Eugène Cantiran de Boirie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Jean-Bernard-Eugène Cantiran de Boirie, né le 22 octobre 1785 à Paris où il est mort le 14 décembre 1857, est un mélodramaturge français.

Boirie était le fils d’un premier commis de l’intendance de Paris, qui, à l’époque de la Révolution, employa le reliquat de sa fortune à l’acquisition du théâtre des Jeunes Artistes. Son fils, dont l’éducation fut négligée, mais qui était doué d’une brillante imagination, se sentit de la vocation pour l’art dramatique, et à vingt ans il fit jouer sa première pièce. Incapable d’écrire ces drames qu’il concevait bien et combinait avec une parfaite entente de la scène, il ne pouvait se passer de collaborateurs. Parmi les dix-sept auteurs qui voulurent bien travailler avec lui, plusieurs hommes d’esprit ont obtenu de nombreux succès au théâtre.

Devenu, à la mort de son père, propriétaire du théâtre des Jeunes-Artistes, Boirie en fut dépouillé par le décret impérial qui supprima un grand nombre de théâtres. Il fut alors pendant quatre ans régisseur du théâtre de l’Impératrice, place qu’il perdit à la Restauration, ce qui ne l’empêcha pas d’être un zélé royaliste.

En 1822, il devint régisseur du théâtre de la Porte-Saint-Martin, mais Merle, qui l’avait appelé à cette place, ayant quitté la direction de ce théâtre, Boirie, attaqué de terribles maladies, résultat de l’abus des plaisirs, vécut depuis cette époque dans la retraite, avant de mourir, après de grandes souffrances dans une maison de santé du quartier Saint-Marcel.

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • Storb et Verner, ou Les Suites d'un duel (avec P.-J.-A. Bonel), drame en 3 actes, théâtre de la Porte-Saint-Martin, 6 avril 1805 ;
  • La Marquise de Gange, ou Les Trois Frères (avec Léopold Chandezon), mélodrame en 3 actes et en prose, tiré des Causes Célèbres, théâtre de la Gaité, 18 novembre 1815 ;
  • Jean sans peur, duc de Bourgogne, ou le Pont de Montereau (avec Léopold Chandezon), mélodrame en 3 actes et en prose, théâtre de la Porte-Saint-Martin, décembre 1815 ;
  • Le Banc de sable, ou les Naufragés français (avec Frédéric Dupetit-Méré et Jean-Toussaint Merle), mélodrame en 3 actes en prose, théâtre de la Porte-Saint-Martin, 14 avril 1819 ;
  • Chacun son numéro, ou le Petit Homme gris, comédie vaudeville en 1 acte (avec Pierre Carmouche, Théodore Baudouin d'Aubigny), théâtre de la Porte-Saint-Martin, 6 décembre 1821 ;
  • Le Château de Kenilworth (avec Henri Lemaire), mélodrame en 3 actes d'après Walter Scott, théâtre de la Porte-Saint-Martin, 23 mars 1822 ;
  • Les Deux Forçats, ou la Meunière du Puy-de-Dôme (avec Carmouche et Alphonse André Véran), mélodrame en 3 actes, théâtre de la Porte-Saint-Martin, 3 octobre 1822 ;
  • Les Invalides ou Cent ans de gloire, tableau militaire en 2 actes (avec Jean-Toussaint Merle, Henri Simon et Ferdinand Laloue) pour célébrer le retour de S.A.R. Mgr le Duc d'Angoulême, musique Alexandre Piccinni, théâtre de la Porte-Saint-Martin, 15 décembre 1823 ;
  • Le Commissionnaire (avec Ferdinand Laloue et Constant Ménissier), mélodrame en 3 actes, théâtre de la Porte-Saint-Martin, 10 juin 1824 ;
  • L'Oncle et le neveu, ou les Noms supposés (avec Pierre Tournemine), comédie-vaudeville en 1 acte, théâtre de la Porte-Saint-Martin, 14 février 1826.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Biographie universelle, ancienne et moderne : revue bibliographique universelle, t. 4, Paris, Madame C. Desplaces,‎ 1854, 700 p. (lire en ligne), p. 574.