Eugène Flachat

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Eugène Flachat

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Portrait d'Eugène Flachat

Naissance 1802
Paris
Décès 16 juin 1873 (à 71 ans)
Arcachon
Nationalité française
Profession Ingénieur aux chemins de fer
Ascendants
Christophe Flachat -Marguerite-Charlotte-Marthe Mony
Descendants
Adolphe Mony
Famille

Eugène Flachat, né en 1802 à Nîmes (ou Paris)[1] et mort le 16 juin 1873 à Arcachon, est un ingénieur français. Il a collaboré aux études d'une des premières lignes de chemin de fer françaises, Paris - Le Pecq inaugurée le 28 août 1837, puis à celle de Paris à Rouen (1840-1842).

Biographie[modifier | modifier le code]

Ingénieur en chef de la Compagnie du chemin de fer de Paris à Saint-Germain. Construisit, en 1836, la première gare parisienne, dite embarcadère de l'Ouest, avec l'aide de son frère Stéphane Mony, lui aussi ingénieur, qu'il agrandira, en 1851, d'une halle dont la charpente de quarante mètres de portée stupéfiera ses contemporains. Alors record mondial de portée, la halle Flachat obéira au même principe que celles de l'ingénieur Camille Polonceau, mais en utilisant une tôle renforcée de cornières mise au point par l'industrie depuis 1845. Ce second embarcadère de l'Ouest - Rive droite, qui recevra le nom de gare Saint-Lazare, sera réalisé avec l'architecte Alfred Armand. De 1848 à 1852, Flachat construira avec l'architecte Victor Lenoir (1805-1863) la gare de l'Ouest - Rive gauche, premier nom de la gare de Paris-Montparnasse.

Le 25 février 1848, alors qu'il est ingénieur en chef, il eut une attitude courageuse aux côtés de Pierre Durand, futur maire d'Asnières-sur-Seine, face aux émeutiers qui se proposaient d'incendier le tablier en bois du pont de chemin de fer d'Asnières.

Devenu directeur de la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest, il rédigea des ouvrages techniques (voir paragraphe "publications").

Saint-Simonien, ami des banquiers Pereire, Eugène Flachat dessinera pour les premières lignes de chemin de fer des docks, des entrepôts, et vulgarisera en France les idées de Stephenson sur les locomotives. Auteur également d'installations portuaires, du percement d'un tunnel sous les Alpes, Flachat déposera, en 1849, un très beau projet pour les halles de Paris, grandiose architecture métallique avec des portées de quatre-vingts mètres. En 1855, avec Édouard Brame, il proposera pour Paris la construction d'un métro pour alimenter les halles de Paris depuis la Gare de Paris-Est.

Eugène Flachat figure parmi les 137 premiers actionnaires de l'École Centrale d'Architecture (Paris) aux côtés de Ferdinand de Lesseps, Émile Pereire, Dupont de l'Eure, Anatole de Baudot, Eugène Viollet-le-Duc, Jean-Baptiste André Godin ou Émile Muller.

Principales réalisations[modifier | modifier le code]

  • 1836 - Étude du tracé de la ligne de chemin de fer avec trafic voyageurs Paris-Le Pecq avec Lamé, Clapeyron et Mony.
  • 1837 - Pont-rail d'Asnières. À la faveur des journées de 1848, les mariniers l'incendièrent : le train les concurrençait. L'ingénieur Eugène Flachat, impuissant, vit s'écrouler son œuvre.
  • 1840-1842 - Étude du tracé de la ligne de chemin de fer Paris-Rouen.
  • 1841-1842 - Premier pont de Suresnes avec l'aide de Jules Petiet.
  • 184? - Installation d'une machine à vapeur de 100 cv aux aciéries de Saint-Chamond.
  • 1846 - Plan des locomotives atmosphériques construites par les ateliers Hallette d'Arras pour la ligne du Vésinet à Saint-Germain.
  • 1846 - Construction par les ateliers des Batignolles dirigés par Eugène Flachat d'une locomotive à 3 essieux accouplés dénommée "l'Hercule" pour le service des travaux du chemin de fer atmosphérique de Saint-Germain.
  • 1849 - Modification par Eugène Flachat des petites machines de Bury type 110 en machines-tenders avec essieu porteur à l'arrière.
  • 1849 - Eugène Flachat fit construire une locomotive "l"Antée" à 3 essieux accouplés avec un essieu porteur à l'arrière pour la ligne Le Pecq-Saint-Germain.
  • 1851 - Conception de l'agrandissement de la gare de Paris Ouest - Rive droite, future gare Saint-Lazare, avec Alfred Armand comme architecte.
  • 1852 - Reconstruction du pont-rail d'Asnières (Ernest Goüin et Cie). Réutilisant les fondations initiales, Eugène Flachat se lance dans la construction d'un pont géant, un pont pionnier de 160 mètres de portée.
  • 185 - Halle de la gare de Paris-Saint-Lazare
  • 1848-1852 - Conception de la Gare de Paris Ouest - Rive gauche, future gare Montparnasse, avec Victor Lenoir comme architecte.
  • 1854 - Construction par les ateliers des Batignolles des locomotives-tenders de type 120 pour la ligne d'Auteuil.
  • 1854-1855 - Pont-rail de Langon comme ingénieur conseil, assisté d'Henri de Dion, un des premiers ponts en tôle en fer puddlé.
  • 1857-1858 - Restauration de la cathédrale de Bayeux, avec Henri de Dion

Publications[modifier | modifier le code]

  • Eugène Flachat, Chemin de fer de Paris à Meaux : Note explicative des pièces et plans supplémentaires produits par MM. Mony, Flachat et Pétiet,... à la commission d'enquête du département de la Seine, et comparaison sommaire de leur projet avec celui de M. Baude,..., J. Didot l'aîné,‎ 1939 (résumé)
  • Eugène Flachat et Jules Petiet, Projet de chemin de fer de Metz a Sarrebruck : présenté par une Societé de Negocians de Banquiers ..., Mathias,‎ 1839, 143 p. (résumé)
  • Eugène Flachat, Projet d'un chemin de fer de Sedan à la frontière de Belgique : présenté par MM. Monchy et Cie, Paris, Mathias,‎ 1839
  • Eugène Flachat et Jules Petiet, Guide du mécanicien conducteur de machines locomotives : contenant des notions théoriques et pratiques sur la construction, l'entretien et la conduite des machines locomotives, Paris, Mathias,‎ 1840, 364 p. (lire en ligne)
  • Stéphane Mony, Eugène Flachat, Jules Petiet et Félix Tourneux, Chemin de fer de Paris à Meaux, étude du tracé direct, 1841, Mathias.
  • Eugène Flachat, Considération sur l'utilité de comprendre le prolongement de Metz à Sarrebrück dans le tracé général du chemin de fer de l'Est, 1844,mme de Lacombe.
  • Eugène Flachat, Traité de la fabrication de la fonte et du fer, 1846,
  • Louis Le Chatelier, Eugène Flachat, Jules Petiet et Camille Polonceau, Guide du mécanicien-constructeur et conducteur de machines locomotives, 1851, Paul Dupont.
  • Eugène Flachat, La Batellerie et le Chemin de fer, 1855.
  • Eugène Flachat, La Traversée des Alpes par Chemin de fer, 1862.
  • Eugène Flachat, Rapport sur le canal du Rhône au Rhin, 1865,
  • Eugène Flachat, Mémoire sur les travaux de l'isthme de Suez, 1865,
  • Eugène Flachat, Navigation à vapeur transocéanienne, 1866,
  • Léon Malo, Notice sur Eugène Flachat, 1873, Société des Ingénieurs Civils.
  • Henri Mathieu, Eugène Flachat 1851-1853 (travaux exécutés par E. Flachat au chemin de fer de Paris à Saint-Germain de 1851 à 1855), 1873, chez l'auteur.
  • Guide du mécanicien constructeur et conducteur de machines locomotives (LECHATELIER, FLACHAT, PETIET et POLONCEAU)
  • Traité de la fabrication de la fonte et du fer (E. Flachat, A. Barrault, J. Petiet) en 1846
  • Auguste Perdonnet (dir.), Camille Polonceau et Eugène Flachat, Nouveau portefeuille de l'ingénieur des chemins de fer, Paris, Eugène Lacroix,‎ 1866 (1re éd. 1843), 592 p. (lire en ligne)

Hommages[modifier | modifier le code]

Son nom est inscrit sur la Tour Eiffel.

Une rue portant son nom relie dans le 17e arrondissement de Paris les boulevards Berthier et Pereire. Sur la place à l'intersection des rues Eugène Flachat, Alfred Roll et du boulevard Pereire figure un buste de l'ingénieur.

À Asnières-sur-Seine, une avenue porte son nom. Par extension, le quartier et la plus proche école ont pris son nom.

À Saint Germain en Laye, une rue du quartier Pereire porte son nom.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Il serait né à Paris et non à Nîmes, en 1802. Son père avait séjourné à Nîmes durant 2 ans d'où cette erreur. D'après les Archives Municipales de Nîmes qui ont copie de l'acte

Bibliographie[modifier | modifier le code]