Eugène Casimir Lebreton

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lebreton.
Eugène Casimir Lebreton
Eugène Casimir Lebreton entre 1852 et 1857.
Eugène Casimir Lebreton entre 1852 et 1857.

Naissance 18 janvier 1791
Saint-Omer (Pas-de-Calais)
Décès 4 décembre 1876 (à 85 ans)
Paris
Origine Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Allégeance Drapeau de l'Empire français Empire français
Drapeau de l'Empire français pendant les Cent-Jours Empire français (Cent-Jours)
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Arme Infanterie
Grade Général de division
Années de service 18131853[1]/1854[2]
Conflits Guerres napoléoniennes
Conquête française de l'Algérie
Commandement 22ede ligne
Distinctions Légion d'honneur
(Grand officier)

Eugène Casimir Lebreton (° 18 janvier 1791 - Saint-Omer (Pas-de-Calais)[3]4 décembre 1876 - Paris), est un militaire et homme politique français du XIXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Né à Saint-Omer (Pas-de-Calais) Eugène Casimir Lebreton était le troisième fils d'un laboureur : ses parents s'installent à Luigny alors qu'il a quatre ou cinq ans[4].

Le 20 juin 1813, il s'enrôla comme volontaire au 2e régiment des gardes d'honneur nouvellement créé[5], où, le 10 novembre 1813, il obtient le grade de brigadier[4]. Il fit avec ce grade les campagnes de Saxe (1813) et de France (1814) dans les armées impériales[6].

Garde dans les gardes du corps du Roi au camp de Noailles, il rejoint l'Empereur à son retour de l'île d'Elbe et assista à Waterloo.

Il resta dans l'armée à la seconde Restauration, et devint, en 1828, capitaine-rapporteur au conseil de guerre de Paris.

Nommé chef de bataillon au 53e de ligne en 1830, il fut pendant quelque temps chargé de surveiller les menées légitimistes en Vendée et en Bretagne.

Envoyé en Afrique en 1836, il fut le premier commandant de Mascara, l’ancienne capitale de l’émir Abd el-Kader[6]. De retour en France, il fut appelé,en 1846, au commandement en second et à la direction des études au collège militaire de la Flèche.

Nommé colonel du 22ede ligne en 1840, il va rejoindre son régiment pour l'Algérie, et le dirige dans les expéditions de 1841 à 1846[6], prenant part aux différentes campagnes dont la colonie française était alors le théâtre.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Eugène Casimir Lebreton
Les représentants représentés. Caricature d'Honoré Daumier (1808–1879), in Le Charivari, (13 juin 1849).
Les représentants représentés. Caricature d'Honoré Daumier (1808–1879), in Le Charivari, (13 juin 1849).
Fonctions
Représentant d'Eure-et-Loir à l'Assemblée constituante
4 mai 184826 mai 1849
Élection 23 avril 1848
Représentant d'Eure-et-Loir à l'Assemblée législative
28 mai 18492 décembre 1851
Élection 13 mai 1849
Député de la Vendée au Corps législatif (Second Empire)
(Candidat officiel)
septembre 18535 novembre 1863
Élection 4 septembre 1853
Réélection 21 juin 1857
Législature Ire législature
IIe législature
Prédécesseur Robert Constant Bouhier de L'Écluse
(démissionnaire)
Député d'Eure-et-Loir au Corps législatif (Second Empire)
5 novembre 18634 septembre 1870
Élection 31 mai 1863
Réélection 24 mai 1869
Législature IIIe législature
IVe législature
Biographie
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique Droite
Majorité dynastique
(Bonapartiste)
Centre droit
Profession Général d'infanterie
Liste des députés d'Eure-et-Loir
Liste des conseillers généraux d'Eure-et-Loir
Liste des députés de la Vendée

Désireux, dès 1846, d’aller défendre également son pays à la Chambre des députés, il se présenta aux élections du collège de Nogent-le-Rotrou. Sa candidature ayant échoué devant les efforts de l’administration déchue, ses amis reportèrent leurs suffrages sur général Subervie, qui fut élu[6].

Général de brigade le 23 novembre 1847, il fut élu[7], le 23 avril 1848, représentant d'Eure-et-Loir à l'Assemblée constituante, le 5e sur 7. Les ouvriers nogentais, ses compatriotes, avaient, à cette occasion, envoyé à tous leurs camarades du département une adresse pour leur recommander cette candidature à laquelle ils tenaient beaucoup[6].

Il siégea au comité de la guerre et vota en général avec la majorité Page d'aide sur l'homonymie de la Constituante :

Le général Lebreton prit plusieurs fois la parole à la Constituante. Il releva avec énergie la qualification de « hochet », donné un peu trop légèrement à la Légion d'honneur par un général de la garde nationale de cette époque. Il demanda que les officiers, sous-officiers et soldats, en possession d'une retraite, pussent la cumuler avec un emploi civil.

Il avait demandé (23 juin 1848) que l'Assemblée choisit quelques-uns de ses membres pour se rendre au milieu des troupes « afin de leur prêter le secours de leur autorité morale[2] », et que l'on appelât de province les renforts nécessaires. Cette proposition, combattue par le général Leidet[réf. nécessaire], ne fut pas prise en considération, mais l'avis du général Lebreton fut suivi par bon nombre de représentant.

Il combattit l'insurrection de juin, et dirigea en personne l'attaque du clos Saint-Lazare, une des forteresses les plus redoutables de l'insurrection. Le général Lebreton fut ensuite nommé questeur dans la garde de l’Assemblée, en remplacement du général Négrier, tué lors des événements.

Réélu[8] à la Législative, le 13 mai 1849, par le même département, le 1er sur 6, il se rallia à la politique napoléonienne et vota avec la majorité.

Caricature par Cham, Assemblée nationale comique, Auguste Lireux, Éd. Michel Lévy Frères, Paris, 1850.

Grand officier de la Légion d'honneur (13 juin 1850), général de division (28 décembre 1852), il fut élu[9] député au Corps législatif comme candidat officiel, d'abord dans la 3e circonscription de la Vendée, le 4 septembre 1853, en remplacement de M. Bouhier de l'Écluse démissionnaire, puis, le 21 juin 1857[10] ; ensuite dans la 2e circonscription d'Eure-et-Loir, le 31 mai 1863[11], contre M. Henri Bosselet[12] et M. Vingtain[13],[14], et, le 24 mai 1869[15], contre à M. Bosselet[16] et M. Vingtain[17]. Questeur du Corps législatif, il vota quelquefois avec le parti libéral.

Il fut admis à la retraite, comme général de division, le 14 juin 1853[2].

Conseiller général du canton de Nogent-le-Rotrou durant 30 ans, il fut président du Conseil général d'Eure-et-Loir pendant 20 ans[4] et, nommé par le préfet les 11 septembre 1870, 7 mai 1871, et 28 juin 1874 maire de Luigny[4],[18].

Le général se maria deux fois avec des femmes de la meilleure société :

  • Sa première épouse, Anne-Eliza Taylor (1793-1858), anglaise, était la fille d'un très gros propriétaire du Yorkshire : il en eut une fille, Elisa (1834-1879), qui eut une liaison épistolaire avec Alfred de Vigny de 1855 à 1857, puis se maria avec Félix Douay (1816-1879), général de brigade, dont postérié ;
  • la deuxième, Angélique Célestine Augusta (1815-1889), qu'il épousa en 1865, fille du général Jean-Jacques, baron Desvaux de Saint-Maurice (1775-1815) et de Céleste Charlotte Souverbie (1794-1860), était veuve de Gustav Ludwig Vogel von Schreiber (1808-1864), chambellan et conseiller de légation du prince de Schwarzburg-Sondershausen.

État de services[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Legion Honneur GO ribbon.svg

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Côte S.H.A.T. : 7 Yd 1 285.
  2. a, b et c « Lebreton (Casimir-Eugène) », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français,‎ 1889 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore]
  3. Le Dictionnaire des parlementaires le dit « né à Nogent-le-Rotrou, Eure-et-Loir »
  4. a, b, c et d Christiane Bidault, « CRGPG », Eugène Casimir Lebreton, sur www.perche-gouet.net, Centre de recherche généalogique du Perche-Gouët (consulté le 2 octobre 2011)
  5. Chef de corps : Général-baron Louis Lepic.
  6. a, b, c, d et e « Lebreton (Eugène-Casimir) », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850,‎ 1852 [détail de l’édition]
  7. Par 30 439 voix (72 675 votants, 87 002 inscrits).
  8. Avec 45 335 voix (63 593 votants, 84 674 inscrits).
  9. Par 11 248 voix (11 514 votants, 34 528 inscrits).
  10. Par 14 878 voix (15 025 votants, 34 477 inscrits).
  11. Par 21 337 voix (33 280 votants, 39 939 inscrits).
  12. 6 337 voix.
  13. 5 512 voix.
  14. « Vingtain (Léon Jean Thomas) », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français,‎ 1889 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore]
  15. Par 16 463 voix (33 152 votants, 39 645 inscrits).
  16. 7 608 voix.
  17. 9 080 voix.
  18. « Si Lebreton était assez peu présent dans la commune en raison de ses très nombreuses activités, il fut très généreux avec ses administrés à travers des dons divers aux pauvres, aux écoles, des aménagements communaux et même une pompe à incendie. »

    Source 
    Christiane Bidault, « CRGPG », Eugène Casimir Lebreton, sur www.perche-gouet.net, Centre de recherche généalogique du Perche-Gouët (consulté le 2 octobre 2011)
  19. « Notice no LH/1521/5 », base Léonore, ministère français de la Culture

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.