Eudes d'Orléans (1968)

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Eudes d’Orléans

Biographie
Titulature « Duc d’Angoulême »
Dynastie Maison d’Orléans
Nom de naissance Eudes Thibaut Joseph Marie d'Orléans
Naissance 18 mars 1968 (46 ans)
Paris (France)
Père Henri d’Orléans, « comte de Paris, duc de France »
Mère Marie-Thérèse de Wurtemberg,
« duchesse de Montpensier »
Conjoint Marie-Liesse de Rohan-Chabot
Enfants Thérèse d'Orléans
Pierre d’Orléans

Eudes Thibaut Joseph Marie d’Orléans, « duc d’Angoulême » et « fils de France », est né le 18 mars 1968 à Paris. C’est un membre de la maison d’Orléans. Il est le troisième sur la liste de succession des prétendants orléanistes au Trône de France, derrière son frère ainé Jean et son neveu Gaston d'Orléans (né en 2009).

Famille[modifier | modifier le code]

Eudes est le troisième fils et le cinquième enfant d'Henri d'Orléans (1933), « comte de Paris » et prétendant orléaniste au trône de France sous le nom d'« Henri VII », et de sa première épouse la princesse allemande Marie-Thérèse de Wurtemberg, « duchesse de Montpensier ».

Eudes est donc le petit-fils de deux souverains virtuels : Henri d’Orléans (1908-1999), prétendant orléaniste au trône de France comme « Henri VI », et Philippe Albert de Wurtemberg (1893-1975), prétendant au trône de Wurtemberg comme « Philippe II ».

Notons par ailleurs qu’Eudes est, par sa grand-mère maternelle, un descendant du roi Charles X de France et de son fils le duc de Berry.

Le 19 juin 1999, il épouse à Dreux Marie-Liesse de Rohan-Chabot (1969), professeur de philosophie, fille du comte Louis-Mériadec de Rohan-Chabot (1937) et de son épouse la princesse Isabelle de Bauffremont-Courtenay (1944).

De cette union naissent deux enfants :

  1. S.A.R. la princesse Thérèse Isabelle Marie Éléonore d'Orléans (Grasse, 24 avril 2001), « petite-fille de France ».
  2. S.A.R. le prince Pierre Jean Marie d'Orléans (Grasse, 6 août 2003), « petit-fils de France »[1].

Carrière[modifier | modifier le code]

Le « duc d’Angoulême » effectue ses études universitaires à l’Université Paris Sorbonne-Paris IV, où il obtient une maîtrise de philosophie. Il réalise ensuite son service militaire et obtient ses galons d’officier à l’École de cavalerie de Saumur en 1991. De retour à la vie civile, il entre à l’Institut de Gestion Sociale, où il étudie le management et les ressources humaines (DESS en 1994). Une fois diplômé, il a occupé des fonctions dans l’hôtellerie de luxe (Sheraton puis InterContinental) avant de prendre les fonctions de responsable du développement social dans une société d'autoroutes, Sanef.

En 1998, le « duc d’Angoulême » se fiance à Marie-Liesse de Rohan-Chabot[2]. La jeune femme, issue d’une des plus grandes familles de l’aristocratie française et parente éloignée de l’homme politique Josselin de Rohan-Chabot, a étudié la philosophie aux États-Unis et fut « Responsable du développement de Philosophie pour Enfants en France » au Bureau international catholique de l'enfance[3]. Elle est donc, à tous points de vue, un parti idéal pour un « Fils de France ». Pourtant, l’union cause un grand scandale, mais aussi beaucoup d'espérance dans les milieux monarchistes français. Marie-Liesse est en effet la petite-fille de Jacques de Bauffremont-Courtenay, président fondateur de l’Institut de la maison de Bourbon et principal soutien du prétendant légitimiste tandis qu’Eudes est lui-même le petit-fils du Comte de Paris, « Henri VI », « Chef de la Maison de France », qui décède le jour des noces civiles de son petit-fils[4].

Diplômé de l’Exécutif Master RH à HEC Paris en 2010, il réalise sa thèse pour laquelle il obtient la mention « Très Bien » sur le thème du Handicap.

Depuis 2011, il est directeur général du Château de Fargues, domaine de Lur-Saluces, un grand cru classé de Sauternes de plus de cinq sièles. Ses motivations actuelles sont d'accompagner l’évolution des entreprises (hommes et structures), de mener des actions concrètes d’envergure et d'innover pour améliorer la productivité et la qualité de vie au travail[5].

Titulature[modifier | modifier le code]

Les titres portés actuellement par les membres de la maison d'Orléans n'ont pas d'existence juridique en France et sont considérés comme des titres de courtoisie. Ils sont attribués par le chef de maison. Eudes d'Orléans porte les titres de :

  • 18 mars 1968 : Son Altesse royale le prince Eudes d'Orléans, « fils de France »
  • 27 septembre 1987 : Son Altesse royale le « duc d'Angoulême », « fils de France »
C'est en 1987, année de la célébration du Millénaire capétien, que le prince Eudes reçoit de son grand-père paternel le titre de « duc d'Angoulême ».

Ancêtres[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe de Montjouvent, Le comte de Paris et sa descendance, Charenton [Val-de-Marne], Éd. du Chaney,‎ 1998, 478 p. (ISBN 2-913211-00-3)
  • Chantal de Badts de Cugnac et Guy Coutant de Saisseval, Le Petit Gotha, Paris, Éditions Le Petit Gotha, coll. « Petit Gotha »,‎ 2002 (1re éd. 1993), 989 p. (ISBN 2-9507974-3-1), p. 447 et seq. (section « Maison de France »)
  • Henri d'Orléans, Ma Vie, Tallandier, Paris, 2003. (ISBN 978-2-84734-133-1)
  • Henri d'Orléans, À mes fils, Albin Michel, Paris, 1990. (ISBN 978-2-226-03907-1)
  • Isabelle, comtesse de Paris, Mon bonheur d'être grand-mère, Robert Laffont, Paris, 1999.
  • Monique da Rocha-Carneiro, Les 256 quartiers de S.A.R. le prince Jean d'Orléans, duc de Vendôme, et de S.A.R. le duc Frédéric de Wurtemberg, édité par l'auteur, 1988.
  • Eudes d'Orléans, « Handicap et business, une approche innovante », la Nouvelle Revue Universelle, Trimestriel no 20 – avril-mai-juin 2010, page 41-52.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Pierre, nouveau prince de France », dans Point de Vue no 2875, 27 août au 2 septembre 2003, p. 30.
  2. « Le duc d'Angoulême se fiance » dans Le Figaro, 18 novembre 1998.
  3. Des enfants philosophes avec Marc Sautet par Claude Lupu, orthophoniste, DEA de philosophie en cours à l’Paris X (Nanterre)
  4. Philippe Séguy, « Un mariage endeuillé » dans Point de Vue no 2657, 23 au 29 juin 1999, p. 16-17.
  5. Viadeo - disponible en ligne sur
  6. Badts de Cugnac et Coutant de Saisseval 2002, p. 446 (arbre généalogique de son frère Jean, « duc de Vendôme »)

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]