Espirat

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Espirat
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Arrondissement de Clermont-Ferrand
Canton Canton de Vertaizon
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Billom-Saint-Dier
Maire
Mandat
Jean-François Veyrières
2014-2020
Code postal 63160
Code commune 63154
Démographie
Population
municipale
324 hab. (2011)
Densité 75 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 45′ 04″ N 3° 20′ 12″ E / 45.7511, 3.3367 ()45° 45′ 04″ Nord 3° 20′ 12″ Est / 45.7511, 3.3367 ()  
Altitude Min. 327 m – Max. 363 m
Superficie 4,32 km2
Localisation

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Espirat

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Espirat

Espirat est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région d'Auvergne. Espirat fait partie de l'aire urbaine de Clermont-Ferrand.

Ses habitants sont appelés les "piradaires".

Géographie[modifier | modifier le code]

Espirat se trouve au cœur de la Limagne, dans une région parfois surnommée "la Toscane auvergnate" en raison des champs (principalement d’ails) ponctués de buttes et de coteaux (autrefois couverts de vignes et de vergers).

Histoire[modifier | modifier le code]

Espirat (autrefois Spiracum), comme de nombreux villages de la Limagne (Reignat, Chas...), possède un fort villageois (quartier fortifié). Aux XIVe et XVe siècles, face à l'insécurité de l'époque (guerre de Cent Ans et rivalités seigneuriales avec Reignat...), les communautés villageoises organisèrent leur propre défense. Le déclin du pouvoir féodal ne leur garantissait plus la protection autrefois assurée par le seigneur.

Cette enceinte, construite au centre du village (autour de l'église), est composée d'un noyau aux maisons serrées. La paix revenue, le fort perdit sa vocation défensive, et les maisons (on parle également de "loges") sont encore aujourd'hui utilisées comme greniers, pour y stocker grain, vin ou ail rose (« Avec l’ail d’Espirat, longtemps tu vivras ! »).

L'église d'Espirat fut donnée, en 978, par Amblard, archevêque de Lyon, à l'abbaye de Cluny. Le château appartenait en 1419[1] à Jean Saume (seigneur de Châteauneuf et d'Espirat), qui le transmet à sa fille Marie qui fut mariée avec Jean Gouges (†1402), et en 1421, Espirat devient propriété de la puissante famille des Montmorin-Saint-Herem, dot de l'union de Jacques avec jeanne Gouges[2]. Puis par mariage à Jean d'Estaing (marquis de Saillans) en 1642, et un autre en 1672 avec Jean de Beaufort-Canillac-Montboissier.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Daniel Rousselot   Agriculteur
mars 2008 réélu mars 2014 Jean-François Veyrières[3]   Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 324 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
343 1 147 1 087 1 172 1 182 1 144 1 100 1 123 1 105
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 051 1 026 1 037 1 010 463 450 441 449 423
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
403 400 368 306 286 268 268 233 240
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
245 282 300 293 238 242 315 324 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale dédiée à Saint Julien d'Antioche : Chœur roman, nef du XVe siècle. cette chapelle dépendait du Château. Les colonnes sont couronnées de chapiteaux très-bien sculptés le portail est remarquable. Le clocher, qui était très-beau a été démoli en 1793 il n'en reste que la base.
  • Le donjon "à cinq côtés" et son escalier en hélice du XVe siècle.
  • L'église et une partie du village sont en pierre d’arkose.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Tablettes historiques de l'Auvergne Par Jean-Baptiste Bouillet, vol. 6, 1845. (note 1 p. 508)
  2. Auzon : ville royale fortifiée : une des treize "bonnes villes" d'Auvergne Par Pierre Cubizolles (p. 225)
  3. Liste des maires 2014, site de la préfecture du Puy-de-Dôme (consulté le 22 juin 2014).
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Lien externe[modifier | modifier le code]

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