposition was opened on Friday at Trotti Galleris, place Vendôme, of the works of Eugène de Bremaecker, a Belgian sculptor, who, by numerous busts of well-know persons and and by his imaginative figures, proves that he is an artist, of greattalent. I noted at once bust of Prince Léopold of Belgium and those of Cardinal Mercier, Baron Gaiffier d’Hestoy, Belgian Ambassador in Paris, and many other political personalities which indicate wath a great knowledge of the art of portraiture their author possesses. As for the varied works of this artist they are those of Amfortas from “Parsifal”, full of an expression of human grieso intense and profound. This important figure was executed from sittings by M. Rouard, of the opéra. I noticed also an interesting “Salomé”, in bronze and “Méditation”, a figure of an adolescent in plaster as being among the most important of interesting exposition.»

On ne terminera pas ce relevé de quelques extraits de presse sans signaler qu’il se trouva même un magazine japonais pour parler de son œuvre.


Il est surtout reconnu aujourd'hui pour ses bustes officiels et ses danseuses. Le buste officiel du roi des Belges Albert Ier visible par exemple au musée Bellevue place des Palais à Bruxelles, ou ses danseuses.


Danse folle

Il n’est donc pas étonnant qu’il fût reconnu très tôt par l’intelligentsia européenne, il fit entre autres, la médaille du roi Édouard VIII d’Angleterre. Il fut nommé à cette époque membre correspondant de la «Royal Society of Arts» de Londres. Dès 1903, il avait reçu commande de l’État belge, d’une statue de 5 m 50 pour l’exposition de Saint-Louis - U.S.A.. Il sculpta aussi le buste officiel du Roi Albert Ier et de la reine Élisabeth de Belgique. On lui doit un buste du prince Léopold, futur roi Léopold III notons pour la petit histoire que cette œuvre fut exécutée en 1922 au palais de Bruxelles Fontainebleau. Il modela par ailleurs le buste de la Reine Astrid. Le prince Charles comte de Flandre qui fut régent du royaume vint poser à son atelier à Bruxelles. Il eut en outre, la commande par le Fond Reine-Élisabeth pour l’Assistance Médicale aux Indigènes du Congo belge d’un bas-relief qui fut aussi frappé en médaille. Il réalisa le buste du cardinal Mercier (modelé à l’archevêché de Malines), de ce Camille Huysmans, homme d’État belge, avec qui il entretint une correspondance, ou encore du bourgmestre de Bruxelles, Adolphe Max, enfin on ne peut passer sous silence, pour clore ici une courte évocation d’une liste qui contient pas moins de deux cent cinquante bustes, les bustes de Maurice Maeterlinck, littérateur belge ou du célèbre architecte, le baron Victor Horta.

Statuaire officiel et créations originales[modifier | modifier le code]

Dans l’après Première Guerre mondiale, il contribua bien évidemment à la réalisation des nombreux monuments qui honorent la mémoire des morts et des héros qui s’illustrèrent durant ces quatre années terribles. On lui doit à Bruxelles, le buste du monument du général Dossin, près de l’abbaye de la Cambre ; pour la ville de Lobbes, le monument pour les morts de la guerre ; et d’autres encore à Ypres, Nieuport, Bruxelles, Charleroi. La liste serait trop longue. Notre époque considérera sans doute comme moins intéressante cette production commandée de monuments, cette œuvre de statuaire «officiel». Il est essentiel de se souvenir à cette occasion que, pris dans le carcan de ses commandes indispensables pour assurer sa subsistance, Eugène de Bremaecker sut rester fidèle à son idéal esthétique ; en étant le plus proche possible de la réalité, mais aussi en rendant palpable la vie et les traits psychologiques propres à chaque personnage.

Là où il déploya bien sûr le plus grand talent d'artiste créateur, c'est sans aucun doute en réalisant ses statues et ses statuettes de danseuses, la grâce aérienne, le mouvement saisis dans toute leur élégance sont presque un défi au temps et à l'équilibre. Citons Vers la joie, La Danseuse aux cymbales. Elles lui vaudront une commande de la République française pour le musée du Jeu de Paume. La présentation des danseuses statues, statuettes ou bas-relief suscita immédiatement l'enthousiasme des critiques comme on a pu le lire plus haut ; mais aussi de tous ces contemporains et aujourd'hui encore cette création reste sans doute à nos yeux la plus séduisante, mais aussi la plus originale. Avec le recul, en ayant de large possibilité de comparaison, on doit admettre que ces danseuses sont un moment important de la sculpture. Il rend au travers d'elle, hommage à «l'éternel féminin» qui sera d'ailleurs, le titre d'une de ses œuvres. Rompant avec les femmes un peu lourde, sculptée au XIXe siècle, il préfère les lignes fluides, aux mouvements désordonnées ou enchevêtrés, la grâce aérienne des corps en mouvant suspendus dans la perfection de l'instant, à la limite entre le réel et l'imaginaire. Ce refus de se soumettre aux dictas d'une mode venue, souvent, de hors de nos frontières, lui valut d'avoir une place à part. Mais, comme on l'a vu plus haut, parlait au cœur des gens. Nombre de femmes rêvèrent, et rêveront encore longtemps, sans doute d'être comme recréées pour l'éternité sous son ébauchoir. Si la parfaite discrétion de l'homme du monde que fut Eugène de Bremaecker nous en fait ignorer les noms nous savons néanmoins que l'actrice Gaby Morlaix posa pour Méditation.

Essai d'approche de la philosophie de l'homme et de son œuvre[modifier | modifier le code]

Cet artiste qui parcourut le monde dès son plus jeune âge sans rompre avec ses attaches, fut un cosmopolite et cela bien sûr, on le perçoit dans son œuvre. Jamais, en tout cas, on ne trouve dans son œuvre le moindre aspect provincial, elle est, tout au contraire, tournée délibérément vers une expression d'universalité. Cette ouverture sur le monde, nous la retrouvons tout au long de son existence, il est résolument un homme de progrès. Il apprend la photographie naissante (il en fera usage dans son art pour atteindre toujours plus de ressemblance et de réalisme), il expérimente les domaines de l'électricité et de la télégraphie (il déposera même des brevets), il s'enthousiasme pour les nouveaux moyens de transport, automobile et avion. Prenant à la lettre le MENS SANA IN CORPORE SANO, il participe aux premières courses cyclistes. Suivant l'exemple de sa famille, il s'intéresse aux problèmes sociaux tel l'enseignement. Mais, s'il est dans le monde, dans la vie comme il disait. Il se refusera toujours d'être l'illustrateur d'une époque, il part à la recherche de l'être humain dans sa permanence fugitive et universelle. Il traque la vie, il la retrouve dans l'expression. Il disait lorsqu'on l'interrogeait : (in : interview de La Dernière Heure, 2 août 1927) « Avant tout, j'ai cherché l'expression. Un portrait doit être tel que longtemps après son exécution il sera toujours une œuvre d'art. Pour cela il faut choisir l'expression, il faut faire de la vie. Oui, sculpter, c'est faire de la vie ; si on ne fait pas de la vie, il est inutile de faire de la sculpture ». C'est ce qui explique qu'il n'hésitait pas à prendre position contre ceux qui ne voyaient dans l'art que l'expression immédiate d'une revendication. Pour lui, le progrès de l'Homme ne pouvait être mieux servi que dans l'illustration de tout ce qui était permanent à l'humanité, par opposition au discours s'attachant à l'actualité immédiate. Il recherche donc la perfection de la forme et l'étincelle du vivant.

Il participe à la Première Guerre mondiale comme engagé volontaire, (il a alors trente-cinq ans) montrant que, pour lui, les valeurs qu'il défend sont plus que des mots ou des discours, mais qu'il peut payer de sa personne quand la cause lui paraît juste. Après une première affectation aux télégraphistes (n'avait-il pas travaillé avec Marconi à Broomfield, près de Londres) qui lui valut de faire la retraite d'Anvers et de participer à la bataille de Steenstraete, il partagera son temps entre une activité de camouflage au front et l'exécution de nombreux bas-reliefs des officiers supérieurs ; pendant les périodes de repos de sa division). Il vivra et il l'évoquait souvent, sur le front de l'Yser les quatre années terribles du martyr des gens et de la terre de Flandre Profondément, ému par tant de détresse, il réalisera de nombreuses photographies de cette résistance héroïque face à l'adversité.

Elles sont autant de témoignages de reconnaissance aux gens et à la région. Son abri avait été touché par un obus alors qu'il était sur le front, il gardera des séquelles qui feront de lui un invalide de guerre. Il sera enfin, pour les derniers mois de la guerre, le représentent belge auprès de la Commission interalliée de camouflage à Fontainebleau. Il ramena de ces épreuves de hautes distinctions honorifiques dues à sa conduite courageuse et une expérience vécue de la guerre qui, jusqu'aux traces physiques qu'elle laissa en lui, fera sans doute mieux comprendre l'attachement qu'il marqua toujours aux différents monuments du souvenir qu'il réalisa par la suite. Peu d'artistes savaient aussi bien que lui le poids des souffrances, la cruelle épreuve auquel on rendait hommage au travers de ces œuvres.

Même aux jours où son art occupera tout son temps, il saura toujours se ménager le temps nécessaire à exercer cette curiosité qui ne laissait aucun domaine dans l'ombre. Il collaborera régulièrement à différents journaux, réalisera de nombreuses photos, notamment au théâtre de la Monnaie (opéra National). On peut dire que jusqu'à la fin de sa vie les progrès des techniques qu'il avait vu naître, restèrent pour lui un sujet du plus haut intérêt. Il ne fut pas là non plus, celui qui s'isole dans sa tour d'ivoire.

Une œuvre riche et variée[modifier | modifier le code]

L'activité d'Eugène de Bremaecker est à l'image de sa personnalité trop riche que pour qu'on puisse tenter de la résumer dans le cadre de ces quelques pages de présentation. Il faut se borner à citer quelques œuvres, tout en sachant les risques de la chose. En effet, l'aspect de «statuaire officiel» risque de faire oublier toute la richesse d'une création autant tournée vers la recherche esthétique que vers une certaine philosophie de la vie. Il ne sera jamais l'homme de la mode ou des modes, pour lui, la nouveauté est dans l'expression, pas dans une refonte de la réalité ; ce choix le tiendra à l'écart des grands courants qui se succéderont durant les décennies qui suivirent la Première Guerre mondiale.

Sa pensée très riche pourrait se résumer ainsi : l'homme est sans cesse nouveau et pourtant toujours lui-même, pourquoi l'expression artistique ne pourrait-elle en faire autant ? Ses œuvres font aujourd'hui partie de notre paysage, il produira le bas-relief monumental, La Reine Élisabeth de Belgique soignant un blessé, pour le monument du roi Albert Ier à Nieuport. À Bruxelles, on les trouve tant au musée d'Afrique centrale (Tervuren) : «Esclave» qu'au musée de l'Armée : les bas-reliefs des généraux dans la cité même : monument aux gendarmes tués en service commandé, mémorial Puccini, ou encore dans les églises comme une Vierge en bois (grandeur nature) à l'église de l'abbaye de la Cambre et l'église de la Faisanderie (à Stockel). Il gardera toujours d'excellentes relations avec l'archevêché de Malines qui joua un rôle important dans ces commandes.

À Paris, ses œuvres, dont certaines déjà citées, entrèrent tant l'Institut de France buste du cardinal Mercier, qu'à l'Opéra Félia Litvine, au musée du Jeu de Paume, à l'hôtel-Dieu de Paris le buste de la Reine Astrid, ou encore à l'hôpital Saint-Louis le bas-relief du Dr Levy. Si le nombre considérable des monuments et des bustes rend toute tentative de réaliser une liste complète, difficile voire impossible. On constatera que l'œuvre d'Eugène de Bremaecker fait partie intégrante de notre décor quotidien pour ce qui est de l'expression d'une époque qui débuta à la fin du dix-neuvième siècle et s'acheva bien après la Seconde Guerre mondiale. Là aussi, il sut être original par la durée et la continuité de son œuvre.

Contrairement à ce qu'une approche trop rapide de cette œuvre très abondante pourrait laisser croire, la Seconde Guerre mondiale ne mit pas un coup d'arrêt à son activité créatrice. En 1952, il réalisa le groupe Peleas et Mélisande (inspiré de la scène du puits, aujourd’hui dans les couloirs de la Maison communale de Schaerbeek où il passa les dernières années de sa vie), ce qui lui valut parfois le reproche de ne être pas dans l'air du temps, mais pour lui, comme dit le poète : « le temps ne fait rien à l'affaire...».

Dans un genre tout à fait différent, il réalisa des statues en bois présentant les hommes des métiers du bâtiment. Elles sont aujourd'hui visibles près de la Grand'Place de Bruxelles. Ainsi, jusqu'à ses derniers jours Eugène de Bremaecker vécut, pour l'art auquel il croyait, auquel il voua toute sa passion et son enthousiasme. Après avoir eu des ateliers en région parisienne (Neuilly, rue Jacques Dulud) et à Bruxelles (avenue Longchamp, aujourd'hui avenue Winston Churchill), il passa les dernières années de sa vie à Schaerbeek où il avait son atelier. Il décéda le 18 janvier 1963 à l’hôpital d’Ixelles.

Note générale à l'usage des personnes voulant intervenir sur les illustrations, tous les documents repris sont la propriété de l'auteur de l'article et hériter d'Eugène de Bremaecker. ce fait a été établi à plusieurs reprises. Les documents pris en extérieur sont considérés comme dans le domaine public au titre de la loi belge.

Quelques œuvres[modifier | modifier le code]