Eudocie Makrembolitissa

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Eudocie Makrembolitissa ou Macrembolitissa (en grec Ευδοκία Μακρεμβολίτισσα ; 1021/1037 - † 1096) est une impératrice byzantine, fille de Jean Makrembolitès et nièce maternelle du patriarche Michel Cérulaire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle épouse avant 1050 Constantin X († 1067), empereur byzantin. À la mort de ce dernier, elle exerce la régence au nom de ses trois fils Michel VII, Andronic et Constantin du 21 mai au 31 décembre 1067.

Elle se remarie le 1er janvier 1068 avec Romain IV Diogène qui est couronné le jour même empereur[1]. Après la capture de ce dernier lors de la bataille de Manzikert, elle assure de nouveau la régence du 19 août au 24 octobre 1071. Écartée du pouvoir par son fils aîné Michel VII en 1071, elle est assignée à résidence au monastère de Piperous sur le Bosphore.

Nicéphore III, qui renverse Michel VII en 1078, songe à l'épouser, mais les religieuses s'y opposent. Il la fait néanmoins revenir dans la capitale, la comble de faveurs et marie convenablement ses filles[2].

Eudocie avait assuré la canonisation de son oncle Cérulaire quelque temps après sa mort, faisant de lui le champion de la fidélité spirituelle des Grecs aux dogmes des sept conciles après la séparation de l'Église de Rome en 1054[3].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Elle a composé un recueil polygraphique intitulé Ἰωνιά (Champ de violettes), compilation de fables et d'histoires mythologiques. Cet ouvrage a été publié par Jean-Baptiste-Gaspard d'Ansse de Villoison dans ses Anecdota Græca (Venise, 1781, 2 vol., dont le recueil d'Eudocie occupe le premier).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) John Julius Norwich, Byzantium : The Apogee, Penguin,‎ 1993 (ISBN 0-14-011448-3), p. 344
  2. Rodolphe Guilland Études byzantines « Les empereurs et l'attrait du monastère » p.39-40
  3. Steven Runciman, Histoire des Croisades,‎ 1951 [détail de l’édition], chapitre IV

Bibliographie[modifier | modifier le code]