Eugène Ebodé

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Eugène Ebodé

alt=Description de l'image Eugène Ebodé 2014.JPG.
Activités Écrivain
Naissance 11 janvier 1962
Douala (Cameroun)
Langue d'écriture Français

Œuvres principales

  • Silikani (2006)
    * Madame l'Afrique (2011)
    * La Rose dans le bus jaune (2013)
  • Souveraine Magnifique (2014)

Compléments

Eugène Ébodé, né le 11 janvier 1962 à Douala au Cameroun, est un écrivain.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Il fait ses études secondaires au collège Libermann (établissement dirigé par les Jésuites) à Douala, au lycée classique de Bafoussam, au lycée bilingue de Yaoundé et en classe de terminale D au lycée Félix Eboué à Ndjamena, au Tchad. Avant les épreuves du baccalauréat, les troubles politiques récurrents reprennent dans l'ancienne Fort-Lamy, aujourd'hui Ndjamena. La guerre civile pousse donc le jeune Ébodé à retraverser le fleuve Chari sous une pluie de balles pour retrouver le pays des crevettes, ainsi qu’il aime à nommer son Cameroun natal[réf. nécessaire].

Marqué par son errance intra-africaine, il a le sentiment d'assister aux convulsions d'un monde qui n'arrête pas d'agoniser. Il envisage alors l'exil en Occident. La passion pour le football va reporter de deux ans ce projet d'autant qu'il est rapidement sélectionné chez les Lionceaux indomptables, l'équipe nationale junior de football. Il y connaîtra quelques mésaventures, refusera d'embarquer dans un avion militaire avec l'équipe de la Dynamo Douala à la suite de son éviction de la liste des joueurs décidée par le sorcier du club, mise à l'écart qui n'empêchera ni la défaite ni l'élimination de son équipe en quarts de finale de la Coupe d'Afrique des vainqueurs de coupe face à l'Africasport d'Abidjan en 1982.

Installation en France[modifier | modifier le code]

Quelques mois plus tard, les séquelles de cette élimination étant encore vives, il quitte le Cameroun pour la France où il reprend ses études tout en jouant dans un club de football amateur à Argenteuil. Après l'obtention du baccalauréat et une année à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, il est admis au concours d'entrée de Sciences Po Aix. Diplômé en 1988, il entre au CELSA (École des hautes études en sciences de l’information et de la communication) où il obtient un DESS en communication et relations publiques puis un master 2 en science politique à l'université de Montpellier I.

Il commence son activité professionnelle en qualité de formateur au CNFPT avant de devenir, à Achères, directeur adjoint du service Jeunesse, puis directeur des affaires culturelles et enfin directeur de cabinet du maire, Alain Outreman. Il est également conseiller municipal de Villepreux de 2001 à 2008[1].

Activités journalistiques et professionnelles[modifier | modifier le code]

Eugène Ébodé a aussi été, sous la direction de l'écrivaine et journaliste Paula Jacques, chroniqueur littéraire de l’émission dominicale Cosmopolitaine, sur France Inter. Il tient depuis 2006 une chronique littéraire et francophone dans le journal suisse Le Courrier de Genève et collabore au bimensuel genevois La Cité.

Titulaire du CAPES, il est professeur documentaliste au Lycée des Iscles à Manosque, dans les Alpes de haute Provence.

Distinctions et prix littéraires[modifier | modifier le code]

Œuvres littéraires[modifier | modifier le code]

Essais 
  • Tout sur mon maire : parité, diversité, férocité, éd. Demopolis, février 2008 ((ISBN 9782354570033))
C'est un essai politique, une critique acide sur la vie politique locale se présentant sous la forme d'un journal de campagne électorale. Livre des mécomptes de la démocratie participative, il se lit aussi comme un conte sur les splendeurs de la vie publique et la comédie qui s'y déploie. L'écrivain africain se change ici en anthropologue auscultant à son tour le monde européen, les embrouilles qui accompagnent la succession d'un baron local et les coups tordus ou foireux qui émaillent la vie politique d'une commune de la banlieue parisienne. Le cercle d'initiés et les détenteurs du pouvoir local sont décrits comme dévoués à leur tâche, mais aussi prompts à toutes les roueries voire à d'indicibles bassesses. Une lecture attentive du livre permet de voir la dénonciation du triste sort réservé aux Roms et aux immigrés en France. Quant à la quête de diversité et de parité réelle dans la vie politique française, ce livre avait pour ambition de mettre en évidence les retards en ce domaine. Les élections municipales des 9 et 16 mars en France auront été de ce point de vue décevantes. L'auteur conclut dans une interview du 14 mars 2008 au journal suisse Le Courrier de Genève : « La diversité et la justice sociale ont été les grandes absentes des municipales. »
  • La sublime négrité de Pouchkine in Pouchkine et le Monde noir, Présence africaine, 1999.
  • Jacques Rabemananjara, le totem, Lecce, Italie, 2004
Romans 
  • La transmission, éd. Gallimard, 2002
  • La divine colère, éd. Gallimard, 2004
  • Silikani, éd. Gallimard, 2006.
  • Madame l'Afrique, éd. Apic, 2011
  • Métisse Palissade, éd. Gallimard, 2012
  • La Rose dans le bus jaune, éd. Gallimard, 2013
  • Souveraine Magnifique, éd. Gallimard, 2014
Poésie 
  • Le Fouettateur, éd. Vents d'Ailleurs, 2006
Contes 
  • Grand-père Boni et les contes de la savane, éditions Monde global, 2006
Nouvelles 
  • Le capitaine Messanga – ouvrage collectif – Gallimard jeunesse – 2004
  • Anata et Basilou – ouvrage collectif – Gallimard jeunesse - 2005
  • Le match retour – ouvrage collectif – Gallimard jeunesse - 2006
  • La dame étoile in Dernières nouvelles de la Françafrique - Vents d’Ailleurs - 2004
  • La profanation in Dernières nouvelles du colonialisme – Vents d’Ailleurs - 2006
  • Sarah Vaughan: Lady Scat in Le Tour du Jazz en 80 écrivains- Alter ego éditions - 2013

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]