Esteville

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Esteville
Château (XVIIe siècle)
Château (XVIIe siècle)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Arrondissement de Rouen
Canton Canton de Clères
Intercommunalité Communauté de communes des Portes Nord-Ouest de Rouen
Maire
Mandat
Roger Léger
2014-2020
Code postal 76690
Code commune 76247
Démographie
Population
municipale
519 hab. (2011)
Densité 98 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 36′ 24″ N 1° 13′ 21″ E / 49.6066666667, 1.2225 ()49° 36′ 24″ Nord 1° 13′ 21″ Est / 49.6066666667, 1.2225 ()  
Altitude Min. 156 m – Max. 176 m
Superficie 5,29 km2
Localisation

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Esteville est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est régulièrement attesté au Moyen Âge sous la forme à désinence latinisée Etevilla vers 1185, puis Eteville en 1319[1].

Il s'agit d'une formation médiévale en -ville « domaine rural » (appellatif toponymique issu du gallo-roman VILLA « grand domaine rural »). Le premier élément est vraisemblablement un nom de personne comme dans la plupart des composés en -ville. D'après les formes anciennes, François de Beaurepaire propose le nom de personne francique Etto[2] que l'on retrouve dans le toponyme Etting en Lorraine (suivi du suffixe germanique -ing). Esteville se trouvant dans un environnement où les éléments toponymiques anglo-scandinaves sont nombreux (Touffreville[3], Critot, Yquebeuf, Bracquetuit, etc.), il est possible d'y voir le nom de personne féminin vieux danois Etta (vieux norois Ætta), hypocoristique d’Ástríðr, même si la présence de femme dans l'anthroponymie scandinave en Normandie est très rare.

La prononciation moderne « Esstevil » est basée sur l'adjonction tardive d’un s intercalaire devant la voyelle [ɛ], d'où Es-, non conforme à l'étymologie[2].

L'ancienne paroisse de Touffreville a été rattachée à Esteville, elle est mentionnée sous la forme latinisée Touffrevilla au XIIe siècle. Il s'agit d'un des nombreux Touffreville de Normandie (ex : Touffreville-la-Câble, Torfreivilla en 1218 ; Touffreville-la-Corbeline, Turfretvilla vers 1040 ; etc.). Comme le montrent davantage les formes anciennes d'autres Touffreville, le premier élément est l'anthroponyme scandinave Þórfriðr (Thorfridr) latinisé en Torfridus, Torfredus dans les textes de la Normandie ducale[4]. On le trouve également dans Touffrécales à Fresnoy-Folny (Seine-Maritime, Torfrescalis en 1156) précédé du vieux norois skali « chalet », ainsi que dans le Mesnil-Touffray (Calvados).

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Esteville

Les armes de la commune d'Esteville se blasonnent ainsi :
de gueules au chevron accompagné en chef de deux besants et en pointe d’une tête de daim, le tout d’argent, au chef d’or chargé d’un château de gueules accosté de deux trèfles de sinople.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Roger Léger Sans étiquette  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 519 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
222 320 212 199 299 353 358 360 338
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
337 304 297 270 315 312 289 246 253
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
245 245 244 239 215 216 244 297 278
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
252 261 320 428 378 376 510 529 519
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Firmin. Il ne reste presque rien de l'ancienne église placée sous le patronage du seigneur de Grainville. L'église actuelle, anciennement dédiée à sainte Clotilde, date du début du XVIIe siècle. Elle est alors la chapelle du château voisin et dépend de Touffreville. À partir de 1870, l'édifice subit de profondes transformations dues à l'architecte Georges Simon[7].
  • L'église Saint-Sulpice. (de l'ancienne commune de Touffreville). L'église, bâtie probablement au XIIIe siècle, est reconstruite au XVIe siècle, comme l'atteste une dédicace datée du 10 mai 1589. Elle est restaurée dans les années 1950, à la suite des bombardements en 1944, mais elle est amputée de sa partie ouest. Elle possède un retable du XVIe siècle en bois sculpté. Ce retable figure la passion du Christ. Il comprend sept groupes ornés de figurines en terre cuite dorées, relevées de couleur rouge, et surmontés de riches dais gothiques. De chaque côté, des auvents représentent saint Antoine et le patron de la paroisse saint Sulpice[7].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • L'abbé Pierre y a habité plus de 20 ans et y est enterré depuis le vendredi 26 janvier 2007, aux côtés de 20 de ses compagnons et de sa secrétaire Lucie Coutaz qui l'a secondé durant une grande partie de sa vie. Il avait toujours gardé sa petite chambre dans cette commune ; de ses mains, il avait tout conçu dans cette petite chambre toujours dans l'esprit d'Emmaüs car pour l'abbé Pierre « avec un rien on fait vivre tous quand on s'en donne la peine ». Aujourd'hui sa tombe est devenue un lieu de recueillement, la petite commune d'Esteville compte entre 300 et 500 visiteurs par jour[8]. Un centre du Mouvement Emmaüs, « La Halte d'Esteville », où se trouve la chambre de l'abbé, héberge encore aujourd'hui des jeunes en difficulté.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard,‎ 1979, 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, lien OCLC?), p. 74
  2. a et b François de Beaurepaire, Op. cité.
  3. Hameau d'Esteville
  4. François de Beaurepaire, Op. cité, p. 156.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  7. a et b « Esteville », dans Le Patrimoine des communes de la Seine-Maritime, Charenton-le-Pont, Éditions Flohic, coll. « Le Patrimoine des communes de France »,‎ 1997, 1389 p. (ISBN 2-84234-017-5)
  8. Esteville, un lieu de mémoire et d'accueil (communiqué de l'association Emmaüs de Paris)

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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